Chroniques d’experts

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Tendances MÉDIAS

Affaire Olivier Primeau: pour en finir avec les «pièges à clics»

Publié le 5 fév 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Affaire Olivier Primeau: pour en finir avec les «pièges à clics»

[Image: Adobe Stock]

  • Il y a quelques jours, le copropriétaire du Beachclub, Olivier Primeau, s’est retrouvé au cœur d’un scandale après avoir partagé dans les médias sociaux une offre afin de trouver des «chroniqueurs passionnés et motivés» pour récrire des articles trouvés sur le Web. Rémunération: 5$ par article.
  • C’était à prévoir: l’offre a été reçue avec une brique et un fanal par ceux qui essaient de vivre de leur plume, à commencer par les journalistes indépendants. L’Affaire Primeau est toutefois symptomatique d’un mal qui ronge le Web depuis trop longtemps: les «pièges à clics».

Bref rappel des événements:

Le 28 janvier, Olivier Primeau, organisateur local de partys, partage candidement cette offre dans les médias sociaux:

Le message enflamme les réseaux en quelques heures. Des centaines de personnes dénoncent le cachet ridicule de 5$ offert par Primeau pour avoir la chance de collaborer à son obscur blogue, Beach News Everyday.

La présidente de l’Association des journalistes indépendants du Québec, Gabrielle Brassard-Lecours, soulignera dans la foulée que ce cachet est moins élevé que «la poutine surgelée qu’Olivier Primeau vend en épicerie». C’est que l’homme d’affaires est un touche-à-tout.

Devant la polémique, Olivier Primeau publie le lendemain un mea culpa truffé de fautes d’orthographe:

Beach News Everyday, un autre «piège à clics»:

Je ne sais pas ce que vaut Olivier Primeau en tant qu’entrepreneur. Je ne suis jamais allé me montrer la bedaine au Beachclub de Pointe-Calumet et je n’ai jamais goûté à sa poutine surgelée.

Je sais par contre qu’en tant qu’éditeur d’un média en ligne, je ne l’embaucherais pas pour beaucoup plus que ce qu’il offre à ses collaborateurs.

Le blogue Beach News Everyday – ne soyez pas dérouté par le titre, tous les contenus sont en français – n’est en fait qu’un ramassis d’articles d’actualité repiqués à gauche et à droite et «récrits» par ses précieux collaborateurs.

Le tout est livré dans une interface indigeste dont l’objectif est manifestement d’essayer de caser le plus de bandeaux publicitaires possible dans un même écran. Imaginez 8 pubs clinquantes autour d’un article d’environ 150 mots. Bon appétit.

La médiocrité comme modèle d’affaires:

Ces sites de nouvelles et de divertissement qui cherchent à attirer un maximum de paires d’yeux avec des contenus bas de gamme polluent le Web depuis longtemps.

Vous avez déjà cédé aux charmes d’une galerie photo faisant défiler «des stars sans maquillage»? Piège à clics.

Vous êtes tombé sur un article révélant «les aliments à éviter pour garder des abdos d’acier»? Piège à clics.

Chaque jour, ces sites déversent sur la Toile des tonnes de contenus médiocres, parfois trompeurs, assez peu rigoureux ou vampirisant l’auditoire d’autres sites en récrivant leurs articles.

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Un effet pervers de la publicité programmatique:

Aujourd’hui, n’importe qui peut lancer un site de nouvelles et en tirer des revenus grâce aux services de publicité programmatique – le plus connu étant AdSense, de Google.

Ces plateformes, qui gèrent automatiquement l’achat et l’affichage d’annonces en ligne, permettent aux éditeurs d’ajouter des publicités à leur site et de recevoir des redevances en fonction du nombre d’impressions ou du nombre de clics sur les annonces.

Dans les faits, changez le mot «redevances» par «pinottes».

En effet, à moins d’avoir un site comptant des centaines de milliers de pages vues chaque mois, il est illusoire de penser que la publicité programmatique générera des revenus suffisants pour soutenir la production de contenus de qualité. D’où la propagation des «pièges à clics».

Le cachet de 5$ par article offert par Olivier Primeau est sans doute proche de ce qu’un blogue de son calibre peut se permettre si ses seuls revenus proviennent de la publicité programmatique. C’est tout dire.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les médias sérieux s’intéressent de moins en moins à la publicité programmatique. Ils explorent désormais d’autres sources de revenus: les revenus d’abonnement, la philanthropie, l’aide de l’État, etc.

Le rôle des annonceurs:

En cessant d’alimenter la machine de la publicité programmatique et en investissant plutôt leurs dollars publicitaires directement auprès des médias locaux qui font le choix de la qualité, les annonceurs ont le pouvoir de freiner cette épidémie de médiocrité.

Ils ont le pouvoir d’en finir avec les «pièges à clics».

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Meilleurs produits TECHNO

Ces téléviseurs 4K vous permettront de regarder du sport en direct comme si vous y étiez

Publié le 5 fév 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
Ces téléviseurs 4K vous permettront de regarder du sport en direct comme si vous y étiez

(Photo Samsung)

  • Le sport professionnel (comme le SuperBowl qui a lieu ce dimanche) est un des divertissements les plus populaires au Québec.
  • Il faudra toutefois patienter quelques mois avant de pouvoir assister en personne à un événement sportif d’envergure. Pour les amateurs qui s’ennuient, certains téléviseurs 4K peuvent s’avérer une solution de rechange abordable… et qui fera l’affaire de toute la famille.

Une flopée de téléviseurs 8K ont été présentés au Consumer Electronics Show (CES), début janvier.

  • En principe, ces téléviseurs ont quatre fois plus de pixels que les téléviseurs 4K (ou UHD, pour «ultra haute définition»). 
  • Les téléviseurs 4K sont eux-mêmes un écran qui présente quatre fois plus de détails que les télés HD.

