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Tendances MÉDIAS

Les salles de cinéma se relèveront-elles de la pandémie?

Publié le 28 nov. 2020
Steve Proulx
par Steve Proulx
Les salles de cinéma se relèveront-elles de la pandémie?

(Photo: Karen Zhao | Unsplash)

  • Pandémie oblige, l’année 2020 s’annonce comme étant la plus sombre dans l’histoire des salles de cinéma.
  • Or, le déclin des salles de cinéma est amorcé depuis au moins deux décennies, chiffres à l’appui. On se demande aujourd’hui si cette industrie a encore un avenir.

En Amérique du Nord, depuis le tournant du siècle, le nombre de billets de cinéma vendus par habitant poursuit un lent déclin.

Ce que raconte ce graphique:

  • Entre 1980 et 2000, il se vendait chaque année en Amérique du Nord 4,3 billets de cinéma par habitant.
  • Au cours de la dernière décennie (2000-2019), nous n’en sommes plus qu’à 3,7 billets.
  • Certes, en chiffres absolus, il s’est vendu presque autant de billets de cinéma en 2019 que 30 ans plus tôt. Mais c’est parce que pas moins de 90 millions de personnes se sont ajoutées à la population nord-américaine au cours de la même période.
  • Alors que de nombreuses salles de cinéma ont dû fermer en raison de la pandémie, le nombre de billets vendus par habitant a connu une chute drastique en 2020: on prévoit qu’il sera de seulement 0,7 billet cette année.

Depuis presque 20 ans, les salles de cinéma sont moins fréquentées, année après année.

Ce qui s’est passé:

  • L’arrivée du magnétoscope, du cinéma maison et du DVD au cours des décennies 1980-1990 n’a pas été déterminante en ce qui concerne la fréquentation des salles de cinéma. En revanche, l’effet Netflix l’a été.
  • Netflix a lancé son service de vidéo à la demande en 2007. Au 30 septembre dernier, le service comptait 195 millions d’abonnés payants dans le monde, soit près de 37 millions d’abonnés de plus qu’un an auparavant. Une croissance qui équivaut, à peu de chose près, à l’ensemble de la population canadienne.
  • Ces dernières années, les plateformes de diffusion en continu se sont multipliées : Disney+, Crave, Amazon Prime, Apple TV+, etc.
  • Selon l’Observateur des technologies médias, au Canada, le taux d’abonnement à ces services a doublé depuis 2016; 68 % des Canadiens sont aujourd’hui abonnés à au moins un service de streaming.

Le streaming à la conquête de l’attention mondiale:

  • La vidéo à la demande a fourni à la culture populaire de nombreux succès ces dernières années : House of Cards, Stranger Things, Umbrella Academy, The Marvelous Mrs. Maisel, The Crown, etc.
  • Il y a une place à prendre, et c’est à coup de milliards que les grands acteurs de l’industrie du streaming cherchent à s’imposer dans nos habitudes culturelles.
  • Netflix a annoncé cette semaine son intention d’investir un milliard de dollars pour développer à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, le plus grand studio de tournage au monde.
  • Avec la pandémie, des sociétés de production de cinéma ont choisi de lancer leurs films en ligne, s’affranchissant par le fait même d’un coûteux intermédiaire: les salles de cinéma.

La grande question: qu’est-ce qui attend les salles de cinéma?

  • Devant l’ampleur de la vague du streaming, le cinéma en salles connaîtra-t-il le même sort que les ventes d’albums après l’arrivée du MP3?
  • Alors que l’industrie du cinéma cède aux attraits du streaming, quels films seront encore distribués en salles?
  • Pendant combien de temps les recettes au box-office resteront-elles une mesure adéquate pour évaluer le succès populaire d’une œuvre cinématographique?
  • Et surtout, une fois la pandémie derrière nous, le public aura-t-il encore envie d’aller s’entasser pendant quelques heures dans une salle fermée?

J’ose une prédiction: attendons-nous ces prochaines années à voir les cinémas annoncer des changements majeurs, sinon leur fermeture.

J’ose une deuxième prédiction: les cinémas seront peut-être tentés de trouver des moyens d’attirer le public, alors on peut s’attendre à payer notre maïs soufflé beaucoup moins cher!

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Vos FINANCES

Considérer la bourse comme un chien? Ça rapporte!

Publié le 28 nov. 2020
Fabien Major
par Fabien Major
Considérer la bourse comme un chien? Ça rapporte!

(Photo Unsplash)

  • Le lien entre les soubresauts de la bourse et la tendance de l’économie réelle est difficile à voir à court terme.
  • L’analogie du chien et de son maître suggère pourtant que ce lien existe, et qu’il est possible d’en bénéficier dans ses placements.

«Nous sommes en pleine pandémie! Pourquoi diable, la bourse ne cesse de grimper et de battre des records?» S’il y a une phrase que j’entends pratiquement toutes les semaines depuis juin, c’est bien celle-là. Et avec l’indice Dow Jones qui a franchi mardi la barre psychologique des 30 000 points avant de redescendre un peu, il y a de quoi être perplexe.

S’ils suivent les mouvements quotidiens des marchés financiers, les investisseurs vivent une vaste gamme d’émotions. Tantôt, le Dow grimpe de 1000 points; plus tard, il descend de 850.

  • En voyant ces secousses importantes, des gens se demandent: «Est-ce que je risque de perdre mon emploi?» 
  • Ou, au contraire: «Est-ce que la compagnie qui m’emploie est plus rentable que je ne le pensais et ils vont embaucher ou augmenter les salaires?»

Quelle est la relation entre ce qui se passe sur les parquets de la bourse d’une part, et dans la rue, dans l’économie réelle d’autre part? Quel est le lien, s’il y en a un?

Il y a quelques jours, dans une courte publication sur Facebook, le consultant et formateur financier Michel Villa a bien exprimé la relation entre la bourse et l’économie réelle. Il y rappelait l’analogie employée par Josh Brown, cofondateur de Ritholtz Wealth Management, sur la chaîne de télévision financière CNBC. 

