Chroniques d’experts

Chaque samedi, InfoBref Matin vous propose les analyses et les conseils de ses chroniqueurs experts en politique, finance, médias et technologies.

Analyse POLITIQUE

Face à la Chine, le Canada doit parler plus fort

Publié le 26 fév 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Face à la Chine, le Canada doit parler plus fort
  • Sous la direction de Xi Jinping, la Chine pratique une politique d’intimidation devant laquelle le Canada fait le dos rond. Il dénonce, mais n’ose pas poser des gestes.
  • La diplomatie douce que mène le Canada suscite de plus en plus de réserves – y compris au sein des rangs ministériels, où des voix réclament l’adoption de mesures de représailles.

Chien qui jappe ne mord pas, dit le dicton.

La Chine l’a bien compris. Elle a pu voir tous les ministres du gouvernement Trudeau s’abstenir lundi dernier lors de l’adoption par les Communes d’une résolution qui reconnaît l’existence d’un génocide en cours contre les Ouïghours et d’autres musulmans turciques.

Ce vote tenu aux Communes s’est révélé être un moment de vérité pour le gouvernement libéral:

  • l’occasion se présentant de dire haut et fort qu’il y a génocide, le voilà qui se tient coi – alors que, depuis des mois, il tente aux Nations-Unies de convaincre d’autres pays de se joindre à lui pour dénoncer ce génocide.

Comme s’il se pliait aux injonctions de l’ambassadeur chinois à Ottawa de ne pas intervenir dans les affaires domestiques chinoises!

Une autre fois, le gouvernement Trudeau a obtempéré.

La détention par Beijing depuis deux ans de deux otages canadiens en représailles à l’affaire Meng Wanzhou force Ottawa à la plus grande prudence tant que la libération des «deux Michael» n’est pas assurée.

Il en sera ainsi aussi longtemps que la vice-présidente de Huawei restera détenue par le Canada dans le cadre d’un processus d’extradition vers les États-Unis.

D’anciens ministres et diplomates, et même l’ancien premier ministre Jean Chrétien, avaient suggéré dès le départ de libérer Meng Wanzhou, quitte à déplaire à Washington.

  • Le Canada aurait pu ainsi préserver, voire consolider, sa relation avec son deuxième partenaire commercial.

Il est trop tard pour revenir en arrière. Le Canada s’est enfermé dans une stratégie qui consiste à obtenir des appuis de ses alliés, dont les États-Unis.

Le président Joe Biden s’est engagé cette semaine. Il est celui qui détient la clé.

  • Il pourrait retirer la demande d’extradition de Meng Wanzhou.
  • Mais il ne le fera que si cela sert sa propre relation avec Beijing.

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Continuer à plier l’échine est la pire des stratégies.

Les partis d’opposition, mais aussi des députés libéraux veulent que des gestes suivent les paroles. Ils demandent:

  • la création d’un programme spécial pour les réfugiés ouïghours;
  • l’interdiction de l’importation de biens fabriqués sous un régime de travail forcé;
  • l’adoption de sanctions contre les dirigeants chinois responsable de ce génocide.

Question de cohérence, le Canada pourrait aussi interdire à son Régime de pension d’investir ses fonds en Chine.

Il pourrait également se retirer de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, qui est dirigée depuis Beijing, et demander au Conseil national de recherches en sciences de cesser le financement de projets en partenariat avec la filiale canadienne de Huawei.

Les Canadiens sont peu nombreux à avoir une image positive de la Chine. Depuis deux ans, soit depuis l’affaire Wanzhou, leur perception s’est dégradée: la part de ceux qui voient la Chine d’un bon œil est passée de 23% à 15%, selon un récent sondage Nanos.

Si le gouvernement Trudeau choisit d’élever le ton, il aura l’appui des Canadiens.

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Tendances MÉDIAS

Facebook n’est plus su’a coche

Publié le 26 fév 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Facebook n’est plus su’a coche

(Photo Unsplash)

  • Alors que Facebook n’a pas encore atteint sa majorité – le réseau social a soufflé ses 17 bougies au début du mois –, beaucoup de jeunes l’auraient déjà relégué dans la catégorie des vieilles choses.
  • C’est un problème pour le vaisseau amiral de l’empire de Mark Zuckerberg. Bien des experts disent maintenant que le réseau social aurait franchi son point de bascule.

Menée par Diplomeo et publiée au début de février, la dernière étude sur l’utilisation des réseaux sociaux par les jeunes Français confirme une tendance que d’autres études ont relevée ces dernières années: les jeunes tournent le dos à Facebook.

La désaffection des jeunes Français de 16 à 25 ans est manifeste.

  • En 2017, 93% des répondants de cette tranche d’âge utilisaient Facebook.
  • Ils n’étaient plus que 54% en 2020.

Le désintérêt pour Facebook est encore plus marqué chez les jeunes de 16 à 18 ans: seulement 28% d’entre eux l’utilisent.

Facebook est aussi le réseau social le plus supprimé par les jeunes: 1 jeune sur 10 a «tiré la plogue» en 2020.

C’est Instagram, propriété de Facebook, qui trône en tête des réseaux sociaux les plus utilisés par les jeunes sondés par Diplomeo, avec 82% de taux d’utilisation. Snapchat décroche la deuxième place, avec 74%.

Un désamour qui grandit

Depuis déjà quelques années, des experts avancent que Facebook a atteint un point de bascule, que son déclin est inévitable.

Pour l’instant, la tendance ne semble pas avoir affecté son nombre total d’utilisateurs actifs, toujours en croissance: 2,8 milliards d’humains utiliseraient Facebook, selon les chiffres tirés des rapports trimestriels de la société.

[Graphique: Statista]

Cependant, ces utilisateurs «actifs»… le seraient de moins en moins.

Le rapport The Infinite Dial 2019 d’Edison Research avait déjà noté un déclin dans l’utilisation de Facebook entre 2017 et 2019 chez les adultes américains; un déclin d’ailleurs plus marqué chez les jeunes.