Notez que les télédiffuseurs ne diffusent qu’en HD, même si vous les syntonisez à partir d’un service câblé. 

  • Seuls quelques services de vidéo en ligne proposent du contenu 4K actuellement, mais on en trouve de plus en plus.
  • Une résolution d’image en 4K convient bien à des formats d’écran de 75 pouces ou plus.
  • Le prix des téléviseurs 4K a beaucoup baissé en 2020, ce qui les rend plus attrayants.

Bref, un téléviseur 4K faisant entre 75 et 85 pouces est votre meilleur choix en ce moment. Vous ne serez pas déçus par la qualité d’image, et vous ne vous ruinerez pas en l’achetant.

En voici quatre (avec, en prime, un projecteur 4K pour cinéma maison).


TCL Série 6 Roku TV 4K de 55, 65 ou 75 pouces

TCL est une marque chinoise peu connue au Canada, mais ses produits ont tout ce qu’il faut pour rivaliser avec des marques réputées comme Samsung ou Sony.

  • Plus: interface Roku intuitive avec commande vocale | comprend des centaines d’applications |affichage coloré et lumineux |prix dur à battre.
  • Moins: son de qualité inférieure |base large et un peu fragile.

À partir de 500$ sur Amazon


Samsung Q60T 4K de 55 à 85 pouces

Les tous nouveaux téléviseurs 8K que Samsung a dévoilés au début janvier coûtent plus de 6500$. Ce téléviseur 4K fait tout aussi bien le boulot, et coûte trois fois moins cher.

  • Plus: technologie QLED colorée et contrastée | comprend les principales applications de vidéo sur demande | commande vocale Alexa incluse.
  • Moins: trois ports HDMI seulement | écran facile à tacher | lissage des couleurs (HDR) capricieux.

À partir de 900$ sur Amazon


Sony X900H 4K de 55 à 85 pouces

Les téléviseurs Sony sont généralement hors de prix. La série X900H l’est un peu moins, et propose une qualité d’image qui convient parfaitement aux sports télévisés. C’est aussi un bon choix pour les amateurs de jeu vidéo.

  • Plus: excellente fidélité des couleurs | très peu de flou dans les mouvements | interface Android très polyvalente | prix relativement décent pour un téléviseur Sony.
  • Moins: qualité du son moyenne | pas aussi lumineuse que d’autres.

À partir de 1290$ sur Amazon


LG CX 4K de 48 à 77 pouces

C’est le téléviseur qui coûte le plus cher dans cet essai. C’est aussi le meilleur. L’image est d’une très haute qualité, grâce à la technologie OLED, et son interface WebOS est particulièrement bien ficelée.

  • Plus: interface WebOS facile à utiliser | grande fidélité des couleurs | contraste impressionnant | compatible avec les normes Dolby Vision et Dolby Atmos.
  • Moins: prix élevé | commande vocale décevante | certains réglages peuvent être laborieux à ajuster.

À partir de 1900$ sur Amazon


Optoma UHD 30 projecteur 4K

Un projecteur assez puissant et lumineux pour produire une image 4K de 300 pouces de diagonale, et assez rapide pour afficher correctement des mouvements d’action rapide tirés de sports télévisés ou de jeux vidéo.

  • Plus: prix raisonnable | image lumineuse et étonnamment contrastée | peu de flou dans les mouvements à l’écran | facile à installer et à paramétrer.
  • Moins: nécessite idéalement une toile de cinéma maison | n’a pas d’interface multimédia intégrée pour les applications vidéo | qualité sonore médiocre.

1600$ sur Amazon


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Vos FINANCES

Ce qui distingue les investisseurs autonomes des professionnels

Publié le 5 fév 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Ce qui distingue les investisseurs autonomes des professionnels

(Photo Pexels)

  • La vigueur des indices boursiers ravive l’intérêt pour l’investissement autonome.
  • Mais avant de gérer vous-même l’ensemble de vos économies, il y a des faits à ne pas négliger.

D’abord, soulignons les différences significatives entre la spéculation et l’investissement. Un investissement implique une attente réaliste de gains à long terme en fonction de données vérifiables comme les actifs et passifs et les flux financiers. L’investisseur préférera les coups sûrs réguliers afin de faire des intérêts composés pendant des décennies.

Quant à la spéculation, elle intervient lorsqu’une tendance éphémère dévoile une occasion de gain substantiel. Le spéculateur parvient à faire des bénéfices par l’utilisation de stratégies de prise de risque élevé comme l’achat par emprunt, les options et l’achat de titres de sociétés en difficulté. Le spéculateur espère frapper des coups de circuit régulièrement.

Des différences notables

De nombreux détails distinguent le professionnel de l’amateur. Autant les méthodes, les sources d’informations que l’attitude sont différentes.


Entre 18 et 33 ans, j’étais animateur de radio et investisseur autonome. Je croyais innocemment que faire beaucoup de lecture sur l’ABC de la bourse et consulter les publications financières était la clef pour réussir.

C’est uniquement en suivant mes premiers cours de valeurs mobilières en 1996 que je réalisais que les experts et leurs cabinets déboursent des millions de dollars pour élaborer des rapports de recherches. Ces analyses contiennent des extraits d’interviews avec des membres de la direction de sociétés, des assemblées des actionnaires et des enquêtes sur les parties prenantes comme les banquiers, syndicats, clients et concurrents. 

À partir de données brutes, ils modélisent des scénarios et créent des informations cruciales qu’ils intègrent dans des logiciels et des algorithmes onéreux. Les conclusions exclusives obtenues permettent de prendre des positions inhabituelles.

Il ne s’agit pas de délits d’initiés, mais bien de moyens légaux qui nécessitent temps, efforts et capitaux. Ainsi, ils achètent avant le commun des mortels ET revendent quand la foule se précipite sur LE titre convoité. Autre geste spécifique: le professionnel a TOUJOURS une stratégie de sortie. Bref, il sait quand il doit vendre, et à quel prix.

