Travail

Incertitudes à la tête de la FIQ, en plein débat sur la vaccination obligatoire

Publié hier
  • Nancy Bédard a cédé sa place à la présidence de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) seulement 4 mois après sa réélection pour un second mandat, et quelques jours après la démission de la vice-présidente Kathleen Bertrand.  
  • Les déléguées de l’organisation syndicale qui représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et autres professionnels de la santé ont désigné Nathalie Lévesque, vice-présidente du comité exécutif de l’organisme, pour remplacer la présidente par intérim. Une nouvelle présidente sera élue en décembre.

Recruter des personnes avec un casier judiciaire? Non merci, disent beaucoup d‘entreprises

Publié avant-hier
Recruter des personnes avec un casier judiciaire? Non merci, disent beaucoup d‘entreprises

(Source: Unsplash)

  • Dans un sondage commandé par le Comité consultatif pour la clientèle judiciarisée adulte (CCCJA) et réalisé par Léger auprès de 500 professionnels québécois qui décident ou influencent l’embauche de personnel dans des entreprises, seulement 28% se disent prêts à embaucher une personne ayant un casier judiciaire.
  • Malgré la pénurie de main d’œuvre, 38% des employeurs ne sont pas à l’aise avec l’idée de recruter une personne avec un casier judiciaire. (33% ne savent pas.)

64% des entreprises sondées font face à des défis d’embauche.

  • La proportion monte même à 87% chez les entreprises de 50 à 199 employés. 

Mais seulement 11% des entreprises comptent une personne avec un casier judiciaire parmi leurs employés – alors que 14% des adultes québécois, en majorité des hommes, ont un casier judiciaire. 

La grande majorité (89%) des entreprises qui emploient une personne ayant un casier judiciaire jugent que leur expérience est positive.

Félix Côté
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La FIQ part en guerre contre le temps supplémentaire obligatoire

Publié le 12 oct. 2021
La FIQ part en guerre contre le temps supplémentaire obligatoire

(Source: David Mark / Pixabay)

  • La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec va déployer dans les prochains jours un plan d’action pour mettre fin aux heures supplémentaires imposées aux travailleurs de la santé. 
  • Le temps supplémentaire obligatoire (TSO) «assassine la profession», selon le vice-président aux relations de travail de la FIQ Patrick Guay. Il se dit déterminé «à forcer le gouvernement et tous les acteurs concernés à y mettre un terme définitivement».

Selon Patrick Guay, ces heures imposées: 

  • anéantissent tous les efforts de recrutement;
  • provoquent des départs anticipés et des arrêts de travail pour épuisement; 
  • compromettent la mise en place de ratios sécuritaires dans le réseau;
  • mettent la sécurité des patients à risque; et 
  • impactent la vie personnelle et familiale du personnel soignant. 

Pour en finir avec le TSO, la FIQ compte:  

  • presser les ordres professionnels et la Direction nationale des soins infirmiers (DNSSI) à prendre une position plus ferme; puis 
  • les mettre en demeure pour les «contraindre à jouer leur rôle de protection» envers le public et leurs membres. 

La fin des «prises d’otage à répétition»:

  • Après 16h de travail, «personne ne peut prétendre offrir des soins et des services de qualité», affirme Patrick Guay dans un communiqué. 
  • Selon lui, les gestionnaires du réseau de la santé n’ont d’ailleurs pas besoin «d’attendre une directive pour appliquer le gros bon sens». 
Johanna Sabys
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Des guides pour mieux encadrer le télétravail

Publié le 12 oct. 2021
Des guides pour mieux encadrer le télétravail

(Source: Annie Spratt / Unsplash)

  • Comme le télétravail s’est généralisé avec la pandémie et perdurera dans beaucoup de milieux de travail, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a publié 2 guides gratuits en ligne pour aider employés et employeurs à s’entendre sur les modalités du télétravail. 
  • L’un des guides est conçu pour aider les entreprises à rédiger une politique de télétravail pour l’ensemble de leurs employés. L’autre est pour les employeurs dont seulement certains employés sont autorisés à faire du télétravail [consultez ces guides ici].