En fait, aux États-Unis, seuls les 55 et plus se sont fait aller le «J’aime» plus intensément pendant cette période.

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Les raisons invoquées:

Toujours selon le rapport d’Edison Research, la principale raison qui pousserait les adultes américains à se désintéresser de Facebook serait le trop grand nombre de commentaires personnels insignifiants. La tante qui publie une photo de son déjeuner, on en a soupé.

Les autres raisons concernent la surabondance de commentaires négatifs, les préoccupations en ce qui concerne la vie privée, l’attrait pour d’autres médias sociaux et le désir de préserver sa santé mentale.

Fait à noter: 47% des répondants ont invoqué que leurs amis ne publiaient plus tellement de statuts sur Facebook. C’est un cercle vicieux: moins de gens fréquentent Facebook parce que…. moins de gens fréquentent Facebook.

Chez les jeunes, qui s’entichent des médias sociaux axés sur les contenus éphémères (Snapchat, TikTok), une autre raison s’ajoute à la liste: Facebook est de plus en plus considéré pour eux comme «le média social de mes parents et de mes grands-parents».

Facebook n’est tout simplement plus su’a coche. C’est la vie.

Cela dit, quand les jeunes d’aujourd’hui deviendront parents à leur tour, parions que leurs enfants ne trouveront pas TikTok très cool non plus.

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Surchauffe immobilière: pensez à louer plutôt qu’acheter

Publié le 26 fév 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Surchauffe immobilière: pensez à louer plutôt qu’acheter

(Photo Unsplash)

  • Presque la moitié des Canadiens âgés entre 25 et 35 ans sont propriétaires de leur résidence, selon un sondage de Royal LePage. 25% de ces jeunes propriétaires ont acheté leur résidence PENDANT la pandémie.
  • Considérant l’explosion des prix de l’immobilier actuellement, est-il préférable d’acheter sa résidence ou de la louer?

Au Québec, le marché de l’immobilier était déjà vigoureux depuis plusieurs années. Mais en plus :

  • La pandémie a engendré une rareté des propriétés à vendre. On dénombre maintenant 30% moins de propriétés disponibles que la normale.
  • Les taux hypothécaires sont à des planchers historiques, ce qui encourage des acheteurs à en profiter et contribue aussi à augmenter le prix de vente.

Les prix augmentent, jusqu’à la surchauffe

Selon l’Association Professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), le prix médian des unifamiliales dans la province a grimpé de 22% en un an pour atteindre 323 500 $ en janvier 2021.

Curieusement, on assiste à une surenchère dans bien des quartiers. De nombreuses résidences unifamiliales ou des condos ayant plus de trois chambres se vendent plus cher que le prix demandé. 

Par exemple, une amie qui habitait une coquette maison de ville à Laval a eu la surprise de sa vie.

  • Juliette avait acquis sa demeure au prix de 140 000 $ en 2009.
  • Le mois dernier, après divers échanges avec son agent immobilier, ils ont convenu que 320 000 $ serait un prix de revente juste.
  • En 48 heures, ils ont reçu 22 offres.
  • La modeste demeure s’est finalement vendue à 405 000 $, sans inspection ni conditions.

La faiblesse de l’inventaire des maisons unifamiliales et grands condos de deux chambres ou plus favorise l’augmentation des prix. 

Les jeunes achètent massivement 

Certaines conséquences des règles sanitaires ont motivé plusieurs jeunes à acheter, selon Royal LePage.

  • Des millénariaux qui vivaient chez leurs parents ou avaient un colocataire ont trouvé leur environnement inconfortable et trop encombré pour y faire du télétravail.
  • D’autres ont vu dans la pandémie une occasion d’accéder à la propriété.

La diminution involontaire des dépenses a augmenté les réserves financières de ceux qui n’ont pas perdu leur emploi.

Je crois également que des gains en bourse ou avec les cryptomonnaies ont pu enrichir certains 25-35 ans et contribuer à la mise de fonds nécessaire à la réalisation du rêve de devenir propriétaire.

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Cette surchauffe immobilière ne peut durer très longtemps.

Dans un tel contexte, il serait sage de réviser ses hypothèses et de reconsidérer la location.

Après tout, une demeure c’est d’abord une dépense de consommation qui vise le confort et le bien-être.

  • Oui, acheter une propriété peut générer de bons gains lors de la revente.
  • Mais avec des prix qui sont peut-être actuellement à un sommet, rien n’est moins sûr.  

Afin de valider vos scénarios, prenez le temps d’entrer vos données dans le calculateur Est-il préférable de louer ou d’acheter? de l’Autorité des marchés financiers. Vous verrez que, dans l’état du marché immobilier actuel, louer sa demeure est très souvent un meilleur choix économique.

Je vois plusieurs bonnes raisons de louer sa résidence plutôt que de l’acheter.

  • Le retour à la croissance économique laisse présager de bons rendements sur les investissements diversifiés. Vous pouvez louer votre résidence et placer ailleurs vos économies… qui feront des intérêts composés.
  • La pandémie va se terminer et le nombre des propriétés à vendre va augmenter. Nul doute que de nombreuses occasions se présenteront alors. Soyez patient.
  • Le vieillissement de la population favorise le déplacement des aînés vers les résidences pour personnes âgées. Ce sont autant de personnes qui quitteront le marché immobilier.

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Meilleurs produits TECHNO

Un moniteur ultralarge fera exploser votre productivité au travail

Publié le 26 fév 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
Un moniteur ultralarge fera exploser votre productivité au travail

(Photo HP)

  • Bien des gens travaillent de la maison à partir d’un ordinateur portable fourni par l’employeur ou qui devait servir seulement en déplacement. Or, un portable n’est pas confortable pour travailler des heures durant.
  • Une des meilleures choses à faire est d’y brancher des périphériques externes, dont un moniteur. Dans ce contexte, rien ne bat les moniteurs ultralarges, puisqu’ils offrent une surface d’affichage presque aussi grande que trois moniteurs 4:3, mais en un seul appareil. InfoBref vous recommande quatre modèles.