Josh Brown voit l’économie comme un quelqu’un qui marche dans un parc en tenant son chien en laisse.

Imaginez Julien qui promène Molly, sa Golden retriever, dans le parc Maisonneuve avec une laisse rétractable – vous savez, celle qui permet facilement de lâcher du lest ou au contraire de réduire la longueur du cordon.

Quand on regarde Julien qui déambule dans le parc, on le voit marcher en ligne assez droite. Il maintient une cadence régulière. Son pas est assez constant.

Mais quand on regarde Molly… c’est autre chose.

Le chien se déplace dans toutes les directions pour sentir les poteaux, les bornes-fontaines, les arbres. Il change de vitesse sans arrêt. Il jappe après un écureuil ou un coureur et il regarde dans tous les sens.

Mais il ne va pas plus loin que le bout de la laisse que Julien veut bien lui donner.

Dans la métaphore liée aux marchés financiers :

  • Molly, le chien, représente la bourse;
  • et Julien, le maître du chien, est l’activité économique.

Les deux vont dans la même direction… la plupart du temps.

Le chien a beau être très agité et parfois aboyer, le maître peut garder son calme et marcher à son rythme. Après tout, c’est lui le maître.

Si on regarde le duo de loin, l’homme et le chien paraissent tout petits. La distance nous donne l’impression qu’ils avancent à même vitesse. Ils semblent presque collés l’un sur l’autre.

Le temps modifie la perspective sur la bourse de la même façon que la distance la modifie à l’égard du chien.

Avec des années de recul, on constate que, oui, la bourse suit les grandes tendances économiques, la croissance des bénéfices des entreprises, le taux de chômage, etc. La vraie vie quoi!

Mais, à très court terme, au jour le jour, la bourse semble parfois déconnectée de l’économie réelle… comme en ce moment.

Réduire le décalage entre le court terme et le long terme, ou en profiter

  • Vous avez une solution pour modérer l’envie de votre chien partir dans toutes les directions: le dresser.
  • Pour vos placements aussi, vous pouvez limiter la variabilité de vos rendements et leur déconnexion d’avec l’économie réelle – ou au contraire, profiter de cette déconnexion pour vous concentrer sur les segments de l’économie qui sont en croissance à long terme.

Dans les deux cas, il faut étudier, s’exercer, y mettre du temps et des efforts, apprivoiser des outils, choisir des véhicules d’investissement, ou confier une partie du travail à un professionnel.

Vous savez comment s’appelle mon chien? Portfolio.«Allez Portfolio, rapporte!» 

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Meilleurs produits TECHNO

Idées cadeaux: dix produits faits au Québec pour un Noël branché

Publié le 28 nov. 2020
Alain McKenna
par Alain McKenna
Idées cadeaux: dix produits faits au Québec pour un Noël branché
  • Bien des gens qui prévoient faire leurs emplettes de Noël en ligne cette année souhaitent également acheter auprès de fabricants québécois.
  • Ces appareils électroniques et ces technologies québécoises pourraient intéresser les gens cherchant des idées cadeaux à la fois locales et branchées.

Voici notre Guide bleu Techno de cadeaux pour les fêtes, qui présente uniquement des produits québécois, avec 10 suggestions pour toutes les bourses:

Sans se ruiner

Des créations québécoises à bas prix.

KekoPhone
Les supports de Keko sont compacts et pratiques, et peuvent tenir un téléphone ou une petite tablette dans le sens de votre choix, toujours dans le bon angle. 16$

Assassin’s Creed Valhalla
Pas besoin d’une console de prochaine génération pour jouer à ce nouveau chapitre d’une série conçue dans les studios d’Ubisoft à Montréal. À un prix plus raisonnable qu’une PlayStation 5… 80$

Smarthalo 2
Un assistant pour votre vélo qui fait office de système de navigation, de coach d’entraînement numérique, de lampe frontale et de système antivol. Bémol: il risque d’être livré après Noël, mais à temps pour le retour du vélo printanier. 210$


Pour le prochain niveau

Parce qu’on est en 2020!

Sinopé
Une des premières étapes pour rendre sa maison un peu plus connectée est d’opter pour des thermostats intelligents. Sinopé en propose une très grande variété. Sa trousse de départ à deux thermostats, une prise de courant et un pont WiFi est un bon départ. 230$

Solios
Solios fabrique des montres à énergie solaire. Ça peut sembler banal, jusqu’à ce qu’on découvre qu’elles réduisent notre consommation de piles jetables, et que les matériaux utilisés, comme le «cuir écologique» des bracelets interchangeables, sont soucieux de l’environnement. 

L’édition Rêves d’enfants va plus loin en remettant 50$ à la Fondation du même nom. 350$

Hexoskin
Faites comme les astronautes canadiens et enfilez une camisole Hexoskin lors de vos activités physiques. Vous verrez les statistiques les plus précises sur votre performance s’afficher sur votre mobile et vous saurez quoi faire pour vous améliorer. À partir de 249$US (environ 325$)

Flo Maison G5
Quoi offrir au propriétaire de voiture électrique de son cœur? Pourquoi pas la borne de recharge pour la maison qui fera toute la différence? La Maison G5 de Flo est faite pour résister à l’hiver et vient avec un câble de 7,6 mètres qui est lui aussi fait pour durer. 1000$


Pour se gâter

Pour ceux qui ont trop épargné cette année…

Carbo bike
Carbo se spécialise dans les vélos électriques pliables, un format de vélo très urbain qui fera de vous le roi des pistes cyclables. À une vitesse de pointe de 32 km/h et un poids d’à peine 13 kilos, le Modèle C est idéal pour ceux qui en sont à leur premier vélo électrique. 2400$

