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Analyse POLITIQUE

Peut-on imaginer une police sans arme?

Publié le 16 avr. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Peut-on imaginer une police sans arme?

(Photo Unsplash)

  • L’idée de désarmer la police pour certaines de ses fonctions suscite de vives réactions. Les policiers s’y opposent. Les groupes communautaires y sont favorables.
  • Ce que d’autres villes ont fait, Montréal peut le faire et amorcer à son tour un changement de la culture policière.

Intervenir en situation de crise n’est jamais simple pour des policiers.

Pour exemple, la décision qu’a dû prendre une policière de Longueuil, plus tôt cette semaine, de se servir de son arme pour maîtriser un forcené armé de couteaux.

Quatre coups de feu ont été tirés. Tous ont raté leur cible. Cet individu a finalement été maîtrisé par d’autres méthodes.

Le dénouement de cette intervention montre que le recours aux armes peut ne pas être un absolu.

Tout comme ne devrait pas l’être la nécessité d’être toujours armé, tel que le soutiennent les policiers pour qui leur arme est leur ultime protection. On le leur apprend à l’école de police.

L’usage de la force fait actuellement partie de l’arsenal ordinaire des policiers. Pourtant, il y a d’autres façons de faire.

Ces dernières années, les policiers du Québec ont appris de leurs erreurs. Ils se sont adaptés aux circonstances nouvelles.

Les «forcenés» auxquels ils sont confrontés sont rarement des criminels.

Ce sont des personnes en état de crise pour cause de maladie mentale ou aux prises avec des problèmes de drogue.

  • Ils ont besoin de soins.
  • À la place, ils risquent d’être victimes de tirs policiers.

L’adoption d’approches communautaires ou «préventionnistes» par plusieurs corps policiers montre qu’un changement est amorcé.

On voit de plus en plus fréquemment des équipes mixtes où des travailleurs sociaux interviennent avec les policiers.

La proposition adoptée par Projet Montréal à son récent congrès pour désarmer la police est plus nuancée que ce que la Fraternité des policiers en a retenu.

Il ne s’agit pas que tous les policiers laissent leurs armes aux vestiaires, mais plutôt de mettre en place un projet pilote suivant lequel le port d’armes serait ultimement réservé aux brigades spécialisées.

Cette pratique n’est certes pas répandue à travers le monde.

Mais, dans une vingtaine de pays, l’usage des armes est réservé à des circonstances exceptionnelles.

  • En Grande-Bretagne, exemple souvent cité, 95% des policiers ne sont équipés que d’une matraque.
  • La Norvège, l’Islande et la Nouvelle-Zélande ont des pratiques similaires.

L’absence de policiers armés dans ces pays ne les rend pas moins sécuritaires.

  • Le taux d’homicide dans chacun de ces pays est moins élevé qu’au Canada.
  • Le nombre de décès survenus par des tirs policiers y est aussi inférieur.

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Le débat amorcé sur le port d’armes peut être déstabilisant pour les policiers et pour une partie de la population, d’autant plus qu’il survient en parallèle à cet autre débat sur le «définancement» des corps policiers qui nous vient des États-Unis.

L’amalgame est vite fait. Tous les moyens seraient bons pour s’en prendre à l’institution.

Il y a là un piège où il est facile de tomber.

Au-delà du mot «armes», le débat porte en fait sur la culture policière. C’est ce à quoi il faut s’intéresser.

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Tendances MÉDIAS

Radio X: la provocation comme modèle d’affaires

Publié le 16 avr. 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Radio X: la provocation comme modèle d’affaires
  • La coalition Sortons les radios-poubelles de Québec demande que l’implication de Radio X soit considérée par le coroner dans son enquête sur la mort d’Étienne Desrochers-Jean, décédé de la Covid-19 à la suite de l’éclosion monstre au Méga Fitness Gym de Québec.
  • La raison: le récalcitrant propriétaire du gym, Dan Marino, a été plusieurs fois interviewé sur les ondes de Radio X, alors qu’il menaçait d’ouvrir son établissement malgré les restrictions sanitaires.

Aujourd’hui, même si le Méga Fitness Gym se défend d’avoir fait fi des règles sanitaires, on dénombre plus de 500 cas de Covid-19 liés au centre d’entraînement. Et un mort.

Du côté de Radio X, entraînée par la bande dans cette affaire, un soldat est déjà tombé. L’animateur Mike Tremblay a annoncé sa démission par Facebook Live mardi dernier. Il avait interviewé Dan Marino, et son nom a été mentionné par la coalition Sortons les radios-poubelles de Québec.

Pour lui, c’est «la goutte qui a fait déborder le vase» [détails dans un article du Soleil].

La station de Québec, abonnée aux scandales du genre, avait aussi fait l’objet d’une campagne de boycottage de plusieurs de ses annonceurs l’automne dernier, dont la Ville de Québec, qui l’accusait de «mettre en danger» la vie des citoyens en propageant de fausses informations sur la pandémie.

La provocation comme modèle d’affaires:

Malgré les critiques qu’elle essuie depuis plus de deux décennies, Radio X continue de rallier un large public dans la Capitale-Nationale. Pourquoi? Qu’est-ce que propose cette station qui séduit autant le public de Québec?

Le ton de Radio X est assez unique au Québec. Chaque jour, ça parle. Beaucoup. Ça parle de hockey, de chars, de cul et d’affaires drôles qui circulent dans les médias sociaux.

Le ton Radio X, c’est Les Boys à la radio. D’ailleurs, si on entend bien quelques voix féminines à l’antenne, on comprend assez rapidement que le public prioritaire de la station, c’est l’homme québécois pure laine «standard», le «vrai gars».

En semaine, les trois piliers de la station (Dominic Maurais, Jeff Fillion et Denis Gravel) distillent une idéologie de droite: moins de gouvernement, moins d’impôts, plus de libertés individuelles.

