Travail

Revenu Québec fera preuve de souplesse sur la date limite de remise des déclarations d’impôt

Publié le 15 avr. 2021
Revenu Québec fera preuve de souplesse  sur la date limite de remise des déclarations d’impôt

(Image tirée du site de Revenu Québec)

  • Le fisc québécois n’imposera pas de pénalité ni de frais d’intérêt à ceux qui remettront leur déclaration d’impôt pour l’année 2020 avant le 31 mai prochain, soit un mois après la limite officielle du 30 avril. 
  • Le ministre des Finances Éric Girard a indiqué qu’il avait demandé à Revenu Québec d’étirer la période de remise pour «tenir compte des difficultés que peut engendrer la situation sanitaire actuelle pour certains citoyens». Le gouvernement fédéral n’a pas dit s’il allait emboîter le pas.

La pénurie de main-d’œuvre au Québec est une «catastrophe», selon le Conseil du patronat

Publié le 12 avr. 2021
  • Suite à un sondage auprès de ses membres et partenaires, le Conseil du patronat du Québec affirme que 94% des entreprises québécoises – peu importe leur taille ou leur secteur d’activité – ont de la difficulté à embaucher du personnel.
  • Cette situation aurait un impact économique important puisqu’une entreprise sur deux dit avoir été obligée de refuser des contrats auprès d’autres entreprises, faute d’avoir le personnel adéquat pour les réaliser.

Le chômage au Canada se rapproche de son niveau d’avant la pandémie

Publié le 9 avr. 2021
Le chômage au Canada se rapproche de son niveau d’avant la pandémie

(Source: Unsplash)

  • Selon Statistique Canada, le taux de chômage au Canada a reculé de 0,7% pour s’établir à 7,5% en mars, son niveau le plus bas depuis février 2020, juste avant la pandémie.
  • Le Québec affichait en mars le taux chômage le moins élevé au pays, à 6,4% – inchangé par rapport au mois précédent malgré la création de 26 000 nouveaux emplois en un mois dans la province.

La classe moyenne mondiale s’effrite, ce qui pèse sur la santé de l’économie

Publié le 7 avr. 2021
La classe moyenne mondiale s’effrite, ce qui pèse sur la santé de l’économie

(Source: Unsplash)

  • La taille de la classe moyenne est considérée comme un des principaux indicateurs de l’état de l’économie. Or, pour la première fois en 30 ans, le nombre de personnes dans le monde qui composent la classe moyenne a baissé l’an dernier.
  • Cette baisse risque de se prolonger après la fin de la pandémie. Elle pourrait entraîner une réduction de 3% de la taille de l’économie mondiale en 2024, avance le Fonds monétaire international (FMI).

152 millions de personnes dans le monde sont passées l’an dernier de la classe moyenne à celle des pauvres, estime le Pew Research Center, un centre de recherche non-partisan basé à Washington.

  • Pew considère comme pauvre une famille de quatre personnes ayant un revenu annuel inférieur à 17 000 $US.
  • Au Québec, une personne seule est considérée comme pauvre si son revenu annuel est inférieur à 24 000 $.

Les pays développés comme le Canada n’ont pas échappé à cet appauvrissement, même s’il touche principalement les pays du sud de l’Asie et de l’Afrique subsaharienne.

  • 47 millions de membres de la classe moyenne supérieure, situés principalement en Europe ou en Amérique du Nord, ont vu leurs revenus diminuer significativement l’an dernier, précise le Pew Center.

Ce recul généralisé du niveau de vie affectera la croissance mondiale, croit le centre de recherches: le PIB mondial pourrait être 3% moins élevé que prévu en 2024 en raison de la diminution de la taille de la classe moyenne mondiale.

Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Le manque de travailleurs dans les PME freine la relance post-Covid

Publié le 6 avr. 2021
Le manque de travailleurs dans les PME freine la relance post-Covid

(Source: Unsplash)

  • Le dernier rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) révèle que deux PME québécoises sur trois souffrent d’une pénurie de main-d’œuvre.
  • «Ces opportunités d’affaires non réalisées, annulées ou reportées sont des opportunités économiques perdues qui auraient pu bénéficier à la relance économique du Québec», soutient le vice-président Québec de la FCEI François Vincent.

Selon la fédération, qui regroupe des PME, la crise sanitaire avait «mis sur pause» les pressions que la pénurie de main-d’œuvre exerçait déjà sur les entreprises avant la pandémie. 

  • Lorsque les entreprises reprendront leur rythme normal, «l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre prendra [à nouveau] de l’ampleur», croit François Vincent.

Le rapport de la FCEI publié hier indique que, à cause du manque de travailleurs:

  • 51% des entrepreneurs ont dû faire plus d’heures;
  • 26% ont dû refuser des contrats; et
  • 17% ont dû annuler ou reporter des projets d’affaires.

Les secteurs les plus touchés par des pertes de contrats sont l’industrie, la construction et les services professionnels.