Les conventions collectives: un obstacle au travail des plus de 60 ans, selon une étude

Publié le 6 oct. 2021
Les conventions collectives: un obstacle au travail des plus de 60 ans, selon une étude

[Source: Unsplash]

  • Le Québec pourrait régler une bonne partie du problème de pénurie de main-d’œuvre simplement en adaptant les conventions collectives aux réalités des travailleurs âgés de plus de 60 ans, selon une étude de HEC Montréal.
  • Ceci permettrait de pourvoir la moitié des postes vacants de la province, croit Robert Gagné, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité affilié aux HEC Montréal, qui a dirigé l’étude. 

Le taux d’emploi des 60+ au Québec est inférieur à celui de l’Ontario, selon le rapport d’étude Vieillissement démographique: solutions pour un Québec mal préparé

  • En 2019, 48% des Québécois âgés de 60 à 64 ans ont occupé un emploi, comparativement à 55% des Ontariens du même groupe d’âge. 
  • Chez les 65 à 69 ans, le taux d’emploi était de 22% au Québec et de presque 28% en Ontario.

Si le taux d’emploi des 60+ au Québec rejoignait celui de l’Ontario, 69 500 Québécois pourraient s’ajouter au marché du travail, ce qui représenterait la moitié des postes vacants de la province. 

Les conventions collectives doivent s’adapter aux 60+, concluent les auteurs de l’étude: cette adaptation permettrait de retenir sur le marché du travail les travailleurs plus âgés. 

44% des travailleurs 60+ nés au Québec sont couverts par une convention collective.

Mais les conventions collectives actuelles ne les encouragent pas assez à travailler au-delà de l’âge de la retraite, notent les auteurs de l’étude.

  • En effet, ces conventions donnent aux travailleurs des avantages de retraite importants et l’opportunité de se retirer plus tôt du marché de l’emploi.

Pour encourager les travailleurs âgés à travailler plus longtemps, des clauses pourraient être ajoutées aux conventions collectives pour accorder aux 60+:

  • des journées de vacances payées; 
  • des semaines de travail réduites; et
  • la possibilité pour 2 employés 60+ de partager le temps de travail d’un seul poste.
Félix Côté
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La majorité des employés priorisent les avantages sociaux sur le salaire

Publié le 6 oct. 2021
  • Selon un récent sondage mené par Ipsos pour le compte de RBC Assurances, 68% des Canadiens aiment mieux un emploi doté d’un régime d’avantages sociaux qu’un emploi mieux rémunéré, mais qui n’offre pas d’avantages sociaux.
  • Le sondage révèle également que la même proportion (68%) des travailleurs canadiens ont une opinion positive de leur employeur, contre 60% il y a 2 ans, avant la pandémie.

Presque un Canadien sur 4 a changé ses projets de retraite à cause de la pandémie

Publié le 3 oct. 2021
Presque un Canadien sur 4 a changé ses projets de retraite à cause de la pandémie

(Source: Steve Buissinne / Pixabay)

  • Selon un sondage Ipsos pour l’Institut canadien des actuaires, 23% des Canadiens qui ne sont pas retraités disent que la pandémie aura un impact sur le moment où ils prendront leur retraite – ou le moment où leur conjoint(e) prendra sa retraite.
  • Parmi les répondants qui prévoient de modifier la date de leur retraite à cause de la Covid-19, 85% prévoient de travailler plus longtemps que prévu.

La grande majorité de ceux qui prévoient de repousser la date de leur retraite, ou dont le conjoint prévoit de repousser la date de sa retraite, le feront parce qu’ils ont besoin d’argent.

  • Une petite minorité le fera plutôt parce qu’au moins un des 2 conjoints peut travailler à la maison et ainsi éviter les risques que les déplacements professionnels (y compris pour se rendre au travail) présentent pour la santé et la sécurité.

Parmi les répondants qui prévoient de modifier la date de leur retraite, 15% disent qu’ils prendront au contraire leur retraite plus tôt, et non plus tard. 