Ils encensent les idées conservatrices, puis font de la réclame pour un concessionnaire automobile local (il faut bien payer le loyer) avant de se plaindre des «maudits» journalistes de Radio-Canada.

Chaque jour, ces roitelets des ondes donnent à leur auditoire de nouvelles raisons d’être en «crisse» contre le système. Ils sont flanqués de leurs courtisans, des coanimateurs toujours prêts à opiner de la tête à chacune de leur déclaration.

Si vous cherchez des débats animés, ce n’est pas à Radio X que vous les trouverez.

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Radio X, c’est une bulle. D’une certaine manière, cette station qui fait la pluie et le beau temps à Québec a trouvé comment exciter les foules et polariser la population.

On accuse aujourd’hui les algorithmes des médias sociaux de créer des «bulles de filtres» en ne nous présentant que l’information qui nous conforte dans nos certitudes. Radio X exploite cette recette gagnante depuis longtemps.

Radio X suscite l’adhésion de son auditoire en ne présentant qu’un côté de la médaille, en refusant les débats d’idées, en se moquant de ses critiques et en misant sur le vécu et l’émotion pour faire passer la pilule.

Pourquoi seulement à Québec?

Le propriétaire de la station, RNC Media, a bien tenté d’imposer une radio de provocation à Montréal. En 2012, on transformait ainsi la station Couleur Jazz en Radio X Montréal.

Faute d’un public intéressé par la chose, l’aventure prendra fin après deux ans.

Ailleurs au Québec, aucune station de radio n’a tenté d’exploiter le filon manifestement lucratif de Radio X.

Pourquoi le modèle d’affaires de Radio X fonctionne-t-il à Québec, mais pas ailleurs?

Dans son essai Jeff Fillion et le malaise québécois (Liber, 2008), le journaliste Jean-François Cloutier avance que Radio X et Jeff Fillion ont contribué à «donner une identité et une raison d’habiter» à Québec.

Y a-t-il là une partie de la réponse? Dans une communauté homogène et rangée comme Québec, aurait-on besoin d’un grand frère malcommode pour se secouer les puces?

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Conseils pour vos FINANCES

Des fonds verts qui font rire jaune

Publié le 16 avr. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Des fonds verts qui font rire jaune

(Image Unsplash)

  • Auparavant, toutes les grandes sociétés financières vantaient leurs gros rendements et l’étendue de leurs compétences.
  • Aujourd’hui, elles embrassent les valeurs de développement durable, d’égalité sociale et de saine gestion. Elles claironnent sur toutes les tribunes l’abréviation ESG (environnement, société, gouvernance). S’agit-il d’initiatives sincères ou est-ce du marketing de bonne conscience?

Il est permis de douter.

  • Certains financiers étaient hier les grands bailleurs de fonds de l’industrie pétrolière. Ils soutenaient les lobbyistes de Keystone XL.
  • Aujourd’hui, ils flirtent avec les fabricants de véhicules électriques et de cellules photovoltaïques, et ils échangent des poignées de mains avec les syndicats.

J’éprouve un malaise. Et vous?

Biden favorise quatre ans de croissance pour les placements ESG

Si vous cherchez une voyante pour vous aider à placer vos pions avec trois coups d’avance, fiez-vous aux élections présidentielles américaines.

Les deux dernières en sont la preuve.

En 2016, les républicains souhaitaient favoriser le charbon, le pétrole, les mieux nantis, les armes à feu et le «Buy American». L’élection surprise de Trump a donc été très bénéfique pour les grandes sociétés multinationales inscrites en bourse. Leur taux d’imposition est passé de 35% à 21% seulement.

On a vite compris que cette économie fiscale est allée en bonus, en dividendes aux actionnaires et en rachat d’actions.

Sous l’administration Biden, on va avoir droit jusqu’en 2024 à ce que les démocrates ont promis: un vaste plan d’investissements dans les infrastructures qui avantagera l’adoption des énergies renouvelables et des solutions de développement durable.

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Ne tombez pas dans le panneau… solaire

Depuis l’assermentation de Joe Biden, les grandes sociétés financières ont aiguisé leurs crayons pour profiter de cette nouvelle manne à saveur ESG: Environnement, équité Sociale et saine Gouvernance. Trois thèmes certes très nobles, mais maintenant servis sous la forme des trios de chez McDo.

Il y a de vraies opportunités et des initiatives sincères, mais le marketing qui l’entoure commence à déraper.

L’engouement pour les solutions d’investissements de type ESG est tel que la Securities Exchange Commission, le gendarme financier américain, a dû s’en mêler pour calmer les ardeurs.

Le 9 avril dernier, la SEC a publié un communiqué de catégorie Risk Alert pour aviser le public des risques grandissants sur les investissements qui prétendent respecter les facteurs ESG:

  • «Cette croissance rapide de la demande, l’augmentation du nombre de produits et services ESG, et l’absence de définition standardisée et précise présentent certains risques. Par exemple (…) créer de la confusion chez les investisseurs (…)»

J’espère que l’AMF et l’OCRCVM, qui réglementent la distribution des produits et services financiers chez nous, suivront le pas et presseront l’industrie de simplifier les offres, préciser les définitions et adoucir le battage publicitaire.

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D’évidence, comme on dit en québécois, on «beurre épais» avec les solutions ESG.

En regardant quelques fonds de type ESG proposés par de grandes institutions canadiennes, j’ai trouvé, en trois ou quatre clics, des investissements en actions dans:

  • des pétrolières impliquées dans l’exploitation des sables bitumineux;
  • des banques présentes aux îles Caïmans;
  • des minières qui ont intoxiqué des populations du Chili à l’arsenic;
  • un conglomérat qui a secondé la junte militaire au Myanmar; et
  • une firme d’ingénieur qui a sciemment versé des pots-de-vin à des dictateurs.

Êtes-vous bien certain que votre fonds d’économie durable est aussi «juste et vert» qu’il le prétend?

Prenez le temps d’analyser les documents qu’on vous remet et posez beaucoup de questions. L’appellation ESG n’est pas contrôlée. Elle est très poreuse à toutes sortes d’exceptions.