Pour remédier au problème, les dirigeants de PME interrogés par la FCEI pensent que Québec devrait:

  • réduire les taxes et impôts;
  • bonifier les crédits d’impôt;
  • soutenir les entreprises dans leur recherche de candidats; et
  • favoriser l’immigration pour attirer de nouveaux talents. 

«Le gouvernement a jeté de bonnes bases lors de son récent budget pour aider les PME», reconnaît François Vincent. Mais il soutient que Québec devrait adopter des mesures supplémentaires. 



Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

Neuf nouveaux télétravailleurs canadiens sur dix se disent au moins aussi productifs à la maison qu’au bureau

Publié le 1er avr. 2021
Neuf nouveaux télétravailleurs canadiens sur dix se disent au moins aussi productifs à la maison qu’au bureau

(Source: Unsplash)

  • 3,1 millions de Canadiens travaillaient de la maison – de façon permanente ou temporaire – en février dernier, soit environ 20% de l’ensemble de la main-d’œuvre canadienne, révèle l’Enquête sur la population active publiée par Statistique Canada.
  • À titre comparatif, seulement 4% de la population active du Canada travaillait à distance il y a cinq ans. La pandémie de 2020 a évidemment contribué à accélérer l’adoption du télétravail, un changement dont les travailleurs ne semblent pas se plaindre.

Les Canadiens qui ont dû aménager un bureau à la maison au cours de la dernière année sont les plus convaincus de l’effet bénéfique de cette pratique sur leur productivité.

  • 90% d’entre eux disent qu’ils sont au moins aussi efficaces à la maison qu’au bureau.
  • La proportion est de 58% pour l’ensemble des télétravailleurs canadiens (y compris ceux qui faisaient déjà du télétravail avant la pandémie).

Beaucoup de nouveaux télétravailleurs travaillent d’ailleurs plus longtemps depuis qu’ils sont à la maison, constate Statistique Canada.

  • 35% des gens travaillant de la maison en raison de la pandémie disent passer plus d’heures à travailler qu’avant.
  • La proportion passe à 51% dans le cas des gens qui occupent un poste de gestion.

Au total, 80% des télétravailleurs souhaiteraient continuer à travailler de la maison une fois la pandémie terminée.

  • 41% voudraient le faire pour la moitié des heures travaillées;
  • 39% voudraient le faire la plupart du temps ou tout le temps.
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Les débardeurs du port de Montréal refusent l’offre patronale

Publié le 21 mars 2021
  • Ils ont rejeté hier à la quasi-unanimité l’offre finale et globale de l’Association des employeurs maritimes, après des mois de discussions et de trêve dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.
  • Le syndicat des débardeurs – qui dispose d’un mandat de grève valide pour 60 jours arrivant à échéance dans moins d’un mois – n’a pour l’instant pas envoyé de nouveau préavis de grève. Selon le porte-parole du syndicat des débardeurs Michel Murray, il s’agit d’un vote symbolique pour «demander à l’employeur de retourner à la table de négociations». 

Uber négocierait avec les provinces pour offrir des avantages sociaux à ses chauffeurs

Publié le 11 mars 2021
  • Uber aurait proposé aux gouvernements provinciaux de créer pour ses chauffeurs un programme d’avantages incluant une assurance médicale et dentaire ainsi qu’un régime de retraite, rapporte la chaîne de télé BNN Bloomberg. 
  • Le programme couvrirait tous les gens dont le revenu provient des applications issues de l’«économie à la demande» (gig economy), dans lequel des individus louent leurs services sans avoir un statut d’employé. Le programme serait financé en partie par les entreprises qui bénéficient de ce modèle économique – dont Uber.

C’est le secteur privé qui a subi la quasi-totalité des 210 000 pertes d’emplois survenues l’an dernier au Québec en raison de la pandémie

Publié le 22 fév 2021
C’est le secteur privé qui a subi la quasi-totalité des 210 000 pertes d’emplois survenues l’an dernier au Québec en raison de la pandémie

(Source: Unsplash)

  • Alors qu’aucune variation n’a été observée dans le secteur public, les entreprises privées ont éliminé 178 500 emplois au Québec l’an dernier. 30 000 autres emplois ont été perdus chez les travailleurs autonomes. C’est ce qu’indique le bilan du marché du travail en 2020 de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). 
  • Le nombre total d’emplois a diminué d’environ 5% au Québec entre 2019 et 2020. C’est la baisse la plus importante observée dans la province depuis 1976. 

Certains travailleurs ont été plus touchés que d’autres par les pertes d’emplois, constate l’ISQ : les femmes et les jeunes.

Plus de femmes (-113 000) que d’hommes (-95 000) ont perdu leur emploi. 

  • Le taux de chômage des femmes (8,6%) demeure toutefois inférieur à celui des hommes (9,1%).

Les travailleurs âgés de 15 à 24 ans ont vu leur taux de chômage doubler et monter à 17% l’an dernier. 

  • Le taux de chômage des travailleurs de 25 ans et plus est moitié moins élevé.

Les emplois à temps partiel ont été proportionnellement beaucoup plus touchés par la pandémie, même s’il s’est perdu environ le même nombre d’emplois à temps plein.