D-Box Lifestyle
Vous ne pouvez aller au cinéma sans vous asseoir dans les sièges à rétroaction vibrante de D-Box? C’est votre chance: le fabricant vient de lancer un fauteuil pour cinéma maison qui coûte trois fois moins cher que la concurrence. Et déjà, sa médiathèque compte plus de 2000 titres compatibles avec sa technologie. 3600$US

Simaudio ACE
Avec leurs dizaines de millions de chansons au bout des doigts, les services de musique en ligne font dans la quantité. Pour la qualité, il vous faut autre chose qu’une simple enceinte connectée. Le lecteur tout-en-un ACE de Simaudio mérite des enceintes de qualité. Son prix en fait un produit exclusif, sa qualité sonore en fait un produit désirable. 4350$


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Langue française: un test de sincérité pour les libéraux de Justin Trudeau

Publié le 21 nov. 2020
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Langue française: un test de sincérité pour les libéraux de Justin Trudeau

(Photo Unsplash)

  • Le gouvernement Trudeau reconnaît que la langue française est menacée, aussi bien au Québec qu’ailleurs au Canada. La chose est en soi historique.
  • Rétablir l’équilibre entre le français et l’anglais exigera des mesures fortes telles que reconnaître la prépondérance de la loi 101 au Québec.

Le débat sur l’état de santé de la langue française s’est enflammé de façon inattendue au parlement fédéral cette semaine. Le brasier fut allumé par la députée libérale de Saint-Laurent, Emmanuella Lambropoulos, s’interrogeant à haute voix sur l’existence réelle d’un déclin du français au Québec.

Pourtant, au même moment, les médias de Montréal s’alarmaient à pleines pages de l’état du français dans leur ville. Sondages et enquêtes terrain à l’appui, ils montraient les difficultés d’être servi en français dans les commerces de la métropole.

Ce tir ami de la députée contre son propre camp a créé un vif malaise. Il laisse entrevoir l’absence de consensus au sein du Parti libéral à l’égard de l’engagement pris dans le discours du trône du 23 septembre de donner un statut particulier au français.

La loi sur les langues officielles (LLO) sera «renforcée», disait alors le gouvernement, «en tenant compte de la réalité particulière du français», tant à l’extérieur du Québec qu’au Québec.

Instaurer une asymétrie en faveur du français dans la LLO constituerait une rupture avec la politique de bilinguisme qui prévaut depuis l’adoption de cette loi en 1969 par le gouvernement de Trudeau père.  Ce serait aussi une reconnaissance de l’échec de cette politique: elle instituait une égalité de statut des deux langues officielles qui n’a jamais été atteinte.

Cela serait bien accueilli au Québec, où le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau espère marquer des points électoraux. Mais la réaction serait moins favorable ailleurs au Canada.

Au-delà des intentions et des mots de la ministre Mélanie Joly, laquelle est chargée de préparer les amendements à la LLO, on ne sait encore jusqu’où le gouvernement est disposé à aller.

La présente controverse affaiblit le gouvernement, mais elle pourrait par contre aider la ministre à convaincre ses collègues du cabinet d’oser remettre en question plusieurs pans de cette loi.

Des gestes forts, ce n’est rien de moins qu’attend d’Ottawa le gouvernement Legault. Il voudrait que les deux gouvernements puissent agir enfin de concert pour contrer ce déclin du français.

Dans cet esprit, le gouvernement québécois demande que les entreprises de compétence fédérale œuvrant en territoire québécois soient soumises à la loi 101 et que la connaissance du français soit exigée de la part des demandeurs de la citoyenneté canadienne s’établissant au Québec.

Ce serait, de la part d’Ottawa, une reconnaissance attendue depuis longtemps de la légitimité de la loi 101 qu’il n’a eu de cesse de chercher à affaiblir.

Celui qui détient la clé de ce débat est Justin Trudeau.

Ces dernières semaines, il a reconnu l’existence d’un déclin du français au Québec. Il n’est pas aveugle au point de ne pas le voir.

Mais n’attendons pas mer et monde. S’il lui est envisageable de changer la lettre de la Loi sur les langues officielles, c’est une tout autre chose pour lui, héritier du legs que lui a laissé son père, d’en renier l’esprit.

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Tendances MÉDIAS

Comment Donald Trump a transformé les médias

Publié le 21 nov. 2020
Steve Proulx
par Steve Proulx
Comment Donald Trump a transformé les médias

(Crédit photo: Charles Deluvio | Unsplash)

  • Le règne brouillon de Donald Trump à la Maison-Blanche aura au moins ouvert les yeux des médias sur un enjeu majeur de notre époque.
  • L’ère de la post-vérité ne s’achèvera pas avec l’arrivée de Joe Biden, mais les médias sont aujourd’hui mieux outillés pour y faire face qu’il y a quatre ans.

Fait: Donald Trump est un mythomane prolifique.

  • En avril dernier, le Washington Post calculait qu’il avait véhiculé près de 18 000 mensonges depuis le début de sa présidence, soit une moyenne d’environ 23 mensonges par jour.
  • Une autre étude de l’université Harvard a analysé 55 000 nouvelles, 5 millions de tweets et 75 000 statuts Facebook pour conclure que Trump et ses médias alliés (dont Fox News) étaient les principaux agents de désinformation en ce qui concerne les allégations de fraude entourant le vote postal.
  • La pandémie de Covid-19 a été accompagnée d’une véritable «infodémie»: une pandémie de désinformation. Or, une étude de l’université Cornell estimait récemment que Trump était relié à 38 % des nouvelles contenant de fausses informations à propos de la Covid-19.
  • Depuis l’arrivée de Trump au pouvoir – et le début de sa guerre contre les journalistes –, la confiance des Américains envers les grands médias n’a jamais été aussi faible. Elle est passée de 61% en 2016 à 51% en avril 2020.