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Meilleurs produits TECHNO

Quel micro pour votre premier balado?

Publié le 16 avr. 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
Quel micro pour votre premier balado?
  • Baladodiffusions, conférence sur Clubhouse, vidéo en direct sur Instagram… Il n’a jamais été aussi facile de se faire entendre qu’en 2021, à condition d’avoir l’équipement pour faire une diffusion de qualité.
  • La majorité des gens ont une bonne caméra sur leur téléphone mais, pour ce qui est du micro, c’est une autre histoire. Voici quelques accessoires pour y remédier.

Pas besoin d’un grand studio pour diffuser des capsules sonores sur les plateformes comme Clubhouse. Un bon micro peut faire l’affaire.

Or, le micro d’un ordinateur personnel ou celui intégré à la caméra d’un téléphone intelligent n’est pas conçu pour capter une seule voix, mais pour capter tout l’environnement sonore, ce qui produit un résultat loin de ce qu’on souhaite généralement pour produire un balado.

Plusieurs fabricants s’intéressent au marché de la baladodiffusion. Ils proposent des micros qui vous permettront de produire un son de qualité sans vous ruiner.

Voici trois micros prêts pour la balado que vous recommande InfoBref après les avoir essayés.


Movo UM700

Le micro UM700 de la marque Movo est conçu pour s’ajuster rapidement au type d’enregistrement désiré: balado en solo, entrevue à deux, enregistrement musical stéréo ou création d’une ambiance sonore. Il se branche via un port USB à l’appareil d’enregistrement de votre choix: Mac, PC, iPad, etc. 

  • POUR: fonctionne instantanément dès qu’il est branché | touche de mise en sourdine intégrée | amplificateur sonore ajustable intégré | son de qualité professionnelle | pas cher.
  • CONTRE: produit du bruit au moindre contact | les différents types d’enregistrement pas aussi efficaces qu’espéré | son trépied n’offre pas d’ajustement en hauteur.

163$ sur Amazon


Blue Yeti

Ce micro à connexion USB est le plus populaire pour réaliser des baladodiffusions. La raison en est simple: il est facile à utiliser et produit un son de bonne qualité, à condition de bien l’utiliser, dans un environnement assez silencieux pour en tirer le maximum.

  • POUR: plusieurs ajustements sonores sont possibles à même le micro | offre quatre modes de captation sonore (solo, entrevue, stéréo et ambiance) | livré avec un logiciel qui permet d’en ajuster encore un peu plus les paramètres.
  • CONTRE: très sensible aux bruits environnants peu importe le mode | fonctionne mieux sur un trépied antivibration ou une girafe.

180$ sur Amazon


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Sennheiser XS Lav

La prestigieuse marque allemande de produits sonores propose plusieurs ensembles pour réaliser des enregistrements sonores hors de votre «studio» à la maison, ou des enregistrements vidéo dans lesquels vous ne voulez pas montrer un micro en gros plan. L’ensemble XS Lav est minimaliste mais il rehausse la qualité sonore grâce à un micro-cravate à connexion USB-C et à un trépied universel convenant à tout téléphone intelligent.

  • POUR: qualité sonore irréprochable | connexion USB-C compatible avec la plupart des téléphones Android | le câble de 2 mètres est juste assez long | le trépied, de marque Manfrotto, est de bonne qualité.
  • CONTRE: ne peut pas être converti en micro sans fil | pas d’adaptateur Lightning (pour iPhone) inclus.

130$ sur le site de Sennheiser Canada

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Meilleurs produits TECHNO

Ces assistants numériques ont votre sommeil et votre alimentation à cœur

Publié le 9 avr. 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
Ces assistants numériques ont votre sommeil et votre alimentation à cœur

(Photo Google)

  • En plus de leurs enceintes connectées, Amazon et Google proposent des appareils dotés d’un écran qui font d’excellents radios-réveils intelligents… ou des sous-chefs très compétents.
  • Les Echo Show et Nest Hub viennent d’ailleurs de subir une mise à jour qui les rend plus polyvalents et qui vise à simplifier encore un peu plus votre quotidien – autant pour vous aider à dormir qu’à faire à manger.

Amazon et Google vendent une gamme étendue d’appareils connectés pour la maison compatibles avec leur assistant numérique respectif, Alexa ou l’Assistant Google.

Cela va des enceintes aux caméras de surveillance, en passant par des moniteurs de différentes tailles qu’on peut installer dans le salon, la cuisine ou la chambre à coucher.

Dans cette catégorie, les deux entreprises techno viennent de mettre en marché de nouveaux appareils à la fois similaires et très différents.

  • Le Nest Hub 2 de Google joue le rôle d’un radio-réveil connecté. Il comprend des fonctions de suivi du sommeil faites sur mesure pour cet usage.
  • L’Echo Show 10 est physiquement plus imposant. Il intègre une enceinte sonore assez puissante et un écran pivotant, conçu pour faciliter des tâches domestiques comme la cuisine.

InfoBref a testé les deux appareils pour déterminer s’ils sont réellement utiles et s’il vaut la peine de s’en procurer un.


Amazon Echo Show 10 (3e génération)

Cet écran connecté de 10,1 pouces de diagonale est de meilleure qualité et plus polyvalent que ses prédécesseurs. Son enceinte est de bien meilleure qualité. Son écran pivote automatiquement pour vous suivre lorsque vous vous déplacez à proximité – c’est très utile pour bien suivre les étapes d’une recette qui s’affiche tandis que vous avez les mains pleines de farine. En prime, si vous réglez l’appareil comme étant localisé aux États-Unis, vous pouvez participer à des appels vidéo sur Zoom.

  • POUR: qualité sonore irréprochable | intègre le protocole Zigbee pour commander d’autres accessoires connectés dans la maison | est (partiellement) compatible avec l’application Zoom | peut agir comme système de surveillance pour la maison.
  • CONTRE: le moniteur ne suit pas toujours correctement les déplacements | format un peu gênant sur un comptoir de cuisine le moindrement étroit | prix élevé.