2 raisons, en proportion presque égales, motivent la volonté des répondants qui veulent devancer leur retraite:

  • une mise à pied survenue pendant la pandémie; et
  • le souhait d’éviter des risques de santé associés à un retour au travail.
Félix Côté
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Québec prépare un «mini-budget» pour contrer la pénurie de main d’œuvre

Publié le 1er oct. 2021
  • Lors d’une allocution au congrès de la Fédération québécoise des municipalités, François Legault a promis jeudi qu’un «mini-budget» serait dévoilé en novembre pour faire face au problème de pénurie de main-d’œuvre qui affecte l’économie. 
  • Le premier ministre a dit que l’objectif du gouvernement serait de requalifier les chômeurs déjà qualifiés dans des secteurs «où il y a un peu moins d’avenir» pour les diriger vers des secteurs où la demande est plus forte. 

Un meilleur salaire est encore ce qui motive les employés à quitter leur emploi

Publié le 29 sept. 2021
Un meilleur salaire est encore ce qui motive les employés à quitter leur emploi

(Source: Unsplash)

  • 55% des entrepreneurs canadiens ont de la difficulté à embaucher la main-d’œuvre dont ils ont besoin et 26% peinent à fidéliser leurs employés, selon une étude de la Banque de développement du Canada (BDC).
  • Devant ce constat, la BDC a sondé des employés et des employeurs sur ce qui motive le plus les employés à quitter leur emploi. Le salaire demeure le premier facteur. 

Le désir d’obtenir un salaire plus élevé est encore la principale raison qui pousse les travailleurs à changer d’emploi.

  • C’est ce que disent 57% des travailleurs qui souhaitent quitter leur emploi dans la prochaine année.

La deuxième raison la plus souvent citée par les employés: bénéficier de meilleurs avantages sociaux.

  • C’est pour cette raison principale que 32% des travailleurs voulant changer d’emploi le feraient.

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Les employeurs semblent sous-estimer ces facteurs monétaires.

  • 41% des employeurs croient que les salaires sont le facteur le plus important qui pousse les employés à changer d’emploi – soit 16% de moins que les employés eux-mêmes.
  • 21% des employeurs croient que le premier facteur est la recherche de meilleurs avantages sociaux – soit 11% de moins que les salariés eux-mêmes.

32% des employeurs croient plutôt que ce sont les nouvelles occasions qui se présentent sur le marché du travail qui, en priorité, convainquent un employé de changer d’emploi.

Pourtant, selon l’analyse de la BDC, les entreprises qui offrent une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels ont:

  • 40% plus de chance de trouver facile de retenir leurs employés; et
  • 70% plus de chance de connaître une croissance des ventes supérieure à la moyenne.
Félix Côté
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Assurance-emploi: de nouvelles mesures sont entrées en vigueur

Publié le 26 sept. 2021
Assurance-emploi: de nouvelles mesures sont entrées en vigueur

(Source: Service Canada)

  • De nouvelles règles s’appliquent depuis dimanche pour les demandeurs de prestations d’assurance-emploi. 
  • Au cours de la dernière année, les demandeurs bénéficiaient d’un complément d’heures pour les aider à se qualifier. Cette mesure a pris fin hier: il faut désormais, et pour les 12 prochains mois, avoir travaillé un minimum de 420h.

Les demandeurs doivent normalement avoir travaillé au moins 600h pour être admissibles aux prestations d’assurance-emploi. 

  • Ce nombre d’heures pouvait toutefois varier dans certaines régions en fonction des conditions du marché du travail.

Depuis le début de la pandémie, de nombreux travailleurs n’ont pas pu atteindre ce seuil pour être admissibles.  

  • C’est pourquoi ils ont pu recevoir un complément d’heures pour se qualifier. 

Depuis dimanche, cette mesure est remplacée pour tous par un minimum requis de 420h.

  • Cette exigence uniforme sera en vigueur jusqu’au 24 septembre 2022.

Par ailleurs, un certificat médical est à nouveau exigé pour prouver que le demandeur est malade et ne peut pas travailler s’il veut recevoir des prestations de maladie de l’assurance-emploi. 

  • Cette exigence avait été levée temporairement à cause de la crise sanitaire. 

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Le plancher hebdomadaire des prestations descend de 500 $ à 300 $, comme les versements de la Prestation canadienne de rétablissement – pour ceux qui ne sont pas admissibles à l’assurance-emploi.