Les médias ont composé avec Trump de différentes façons:

  • Plusieurs réseaux de télévision (ABC, CBS, CNBC, MSNBC, NBC) ont choisi d’interrompre la diffusion du premier discours de Trump après sa défaite électorale, lequel n’était qu’un tissu de mensonges et de fausses accusations.
  • Depuis des mois, Twitter, le réseau social fétiche du président, n’hésite plus à «signaler» les tweets trompeurs de son plus célèbre utilisateur. Depuis les élections, près de la moitié de ses tweets ont ainsi été signalés.
  • Pour gérer les débordements de Trump, la Commission sur les débats présidentiels a dû adopter de nouvelles règles: des micros fermés pour un candidat afin de laisser à son rival l’occasion de s’exprimer. Une première.

La bonne nouvelle: les médias sortiront plus forts de l’épisode Trump.

  • Plus de rigueur: le nombre d’organisations dédiées à la vérification de faits a été multiplié par trois depuis l’élection du président Trump en 2016, selon le Duke Reporter’s Lab.
  • Plus de modération: même s’ils sont accusés d’en avoir fait «trop peu, trop tard», les grands médias sociaux (Facebook, Twitter) ont tous resserré leurs règles pour tenter de lutter contre la désinformation et les propos haineux.
  • Une conscientisation accrue: si les effets de la désinformation et les conséquences de la polarisation sont désormais mieux compris, c’est aussi, en partie, grâce à ce bon vieux Donald…

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Vos FINANCES

Investissement: pourquoi le style «valeur» n’a pas dit son dernier mot

Publié le 21 nov. 2020
Fabien Major
par Fabien Major
Investissement: pourquoi le style «valeur» n’a pas dit son dernier mot

(Image Unsplash)

  • Le débat valeur contre croissance est presque aussi polarisant dans le monde financier que la rivalité Trump – Biden en politique américaine.
  • Mais malgré la confrontation des arguments financiers, heureusement les deux options cohabitent très bien et peuvent toutes deux vous faire gagner gros!

Croissance vs valeur? Si vous n’avez pas suivi attentivement les pages économiques depuis 12 mois, résumons.

  • Malgré la pandémie, les indices boursiers américains semblent avoir retrouvé leur vigueur.
  • Au tableau de pointage de l’année 2020, le Dow Jones et le S&P500 affichent maintenant des rendements cumulatifs positifs.

Mais, sans l’apport d’une pincée de titres de croissance et de technologie bien connus, les résultats seraient comme la température des nuits québécoises, soit bien au-dessous de zéro.

  • Les FAANG – Facebook, Amazon, Apple, Netflix, Alphabet (Google) et Microsoft – apportent 7% en rendement à l’indice S&P500.
  • Les groupes technologiques et les TI représentent maintenant pas moins de 20% de la capitalisation totale de l’indice phare américain, du jamais vu.  

Qui dit gros rendements dit aussi risque accru.

Les ratios d’évaluation des titres vedettes du Nasdaq frisent d’ailleurs l’indécence.

À plus de 3000$, l’action d’Amazon se vend 91 fois ses bénéfices. Netflix, 78 fois.

Et que dire de Zoom qui se transige à 533 fois ses profits, ou de Tesla, dont le ratio cours/bénéfice est de 997. Autrement dit, si l’entreprise conserve son niveau actuel de profitabilité par action, un investisseur qui achète Tesla à 500$ retrouvera son capital dans… un millénaire.

Au contraire, pour les titres de fiducies immobilières, pétrolières et gazières, banques, constructeurs auto, pharmas et commerces de détail, les ratios sont au tapis. Certaines actions se vendent même SOUS la valeur intrinsèque des entreprises.

Bien sûr, la Covid-19 les a affectées, mais il y a une limite au mépris!

C’est justement là que le débat s’enflamme chez les gestionnaires financiers.

  • D’un côté, les partisans des vedettes technos entament le refrain popularisé pendant la bulle des technos de 1999-2000: «Cette fois c’est différent!»
  • De l’autre, les ténors de l’approche fondamentale «Valeur» sermonnent que la fin du monde est à nos portes!

Avec plusieurs récessions et quelques krachs boursiers sévères derrière la cravate, je sais que ces deux clans ont raison… et tort.

Certes, un environnement à faibles taux d’intérêt favorise la prise de risque et les évaluations d’entreprises plus élevées.

Mais la réouverture presque complète de l’activité économique, à prévoir d’ici 6 à 12 mois, propulsera aussi des secteurs plus traditionnels comme l’énergie, le transport, les finances, le tourisme, les ressources et l’immobilier commercial.  

Que feront les marchés l’an prochain? Je l’ignore. Mais je sais pertinemment que, si j’évite un des deux styles, je vais certainement manquer quelque chose.

  • Principaux titres «valeur» américains: AT&T, GM, IBM, Fedex, Target, Citigroup et Pfizer.
  • Principaux titres de «croissance» américains: Apple, Microsoft, Amazon, Facebook, Alphabet, Visa, et Nvidia.

Arguments en faveur du retour du style valeur:

  • Les vaccins vont accélérer la réouverture de l’économie.
  • De nombreux titres négligés se négocient actuellement au rabais.
  • On trouve de belles et bonnes entreprises de la vieille économie en excellente santé.
  • La faiblesse des taux d’intérêt oblige les investisseurs prudents à acheter des actions de qualité.

Arguments en faveur du style croissance:

  • L’innovation transforme rapidement la société de consommation.
  • Les sociétés technologiques révolutionnent les façons de faire du commerce.
  • La faiblesse des taux d’intérêt favorise la prise de risque.
  • La popularité de la gestion indicielle favorise les grandes capitalisations et les FAANG.

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Meilleurs produits TECHNO

iPhone 12, Mini, Pro, Pro Max… lequel choisir?

Publié le 21 nov. 2020
Alain McKenna
par Alain McKenna
iPhone 12, Mini, Pro, Pro Max… lequel choisir?

iPhone 12

  • Pour signaler son entrée dans la technologie 5G, Apple a présenté pas moins de quatre versions différentes de son iPhone 12.
  • Leur fiche technique est à peu près la même, mais quelques détails importants changent de l’une à l’autre – voici comment comparer les nouveaux modèles de iPhone de 2020.