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Pour devenir virtuose des risques calculés, ça prend des années de pratique et quantité d’échecs douloureux. Avec l’expérience, on sait que les gains d’hier ne permettent pas d’anticiper l’avenir. Il faut rester modeste avec «monsieur le Marché». Lorsqu’il vacille, le tsunami emporte tout le monde et efface des centaines de milliards de dollars en quelques heures. 

Un conseiller qui veut conserver ses permis de travail a une obligation fiduciaire. Il doit respecter le profil de risque des clients et protéger leurs avoirs, parfois contre leur gré. C’est souvent à cause de l’inexpérience du client, sa situation d’emploi ou la somme de ses actifs qu’un conseiller refusera d’inclure certaines catégories de placements dans son portefeuille. Quoi qu’il arrive, il reste imputable. 

Enfin, le professionnel doit toujours penser aux conséquences fiscales. Sans planification financière avancée, l’investisseur autonome peut s’attirer des ennuis sérieux avec les agences du revenu.

CONSEILS

  • Le meilleur investissement toutes catégories? L’éducation.
  • Vous souhaitez parfaire vos connaissances et aiguiser vos compétences financières? Retournez aux études.
  • Pour limiter les erreurs coûteuses, inscrivez-vous au cours canadien de valeurs mobilières offert par CSI.ca ou au certificat en planification financière offert dans le réseau des universités du Québec.

[Fabien Major est planificateur financier et conseiller plein exercice.]

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Analyse POLITIQUE

Vaccins: le Canada doit retrouver son autonomie

Publié le 5 fév 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Vaccins: le Canada doit retrouver son autonomie

Justin Trudeau (Source: YouTube)

  • Tout devait bien se passer, mais rien ne se passe comme prévu. Amorcée dès décembre, la campagne de vaccination contre la Covid-19 prévoyait de rejoindre tous les Canadiens d’ici le mois de septembre. Aujourd’hui, rien n’est moins sûr.
  • Les problèmes successifs d’approvisionnement de vaccins montrent la vulnérabilité du Canada en matière de production de médicaments stratégiques.

Un premier de classe. C’est ainsi que s’imaginait être le gouvernement Trudeau en préparant cette campagne de vaccination. Il avait de bons atouts dans son jeu:

  • Des ententes d’approvisionnement avec sept des pharmaceutiques qui développent des vaccins contre la Covid-19 assuraient au Canada l’accès à quelque 400 millions de doses.
  • Les premiers vaccins, ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna, furent approuvés rapidement par Santé Canada. Fin décembre, ne restait plus qu’à «mettre ces vaccins dans le bras des Canadiens».

Aujourd’hui le Canada n’est pas ce premier de classe. Il se trouve plutôt au 17e rang.


Le gouvernement Trudeau n’avait pas tout dit. Les ententes avec les pharmaceutiques, qui demeurent toujours secrètes, ne prévoyaient pas de garantie de livraison prioritaire – comme nous le montrent les retards et les reports d’expédition successifs des doses de vaccins –, contrairement à Israël, à la Grande-Bretagne ou aux États-Unis.

Contre les big pharma, le Canada n’a pas de réels recours. Ses protestations n’ont rien donné.

  • Il ne peut invoquer l’intérêt national puisque tous ces fournisseurs sont de puissantes multinationales dont les sièges sociaux et les usines de production sont situés à l’étranger.
  • Le Canada n’est pour elles qu’un client parmi d’autres.

En mode réaction, le gouvernement Trudeau a choisi cette semaine de piger dans les réserves du programme COVAX de l’OMS qui est destiné à fournir des vaccins aux pays en voie de développement.

Comme contributeur à la caisse de ce programme, le Canada s’était réservé ce droit. Mais ce geste de la part d’un pays du G7 a été mal perçu ici et à l’étranger. S’il est vrai que la campagne canadienne de vaccination prend du retard, cela n’est rien en comparaison des pays du Sud.

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La signature d’une entente avec Novavax pour la production à Montréal du vaccin de cette compagnie ne permettra pas au Canada de rattraper ses retards. Au mieux, l’usine actuellement en construction sera en production en novembre.

Néanmoins, le Canada sera mieux outillé pour faire face à l’évolution de la pandémie qui se poursuit avec les variants de la Covid-19.

Une première pierre est ainsi posée pour que le Canada retrouve son autonomie en matière de production de vaccins. À Novavax pourrait s’ajouter l’usine de Medicago actuellement en construction à Québec, où cette firme entend produire son propre vaccin.

La pandémie a démontré à quel point le Canada est devenu vulnérable au fil des années en laissant à d’autres la production de biens stratégiques en matière de santé.

  • Rappelons-nous: tout manquait en mars dernier pour réagir à cette pandémie, des écouvillons pour les test aux masques et équipements de protection, ou instruments de soins comme les respirateurs.

Colmater les brèches comme on le fait en urgence ne suffit pas.

Il faut, avec les provinces, doter le pays d’une stratégie qui assurera sa sécurité d’approvisionnement de matériel de santé et garantira son autonomie.

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Analyse POLITIQUE

Gouverneur général: en a-t-on vraiment besoin?

Publié le 29 janv. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Gouverneur général: en a-t-on vraiment besoin?

Julie Payette, ex-gouverneur général du Canada (photo gouvernement du Canada)

  • Le rapport de l’enquête sur les relations de travail à Rideau Hall rendu public mercredi confirme que le choix de Julie Payette comme gouverneur général était une erreur.
  • Sa démission laisse le Canada sans «chef d’État». Pourtant, le pays continue de fonctionner. Belle occasion de réfléchir à la pertinence de cette fonction protocolaire.

Ce mauvais casting est le fait du premier ministre Trudeau. Pour des considérations de marketing politique, il souhaitait remplacer l’éminent professeur de droit David Johnston par une personnalité apportant du glamour à la fonction.