330$ sur Amazon

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Google Nest Hub (2e génération)

Cette nouvelle version du Nest Hub a des capteurs qui suivent vos mouvements quand vous dormez, pour vous aider à évaluer la qualité de votre sommeil. L’appareil peut jouer de la musique, afficher des photos ou des vidéos. Il peut servir de réveil sonore ou même visuel, puisqu’il peut recréer assez efficacement la luminosité changeante d’un lever du soleil.

  • POUR: le suivi du sommeil est étonnamment instructif | le réveil visuel permet de se réveiller plus doucement qu’une alarme sonore | on peut programmer un diaporama à partir de n’importe quel album de l’application Google Photo.
  • MOINS: l’écran de 7 pouces est étroit pour regarder des films ou des séries | l’enceinte intégrée n’est pas très puissante | parce que l’appareil n’a pas de cardiomètre, le suivi du sommeil demeure limité.

130$ sur le Google Store


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Conseils pour vos FINANCES

Comment freiner la spéculation immobilière?

Publié le 9 avr. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Comment freiner la spéculation immobilière?

(Source: Unsplash)

  • Le marché immobilier au Québec affiche une vigueur jamais vue. On dirait une locomotive de TGV sans frein.
  • L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec s’en inquiète. Elle relève que le prix de vente des maisons unifamiliales dans la région de Montréal a augmenté de 32% entre mars 2020 et mars 2021.

En plus des nouveaux acheteurs et des courtiers, l’inquiétude gagne maintenant les banquiers. C’est plutôt rare: d’ordinaire, ils tirent profit des mouvements spéculatifs.

Le PDG de BMO Darryl White a dit mercredi dernier que les autorités doivent, d’urgence, planifier l’intervention qu’elles pourraient devoir faire, dans les prochaines semaines, pour calmer la surchauffe dans le marché immobilier.

Il craint que, lorsqu’une majorité de la population sera vaccinée, une robuste reprise économique s’ensuive et que le secteur immobilier vive alors une nouvelle poussée de croissance. Cela se terminerait probablement par un éclatement douloureux de la bulle immobilière.

Remèdes de cheval pour cupidité galopante

Il n’y a probablement pas UNE seule solution qui pourrait freiner la spéculation systémique immobilière; il faudrait plutôt un cocktail de remèdes.

L’objectif serait de ralentir l’appétit pour la surenchère et les transactions éclair, tout en continuant d’encourager l’accès à la propriété de manière prudente pour les jeunes familles qui ont besoin d’un toit pour élever leurs enfants.

Voici 3 idées qui sont sur la table des décideurs politiques;

1. Encadrer rigoureusement les transactions au comptant, par l’entremise de prêteurs privés et/ou au bénéfice de société-écran

Actuellement, un certain laxisme rend ces opérations très opaques. Rien ne permet de confirmer l’authenticité des acheteurs véritables ni leur capacité financière réelle.

Selon l’organisme Transparency international, c’est aussi par ces canaux que le crime organisé parvient à blanchir des sommes importantes au Canada.

> Découvrez nos autres articles consacrés à l’immobilier, dans la section Affaires d’InfoBref

2. Éliminer les avantages fiscaux sur le gain en capital pour les propriétés laissées vacantes pendant plus d’un an, et l’exemption pour gain sur une résidence principale occupée pendant moins de 5 ans

Un attrait important de la spéculation immobilière réside dans l’avantage fiscal que représente l’exemption d’impôt sur revente de la résidence principale.

Le gain en capital sur les résidences secondaires et les immeubles multilogements est aussi fort avantageux, puisque seulement 50% du gain en capital à la vente est imposable.

En mettant un impôt ou en augmentant l’impôt sur de nombreuses transactions qui ne correspondent pas à d’authentiques besoins de logement, on couperait l’herbe sous le pied aux spéculateurs.

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3. Réduire la portée des garanties de la SCHL

Présentement, deux tiers des hypothèques sont protégées par une assurance-hypothèque, et la majorité l’est par la SCHL, une société de la Couronne.

Par l’intermédiaire de la SCHL, TOUS les Canadiens se portent garants de la solvabilité des emprunteurs.

Cette situation singulière rend le Canada fortement vulnérable puisque l’activité immobilière représente 12% de notre PIB.

  • Les banques financent ces acheteurs, mais elles ne sont pas entièrement imputables des prêts qu’elles font.
  • Elles reportent le risque sur tous les contribuables canadiens.

Il faudrait établir un mécanisme pour que la SCHL ne garantisse jamais plus des deux tiers du capital emprunté.

Ainsi, les banques pourraient utiliser des ratios financiers plus réalistes pour analyser les demandes de prêts: non plus basés comme actuellement sur les revenus bruts des demandeurs, avant impôts – une anomalie, selon moi – mais sur leurs revenus nets.

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Tendances MÉDIAS

Facebook a une sale réputation. Et après?

Publié le 9 avr. 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Facebook a une sale réputation. Et après?

[photo: Christoph Scholz]

  • Il ne se passe pas une semaine sans qu’une tuile s’abatte sur la tête de Facebook. La dernière en date: le téléversement en ligne des données personnelles de 533 millions d’utilisateurs du réseau social.
  • Tous ces revers ont au moins une conséquence: la réputation du géant des réseaux sociaux en prend solidement pour son rhume.

Trump, Monsanto et… Facebook

En 2020, dans le palmarès Axios The Harris Poll 100, qui évalue la réputation des 100 entreprises les plus «visibles» aux États-Unis, Facebook glissait en 97e place.

Ce sondage annuel, mené auprès de 34 000 Américains, concluait donc que, dans l’opinion publique, Facebook est à peu près au même niveau que des entreprises assez peu fréquentables comme le géant des pesticides Monsanto, la Trump Organization et Juul Labs, un fabricant de cigarettes électroniques accusé d’avoir ciblé les jeunes dans ses publicités.