Les quatre versions du iPhone 12 produisent la même première impression: leur silhouette est unique. Elle se distingue facilement des générations précédentes et rappelle l’iPhone 4 lancé en… 2010.

Le même processeur A14 Bionic anime les quatre versions. Il est jumelé à un coprocesseur appelé Neural Engine qui accélère le fonctionnement des applications d’intelligence artificielle. 

Tous les iPhone 12 se déverrouillent par reconnaissance faciale et ils sont compatibles de la même façon avec les accessoires MagSafe.

Alors, voici ce qui les différencie.

iPhone 12

iPhone 12
Écran de 6,1 p Super Retina
Appareil photo de 12 mégapixels à deux objectifs 
(grand angle, super grand angle)
Enregistrement vidéo 30 images/s en format Dolby Vision HDR
Caméra frontale de 12 Mpx
De 64 à 256 Go de stockage interne
Autonomie de 17h en lecture vidéo
Disponible en cinq couleurs: bleu, vert, rouge, blanc, noir

Le plus populaire des nouveaux iPhone? On peut prédire que ce sera le modèle qui se vendra le mieux, grâce à son format assez grand qui se tient bien d’une seule main, et à l’intéressant choix de couleurs de son boîtier.

  • Pour: les photos prises quand la luminosité est faible sont étonnamment nettes et colorées. L’autonomie est suffisante pour pleine journée d’utilisation.
  • Contre: les accessoires MagSafe sont coûteux et superflus. La caméra n’a pas de téléobjectif. L’antenne 5G est pour le moment très peu sollicitée vu la rareté des réseaux compatibles au Canada.

À partir de 800$ (sans entente)


iPhone 12 Mini

iPhone 12 Mini
Écran de 5,4 po Super Retina
Appareil photo de 12 mégapixels à deux objectifs 
(grand angle, super grand angle)
Enregistrement vidéo 30 images/s en format Dolby Vision HDR
Caméra frontale de 12 Mpx
De 64 à 256 Go de stockage interne
Autonomie de 15h en lecture vidéo
Disponible en cinq couleurs: bleu, vert, rouge, blanc, noir

Un iPhone 12 bon marché, plus petit mais quand même doté d’un écran assez large pour rivaliser avec des rivaux Android comme le Pixel 5 de Google ou le Galaxy S20 FE de Samsung.

  • Pour: son format compact ne lui enlève rien côté performance. Son prix moins élevé le rend plus accessible.
  • Contre: l’autonomie réduite est moyenne. L’écran peut sembler étroit pour lire des documents. Le stockage de base deviendra rapidement insuffisant.

À partir de 700$ (sans entente)


iPhone 12 Pro

iPhone 12 Pro
Écran de 6,1 po Super Retina
Appareil photo de 12 mégapixels à trois objectifs 
(téléobjectif 4x, grand-angle, super grand-angle)
Enregistrement vidéo 60 images/s en format Dolby Vision HDR
Capteur lidar
Caméra frontale de 12 Mpx
De 128 à 512 Go de stockage interne
Autonomie de 17h en lecture vidéo
Disponible en quatre couleurs: bleu, doré, gris foncé, gris

Un téléobjectif et un boîtier en inox sont les principaux ajouts au iPhone 12 de la version «Pro», qui est offerte dans des coloris plus conservateurs que le modèle de base.

  • Pour: son appareil photo est plus complet et sa finition est plus élégante. Il offre plus de stockage, ce qui le rendra plus durable.
  • Contre: le lidar ne fait pas une si grande différence. Le zoom optique est limité à 4x alors que des téléphones Android vont jusqu’à 10x.

À partir de 1000$ (sans entente)


La caméra du iPhone 12 Pro Max

iPhone 12 Pro Max
Écran de 6,7 po Super Retina
Appareil photo de 12 mégapixels à trois objectifs 
(téléobjectif 5x, grand-angle, super grand-angle)
Enregistrement vidéo 60 images/s en format Dolby Vision HDR
Capteur lidar
Caméra frontale de 12 Mpx
De 128 à 512 Go de stockage interne
Autonomie de 20h en lecture vidéo
Disponible en quatre couleurs: bleu, doré, gris foncé, gris

L’iPhone 12 qui a tout pour ceux qui ne veulent rien manquer: une puissance légèrement supérieure, une caméra plus précise, une plus longue autonomie et, bien sûr, un très grand écran.

  • Pour: son écran de 6,7 po est un atout. La photo de nuit est spectaculaire. Son autonomie prolongée est utile si vous utilisez souvent les réseaux 5G, plus énergivores.
  • Contre: il tient moins bien en poche. Il finit par coûter cher si on opte pour la version à 512 Go de stockage.

À partir de 1100$ (sans entente)


Et les accessoires MagSafe?

Apple propose un chargeur sans fil, des étuis et un petit portefeuille qui sont tous aimantés et qui adhèrent à l’arrière du boîtier par magnétisme.

Ces accessoires sont amusants et, dans le cas du chargeur, garantissent qu’ils sont bien installés. Mais leur prix est élevé et on peut facilement arriver au même effet avec des accessoires comme un chargeur sans fil Qi universel.

Quant au petit portefeuille aimanté, évitez cette dépense inutile: il contient peu de cartes, tient mal en place et doit être constamment retiré pour charger son iPhone.


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Analyse POLITIQUE

Sortir ses finances du rouge d’ici cinq ans: un pari difficile pour le Québec

Publié le 14 nov. 2020
Sortir ses finances du rouge d’ici cinq ans: un pari difficile pour le Québec
  • Le déficit pour l’exercice financier en cours sera de 15 milliards $, confirmait jeudi le ministre des Finances en faisant le point sur l’état des finances publiques. Pandémie ou pas, la loi impose au gouvernement de le résorber en cinq ans. 
  • Le défi imposé au ministre Éric Girard est de réaliser la quadrature du cercle en ne comptant que sur la croissance naturelle des revenus de l’État grâce à une économie libérée du poids de la pandémie.