Le parcours exceptionnel de Julie Payette en faisait la candidate idéale.

  • Mais rapidement, le corset protocolaire de la fonction se révéla source de malaises pour l’ancienne astronaute.
  • Sur le plan personnel, on peut imaginer qu’elle est aujourd’hui heureuse de laisser ce rôle de figurant.

Par essence, la fonction de gouverneur général se résume à des rôles de représentation. Comme ses prédécesseurs, Julie Payette personnifiait le chef d’État du Canada en lieu et place de la reine Élisabeth.

Aucun pouvoir décisionnel ne lui revient sauf, croient certains, lorsqu’il s’agit de déterminer qui formera le gouvernement.

On cite la crise parlementaire survenue en 2008 lorsque Michaëlle Jean fut appelée à trancher entre le premier ministre Harper et l’opposition qui voulait le défaire, et à mettre en place un gouvernement de coalition.

  • Pour éviter d’être renversé, le premier ministre demanda la prorogation des travaux parlementaires.
  • Mme Jean hésita longuement, mais convint que les conventions constitutionnelles la forçaient à se plier à la requête du premier ministre dont elle doit suivre les avis.

Agir autrement aurait ouvert une crise politique grave. La reine et son représentant n’ont pas la légitimité d’intervenir à la place des élus.

La démission de Julie Payette relance le débat sur l’abolition de la fonction de gouverneur général.

La situation actuelle constitue même une preuve par l’absurde qu’on n’a pas besoin d’un gouverneur général avec tous ses attributs. Le juge en chef de la Cour suprême, sobrement, remplit la fonction en s’en tenant à l’essentiel.

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Abolir le poste de gouverneur général voudrait dire en réalité couper les liens avec la monarchie britannique.

Il faudrait attribuer la fonction de chef d’État et accorder une réelle légitimité politique à son titulaire en le faisant élire selon des modalités à définir. Par exemple, par les parlementaires, comme cela se fait dans plusieurs pays.

De la coupe aux lèvres, il y a loin. Le contexte de la pandémie n’est pas propice à un tel débat qui serait, aux yeux de plusieurs, un crime de lèse-majesté envers la dame qui vit au palais de Buckingham à Londres et qui demeure populaire.

Mais son successeur ne le sera peut-être pas autant.

Justin Trudeau voudra agir promptement, ne serait-ce que pour des raisons électorales.

  • Le choix de Julie Payette est une erreur à faire oublier. Pour ne pas donner du grain à moudre à l’opposition, il lui faudra faire une nomination qui fasse consensus.
  • Le juge en chef doit être dégagé de la double responsabilité qui lui est imposée actuellement. Au nom de la séparation des pouvoirs, on ne peut lui imposer d’être celui qui, au lendemain du scrutin, invitera Justin Trudeau ou Erin O’Toole à former le prochain gouvernement. Ce serait pour le moins indélicat.

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Tendances MÉDIAS

Noovo prépare une «guerre des nouvelles» contre TVA: jeunes loups contre vieux routiers

Publié le 29 janv. 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Noovo prépare une «guerre des nouvelles» contre TVA: jeunes loups contre vieux routiers

Noémie Mercier, Meeker Guerrier, Lisa-Marie Blais, Michel Bherer (image: Noovo)

  • Le tiraillage commercial entre Québecor et Bell ne date pas d’hier. Les deux géants des médias et des télécommunications bataillent sur plusieurs fronts: ils se disputent des abonnés, des cotes d’écoute, des revenus publicitaires.
  • Avec le rachat de V par Bell Média et l’arrivée prochaine d’un service de nouvelles digne de ce nom à l’antenne de la chaîne rebaptisée Noovo, assistera-t-on au retour de la «guerre des nouvelles»?

Des querelles commerciales, Québecor Média et Bell Média nous en ont donné plusieurs:

  • la guerre des sports entre RDS et TVA Sports;
  • la guerre du streaming entre Crave et club Illico;
  • la guerre du dimanche soir, bientôt, entre Star Académie (TVA) et Big Brother Célébrités (Noovo).

Ce printemps, les deux géants fouleront un nouveau champ de bataille: celui de l’information.

Depuis des mois, Noovo recrute à gauche et à droite les talents qui composeront sa future salle de nouvelles.

Les chefs d’antenne déjà annoncés: Noémi Mercier (ex-L’actualité), Lisa-Marie Blais (ex-LCN), Michel Bherer (ex-Radio-Canada) et Meeker Guerrier (idem).

Clairement, Noovo entend se démarquer en misant sur la jeunesse et la diversité.

Un retour aux premières années de Télévision Quatre-Saisons:

À sa fondation en 1986, le réseau Télévision Quatre-Saisons (devenu TQS, puis V, puis Noovo) avait aussi osé mettre à la barre de ses émissions d’information des têtes plus jeunes, souvent inconnues du grand public.

L’audace était belle, mais ces jeunes recrues n’ont jamais représenté une menace sérieuse aux bulletins de nouvelles de TVA.

Jusqu’en 1999.

L’événement: l’arrivée de Jean-Luc Mongrain aux commandes du Grand Journal de TQS. «Le mouton noir de la télé» sortait l’artillerie lourde avec un présentateur de nouvelles archiconnu, aimé du public et capable de livrer un vrai «show» de nouvelles, soir après soir.

Le succès a été immédiat.

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La guerre des nouvelles entre TQS et TVA a fait rage jusqu’en 2008, année de la fermeture du service de l’information par le nouveau propriétaire du «mouton noir», Remstar.

C’est Québecor, lors de la courte période durant laquelle l’entreprise détenait TQS, qui a embauché Jean-Luc Mongrain… justement pour damer le pion à TVA. Bien sûr, c’était avant que l’empire Péladeau mette la main sur Vidéotron (et donc sur TVA) et que le CRTC ordonne à Québecor de se départir de TQS en 2001.