Un moniteur ultralarge utilise un ratio d’image de 21:9 – comme un écran de cinéma – et parfois même un peu plus.

  • Sa surface d’affichage est beaucoup plus large que celle d’un moniteur HD courant – au ratio 16:9 – sans qu’il soit plus haut.
  • Certains moniteurs ultralarges ont même des extrémités recourbées – ce qui est probablement superflu, mais qui plaît à certains consommateurs. Pas besoin d’aller jusque-là pour profiter des avantages de ce type de moniteurs.

Se connectant à un port USB-C ou HDMI, au choix, ces moniteurs sont compatibles avec tous les ordinateurs de bureau ou portables mis en marché ces jours-ci. Ils sont aussi dotés d’entrée USB pour y brancher un clavier, une souris ou une caméra web.

  • Ils permettent d’afficher plusieurs fenêtres d’applications côte à côte, ce qui facilite plusieurs tâches de bureau: animer des rencontres virtuelles, compiler des résultats d’entreprises, consulter plusieurs sources d’information en même temps.
  • Ces moniteurs coûtent cependant un peu plus cher qu’un moniteur externe plus classique.

Pour vous aider à faire le bon choix, voici quatre modèles performants (InfoBref en a testé deux, les deux autres sont chaudement recommandés par plusieurs testeurs indépendants).


Viewsonic moniteur ultralarge incurvé WQHD avec HDR10 de 34 po (VP3481)

Moniteur au ratio 21:9
Résolution quad HD étendue (WQHD) de 3440 x 1440 pixels
Rétroéclairage à DEL
Taux de rafraîchissement de 100 Hz, compatible HDR10
Entrées HDMI (2), USB (2), USB-C (2)

Ce moniteur a toutes les caractéristiques que vous pourriez désirer pour rendre votre journée de travail plus efficace, pour faire de l’édition photo de grade professionnel, puis pour relaxer en vous lançant dans l’exploration du monde virtuel de votre jeu vidéo préféré.

  • Plus: très grand affichage à prix raisonnable | bonne fidélité des couleurs | taux de rafraîchissement correct.
  • Moins: format incurvé un peu superflu | luminosité maximale un peu faible.

905$ sur Amazon


HP moniteur ultralarge incurvé de 34 po (34f)

Moniteur au ratio 21:9
Résolution quad HD étendue de 3440 x 1440 pixels
Rétroéclairage à DEL
Taux de rafraîchissement de 100 Hz
Entrées HDMI (2), DisplayPort (1), USB 3.0 (1)

Bon pour le télétravail, ce moniteur ultralarge fait dans la simplicité volontaire en n’offrant que le strict nécessaire, ce qui lui permet de coûter un peu moins cher que des modèles mieux garnis.

  • Plus: très grand affichage | bonne fidélité des couleurs | prix intéressant compte tenu de son format généreux.
  • Moins: aucun ajustement en hauteur | pas de haut-parleurs encastrés | pas de correction automatique des contrastes (HDR).

753$ sur Amazon


Samsung moniteur ultralarge incurvé de 34 pouces (LC34J791)

Moniteur au ratio 21:9
Résolution quad HD étendue de 3440 x 1440 pixels
Rétroéclairage à QLED
Taux de rafraîchissement de 100 Hz
Entrées HDMI (1), DisplayPort (1), USB-C Thunderbolt 3 (1)

Un des moniteurs ultralarges les plus complets sur le marché, ce moniteur est une version légèrement plus abordable du F791 de Samsung, mais il n’a absolument rien à se reprocher puisque leurs fiches techniques sont similaires.

  • Plus: superbe fidélité des couleurs | cadre très étroit à peu près invisible | bonne luminosité | port Thunderbolt pratique. 
  • Moins: pied un peu encombrant | pas idéal pour le jeu vidéo | une seule entrée HDMI.

En rabais à 889 $ sur Amazon (prix régulier 1149$)


LG moniteur ultralarge pleine HD de 29 po (29WK500-P)

Moniteur au ratio 21:9
Résolution pleine HD de 2560 x 1080 pixels
Rétroéclairage à DEL
Entrées HDMI (2), DisplayPort (1)

Un format idéal pour le travail de bureau, à un prix qui le rend particulièrement attrayant. Ce moniteur possède deux entrées HDMI et une entrée DVI. 

  • Plus: prix imbattable | bon format d’écran | deux ports HDMI | comprend de petits haut-parleurs encastrés.
  • Moins: résolution HD limitée | de correction automatique des contrastes (HDR) | luminosité et rafraîchissement un peu lents pour le jeu vidéo.

260$ sur Amazon


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Analyse POLITIQUE

Métro, tramway, REM: Legault veut satisfaire les banlieues

Publié le 19 fév 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Métro, tramway, REM: Legault veut satisfaire les banlieues

Maquette du tramway de Québec (image Ville de Québec)

  • Signe que les temps changent, les grands investissements publics en infrastructure des prochaines décennies favoriseront le transport en commun. Québec aura son tramway, tandis qu’à Montréal le REM étendra ses tentacules à l’Est, à Laval et sur la Rive-Sud.
  • Les premiers concernés par le développement de ces projets, les municipalités, doivent se plier aux volontés du gouvernement en place à Québec, au nom d’intérêts dits supérieurs et aux connotations électoralistes.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, l’avait peut-être oublié, mais le véritable patron des municipalités est le premier ministre du Québec. Comme le veut l’expression, elles ne sont que «les créatures des provinces». 

«Who pays the piper calls the tune», lui a rappelé François Legault qui entend modifier le tracé du projet de tramway conçu par la ville. Après tout, ce projet de près de 3,3 milliards $ est financé pour l’essentiel par le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral.

Le reproche fait au maire Labeaume est de ne pas avoir intégré à son projet certaines des banlieues de sa ville.

  • Des promesses électorales leur avaient été faites en 2018.
  • Le parti ministériel veut les tenir.

Cette rebuffade est offensante pour le maire Labeaume, comme pour tous les élus municipaux.