Le premier à savoir que ce retour à l’équilibre aussi rapide est difficile, voire impossible, est Éric Girard lui-même qui se garde de se projeter plus de trois ans en avant. Personne ne sait comment évoluera ces prochains mois la situation épidémiologique au Québec et quelles cicatrices elle laissera sur son chemin.

Malgré tous ses efforts, le gouvernement peine à endiguer la deuxième vague. L’inquiétude est palpable. Les prévisions de croissance économique du ministre, 6% et 5% pour l’année en cours et l’an prochain, pourraient ne pas tenir. Les derniers chiffres sur l’emploi le laissent croire. Les revenus autonomes du gouvernement seront alors inférieurs à ceux projetés.

Puisque que le gouvernement dont il fait partie jure, croix de bois, croix de fer, qu’il n’augmentera ni les impôts ni les taxes et qu’il ne comprimera pas non plus les dépenses, le ministre n’aura guère d’autre avenue que de remettre en question cette obligation de revenir à l’équilibre budgétaire en cinq ans.

Il a d’ailleurs appelé à une réflexion à cet égard voilà quelques mois. Il se garde pour l’instant de conclure, sachant qu’il s’agit de ne surtout pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

La loi sur l’équilibre budgétaire et celle sur la réduction de la dette imposent une rigueur budgétaire qui a permis d’assainir les finances publiques et de donner au gouvernement actuel une marge de manœuvre qu’il n’aurait pas eue autrement pour aborder la présente crise. Sauf que lorsque ces lois ont été adoptées, on n’imaginait pas que puisse survenir une récession aussi sévère que celle provoquée par la pandémie.

Les partis d’opposition invitent le gouvernement Legault à se libérer de ce carcan. Celui-ci y gagnerait en marge de manœuvre et pourrait investir davantage qu’il ne le fait dans le soutien des entreprises actuellement en difficultés.

Dans sa mise à jour financière, le ministre Girard a annoncé de nouvelles mesures dont une somme de 1,5 milliard $ pour relancer l’économie qui sera dépensée sur trois ans. Pour l’essentiel, cet argent sera consacré à la formation de la main-d’œuvre dans une perspective de réintégration au marché du travail et dans des mesures de stimulation de l’économie.

Ces mesures feront consensus, si ce n’est qu’il faudrait faire plus. Les entreprises sont presque toutes fragilisées et ont besoin de se restructurer et d’améliorer leur productivité.

Dans quelques mois, le ministre Girard présentera un budget dans lequel il déterminera la route vers l’équilibre budgétaire qu’il entend suivre.

Dans les circonstances actuelles, le choix qui s’impose est de stimuler l’économie dans l’espoir de créer de la croissance. Il devrait alors lever le pied du frein que constitue l’atteinte rapide de l’équilibre budgétaire.

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Bernard Descôteaux
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Tendances MÉDIAS

Projet de loi C-10: quelle place pour le contenu québécois?

Publié le 14 nov. 2020
Steve Proulx
par Steve Proulx
Projet de loi C-10: quelle place pour le contenu québécois?

(Photo: Glenn Carstens-Peters, Unsplah)

  • Le projet de loi C-10 de Patrimoine canadien veut forcer les Netflix et Spotify à contribuer «à la création, à la production et à la diffusion de récits canadiens», selon le ministre Guilbeault.
  • L’industrie de la musique et de la production audiovisuelle est ravie, mais il reste encore à savoir comment le contenu québécois sera traité dans ce nouveau cadre réglementaire. Pour l’instant, c’est flou.

La Loi sur la radiodiffusion n’avait pas été modifiée depuis 1991:

  • Le projet de loi C-10 entend la moderniser en intégrant dans le cadre réglementaire les plateformes de musique ou de vidéos en ligne comme Netflix, Disney+ ou Spotify.
  • Si le projet de loi est adopté, Steven Guilbeault a estimé que les nouvelles règles pour forcer les géants du Web à contribuer financièrement à la production de contenus canadiens permettront d’injecter 830 millions $ dans l’industrie de la musique et de la production audiovisuelle au Canada d’ici 2023.

Une initiative saluée… et certains bémols:

  • De façon générale, l’annonce du projet de loi la semaine dernière a réjoui les acteurs de l’industrie de la musique et de l’audiovisuel, qui réclamait des changements depuis des années.
  • Il demeure toutefois des questions en suspens en ce qui concerne la place qu’occupera le contenu québécois/francophone dans cette nouvelle mouture de la Loi sur la radiodiffusion.
  • L’importance de rappeler le caractère distinct de la nation québécoise prendra toute son importance lorsque viendra le temps de préciser comment les géants du Web devront contribuer aux «récits canadiens».
  • C’est au CRTC que reviendra la tâche de préciser ces détails lorsque les nouvelles dispositions de la loi entreront en vigueur.

Pour éviter une réédition de l’entente entre Ottawa et Netflix:

  • En 2017, le gouvernement Trudeau se vantait d’avoir scellé une entente avec Netflix.
  • Le géant promettait d’investir 500 millions $ sur cinq ans dans des productions canadiennes.
  • Deux ans plus tard, Netflix annonçait que ces investissements avaient déjà été réalisés.

Quelle a été la part des contenus québécois dans ces investissements?

  • L’essentiel de l’enveloppe canadienne de Netflix a été alloué à des projets hors Québec – notamment, la location de studios à Toronto pour le tournage de séries en anglais comme Guillermo del Toro Presents Ten After Midnight ou le film Let It Snow, selon Netflix.
  • À ce qu’on en sait, seuls deux projets québécois ont été financés dans le cadre de cette initiative: un spectacle d’une heure de Martin Matte et le film Jusqu’au déclin de Patrice Laliberté, tourné avec un budget de 5 millions $.