Ironiquement, c’est donc Québecor qui a mis au monde la concurrence la plus menaçante que TVA a dû affronter ces dernières décennies.

L’histoire se répétera-t-elle?

La nouvelle équipe de jeunes loups que Noovo mettra à l’antenne ce printemps saura-t-elle ébranler les vieux routiers de TVA que sont Pierre Bruneau ou Sophie Thibault?

Le contexte est tellement différent. Les journaux télévisés ont perdu beaucoup de leur importance au cours des 10-15 dernières années. Ce ne sont tout simplement plus des rendez-vous incontournables.

Les jeunes adultes, que semble vouloir viser Bell Média, s’informent grâce aux médias sociaux. Changeront-ils leurs habitudes? Deviendront-ils des habitués des bulletins de nouvelles à la télé?

C’est un gros «peut-être» qu’il sera intéressant de surveiller ces prochains mois.

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Vos FINANCES

Cotisations REER et CELI: ce qu’il faut savoir avant de contribuer en 2021

Publié le 29 janv. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Cotisations REER et CELI: ce qu’il faut savoir avant de contribuer en 2021

(Photo Annie Spratt/Unsplash)

  • Le maximum que vous pouvez cotiser à votre REER correspond à 18% de votre revenu gagné l’an dernier, jusqu’à un plafond de 27 230 $. Pour que votre contribution soit déduite de vos revenus de 2020, vous devez l’effectuer avant le 2 mars 2021.
  • Le plafond de cotisation au CELI pour 2021 est de 6000 $. Il n’y a pas de date limite pour faire cette cotisation. La somme des cotisations autorisées depuis 2009 est de 75 500 $. La contribution au CELI n’est pas déductible du revenu gagné, mais contrairement au REER, les retraits par la suite ne sont pas imposables.

Le mois de février est «la saison des REER». C’est souvent en ces termes que les campagnes de marketing des institutions financières présentent la dernière ligne droite de la période de cotisation au Régime enregistré d’épargne retraite.

Que vous soyez un professionnel, un entrepreneur, un salarié ou travailleur autonome, le REER est une formidable occasion à ne pas manquer de VOUS payer avant que le fisc passe le râteau dans vos épargnes durement gagnées. 

Ceux qui ont touché la PCU et la PCRE en 2020 ont tout intérêt à cotiser au REER.

  • Cela peut avoir des effets spectaculaires dans la tranche des revenus totaux comprise entre 38 000 et 51 000 $.
  • Le fiscaliste Dany Provost a calculé qu’une cotisation à un REER de 12 000 $ pourrait ne coûter en fin de compte que 1701 $ à une famille monoparentale comptant 3 enfants.

Si durant la pandémie vous avez été très économe, il peut être opportun de rattraper une partie ou la totalité de vos droits de cotisations inutilisées.

  • Les montants inutilisés peuvent être très importants, car on peut reculer jusqu’à l’année 1991.
  • La somme de vos droits de cotisation inutilisés en REER et CELI figure dans MonDossier dans le site de l’Agence de revenu du Canada ou dans l’application web MonARC.

Attention, vous ne pouvez pas espérer recevoir un remboursement d’impôt supérieur à la somme de vos impôts annuels.

  • Si par exemple, vous avez droit de rattraper 110 000 $ en REER inutilisé, mais que la somme de vos impôts est de 37 000 $, vous devriez étaler le rattrapage de vos cotisations inutilisées sur deux ou même trois ans.
  • À terme, vous pourrez ainsi récupérer davantage d’impôt.

­> Consultez la section Finances d’InfoBref avec nos nouvelles brèves en semaine et la chronique de conseils Vos Finances le samedi

Qu’est-ce que le revenu gagné?

Le REER n’est pas pour tout le monde, mais presque. Contrairement à la croyance populaire, même les enfants peuvent y contribuer.

Il faut cependant avoir déclaré du «revenu gagné». De quoi s’agit-il exactement?

Le revenu gagné englobe:

  • les revenus d’emploi;
  • les revenus d’entreprise non incorporée;
  • les revenus nets de location de logements;
  • les indemnités d’invalidité du Régime des pensions du Canada (RPC) ou de la Régie des rentes du Québec (RRQ);
  • une pension alimentaire imposable.

Plusieurs sources de revenus sont donc exclues du revenu gagné, notamment:

  • tous les revenus de placement, y compris les dividendes;
  • les prestations de retraite;
  • les allocations d’un RPDB;
  • les prestations liées à un décès; et
  • les sommes reçues d’un REER, d’un Fonds enregistré de revenus de retraite (FERR) ou d’un Fonds de revenu viager (FRV).

> Lisez l’article Devenez riche grâce au CELI

Conseils d’expert

  • Il peut être avantageux de ne pas cotiser au REER pour une année si vos revenus gagnés ont été exceptionnellement faibles. Mettez alors plutôt le montant que vous voudriez cotiser au REER en réserve dans votre CELI. Vous le redirigerez vers votre REER l’année suivante, lorsque vos revenus auront remonté.
  • Faites l’effort de produire une déclaration de revenus pour vos enfants dès qu’ils gagnent des revenus, même s’ils n’ont pas d’impôt à payer. En faisant cela, vous commencerez à leur constituer immédiatement des droits de cotisation REER qu’ils seront très heureux d’utiliser lorsqu’ils gagneront des revenus plus importants.
  • Les entrepreneurs qui se paient uniquement en dividendes devraient songer sérieusement à se verser une portion de leur revenu en salaire afin de pouvoir cotiser au REER.
  • Si vos revenus gagnés sont souvent inférieurs à 40 000 $, songez à placer le CELI, plutôt que le REER, au centre de votre stratégie d’accumulation de retraite.