Qui mieux qu’eux connaissent les besoins de leurs concitoyens, et peuvent le mieux planifier l’aménagement de leur territoire? C’est ce que croyait avoir bien fait la ville de Québec qui planche sur ce projet depuis des années.

Le sort réservé au maire de Québec n’est pas différent de celui des maires de la région métropolitaine de Montréal à qui échappe le développement du Réseau express métropolitain.

La planification et le développement du REM appartiennent à la Caisse de dépôt et placement via sa filiale CPDQ Infra. Son seul interlocuteur est le gouvernement du Québec.

L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), récemment créée pour planifier et organiser le transport en commun de la grande région de Montréal, n’a rien à dire. Elle doit s’adapter aux décisions de CPDQ Infra.

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Le pouvoir donné à CPDQ Infra est considérable.

  • Le développement des grands axes de transport orientera pour des décennies le développement du territoire et son aménagement.
  • C’est ainsi que la construction des autoroutes desservant Montréal a favorisé par le passé le développement des banlieues.

Des projets de prolongement du REM à Laval et à Longueuil et sur la Rive-Sud dans un axe est-ouest sont à l’étude présentement à la demande à la demande du gouvernement Legault.

S’ils se réalisent, ils conforteront le développement des couronnes au détriment de la ville-centre. L’étalement urbain se poursuivra.

La logique qui sous-tend la volonté du gouvernement Legault de favoriser les banlieues répond à une double réalité, ce autant à Québec qu’à Montréal:

  • Leur densité de population justifie des investissements importants pour régler des problèmes sérieux de congestion des routes et des ponts.
  • Ses habitants sont aussi des électeurs sensibles à la capacité de leurs élus à tenir leurs promesses.

Or, il se trouve que ce sont ces banlieues qui ont permis à la CAQ de former un gouvernement majoritaire en 2018. Leurs citoyens ont alors cru à ses promesses et, lors de la prochaine élection, ils voudront voir que les choses progressent comme promis.

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Vos FINANCES

Les belles histoires du Fonds de la FTQ

Publié le 19 fév 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Les belles histoires du Fonds de la FTQ

[Photo: FTQ]

  • L’actif du Fonds de solidarité de la FTQ dépasse 15 milliards $. Son rendement annuel depuis sa création est de 4,4%. Il offre un avantage fiscal difficile à battre.
  • Avec un tel actif financier et réputationnel, et avec des performances aussi honorables, pourquoi raconter des demi-vérités quant à ses frais de gestion et son engagement dans l’économie durable?

Comme une majorité de travailleurs québécois, je suis actionnaire des fonds de syndicats. Ils offrent l’opportunité de soutenir l’économie d’ici.

En tant que planificateur financier, je recommande aux professionnels et aux entrepreneurs ayant un taux marginal d’imposition élevé de souscrire à ces fonds pour la première tranche de 5000 $ de leur contribution REER.

J’y vois quatre bonnes raisons:

  • le crédit d’impôt supplémentaire;
  • le fait que ces fonds constituent un bon outil de diversification;
  • le mécanisme d’«épargne forcée» à long terme qu’ils représentent pour les individus; et
  • le soutien que les capitaux investis par ces fonds apportent à l’économie du Québec.

Mais le marketing du Fonds ne se contente pas de ces avantages. Il pousse le bouchon plus loin.

Des fonds dispendieux, sans conseil

Là où je lève les sourcils, c’est lorsque je lis les publicités du Fonds FTQ et que j’entends ses porte-paroles tenter de laver plus blanc que blanc sur la place publique.

Les fonds de syndicats ne sont pas assujettis à la Loi des produits et services financiers du Québec qui est sous la coupe de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Quand les dirigeants du Fonds FTQ tentent de comparer la structure, les résultats ou le contenu de leurs fonds avec l’industrie financière, ils font presque toujours des comparaisons boiteuses. 

Exemple: dans les états financiers du fonds et sur son site web, la direction  dit que le Fonds FTQ se compare aux fonds communs de la catégorie «équilibrés neutres» et que ces fonds ont, en moyenne, un ratio de frais de gestion annuel de 2,00%.

Là, je décroche. La FTQ tente ici de faire croire qu’avec son ratio de charges opérationnelles totales de de 1,49%*, le Fonds FTQ est moins cher.

*Ratio annuel des charges opérationnelles totales pour l’exercice terminé le 31 mai 2020. Source: rapport de gestion intermédiaire du Fonds de solidarité de la FTQ au 30 novembre 2020.

C’est du patinage artistique.

  • Les employés du Fonds FTQ n’ont pas de permis de conseillers de l’AMF.
  • Ils n’offrent pas de services de répartition de portefeuille, d’assurances de personnes, de plans de retraite, de conseils fiscaux et successoraux.

Parce que leur produit vient sans conseil, il est donc beaucoup plus pertinent de comparer le Fonds FTQ avec les fonds «sans frais de service et sans commission». 

Auparavant, tous les fonds communs de placement incorporaient dans leurs frais de gestion des commissions qu’ils remettaient aux conseillers financiers qui vendaient ces produits, de sorte que conseillers offraient eux-mêmes leurs services «gratuitement» à leurs clients. Ces fonds «avec commissions» existent encore, et c’est à eux que le Fonds FTQ compare ses propres frais.

Pourtant, depuis des années, les conseillers fonctionnent principalement à honoraires, qu’ils facturent directement à leurs clients. 93% des nouvelles ventes se dirigent donc vers des fonds «sans frais de service et sans commission», soit les fonds communs de série F.

Or, selon Morningstar, la médiane des ratios de frais annuels des 8667 fonds de série F est de 0,99%.

À 1,49%, le fonds de la FTQ serait donc 50% plus cher, et non moins cher.

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Socialement responsable? En partie seulement

Les dirigeants du Fonds FTQ se qualifient d’«investisseurs socialement responsables». 

Ajoutons des bémols. Je veux bien croire que ce critère de responsabilité sociale s’applique au volet des investissements en capital de développement.

Mais c’est escamoter un gros morceau.