Facebook est en outre la seule entreprise des GAFAM à faire aussi partie de ce club des mal-aimés. En comparaison, dans le même palmarès, Amazon se classait en 3e place, Microsoft en 19e, Google en 24e, et Apple en 27e.

C’est en 2019 que la réputation de Facebook a piqué du nez de façon vertigineuse: elle est passée du 51au 94e rang.

Nous étions alors dans la foulée du scandale Cambridge Analytica, après avoir appris que cette firme britannique aurait utilisé les données de millions d’utilisateurs de Facebook pour influencer le résultat des présidentielles américaines de 2016 en faveur de Donald Trump.

L’année qui vient de s’écouler n’a pas non plus été de tout repos pour Facebook:

  • Campagne de boycottage de grands annonceurs après le meurtre de George Floyd;
  • Poursuite pour pratiques anticoncurrentielles par le gouvernement américain et 48 États américains;
  • Bras de fer avec l’Australie sur la question des redevances aux médias locaux pour la réutilisation de leurs contenus;
  • Démissions de cadres mécontents de la politique trop molle de Facebook en ce qui concerne les propos haineux.

À cela, il faut ajouter les critiques de plus en plus vives en ce qui a trait au rôle de Facebook dans l’explosion de la désinformation en ligne.

Ces derniers mois, en fait, on a surtout vu Mark Zuckerberg, le visage livide, passer plusieurs mauvais quarts d’heure à devoir défendre sa plateforme devant des représentants du Congrès américain.

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Est-ce si important, la réputation?

Facebook a donc un sérieux problème de réputation.

Mais, comme le dirait Yvon Deschamps, une réputation, «kossà donne»? Prenons en considération les faits suivants:

  • Le nombre d’utilisateurs actifs de Facebook est toujours en croissance (2,7 milliards d’utilisateurs au dernier trimestre de 2020).
  • Après avoir plongé au début de la pandémie, le cours de l’action de Facebook a repris du poil de la bête. Au moment d’écrire ces lignes, l’action FB valait 313 $US. C’est presque un sommet historique.
  • Les ventes publicitaires mondiales de Facebook ont atteint 84 milliards $US en 2020, une croissance de 21% par rapport à 2019.
  • Avec une fortune de 118 milliards $US, selon Bloomberg, Mark Zuckerberg a rejoint l’automne dernier le club sélect des personnes dont la fortune personnelle dépasse les 100 milliards $US. Le fondateur de Facebook est pratiquement deux fois plus riche qu’il y a un an.

En somme, la sale réputation que traîne Facebook depuis quelques années n’a eu aucun effet sur sa santé financière. Du moins, pour l’instant.

C’est peut-être pour de pareilles raisons qu’il n’est pas saugrenu de se demander: Facebook est-il devenu trop gros pour sombrer (too big to fail)?

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Analyse POLITIQUE

Une crise du logement se prépare à Montréal

Publié le 9 avr. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Une crise du logement se prépare à Montréal

(Photo Unsplash)

  • Se loger à prix abordable est devenu une affaire complexe, peu importe que l’on cherche un logement ou une maison. Rien ne semble pouvoir contenir l’inflation galopante des prix.
  • Cette pression des prix se ressent partout au Québec, mais particulièrement à Montréal où une nouvelle crise du logement se prépare pour la période des déménagements du 1er juillet.

Un sondage Angus Reid faisait état cette semaine de l’exaspération des citoyens devant les prix «déraisonnablement élevés» du marché immobilier. La croissance des transactions donne le tournis:

  • Le prix médian d’une unifamiliale au Québec est maintenant de 460 000 $, soit 100 000 $ de plus qu’il y a un an.
  • 16 020 transactions ont eu lieu en février, soit 47% de plus qu’en février 2019.

D’une région à l’autre, le nombre des transactions a considérablement varié en un an:

  • Laurentides: +89%
  • Montérégie: +34%
  • Laval: +25%
  • Montréal: +7 %

Cette inflation du prix des maisons crée inévitablement une pression sur le prix des logements à louer.

Montréal connaît une situation paradoxale.

  • Son taux d’inoccupation, qui n’est que de 2,7%, est au seuil du taux d’équilibre du marché.
  • Au centre-ville, ce taux est même de 10,2 %.
  • Dans des quartiers comme Outremont–Mont-Royal et Côte-des-Neiges, il est de plus de 4%.

Les Montréalais devraient donc pouvoir se loger à un prix raisonnable. Du moins, en principe.

La réalité est toutefois plus complexe.

Lorsqu’il s’agit de logement à prix abordable, le taux d’inoccupation chute à 1,6%.

Sur le terrain on constate que l’offre se restreint alors qu’une vague de «rénovictions» chasse les locataires de logements abordables pour les rénover et faire augmenter les prix.

> Découvrez nos autres articles consacrés à l’immobilier, dans la section Affaires d’InfoBref

Le loyer moyen mensuel à Montréal est de 903 $ selon la SCHL. Cela représente une hausse de 4,2 % sur l’an dernier.

Mais ceux qui sont à la recherche d’un logement paieront plus.

Le Devoir a analysé les prix affichés sur 3000 annonces publiées sur Kijiji. Il établit la moyenne des loyers offerts à 1310 $ par mois. On est loin de l’abordabilité.

Une nouvelle «crise du logement» lors de la période des déménagements du 1er juillet apparaît inévitable. Plusieurs risquent de rester sur le carreau.

Survenant en plein cœur de la campagne à la mairie, elle incitera les candidats à jouer au à-qui-la-faute.

Les administrations municipales n’ont pas de réels pouvoirs sur le marché de l’habitation. Si elles ne peuvent jouer les arbitres, elles peuvent néanmoins agir.

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Valérie Plante avait ainsi pris des engagements forts en 2017:

  • construire 12 000 logements sociaux et abordables; et
  • forcer les promoteurs immobiliers à faire leur part pour la mixité sociale en habitation.