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Meilleurs produits TECHNO

Claviers et souris ergonomiques pour un bureau à la maison ultra confortable

Publié le 29 janv. 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
Claviers et souris ergonomiques pour un bureau à la maison ultra confortable

Clavier ergonomique

  • Travailler de la maison ne se fait pas toujours dans le plus grand confort.
  • Pour les gens qui comptent continuer le télétravail longtemps, les claviers et souris au design ergonomique réduisent la fatigue et aideront même à éviter certaines blessures.

Après presque un an de confinement partiel ou total, beaucoup d’entreprises ont intégré le travail à distance de façon plus ou moins permanente.

Or, certains travailleurs n’ont pas encore créé un espace de travail satisfaisant à leur domicile. Quelques accessoires peuvent les aider à transformer une simple table en un poste de travail ergonomique.

Si vous prévoyez continuer de travailler de la maison, voici cinq claviers et souris qui rendront plus confortable le travail à la maison (ou au bureau, quand vous y retournerez).

Claviers ergonomiques

On n’en trouve pas des tonnes, mais ce n’est pas très grave: les deux principaux modèles de clavier ergonomique offerts sont recommandables. Le choix final dépend seulement du type de connexion que vous recherchez: avec ou sans fil.

Logitech Ergo K860

Ce clavier présente un pavé alphabétique légèrement recourbé et il intègre le pavé numérique à sa droite. Un appui-paume est aussi incorporé au bas de l’appareil. Logitech le vend seul ou dans un ensemble incluant une de ses souris ergonomiques.

  • Plus: hauteur ajustable | touches multimédias personnalisables | bonne autonomie des piles | peut se connecter à trois appareils différents par Bluetooth ou sans-fil (2,4 GHz) | récepteur USB universel. 
  • Moins: logiciel de configuration capricieux | l’ensemble vendu avec une souris coûte cher.

150$ sur Amazon


Microsoft Ergonomic Keyboard

Ce clavier est légèrement bombé en son centre. Il intègre l’appui-paume et le pavé tactile. Il se branche au port USB de votre poste de travail. Il est vendu seul ou avec une souris (qui se branche sur un port USB elle aussi). 

  • Plus: pas cher | confortable et durable.
  • Moins: sa souris n’est pas la plus ergonomique | sa version sans fil est plus jolie mais coûte deux fois plus cher.

Clavier seulement: 85$ sur la boutique Microsoft
Ensemble clavier et souris: 120$ sur Amazon


Souris ergonomiques

Comme l’a dit Douglas Englebart, l’inventeur de la souris informatique: la souris à deux boutons n’a pas été conçue pour être confortable. Si vous hésitez entre des claviers et souris ergonomiques, considérez d’abord la souris.

  • À long terme, certains usagers développent des maux de poignet ou d’épaule en raison de la forme horizontale de leur souris. 
  • Une souris verticale permet de descendre le coude et de reposer l’ensemble de l’avant-bras.

Anker souris sans fil

Souris sans fil à la forme verticale, elle comporte tous les boutons dont on a besoin, et même plus. Son récepteur USB se branche tant sur un PC que sur un Mac, portable ou de bureau.

  • Plus: prise confortable | prix abordable| compatible PC/Mac | la précision du curseur peut être ajustée | bonne qualité.
  • Moins: certaines touches sont difficiles d’accès | pas de compatibilité Bluetooth. 

33$ sur Amazon


Logitech MX Vertical

Cette souris verticale est à la fois confortable et élégante. Son prix est un peu élevé, mais ses matériaux semblent très durables.

  • Plus: bonne autonomie de sa pile | peut se jumeler à trois appareils différents | compatible avec le récepteur USB d’autres périphériques Logitech.
  • Moins: son récepteur USB n’a pas de compartiment de rangement | prix un peu élevé.

130$ sur Amazon


Mojo Bluetooth Silent

Une souris ergonomique et sans fil qui peut également se jumeler à un ordinateur via Bluetooth. On peut ajuster le degré de précision du curseur et personnaliser ses touches à volonté sur PC.

  • Plus: compatibilité universelle | bonne précision du curseur | compatible avec Bluetooth ou USB (sans fil 2,4 GHz) | s’il n’est pas utilisé, son récepteur USB se range dans le compartiment pour les batteries.
  • Moins: certaines de ses touches sont inutiles sur Mac.

35 $ sur Amazon


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Meilleurs produits TECHNO

Les meilleurs socles et chargeurs Qi pour recharger votre téléphone… sans fil

Publié le 22 janv. 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
Les meilleurs socles et chargeurs Qi pour recharger votre téléphone… sans fil

(Photo Kew Labs)

  • La majorité des nouveaux téléphones intelligents vendus au Canada sont compatibles avec la norme de chargement sans fil Qi.
  • Les fabricants ont pris du temps à mettre en marché des chargeurs Qi abordables et élégants, mais ils commencent enfin à s’y mettre.

Le protocole Qi est une norme d’industrie pour la recharge sans fil adoptée par tous les fabricants de téléphones intelligents. Même Apple l’a intégrée aux plus récentes versions de son iPhone.

  • Il suffit de déposer son téléphone au bon endroit sur le chargeur Qi pour que la connexion se fasse et que la recharge s’amorce.

Les chargeurs Qi (sans fil) de première génération étaient inélégants et coûteux, mais les choses ont changé.

  • La preuve, voici cinq chargeurs Qi qui ne manquent pas de style et qui ne vous ruineront pas.

Anker PowerWave

Le PowerWave prend la forme d’un pavé ou d’un socle. Les deux ont l’avantage d’être minimalistes et, donc, de ne pas coûter très cher.

  • Pour: vraiment pas cher, finition épurée et discrète, compatible avec la recharge rapide des téléphones Samsung, câble d’alimentation USB assez long.
  • Contre: le pavé n’est pas particulièrement joli, incompatible avec les câbles USB-C, la surface est glissante.

26$ sur Amazon


Kew Labs UTS-1

Un chargeur sans fil… et invisible. L’appareil est relativement costaud mais il se dissimule sous une tablette non métallique dont l’épaisseur peut varier entre 18 et 25 mm.