Le Fonds détient pour près de 7 milliards $ en placements qui ne sont pas des investissements directs dans des sociétés et PME québécoises.      

  • 44,6% de son actif est dans des titres financiers mondiaux.
  • On y trouve des pipelines et des producteurs d’énergie fossile comme Enbridge, Shell, Transcanada, AltaGas, Valeo, Tourmaline ou encore l’uranium de Cameco.      
  • Il y aussi des parts de sociétés comme McDonald, Starbucks, LVMH (Louis Vuitton), Banque Scotia, Heineken ou Ferrari.  

Comme on ne peut détacher le Fonds FTQ de sa partie «autres investissements»,  c’est donc avec un grain de sel qu’il faut recevoir ses prétentions liées à l’économie durable: vraies, mais en partie.

Comme un breuvage qui contient 55,4% de «vrai jus»!

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Tendances MÉDIAS

Soyez célèbre auprès de 15 personnes: lancez votre balado!

Publié le 19 fév 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Soyez célèbre auprès de 15 personnes: lancez votre balado!

[Photo: @felipepelaquim | Unsplash]

  • La création de balados a connu en 2020 une croissance de 280%. Presque 900 000 nouveaux balados ont été lancés l’an dernier… soit un toutes les 2 minutes!
  • Cela démontre un réel engouement pour ce médium de la part des créateurs de contenu. Mais les auditeurs, eux, sont-ils aussi au rendez-vous? L’offre de balados dépasse-t-elle la demande?

Ce que la pandémie a fait pour la baladodiffusion:

Depuis 2018, Chartable compile des données concernant la baladodiffusion, à partir desquelles la firme parvient à mesurer l’engouement pour ce médium audio. Et les chiffres pour 2020 donnent le vertige.

En 2020, il y a eu:

●    885 262 nouveaux balados (comparativement à 318 517 en 2019);

●    2,4 fois plus de balados en français comparativement à 2019;

●    160 marques qui ont annoncé dans un balado pour la première fois;

●    presque deux fois plus d’écoute pour les balados aux États-Unis.

Le Québec participe à cette baladomanie:

Radio-Canada a célébré en novembre dernier le premier anniversaire de son application OHdio, qui propose plus d’une centaine de balados, y compris 3,7 planètes, animé par l’humoriste François Bellefeuille.

Qub Radio, la plateforme audio de Québecor, offre aussi toute une sélection de balados, dont Pourquoi Marie?, une enquête sur l’absence de la chanteuse Marie Carmen de notre paysage artistique (il n’y a pas de sujets trop pointus en balado).

Bell Média, le plus grand radiodiffuseur au Canada, n’est pas en reste et propose ses propres balados, dont celui de la téléréalité Big Brother Célébrités, animé par lesdites «célébrités».

C’est sans mentionner tous ces balados indépendants, produits par des individus passionnés ou des organisations à la recherche d’un nouveau moyen d’enrichir leur auditoire.

Le Mouvement Desjardins a lancé un balado, la Banque Nationale aussi. Mon collègue chroniqueur à InfoBref, Fabien Major, a son balado sur les finances personnelles.

Tenez, moi-même, je coanime un balado!

Si la baladodiffusion existe depuis plusieurs années, il est clair que cette industrie est entrée dans une phase de croissance fulgurante.

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Cela dit, y a-t-il un public pour tous ces balados?

Se demander s’il y a trop de balados, c’est un peu comme se demander s’il y a trop de chansons. Bien sûr que non.

Il n’en demeure pas moins qu’en ce qui concerne l’écoute des balados, même si globalement les auditeurs sont de plus en plus nombreux, il ne faut pas s’imaginer que chaque balado rallie des milliers (ni même des centaines) d’auditeurs.

Buzzsprout compile des statistiques sur le nombre de téléchargements d’épisodes de balados. En résumé:

  • Pour qu’un épisode de balado fasse partie des 50% les plus écoutés, il suffit 27 téléchargements dans les 7 premiers jours.
  • 3076 téléchargements dans les 7 premiers jours suffisent pour faire partie du 1% des épisodes de balados les plus écoutés à l’échelle internationale.

Ce que nous disent ces statistiques, c’est qu’un grand nombre de podcasteurs ont une portée pour le moins… confidentielle.

Andy Warhol aurait déjà dit que, dans le futur, chacun aurait ses 15 minutes de célébrité.

Dans les faits, en ce qui concerne le balado, chacun pourrait bien être célèbre… auprès de 15 personnes.

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Samsung Galaxy S21, Galaxy S21+ ou Galaxy S21 Ultra: lequel choisir?

Publié le 19 fév 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
Samsung Galaxy S21, Galaxy S21+ ou Galaxy S21 Ultra: lequel choisir?
  • Samsung a présenté tôt en cette année le Galaxy S21, la plus récente génération de son téléphone le plus vendu au Canada.
  • Sa fiche technique est impressionnante mais diffère légèrement d’un modèle à l’autre. Voici comment comparer les trois versions du Galaxy S21.

Les Galaxy S21, S21+ et S21 Ultra partagent plusieurs composants qui en font des appareils parmi les plus performants sur le marché. InfoBref en a fait l’essai et peut vous le confirmer.

  • Tous trois peuvent se connecter aux réseaux 5G.
  • Ils peuvent réaliser des vidéos en résolution 8K.
  • Leur appareil photo est doté d’au moins trois objectifs.
  • Leur processeur est le même: il s’agit du Snapdragon 888 de Qualcomm, qui se distingue dans la rapidité de l’affichage vidéo et des retouches automatisées des photos et vidéos.

Mais les trois modèles se distinguent par plusieurs caractéristiques importantes.

Galaxy S21

Android 11
Écran de 6,2 po (1080p, 120 Hz)
Appareil photo de 12 à 64 mégapixels à trois objectifs 
(zoom optique et numérique 30x)
Enregistrement vidéo 8K (7680 x 4320 pixels)
Caméra frontale de 10 Mpx
128 ou 256 Go de stockage interne
Compatible Ultra Wide Band (UWB)
Pile de 4000 mAh

Son format est plus compact que celui des deux autres, mais avec un affichage de 6,2 pouces, il n’est pas quand même pas petit. La capacité de sa batterie est toutefois réduite et il n’est pas compatible avec tous les nouveaux accessoires dévoilés par Samsung pour accompagner la gamme S21.