Le premier engagement n’a été que partiellement tenu.

Quant à son règlement surnommé le 20/20/20, il n’est en vigueur que depuis le 1er avril.

Projet Montréal maintiendra cette approche lors d’un deuxième mandat.

Ensemble Montréal, où Denis Coderre est de retour, aura une vision à l’opposé de tout interventionnisme. Il a d’ailleurs voté contre l’adoption du 20/20/20.

Les élections municipales auront lieu le 7 novembre.

L’accès au logement et à la propriété demeurera d’ici là un enjeu majeur pour les Montréalais. Denis Coderre et Valérie Plante ne pourront l’éviter.

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Analyse POLITIQUE

Valérie Plante saura-t-elle mettre Denis Coderre en échec?

Publié le 2 avr. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Valérie Plante saura-t-elle mettre Denis Coderre en échec?

[photos: YouTube et Twitter]

  • Denis Coderre a réussi son retour sur la scène politique montréalaise. Toute la semaine, il a fait les manchettes, amorçant ce qui sera une très longue campagne électorale.
  • Le match revanche tant désiré contre Valérie Plante est enclenché. Mais la mairesse sortante ne se donne pas battue pour autant, malgré son déficit de popularité.

L’ancien maire assure aujourd’hui que sa défaite crève-cœur de 2017 l’a profondément changé.

Il n’est pas le premier politicien à chercher ainsi renaître de ses cendres.

  • Jean Drapeau, Robert Bourassa, Jean Chrétien sont de ceux qui ont su surmonter d’éprouvants échecs et qui l’ont inspiré.

Le nouveau Denis Coderre apprécie la comparaison avec Jean Drapeau, mais son politicien modèle est, sans nul doute, Jean Chrétien. Il fut son mentor et il lui est redevable de beaucoup.

Cela se sent dans son livre Retrouver Montréal où Coderre rappelle l’importance qu’a eue pour lui Jean Chrétien en le nommant ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration en 2002.

Parions que, comme lui, il gardera, s’il retrouve la mairie, son caractère opiniâtre et déterminé. Il demeurera le fonceur que l’on a connu avant qu’il ne devienne autocrate en fin de mandat.

La transformation que prétend avoir subie Denis Coderre n’est donc pas une métamorphose totale.

Mais elle est réelle à certains égards:

  • il a pris soin de sa santé physique et mentale ;
  • la défaite l’a rendu plus humble – son ego en a pris un coup;
  • il sera plus à l’écoute des autres.

Durant cette campagne qu’il a voulu longue – on est à sept mois du scrutin –, nous aurons maintes occasions de juger de la profondeur de ce changement.

Denis Coderre n’échappera pas à un examen critique constant.

Son défi sera de maintenir la position de tête que lui attribuaient plusieurs sondages avant même l’annonce de son retour officiel.

  • Il y a deux semaines, Recherche Mainstreet lui accordait 40% des intentions de vote, avec 14 points d’avance sur Valérie Plante.

Cette avance tient pour beaucoup à l’impopularité des politiques de la mairesse actuelle.

Celle qui s’était fait élire comme «la mairesse de la mobilité» n’a pas réussi à libérer Montréal de ses cônes orange.

Le maire Coderre avait échoué à ce test avant elle.

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Valérie Plante est une battante. Elle ne concède rien d’avance.

Son bilan n’est pas que négatif et sa gestion, notamment de la pandémie, a permis à Montréal d’éviter le pire.

La vraie bataille se fera autour des programmes et des projets.

Pour le moment, Denis Coderre s’en tient à des perspectives générales de développement, qu’il expose dans son livre Retrouver Montréal.

Certaines de ses idées le rapprochent de Valérie Plante, entre autres sur le développement du transport en commun. Il a lui aussi sa «ligne rose».

Comme elle, il est préoccupé par les questions environnementales.

Ce glissement vers le centre correspond au même mouvement chez l’actuelle mairesse. Elle est d’ailleurs en froid avec des éléments plus radicaux de son parti.

Ses quatre ans à la tête de la ville l’ont, elle aussi, transformée.

Tous deux savent que la victoire se situe au centre – là où se trouvent les indécis, qui sont encore nombreux.

Avec un électeur sur quatre indécis, tout demeure possible.

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Tendances Médias

Jacynthe René et les occasions de se taire

Publié le 2 avr. 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Jacynthe René et les occasions de se taire

[photo: Tout le monde en parle © Karine Dufour]

  • En nommant et en attaquant la crédibilité d’une journaliste lors de son passage à Tout le monde en parle dimanche dernier, Jacynthe René a usé du même stratagème que Donald Trump.
  • Malgré ses vertus, il semble que le sérum à la rose n’ait pas d’effet visible sur les égos surdimensionnés.

Une réputation en jeu:

Il y a deux semaines, Maison Jacynthe, l’entreprise de produits de beauté et de bien-être de la comédienne Jacynthe René, a été reconnue coupable par la Cour du Québec d’exercice illégal de la médecine.

La raison: deux vidéos diffusées en 2018 sur les bienfaits de l’irrigation du côlon, dans lesquels Mme René et le naturopathe Christian Limoges ont «agi de façon à donner lieu de croire qu’ils sont autorisés à faire un acte réservé aux médecins», selon la juge Nathalie Duchesneau.

Maison Jacynthe s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 62 500$.

Or, alors que tout dirigeant d’entreprise bien conseillé aurait accepté la décision de la cour et reconnu son erreur en espérant pouvoir passer rapidement à autre chose, Jacynthe René a mis de l’huile (essentielle) sur le feu.

Dans une vidéo live sur Facebook peu après le verdict, elle a tenu à «relativiser» l’affaire en soulignant que sur les 300 vidéos qu’elle a réalisés, seulement deux sont litigieuses.

Cet argument à deux sous me rappelle ce père de famille de 93 ans accusé d’inceste en 2010. Rappelons-nous, il s’était rendu célèbre en sortant du palais de justice et en déclarant devant les caméras de télévision qu’il n’avait jamais abusé de ses filles… sauf une fois au chalet.