La durée et le montant des prestations sont à nouveau calculés en fonction des taux de chômage régionaux. 

  • Ils avaient été remplacés depuis un an par un taux de chômage uniforme de 13,1%.

Les règles sont simplifiées pour les indemnités de départ et de vacances pour permettre aux demandeurs de recevoir leurs prestations plus tôt. 

En revanche, il faut à nouveau attendre une semaine pour recevoir sa première prestation. 

  • Cette période d’attente avait été annulée au cours de la dernière année.

Ces nouvelles règles ne changent rien pour les personnes qui ont présenté une demande d’assurance-emploi avant le 26 septembre. 

Johanna Sabys
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Les hausses de salaire vont s’accélérer en 2022

Publié le 23 sept. 2021
Les hausses de salaire vont s’accélérer en 2022

(Source: Unsplash)

  • Les organisations québécoises comptent augmenter de 2,9% les salaires de leurs employés l’année prochaine, selon une enquête de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). C’est plus que la prévision de 2,4% enregistrée l’année dernière pour cette année.
  • Les employés des secteurs des technologies de l’information et des communications devraient obtenir la plus forte augmentation de salaire, de 3,4% en moyenne. Ils seraient suivis par les employés du secteur des assurances (+3,3%).  

Les incertitudes liées à la pandémie s’amenuisent, selon le CRHA.

  • Par conséquent, la majorité des organisations ne prévoient pas de nouveaux gels salariaux. 

Dans les organisations qui ont des structures salariales souvent liées à des conventions collectives, et qui sont généralement de grandes organisations, les hausses anticipées sont plus modestes: 2,2% à 2,3%, ce qui est quand même supérieur aux prévisions enregistrées l’an dernier.

Les secteurs où les salaires augmenteront le moins :

  • Administrations publiques (+2,3%)
  • Arts, spectacles et loisirs (+2,4%) 
  • Soins de santé (+2,7%) 

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L’attraction et la rétention des employés seront des enjeux majeurs l’an prochain, selon le CRHA.

  • Cela devrait pousser les employeurs à innover dans la «rémunération globale» qu’ils offrent à leurs employés – autrement dit, à bonifier les avantages et conditions de travail en parallèle aux augmentations de salaire.
  • Pour tirer leur épingle du jeu, le CRHA suggère aux employeurs de miser aussi sur «l’expérience employé», notamment en offrant une conciliation travail-vie personnelle et de la reconnaissance, et en donnant un sens au travail. 
Félix Côté
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Près de 200 000 postes sont à combler au Québec

Publié le 22 sept. 2021
Près de 200 000 postes sont à combler au Québec

(Source: Pexels)

  • Entre le 2e trimestre 2019 et le 2e trimestre de cette année, le nombre de postes vacants au Québec a augmenté de 38%. 
  • Ce nombre dépasse maintenant 194 000, selon une analyse de l’Institut du Québec. 

5,4% des emplois de la province sont vacants. 

  • La proportion monte même à 7,3% dans les régions de la Côte-Nord et Nord-du-Québec, où la pénurie de main d’œuvre est particulièrement criante.
  • En revanche, elle descend à 4,5% à Montréal, en Mauricie et au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le secteur de la santé est particulièrement affecté: 

  • Professionnels des soins de santé tels que les médecins: 1920 postes sont vacants (hausse de 985) 
  • Professionnels en soins infirmiers: 6905 postes vacants (hausse de 3985)
  • Personnel technique tel que les infirmières auxiliaires: 5360 postes vacants (hausse de 2870)
  • Personnel de soutien tel que les aides-infirmières: 6445 postes vacants (hausse de 2825 postes)

Le secteur des ventes et services souffre aussi.

  • Le personnel de soutien en service, qui comprend les gens qui servent au comptoir et les aides-cuisiniers, et les vendeurs du commerce de détail et de gros sont les deux catégories qui ont connu la plus forte augmentation du nombre de postes vacants depuis 2 ans.

Les chômeurs ne suffiront pas à résorber la pénurie:

  • Malgré l’augmentation du chômage l’an dernier, dans la plupart des secteurs, on compte moins de 1,5 chômeur par poste vacant.
Félix Côté
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