  • Plus: combinaisons de couleurs du boîtier originales | appareil photo polyvalent | bonne performance du processeur et de l’affichage.
  • Moins: autonomie inférieure | pas compatible avec les Samsung Tags (pour repérer des objets égarés) | résolution d’écran limitée à 1080p.

1129$ (vendu directement par Samsung Canada sur Amazon)


Galaxy S21+

Android 11
Écran de 6,7 po (1080p, 120 Hz)
Appareil photo de 12 à 64 mégapixels à trois objectifs 
(zoom optique et numérique 30x)
Enregistrement vidéo 8K (7680 x 4320 pixels)
Caméra frontale de 10 Mpx
128 ou 256 Go de stockage interne
Pile de 4800 mAh

Le téléphone Samsung à vous procurer si vous recherchez le meilleur compromis de prix, de fonctionnalités et de durabilité. Sa batterie est un peu plus grosse que celle du S21. Il est compatible avec tous les accessoires, y compris les tags, et on peut s’en servir comme clé intelligente pour démarrer certaines voitures neuves.

  • Plus: affichage lumineux de bonne taille | autonomie respectable | compatible avec tous les accessoires Samsung.
  • Moins: prix tout de même élevé | consomme beaucoup de données mobiles (en 5G) | résolution d’écran limitée à 1080p.

1399$ (vendu directement par Samsung Canada sur Amazon)

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Galaxy S21 Ultra

Android 11
Écran de 6,8 po (1440p, 120 Hz)
Appareil photo de 10 à 108 mégapixels à quatre objectifs 
(zoom optique et numérique 100x)
Enregistrement vidéo 8K (7680 x 4320 pixels)
Caméra frontale de 40 Mpx
128, 256 ou 512 Go de stockage interne
Compatible Ultra Wide Band (UWB)
Pile de 5000 mAh

Probablement le meilleur téléphone Galaxy à ce jour, grâce à un processeur puissant et une bonne mémoire vive. Il jouit aussi d’une autonomie supérieure de sa batterie. Son appareil photo arrière fait dans la démesure, mais ce n’est rien comparé à sa caméra avant, qui produit des égoportraits de très bonne qualité. En prime, on peut lui jumeler un stylet S Pen.

  • Plus: autonomie de la pile irréprochable | caméra frontale impeccable | bonne capacité multitâches | compatible avec la norme WiFi 6 | stylet S Pen optionnel.
  • Moins: prix très élevé | zoom numérique 100x généralement inutile | grand format mal adapté aux petites mains.

1649$ (vendu directement par Samsung Canada sur Amazon)


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Meilleurs produits TECHNO

Ces barres de son transformeront votre téléviseur en cinéma maison

Publié le 12 fév 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
Ces barres de son transformeront votre téléviseur en cinéma maison
  • Les téléviseurs à écran plat sont tellement minces qu’ils produisent un son de qualité inférieure – même les modèles les plus récents.
  • Certes, un système de son ambiophonique peut corriger cette faiblesse. Mais pour une fraction du prix, une barre sonore imitera un son ambiophonique en occupant moins d’espace.

On insiste tellement sur la qualité de l’image des téléviseurs qu’on néglige souvent leur qualité sonore.

  • Or, l’expérience ambiophonique est au moins aussi immersive, sinon plus, qu’une grande image en ultra haute définition.

Relativement abordables, compactes et facile à installer, les barres de son se sont imposées ces dernières années comme un accessoire incontournable pour corriger ce problème.

En voici quatre, testées et recommandées par InfoBref.

Notez que ces barres de son se marient à merveille avec notre sélection de téléviseurs 4K de bonne qualité à prix abordable.


Roku Streambar

Cette barre de son agit également comme un récepteur numérique 4K (UHD) avec affichage HDR: il suffit de la brancher à un port HDMI du téléviseur pour lui ajouter l’interface connectée Roku et ses centaines d’applications multimédias, y compris Netflix et Spotify.

  • Plus: prix très raisonnable | la télécommande multimédia peut contrôler le téléviseur | installation simple | qualité sonore respectable.
  • Moins: Aucune commande vocale | connexion à Internet uniquement par WiFi | réglages sonores limités.

163$ sur Amazon


Yamaha Sleek YAS-109

La barre de son d’entrée de gamme de Yamaha convient à la majorité des salons. elle produit une ambiophonie virtuelle grâce aux normes reconnues de DTS et, en prime, elle intègre la commande vocale Alexa d’Amazon.

  • Plus: qualité sonore digne de la marque | commande vocale efficace | caisson de graves intégré | installation facile.
  • Moins: ambiophonie virtuelle limitée | pas d’option pour un caisson de graves externe (comme le YAS-209).

400 $ sur Amazon


Sonos Beam

La Beam est la barre de son «de base» de Sonos, qui a mis en marché l’Arc l’automne dernier. Ce dernier modèle plus haut de gamme est à peu près impossible à trouver chez les détaillants, tandis que la Beam est disponible – et vaut la peine d’être considérée sérieusement.

  • Plus: format compact pratique | commande vocale Alexa efficace | disponible en blanc ou en noir | se combine aisément à d’autres enceintes Sonos.
  • Moins: pas d’option ambiophonique (Dolby Atmos) | appli Sonos capricieuse | installation un peu longue.

500$ sur Amazon


JBL Bar 3.1

Cette barre de son ambiophonique est un peu plus coûteuse mais elle est aussi plus puissante. Elle comprend un caisson de graves externe 

  • Plus: bonne ambiance sonore | son riche et puissant | caisson à connexion sans fil | connexion Bluetooth pour la lecture musicale.
  • Moins: réglages du son limités | pas d’intégration directe des services musicaux en ligne.