  • Pour: libère de l’espace sur un bureau ou une tablette, compatible avec les téléphones Android et les iPhone 8 à 12, s’installe sans vis.
  • Contre: ne recharge qu’un seul téléphone malgré son gros format, nécessite d’apposer un collant sur la tablette pour savoir où déposer son téléphone.

130$ sur le site de Kew Labs


Pavé en bois Kerf

Pas aussi discret que le pavé de Kew Labs, mais tout de même moitié moins cher. Et comme il est en bois, il a de la classe, surtout qu’on peut choisir le type de bois qu’on souhaite recevoir.

  • Plus: style élégant, bois d’origine certifiée, base antidérapante, peut s’agencer avec un étui du même bois. 
  • Contre: les prix grimpent selon la rareté du bois, son épaisseur peut devenir agaçante, le bloc d’alimentation murale est vendu à part (20$).

50$ sur le site de Kerf

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iOttie Easy One Touch

Cette marque se spécialise dans les accessoires pour téléphone intelligent allant dans la voiture. Elle offre des socles avec ou sans recharge sans fil qu’on peut accrocher à une buse de ventilation, à la fente du lecteur CD de la radio, ou directement au tableau de bord, à l’aide d’une ventouse.

  • Pour: socle vraiment universel, la recharge s’active automatiquement, solide et durable.
  • Contre: la zone de recharge est petite, la ventouse ne colle pas à toutes les surfaces, l’accessoire ne fonctionne que si le moteur tourne.

65$ sur Amazon


STM Goods PowerKicks

Besoin d’une recharge sur le pouce? Ce chargeur se transforme en batterie d’urgence et possède même des ventouses pour l’agripper solidement à son téléphone le temps qu’il le recharge.

  • Pour: son design est ingénieux, son autonomie est bonne pour deux pleines charges au moins, il se recharge par USB-A ou USB-C.
  • Contre: un peu encombrant, s’agrippe mal à certaines surfaces, n’est pas compatible avec tous les étuis.

86$ sur Amazon


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Vos FINANCES

Devez-vous succomber à la Bitcoin mania?

Publié le 22 janv. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Devez-vous succomber à la Bitcoin mania?

(Image Unsplash)

  • En 2020, la valeur du bitcoin a quadruplé. Il a atteint un sommet de 41 958 $US le 8 janvier, avant de perdre 25% par rapport à ce sommet en date du 27 janvier.
  • En plus d’exciter la frénésie de certains investisseurs audacieux, la forte hausse  de l’an dernier a aussi poussé de grandes institutions beaucoup plus conservatrices à acheter des bitcoins. À quel point devriez-vous vous intéresser à cet actif numérique?

Ce n’est pas parce qu’un titre atteint des records que vous en avez besoin.

  • Comme dans toutes les catégories de placement, l’investisseur doit bien connaître l’objet de convoitise avant de s’y aventurer.
  • Et durant cette phase d’exploration, les questions devraient porter principalement sur le risque.

Le risque technologique lié au bitcoin ne concerne pas le produit en lui-même.

Selon Martin Lalonde, fondateur de Rivemont Crypto, le premier fonds de crypto offert aux Canadiens, la sécurité de la technologie qui constitue la base des actifs numériques de type bitcoin a toujours répondu à ses promesses.

«Depuis la création du bitcoin en 2009, dit-il, jamais la chaîne de blocs n’a été compromise. Toutes les fraudes, intrusions ou vols ont plutôt impliqué des plateformes ou des individus.»

Steve Waterhouse, enseignant à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke et ancien officier de sécurité informatique au ministère de la Défense, juge aussi la chaîne de blocs très sécuritaire.

Ce sont plutôt la négociation et l’entreposage des cryptoactifs qui sont les maillons faibles.

Plusieurs grandes entreprises financières se sont décidées à sauter dans la mêlée.

Les professionnels de la finance apprécient la mobilité des actifs numériques tels que le bitcoin. Pour les échanges internationaux, plutôt que de déplacer des conteneurs remplis de billets de banque ou de faire à grands frais des virements électroniques entre devises, les opérateurs de marché peuvent utiliser le bitcoin comme moyen de transport d’actifs sécurisé.

Rick Reiner, chef des investissements de BlackRock, la plus grande institution financière au monde, a récemment expliqué à la chaîne de télévision CNBC que le bitcoin pourrait remplacer l’or comme objet de diversification ou de refuge à l’inflation.

La liste des grandes financières qui ajoutent les cryptos dans leur catalogue de produits ne cesse de s’allonger. Parmi celles-ci figurent Fidelity, BBVA, Goldman Sachs, PayPal, et JP Morgan Chase.

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L’opinion de JP Morgan Chase a fait un virage à 180 degrés.

  • En 2017, son chef de la direction Jamie Dimon qualifiait le bitcoin et autres cryptomonnaies de vastes fraudes.
  • Maintenant, l’équipe «mondiale quantitative et de dérivés» de la banque juge que le potentiel de hausse à long terme est fabuleux. Elle voit la valeur du bitcoin se multiplier par 5 et atteindre 146 000 $US l’unité.

Mais il y aura pas mal de volatilité avant d’en arriver là.  

La Deutsche Bank a récemment fait un sondage auprès de ses clients investisseurs et institutionnels. Elle leur a demandé si l’élan spectaculaire de 2020 de certains titres peut se poursuivre en 2021 et s’il y a une bulle spéculative dans le marché.

Environ 89% des répondants pensent que les marchés sont confrontés à des bulles, et deux se démarquent: les actions technologiques américaines et le bitcoin.

  • Ce dernier se rapproche même du territoire de la «bulle extrême».
  • Les répondants anticipaient une correction de l’ordre de -50%.