Parmi les plateformes de diffusion en continu, Netflix domine largement au Québec.

Cependant:

On compte sur les doigts des deux mains le contenu québécois qu’on peut y regarder.

Au-delà des deux productions citées plus haut, le contenu québécois sur Netflix, c’est:

  • 4 films (Les affamés, 1991, Bon Cop, Bad Cop 1 et 2);
  • 1 série (M’entends-tu?).

En guise de comparaison, les abonnés québécois à Netflix ont accès à :

  • près de 30 films de Bollywood;
  • 27 films coréens;
  • 19 films suédois.

Au Québec, à quel public s’adresse Netflix? Est-on en droit d’attendre davantage de la plus populaire plateforme de streaming?

À surveiller:

  • L’exemple de Netflix est frappant: on ne peut pas présumer que les géants du Web considéreront la culture québécoise comme distincte de la culture canadienne.
  • Aussi, il est permis de craindre que sans des dispositions claires et chiffrées en ce qui concerne le soutien au contenu québécois dans la nouvelle Loi sur la radiodiffusion, l’industrie québécoise puisse voir des millions… filer à l’anglaise.

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Vos FINANCES

La bourse n’est pas un jeu vidéo

Publié le 14 nov. 2020
La bourse n’est pas un jeu vidéo
  • Une nouvelle génération d’entreprises financières cible les jeunes investisseurs avec un marketing basé sur le divertissement et l’émotion.
  • Elles risquent malheureusement d’appauvrir leurs clients pour longtemps.

Essentiellement, ces institutions suggèrent d’investir dans ce qu’on aime.

  • Vous aimez les croisières? Allez hop, naviguez dans le sillage des actions de Carnival.
  • Vous aimez les tacos, la poutine et les souvlakis? Empiffrez-vous des titres du franchiseur en restauration MTY.
  • Vous aimez les voitures électriques? Branchez votre fonds d’urgence sur Tesla.

Le raisonnement vous apparaît simpliste?

C’est pourtant la base de la campagne publicitaire d’une jeune firme de courtage canadienne.

Cette plateforme, qui peine à rentabiliser ses activités de robot-conseiller, a pivoté récemment vers le courtage à escompte «sans frais» pour cibler les jeunes.

En analysant ce qui attire l’attention des petits investisseurs américains, cette jeune start-up a choisi d’imiter le modèle d’affaires du groupe américain Robinhood: elle offre comme un buffet à volonté les transactions boursières sur séance sans frais.

N’allez pas croire que je suis offusqué parce qu’ils offrent des transactions sans frais. Là n’est pas la question.

Mais il n’y a pas de repas gratuit. Encore moins en finance.

Si on ne vous facture aucuns frais de courtage, c’est parce que:

  • on peut prêter vos titres pour favoriser leur déconfiture avec les ventes à découvert du voisin ou d’un fonds spéculatif;
  • on fait payer des frais d’échange de devises à chaque opération;
  • et bien sûr, on espère faire des millions en intérêt avec la liquidité que les clients laissent dans leur encaisse.

Je suis surtout outré par des publicités qui invitent à investir dans «ce qu’on aime».

Ce n’est pas un conseil, ni même une idée parmi d’autres, c’est juste irresponsable.

L’investissement devient un jeu vidéo

2020 passera à l’histoire pour toutes sortes de raisons. Dans les cours de finance du futur, on fera sans doute le bilan de certaines débâcles boursières.

On y soulignera peut-être le rôle qu’ont pu y jouer les tactiques de marketing douteuses et racoleuses de WealthSimple, Robinhood, E-Trade ou Charles Schwab, et leur propension à banaliser l’investissement pour rabaisser le geste au rang des jeux vidéo.

D’ailleurs l’interface de transactions de ces outils en ligne est maintenant agrémentée par des explosions et des feux d’artifice, pour stimuler les transactions. Ce phénomène pourrait expliquer en partie la montée fulgurante des titres technos cette année.   

Non, ce que vous aimez n’est pas toujours le reflet d’une saine gestion d’entreprise, ni de sa capacité à générer des profits. Encore moins de la possibilité que le titre boursier gagne en valeur à court ou long terme.

Investir n’est pas une affaire de croyance ni d’amour. C’est une affaire de «connaissances», de jugement, de prix, de valeur et… de temps. Que vous aimiez une compagnie ou pas, le marché s’en moque.

Au contraire, plus vous analysez une entreprise de façon rationnelle, sans y mêler vos sentiments, moins vous prenez de risque. Plus vous aiguisez votre jugement, plus vous améliorez la pertinence de vos décisions. Puis, investissez à bas prix au bon moment dans de bonnes entreprises générant de la valeur pour les actionnaires. Ensuite, le temps fera son œuvre – et, parfois, des chefs-d’œuvre.

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Fabien Major
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Meilleurs produits TECHNO

Un bon ordinateur portable à moins de 500$ pour le télétravail

Publié le 14 nov. 2020
Alain McKenna
par Alain McKenna
Un bon ordinateur portable à moins de 500$ pour le télétravail
  • Vous pouvez vous équiper d’un ordinateur portable performant doté d’une bonne autonomie sans vous ruiner pour autant.
  • Avec Windows 10, Chrome OS et les processeurs d’AMD et Intel, on trouve une étonnante variété d’ordinateurs abordables pour tous les goûts.

Un bon ordinateur personnel n’a pas toujours besoin d’être le plus puissant, mais il doit avoir une certaine polyvalence.

En voici quatre qu’InfoBref vous recommande. 

Dell 15.6 Inspiron 3000
Portable Windows 10 de 15,6 pouces
Processeur Intel Celeron 4205U
4 go de mémoire vive
1 téraoctet de stockage interne
USB, HDMI, fente SD
Bluetooth 4.1, WiFi AC
7h d’autonomie

Le prix le plus bas est l’objectif visé par cette version du populaire modèle Inspiron 3000, ce qui ne signifie pas qu’il vous force à trop de compromis.