750$ sur Amazon


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Vos FINANCES

REER+CELI+REEE: la combinaison gagnante pour les hauts revenus

Publié le 12 fév 2021
Fabien Major
par Fabien Major
REER+CELI+REEE: la combinaison gagnante pour les hauts revenus

(Photo Unsplash)

  • Le REER, le CELI et le REEE sont intéressants pour la grande majorité des contribuables, mais leur combinaison présente un attrait particulièrement fort pour ceux qui ont la chance d’avoir un bon revenu.
  • Le REER est également à prioriser sur une société de gestion.

Chaque année, je me fais toujours poser cette question: «Dois-je cotiser à mon REER, au CELI ou au REEE?».

Si vous gagnez plus de 100 000$ par année, ne cherchez plus, vous devez cotiser aux trois régimes.

Cet exemple le montre.

Étienne est un architecte de 40 ans, père de jumeaux en bas âge. Il gagne 160 000$ par année. Son taux d’impôt marginal combiné fédéral-provincial est de 50,15% – c’est-à-dire qu’il doit payer plus de 50 cents d’impôt pour chaque dollar additionnel qu’il gagne.

En cotisant 20 000$ à son REER, il recevra 10 030$ en remboursement.

De ce montant, je lui recommande de cotiser un total de 5000$ aux REEE de ses jumeaux (2500$ chacun).

  • Ce montant sera ensuite bonifié de 1500$ par la subvention canadienne à l’épargne études et l’incitatif québécois à l’épargne études.

Du remboursement obtenu par la cotisation REER, il reste 5030 $. Je suggère de le diriger directement dans le CELI.

Les avantages de cette combinaison sont nombreux:

  • maximisation des cotisations des trois régimes;
  • bonification de 30% des dépôts dans le REEE;
  • croissance non imposable dans les REEE et le CELI;
  • augmentation immédiate de la valeur nette familiale.

Si Étienne procède ainsi et que, par hypothèse, il investit pendant 15 ans tous ses placements dans un portefeuille d’actions diversifié mondialement, il devrait profiter les effets formidables des intérêts composés.

  • Si son rendement annuel moyen atteint 7%, il verra le montant de ses placements approcher 900 000$ après 15 ans. 

­> Consultez la section Finances d’InfoBref avec nos nouvelles brèves en semaine et la chronique de conseils Vos Finances le samedi

Pour obtenir un remboursement d’impôt encore plus substantiel, les professionnels devraient cotiser dès que possible aux REER de la CSN ou de la FTQ.

  • Le maximum permis est de 5000$ dans chacun.
  • Le Fonds de Solidarité FTQ offre un crédit d’impôt supplémentaire de 30% et celui de Fondaction, un crédit supplémentaire de 35%. C’est difficile à battre.

Dans mon exemple précédent, le remboursement total provenant de 15 000$ cotisés en REER ordinaire plus 5000$ cotisés au REER Fondaction aurait été de 11 780$ au lieu de 10 030$, soit 1750$ de plus.

  • Les fonds FTQ et Fondaction étant déjà fermés pour les contributions forfaitaires cette année, il faudra attendre au 31 mai prochain pour en profiter.

Et pour les entrepreneurs et les professionnels incorporés?

Avant février 2018, j’étais de ceux qui croyaient fermement que l’accumulation de capitaux dans une société de gestion était plus avantageuse que la cotisation au REER.

Mais, la réforme fiscale de l’ancien ministre fédéral Bill Morneau a changé la donne. Il est désormais, de plus en plus difficile d’accumuler des sommes importantes dans une société sans subir des tracas fiscaux liés aux «revenus passifs» de cette société.

Le REER redevient donc l’option par défaut, même pour ceux qui auraient ou pourraient constituer une société de gestion.

Conseils

  • Si vous n’avez pas de plan financier précis, n’investissez pas le montant de votre cotisation dans le dernier produit financier à la mode sans réfléchir.
  • Vous pouvez placer le montant cotisé à votre REER dans le marché monétaire ou en obligations court terme, juste pour obtenir votre reçu de cotisation avant le 1er mars 2021.
  • Plus tard, à tête reposée, vous pourrez réorganiser l’ensemble de vos placements REER, CELI, et REEE dans une structure réfléchie et cohérente.

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Tendances MÉDIAS

Pourquoi tout le monde parle de Clubhouse

Publié le 12 fév 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Pourquoi tout le monde parle de Clubhouse

[photo: William Krause | Unsplash]

  • Clubhouse, ce nouveau réseau social basé sur l’audio, fait beaucoup jaser ces temps-ci, surtout depuis qu’Elon Musk y a fait une apparition il y a quelques semaines.
  • Au-delà du buzz, Clubhouse a-t-il le potentiel de devenir un incontournable dans le paysage médiatique?

Ce qu’est l’application Clubhouse:

Un chroniqueur de PC Mag a résumé de belle façon ce qu’elle permet: «C’est un peu comme écouter une conversation téléphonique, mais légalement.»

Clubhouse permet à un utilisateur de lancer une conversation et de discuter de choses et d’autres, avec une ou des milliers de personnes.

Les conversations sont en direct, elles ne sont pas enregistrées. Tous les auditeurs ont la possibilité de participer à la discussion en «levant la main» – comme une version 2.0 des émissions de «lignes ouvertes» à la radio.

Lancé il y a moins d’un an, Clubhouse est toujours en développement (bêta).

  • On ne peut pour l’instant y accéder que sur invitation.
  • L’appli ne fonctionne que sur iPhone. Une version Android viendra plus tard.

Pourquoi on en parle tant:

L’intérêt pour Clubhouse n’a cessé d’enfler ces derniers mois.

En ces temps de pandémie, l’appli s’est imposée comme une nouvelle façon de maintenir un semblant de vie sociale.

Puis, le côté «club privé» a quelque chose d’excitant. Parce qu’ils doivent être invités pour utiliser l’app, les premiers membres de la communauté ont un sentiment d’exclusivité. Il ne durera pas très longtemps (ils seraient déjà 2 millions) mais, pour l’instant, ce «privilège» fait des envieux: tout le monde veut savoir ce qui se passe sur Clubhouse.