C’est justement «la fois au chalet» qui compte.

  • Les juges ne font pas une moyenne des bons et des mauvais coups d’un accusé pour en arriver à un verdict.
  • Ils se concentrent sur les actes qui sont au cœur du litige. Dans le cas de Maison Jacynthe, deux vidéos en particulier.

Bref, ce jour-là, Jacynthe René a raté une première occasion de se taire.

Règlements de comptes à Tout le monde en parle:

Mme René en a rajouté une beurrée de karité vanillé lors de son passage à Tout le monde en parle le 28 mars dernier.

Devant Guy A. Lepage, elle s’en est prise en particulier à la journaliste Camille Lopez, n’hésitant pas à la nommer en se moquant de son «un an et demi» d’expérience (c’est faux) et en remettant en cause sa crédibilité.

Voir l’extrait vidéo de Tout le monde en parle (15 minutes)

En mars 2020, Camille Lopez, une journaliste respectée qui se spécialise dans la vérification des faits, publiait un article dans le site du magazine L’actualité à propos d’une publication que Jacynthe René a partagée auprès de ses quelque 100 000 abonnés à propos d’un «protocole naturel anticoronavirus» pour «mettre les chances de son côté».

L’article de Camille Lopez donne la parole à un infectiologue (qui n’a pas de petites crèmes à écouler) afin d’avoir un autre son de cloche.

Si vous prenez le temps de lire l’article, dites-moi si vous y voyez des «manigances» ou des propos «vicieux».

L’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) et la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) ont vivement critiqué les propos de Jacynthe René.

«Ce n’est pas parce que la couverture journalistique d’un enjeu nous déplaît qu’elle est forcément mauvaise ou qu’elle manque de rigueur», a déclaré Marie-Ève Martel, vice-présidente de la FPJQ.

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La stratégie Trump:

Utiliser la vitrine que lui offre le talk-show le plus regardé au Québec pour casser du sucre sur le dos d’une journaliste inconnue qui a osé critiquer son travail, c’est exactement ce que faisait Donald Trump lorsqu’il était à la Maison-Blanche.

D’ailleurs, Jacynthe René et Donald Trump ont tous les deux acquis une notoriété grâce à la télé, ils sont tous les deux indissociables de leur entreprise, qui porte leur nom, et ils ont tous les deux des armées de fidèles qui leur mangent dans la main, quoi qu’ils disent.

Je ne dis pas que Jacynthe René est Donald Trump. Elle n’a tout de même pas dirigé la première puissance mondiale (et je la soupçonne de ne pas boire autant de Coke Diète que l’autre).

Il n’empêche, les deux ont à plusieurs reprises raté des occasions de se taire, et ça pourrait leur coûter cher.

En 2020, sur les 100 entreprises les plus «visibles» aux États-Unis, la Trump Organization occupe la 99e place au chapitre de la bonne réputation selon le palmarès Axios Harris Poll 100. La pente sera dure à remonter.

En matière de communications et de marketing, suivre la recette Donald Trump n’est peut-être pas la meilleure des stratégies…

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Conseils pour vos FINANCES

Pourquoi Warren Buffett a perdu sa touche magique

Publié le 2 avr. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pourquoi Warren Buffett a perdu sa touche magique

Warren Buffett (image YouTube)

  • L’action de classe A de la société Berkshire Hathaway se négocie à près de 385 000 $US. Sa valeur boursière totale frôle les 600 milliards $.
  • Malgré ces chiffres étourdissants, la performance de celui qu’on surnomme l’Oracle d’Omaha perd du lustre: depuis 10 ans, le rendement moyen annuel du S&P 500 a été de 13,99%, tandis celui de Berkshire Hathaway (NYSE: BRK.A) a été de 11,74%.

Contrairement à la croyance populaire, Buffett n’a pas toujours obtenu des rendements positifs, ni très stables. Ses placements ont traversé des périodes de léthargie, et même des replis inquiétants.

  • Par exemple, en 1974, l’action de Berkshire Hathaway chutait de 49% pendant que le S&P 500 se contractait de 26%.
  • En 1990, elle perdait 23% alors l’indice ne baissait que de 3%.

Parce que les actifs de Berkshire Hathaway sont très concentrés dans quelques dizaines d’entreprises, sa volatilité est beaucoup plus grande que celle de l’indice de référence, qui représente 500 sociétés.

Dans le tableau ci-dessous, vous verrez quelques gestionnaires de fonds qui ont battu Buffett à plate couture.

Indice, titre ou fonds canadienGestionnaireRend. moyen annual. sur 10 ansDifférence / S&P 500
S&P 50013,99%*
Berkshire HathawayWarren Buffett11,74%*-2,25%
Fidelity Situations spécialesMark Schmehl14,73%+0,74%
Actions amér. grandes cap. MackenzieRobert Brookby19,91%+5,92%
Croiss. amér. Power DynamiqueNoah Blackstein21,13%+7,14%
Sciences et techno. TDJoshua Spencer24,84%+10,85%
Catég. de soc. Techno. mond. Signature CIJeremy Yeung26,14%+12,15%
Rendements calculés sur 10 ans, du 1er avril 2011 au 30 mars 2021. Rendements indiqués en dollars canadiens sauf les deux premiers, indiqués par *, qui sont en dollars américains. L’évolution du cours des changes peut expliquer une partie de la différence de rendement entre les fonds canadiens et l’indice S&P 500.

Ils ne sont pas si exceptionnels. En filtrant les résultats de la dernière décennie avec le logiciel Laboratoire Morningstar, j’ai repéré 707 fonds qui ont fait mieux que le rendement annuel moyen de Berkshire Hathaway.

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Le style valeur tire de l’arrière depuis 12 ans

Si Buffett s’est fait battre par des centaines de gestionnaires de la dernière décennie, c’est principalement en raison de son style de gestion.