  • Les 107 000 emplois à temps partiel perdus en 2020 représentent 13% de ce type d’emplois au Québec.
  • Par comparaison, les 102 000 emplois à temps plein disparus comptent pour 3% de tous les emplois à temps plein de la province.
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Les «oubliés de la Covid-19» pourraient provoquer une nouvelle pénurie de main d’œuvre au Québec

Publié le 18 fév 2021
Les «oubliés de la Covid-19» pourraient provoquer une nouvelle pénurie de main d’œuvre au Québec

(Source: Unsplash)

  • À la fin de l’an dernier, le nombre d’emplois au Québec était remonté à 97% du niveau observé à la fin 2019, avant la pandémie. Le recul du marché de l’emploi a donc été relativement faible en 2020, observe l’Institut du Québec (IDQ).
  • En revanche, certains secteurs d’activité et des groupes spécifiques de la population ont été frappés plus durement par la crise. Si rien n’est fait pour les aider, l’IDQ craint qu’ils aient des difficultés à réintégrer le marché de l’emploi, même si celui-ci se remet à croître.

 «C’est loin d’être catastrophique», dit l’Institut du Québec dans son bilan de l’emploi 2020-2021.

  • Le Québec a, de toutes les provinces, le plus faible nombre de chômeurs par poste vacant au Canada.
  • À 6,8%, le taux de chômage du Québec se situe dans la moyenne enregistrée au cours des dix dernières années, et il est inférieur à la moyenne canadienne de 8,8%.

Mais certains continuent de souffrir des effets de la pandémie.

  • Les jeunes hommes de 15 à 24 ans ont vu leur taux de chômage grimper à 16%.
  • Chez les 55 ans et plus, davantage de femmes que d’hommes ont perdu leur emploi.
  • Les travailleurs les moins scolarisés ont subi une très grande partie des pertes d’emploi.

Ces «oubliés de la Covid-19» posent un risque pour l’économie de la province, conclut l’Institut du Québec.

  • Les entreprises embauchent, mais seulement dans certains secteurs ou certaines professions.
  • Les gens qui tardent à se trouver un nouvel emploi pourraient se sentir marginalisés, se décourager et se transformer chômeurs à long terme.
  • Si rien n’est fait, cela pourrait provoquer dans certains secteurs une nouvelle pénurie de main-d’œuvre qui ralentirait la croissance économique du Québec.
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

La haute direction des entreprises canadiennes continue d’avoir l’air d’un «boys club»

Publié le 25 janv. 2021
La haute direction des entreprises canadiennes continue d’avoir l’air d’un «boys club»

(Source: Pixnio)

  • Seulement 9 des 223 plus importantes sociétés canadiennes cotées en bourse ont une femme à titre de PDG, soit une proportion de 4%.
  • C’est très peu, encore moins que la proportion de 6% des femmes qui dirigent une entreprise faisant partie de l’indice S&P 500 de la bourse de New York.

En tout, les femmes représentent seulement 13% des quelque 1000 hauts cadres qui composent la direction des entreprises canadiennes présentes à la bourse de Toronto, révèle une analyse du Globe and Mail.

Plus d’une entreprise canadienne sur deux composant le principal indice de la bourse torontoise, le S&P/TSX, ne compte aucune femme parmi ses cadres dirigeants (executive officers).

À titre comparatif, 41 des entreprises faisant partie du palmarès Fortune 500, soit 9% des 500 plus grandes entreprises aux États-Unis, ont une femme à leur tête.

Le Québec fait peut-être un peu mieux que l’ensemble du Canada en la matière, même s’il est très loin de la parité.

  • Une analyse de l’Université Laval datant de 2019 établissait à 19% la présence des femmes dans les conseils d’administration des sociétés québécoises cotées en bourse.
  • Mais les membres des conseils d’administration, s’ils sont les responsables ultimes de la gestion d’une entreprise, n’en sont pas les dirigeants qui prennent les décisions au quotidien.

L’équité salariale est un autre enjeu. Les femmes qui dirigent des entreprises au Canada gagnent les deux tiers (68%) du salaire d’un homme qui occupe un poste similaire, selon le Centre canadien de politiques alternatives.

Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Le projet de loi 59, qui doit moderniser les normes de santé et de sécurité au travail, ne fait aucune mention du télétravail

Publié le 23 janv. 2021
Le projet de loi 59, qui doit moderniser les normes de santé et de sécurité au travail, ne fait aucune mention du télétravail

(Photo Unsplash)

  • L’organisme Télétravail Québec a demandé à la commission parlementaire chargée du projet de loi 59 pour que les nouvelles normes obligent toutes les entreprises à adopter une politique sur le télétravail – puisque cette forme de travail, devenue très courante pendant la pandémie, n’était pas mentionnée dans le texte.
  • Mais le ministre du Travail Jean Boulet préfère seulement inciter les entreprises à adopter une politique de télétravail plutôt que de les y forcer. Il rappelle au passage que leurs obligations en matière de santé et de sécurité sont valables peu importe où travaillent leurs employés.