Clubhouse est aussi la nouvelle coqueluche des investisseurs en capital de risque de la Silicon Valley.

  • L’appli, qui avait une valeur de 100 millions $ il y a moins d’un an, vaudrait aujourd’hui 1 milliard $.
  • Le fonds Andreessen Horowitz, qui a investi dans Facebook, Instagram, Pinterest et Airbnb, compte parmi les investisseurs de Clubhouse.

Facebook serait déjà en train de développer une application concurrente, selon le New York Times.

De son côté, Twitter teste actuellement la fonctionnalité Spaces, qui permet aussi de créer des «tweets audio éphémères».

En bref, il se passe quelque chose là.

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J’ai essayé Clubhouse:

Il ne m’a fallu que 10 minutes pour trouver une personne dans mon réseau prête à m’inviter.

Il s’agissait de Jean-Patrice Rémillard, un musicien de mes amis. Il voit dans cette app un beau potentiel: «Je pense que Clubhouse va devenir un gros joueur. Il y a un besoin criant de communauté actuellement, et cette app est cool, car on n’est pas dans le paraître, comme avec Instagram. Ce qui rend les gens intéressants sur Clubhouse, c’est la qualité de leurs propos.»

En ouvrant l’app, on est invité à sélectionner nos intérêts, puis on nous suggère des personnes à suivre. Rapidement, on se retrouve avec une liste de «conversations» à écouter en direct.

Je suis tombé sur un panel auquel participait Marc Randolph, l’un des fondateurs de Netflix. Il donne aujourd’hui des conférences sur la gestion d’entreprise. 1500 personnes écoutaient avec moi ce qu’il avait à dire et pouvaient lui poser des questions.

En faisant défiler la liste des conversations, baptisées «Rooms», j’ai vu des discussions sur une panoplie de sujets, y compris un débat sur «Star Wars vs. Planet of the Apes». On trouve aussi beaucoup de consultants qui prodiguent des conseils à propos du carré de sable qu’ils connaissent – ventes, marketing ou ressources humaines.

En revanche, je n’ai trouvé aucune discussion en français.

Il semble donc y avoir là une occasion à saisir pour les influenceurs francophones souhaitant investir une plate-forme émergente.

Reste aussi à trouver un modèle d’affaires viable pour cette idée. Ça viendra assez vite, n’ayez crainte…

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Analyse POLITIQUE

Armes de poing: pourquoi Trudeau reste sourd aux demandes de contrôle

Publié le 12 fév 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Armes de poing: pourquoi Trudeau reste sourd aux demandes de contrôle

(Photo Unsplash)

  • Les armes de poing sont celles qui font le plus de victimes au Canada. Plus que les armes d’assaut. À Montréal, Toronto et Vancouver, elles sont un fléau.
  • Une loi assurant leur contrôle avait été promise en 2015. Elle tarde toujours à venir. Le gouvernement Trudeau reste sourd aux pressions des villes à qui il renvoie la balle.

La mort de la jeune Meriem Boundaoui dimanche dernier, victime innocente d’une énième fusillade survenue en pleine rue dans le nord-est de Montréal, a relancé les appels au gouvernement fédéral pour qu’il modifie le code criminel et instaure un contrôle des armes de poing.

La circulation de ces armes ne cesse de s’accroître.

  • Plus d’un million d’armes de poing étaient enregistrées au Canada en 2019, soit 60% de plus qu’en 2012.
  • Les homicides commis au Canada par balle, au nombre de 249 en 2018, l’ont été six fois sur dix par des armes de poing.
  • Le Service de police de Montréal a recensé en 2020 quelque 440 incidents impliquant des armes à feu, en augmentation de 15% par rapport à l’année précédente.
  • Le Journal de Montréal a recensé 33 fusillades dans des lieux publics de Montréal ces six derniers mois.

Le marché des armes de poing est florissant. Elles viennent souvent des États-Unis. Il est aussi facile d’en fabriquer illégalement.

Les experts constatent une forme de banalisation de la possession de ces armes, notamment chez les jeunes inspirés par ce qu’ils voient sur les réseaux sociaux.

La lutte aux groupes criminalisés qui s’affrontent ouvertement dans certains quartiers de Montréal exige une concertation des différents intervenants:

  • sociaux et communautaires pour œuvrer en prévention;
  • policiers au plan de la répression. À Montréal, une Escouade dédiée à la lutte au trafic d’armes entrera en fonction ces prochains jours.

La capacité des grandes métropoles de reprendre le contrôle de la criminalité tient aux moyens dont elles disposent.

Outre les ressources financières, elles déplorent le manque de moyens légaux. Régulièrement, les élus municipaux réitèrent leur demande à Ottawa d’imposer des contrôles sur la possession des armes de poing.

> Découvrez les autres analyses politiques de Bernard Descôteaux, publiées chaque samedi dans InfoBref Matin

Le gouvernement Trudeau connaît très bien les enjeux de criminalité posés par la possession des armes à feu. Il a d’ailleurs tenu une partie de sa promesse de 2015 de mettre en place des contrôles. Toutefois, il ne l’a fait que pour les armes d’assaut, pour lesquelles il s’apprête à mettre en place un programme – contesté parce que volontaire – de rachat.

Pour les armes de poing, il tergiverse.

Il propose de donner aux villes qui le voudraient un pouvoir de réglementation. Une forme de libre-choix que la mairesse de Montréal trouve absurde, à raison. La prohibition de ces armes à Montréal n’aurait aucun sens si elle ne s’applique pas à la ville voisine. On n’imagine pas, à l’inverse, qu’on aurait pu laisser à chaque ville le choix de décriminaliser la possession de cannabis.

L’incohérence de cette position trouve explication dans des motifs électoraux.

  • L’Alberta et la Saskatchewan, s’opposent à l’adoption de mesures de contrôle des armes de poing.
  • L’Ontario a des réserves.

Justin Trudeau ne veut pas les affronter, du moins pas à quelques mois d’une élection. Cela ressemble beaucoup à une fuite en avant.

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