  • Pour: son stockage est abondant, son autonomie de 7h est tout à fait correcte, le boîtier est solide et l’appareil semble durable.
  • Contre: la famille de puces Celeron d’Intel est lente, les applications se chargent à vitesse d’escargot.

380$ chez Dell


HP Chromebook 14
Chromebook de 14 pouces
Processeur Intel Celeron de 1,1 GHz
4 go de mémoire vive
64 go de stockage interne
USB, USB-C
Bluetooth 5.0, WiFi AC 
14h d’autonomie

Plus élégant que performant, le Chromebook 14 est très plaisant à transporter et demeure somme toute polyvalent.

  • Pour: bonne connectique, boîtier solide et de bon goût, autonomie impeccable.
  • Contre: le format tablette peut devenir inconfortable à la longue, le stockage interne est très modeste.

425$ sur Amazon


Lenovo Chromebook Duet
Chromebook de 10,1 pouces
Processeur Mediatek Hello P60T de 2,4 GHz
4 go de mémoire vive
64 go de stockage interne
USB
Bluetooth 4.2, WiFi AC
11h d’autonomie

Une tablette convertible en portable grâce à sa béquille et à l’étui-clavier qui est inclus dans la boîte.

  • Pour: un rapport prix-performance extrêmement attrayant, une bonne autonomie, et une portabilité indéniable.
  • Contre: le clavier et le pavé tactile sont serrés, un seul port de connexion, et le multitâche souffre d’un processeur peu puissant. 

372$ sur Amazon


Samsung Chromebook 4
Chromebook de 11,6 pouces
Processeur Intel Celeron de 2,1 GHz
4 go de mémoire vive
32 go de stockage interne
USB
Bluetooth, WiFi AC 
12h d’autonomie

Une bonne performance pas chère, grâce à une fiche technique honnête qui offre en prime une bonne autonomie.

  • Pour: son format le rend très portable, son autonomie est au-dessus de la moyenne et son prix, très raisonnable.
  • Contre: le processeur s’essouffle un peu vite et la luminosité de l’affichage n’est pas très élevée.

370$ sur Amazon


Que sont nos «meilleurs produits»? InfoBref vous recommande sous la rubrique «Meilleurs produits» des produits qui ont fait l’objet d’un test par nos journalistes et/ou d’une analyse de tests effectués par des sources crédibles. Ces recommandations sont faites de façon objective et indépendante. Il se peut qu’InfoBref reçoive une commission d’un détaillant ou d’un fabricant si vous achetez un produit après avoir cliqué sur notre site. Cette pratique est courante sur beaucoup de sites d’information dans le monde. Elle n’affecte en rien le jugement de nos journalistes ni leurs recommandations, et c’est une source de revenus précieuse qui contribue à financer du contenu de qualité qui vous est offert gratuitement.

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Mot de l’éditeur

InfoBref paraît maintenant également le samedi et vous propose quatre chroniques d’experts

Publié le 12 nov. 2020
InfoBref paraît maintenant également le samedi et vous propose quatre chroniques d’experts

Les chroniqueurs experts d’InfoBref

  • Nous envoyons désormais par courriel à nos abonnés une édition du samedi du bulletin InfoBref Matin.
  • Cette édition vous propose les analyses et les conseils de quatre chroniqueurs experts respectivement en politique, médias, finances personnelles et technologie.

Un mois après le lancement d’InfoBref, vous êtes déjà plusieurs centaines d’abonnés. Vos premiers commentaires montrent que nos bulletins par courriel répondent à un réel besoin. Merci pour vos suggestions et vos encouragements!

Du lundi au vendredi, nous vous offrons déjà l’essentiel des nouvelles à lire en moins de 10 minutes par jour, avec un bulletin d’information au réveil, InfoBref Matin, et un bulletin complémentaire à 16 h, InfoBref Soir. C’est un service particulièrement apprécié des professionnels et des gens d’affaires. (Si vous ne les recevez pas encore, abonnez-vous gratuitement ici.)

À partir du 14 novembre, nous vous donnons également rendez-vous le samedi.

L’édition du samedi de notre bulletin InfoBref Matin prend un peu de recul sur l’actualité immédiate. En plus de quelques nouvelles brèves, elle vous offre des chroniques thématiques, rédigées par quatre spécialistes:

  • Bernard Descôteaux, ancien directeur du Devoir, où il a rédigé des centaines d’éditoriaux, nous fait l’honneur de reprendre la plume pour signer une analyse politique.
  • Steve Proulx, qui s’était fait connaître comme chroniqueur au journal Voir et a récemment créé le site consacré aux médias numériques Les écrans, identifie pour vous les principales tendances dans les médias.
  • Fabien Major, planificateur financier, actuellement chroniqueur à l’émission du matin à la radio de Radio-Canada à Montréal et auparavant chroniqueur au Journal de Montréal, vous fait bénéficier de ses conseils en finances personnelles.
  • Alain McKenna, qui couvre déjà quotidiennement pour InfoBref l’actualité des affaires et des technologies, sélectionne pour vous les meilleurs produits techno.

Des chroniques d’information, qui vont droit au but

Les articles de nouvelle que nous publions du lundi au vendredi sont concis: ils peuvent toujours être lus en moins d’une minute.

Le samedi, notre exigence de concision est moins stricte pour les chroniques, mais elle demeure – parce qu’elle fait partie de l’ADN d’InfoBref et de la promesse que nous vous faisons: chaque chronique peut être lue en deux minutes maximum.

Ainsi, vous pouvez lire tout le contenu d’InfoBref en moins de 10 minutes, le samedi comme les autres jours.

Rendez-vous donc tous les samedi matin, en vous souhaitant bonne lecture.

(Merci d’avance pour vos commentaires – écrivez-moi à [email protected] – et pour faire connaître InfoBref à vos collègues de travail et vos amis.)

Patrick Pierra
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