Buffett achète en suivant une méthode fondamentale basée sur la recherche de titres au rabais selon plusieurs critères dont le ratio cours/bénéfice et cours/valeur comptable.

Mais investir dans des sociétés formidables en les payant à prix d’aubaine, ce n’est pas simple.

Ce sont plutôt les titres de croissance qui ont le vent dans les voiles depuis 2016. Aujourd’hui, les investisseurs sont prêts à payer très cher des actions ayant des ratios démesurés.

Depuis 4 ou 5 ans, si un gestionnaire qui prétend appartenir au «style valeur» a obtenu de TRÈS belles performances, c’est simplement qu’il a renié son mandat et a succombé à l’attrait des sociétés de croissance.

  • En dopant son portefeuille de Nvidia, Facebook, NetFlix, Alibaba, Docusign, LightSpeed, Tesla et autres stéroïdes du genre… il a pris un raccourci pour épater la galerie.

De quoi sera faite la prochaine décennie?

Comme mentionné dans une chronique précédente «Pourquoi le style valeur n’a pas dit son dernier mot?», je crois que Buffett et les grands gestionnaires qui ont une approche fondamentale pourraient bien renouer avec le succès dès cette année.

La réouverture progressive de l’économie favorise le style valeur et les titres de l’économie traditionnelle comme les banques, les compagnies d’assurances, le transport, les ressources naturelles, l’énergie, les infrastructures, l’industrie touristique et le commerce de détail.

Un portefeuille diversifié comprenant des titres de croissance ET des actions de valeur sera toujours plus stable, parce que les deux styles ne réagissent pas du tout de la même manière aux différentes étapes des cycles économiques.

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Meilleurs produits TECHNO

OnePlus 9 ou 9 Pro (ou… 8 Pro): lequel choisir? Notre essai y répond

Publié le 2 avr. 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
OnePlus 9 ou 9 Pro (ou… 8 Pro): lequel choisir? Notre essai y répond
  • La marque chinoise OnePlus s’est toujours démarquée en proposant des téléphones Android haut de gamme, pour une fraction du prix des appareils de marques mieux connues.
  • Sa stratégie change avec le lancement des OnePlus 9 et 9 Pro. Ces téléphones continuent d’être parmi les appareils Android les plus désirables sur le marché, mais vu leur prix, vous voudrez vous assurer de faire le bon choix.

La caméra arrière est la principale nouveauté des OnePlus 9 et 9 Pro par rapport aux modèles de la génération précédente (8 et 8 Pro).

  • Leurs objectifs ont été développés en partenariat avec la société suédoise Hasselblad.
  • Leur capteur est de marque Sony, réputée pour la qualité de ses produits photographiques.

Les OnePlus intègrent aussi à peu près toutes les caractéristiques dernier cri du marché de la téléphonie mobile.

  • Ces nouveaux appareils ont tout ce qu’il faut pour rivaliser avec le Galaxy S21 de Samsung.

Lequel choisir? InfoBref a testé le OnePlus 9 et le 9 Pro (ainsi que le 8 Pro, toujours au catalogue) pour vous aider à faire le meilleur choix.


OnePlus 9

C’est le modèle le moins cher des deux nouveaux venus. Il propose un appareil photo à deux objectifs (48 mégapixels de base, 50 mégapixels pour le grand angle), un affichage relativement grand et lumineux, et une mécanique assez performante, le tout à un prix légèrement sous celui de modèles comparables. De plus, il est conforme à la norme d’étanchéité IP68.

  • PLUS: processeur Snapdragon 888 de Qualcomm très performant | bonne réception de l’antenne 5G | les photos sont très détaillées | peut réaliser des vidéos en résolution 8K à 30 images/seconde | l’affichage de 6,5 po est suffisamment détaillé pour un usage de tous les jours.
  • MOINS: son autonomie fond rapidement si on n’utilise pas les réglages «écono» | les couleurs des photos sont réalistes mais un peu fades | pas de fente pour une carte mémoire Micro SD.

Son prix: 1000$


Intéressé par les meilleurs téléphones Android? Lisez: Samsung Galaxy S21, Galaxy S21+ ou Galaxy S21 Ultra: lequel choisir?


OnePlus 9 Pro

Sa caméra à trois objectifs (un de plus que le 9) crée des clichés détaillés et réalistes et devient ainsi une référence dans le marché des téléphones Android. Son écran est légèrement plus long que celui du OnePlus 9. Sa recharge sans fil va jusqu’à 50 watts avec le chargeur rapide vendu à part par OnePlus.

  • PLUS: le téléobjectif de x3,3 est une amélioration par rapport aux autre appareils OnePlus | son boîtier est fait de matériaux haut de gamme | son format très vertical facilite la prise en mains.
  • MOINS: son prix est plus élevé que ce à quoi OnePlus nous a habitués | son autonomie fond à vue d’œil en mode performance.

Son prix: 1500$

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OnePlus 8 Pro

Ce modèle mis en vente par OnePlus l’an dernier voit son prix de détail réduit, de 1550$ à 950$, ce qui en fait un appareil fort attrayant pour ceux qui ne recherchent pas nécessairement le dernier cri.

  • PLUS: sa fiche technique est assez complète | son appareil photo n’a pas vraiment vieilli | il est compatible avec les réseaux 5G. 
  • MOINS: sa caméra arrière devient rapidement encombrante | on aurait aimé un peu plus d’espace de stockage interne (sa version la mieux équipée se limite à 256 go).

Son prix: 950$


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Que sont les meilleurs produits? InfoBref vous recommande sous la rubrique Meilleurs produits Techno des produits qui ont fait l’objet d’un test par nos journalistes et/ou d’une analyse de tests effectués par des sources crédibles. Ces recommandations sont faites de façon objective et indépendante. Il se peut qu’InfoBref reçoive une commission si vous achetez un produit après avoir cliqué sur notre site. Cette pratique n’affecte en rien le jugement de nos journalistes ni leurs recommandations.
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