On comprend facilement que ce type d’actifs n’est pas recommandé à tous. Seuls les investisseurs audacieux devraient s’y mouiller. Un maximum de 5% de l’actif total me semble être acceptable.

Mes conseils

  • Si le processus d’achat et de détention directe des bitcoins vous embête, vous pouvez très bien y être exposé indirectement par le biais d’actions d’entreprises liées au secteur ou à partir de fonds technologiques ou de FNB de bitcoins.
  • Voici quelques produits qui investissent dans le Bitcoin : Fonds Rivemont Crypto, Grayscale Bitcoin Trust, Fonds de Bitcoins Galaxy de CI, Fiducie Bitcoin Ninepoint et Fonds de cryptoactifs mondial 3iQ. 
  • L’Agence du revenu du Canada a à l’œil toutes les sociétés qui permettent d’acheter et de vendre les cryptomonnaies. Les profits que vous faites sur toutes les transactions doivent être déclarés comme du gain en capital.

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Tendances MÉDIAS

Radio-Canada: est-ce notre rempart contre les GAFA?

Publié le 22 janv. 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Radio-Canada: est-ce notre rempart contre les GAFA?

[Photo: Jean Gagnon | Creative Commons]

  • Depuis le 18 janvier, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) tient des audiences virtuelles pour le renouvellement pour cinq ans des licences de CBC/Radio-Canada.
  • L’histoire qui se déroule sous nos yeux met en scène un diffuseur public pressé d’investir les plateformes numériques, un secteur privé qui préférerait tout le contraire, et un organisme réglementaire menotté par une Loi sur la radiodiffusion obsolète.

Ce que demande CBC/Radio-Canada:

Le diffuseur public souhaite avoir le droit de remplir une partie de ses conditions de licences sur des plateformes numériques plutôt qu’à la télé ou à la radio. Par exemple, Radio-Canada pourrait diffuser son «quota» de documentaires sur ICI Tou.tv plutôt qu’à ICI Télé le samedi à 22h30.

Cette demande est motivée par le désir de CBC/Radio-Canada de garder contact avec… la réalité.

  • Actuellement, environ 80% des francophones canadiens âgés de 18 à 34 ans sont abonnés à Netflix, rappelait au CRTC le vice-président du réseau français Michel Bissonnette.
  • «Si on ne veut pas perdre une génération, a-t-il ajouté. il est plus important que jamais de leur offrir une alternative francophone diversifiée et de qualité.»

L’ennui: tant que le projet de loi C-10 qui vise à modifier la Loi sur la radiodiffusion n’a pas été adopté, le CRTC n’a pas le pouvoir de réglementer le numérique.

En somme, le diffuseur public se considère de plus en plus comme une organisation médiatique qui doit «incarner le Canada» sur toutes les plateformes qu’utilisent les Canadiens, mais l’organisme chargé de le réglementer n’a pas encore les moyens de répondre à ces ambitions.

Pierre Karl Péladeau accuse CBC/Radio-Canada de «concurrence déloyale».

À en croire le patron de Québecor, alors que la télévision généraliste est en déclin en raison de la concurrence des géants américains du streaming, Radio-Canada devrait se concentrer sur son mandat de service public et laisser tomber ses activités commerciales, qui nuisent au secteur privé – dont Québecor.

Pourtant, le problème est ailleurs.

N’en déplaise à PKP, la vraie menace qui pèse sur l’industrie canadienne de la télévision, ce ne sont pas les 500 millions $ que CBC/Radio-Canada tire de ses activités commerciales et qui représenteraient une «concurrence déloyale» pour le secteur privé.

C’est une goutte d’eau dans l’océan.

La vraie menace, c’est le changement en profondeur des habitudes d’écoute des Canadiens depuis l’arrivée des Netflix, Disney+ et Amazon Prime Video.

  • Les séries dramatiques locales et les émissions d’ici doivent maintenant rivaliser avec un flot ininterrompu de mégaproductions américaines déversé chaque semaine sur ces plateformes.
  • C’est District 31 avec Gildor Roy, contre The Mandalorian avec bébé Yoda.

En 2018, l’industrie de la télévision généraliste au Québec a encaissé des pertes d’exploitation de 3,2 millions $. Un record, selon Québecor, mais sans doute pas la dernière année dans le rouge: le public semble préférer bébé Yoda.

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Quelles sont les options?

Au Canada, quelle organisation médiatique a une force de frappe suffisante pour empêcher l’américanisation galopante de notre culture?

  • Bell Média? L’entreprise a lancé son service Crave, une alternative canadienne à Netflix. On y trouve bien des productions d’ici, mais elles sont noyées dans une mer de sitcoms américaines (Friends) et de séries de HBO.
  • Québecor? Une mouche à côté des géants américains. Dans les réunions chez Netflix, on ne doit pas trembler fort devant la menace que représente Club illico.
  • CBC/Radio-Canada? Même si le CRTC lui donnait les coudées franches pour investir les plateformes numériques, le diffuseur public aurait du mal à inverser la tendance de fond.

Par contre, pour protéger la culture d’ici – ce qui est réellement l’enjeu –, CBC/Radio-Canada est sans doute notre meilleure option.

Le diffuseur public l’a d’ailleurs démontré depuis 10 ans avec ICI Tou.tv, une plateforme de diffusion en continu qui fédère des contenus canadiens et internationaux de qualité provenant de CBC/Radio-Canada, mais aussi d’autres chaînes (TV5, UNIS.TV, Télé-Québec, l’ONF).

Il manquerait les contenus de TVA dans cette plateforme pour en faire un incontournable au Québec. Tou.tv pourrait peut-être même avoir une chance contre Netflix.

L’époque des chicanes de plates-bandes est révolue.

Quand j’entends les guéguerres entre PKP et Radio-Canada, j’ai l’impression d’assister aux sempiternelles querelles à propos d’un poisson pas frais entre le forgeron et le poissonnier dans Astérix.

Pendant ce temps, César poursuit l’expansion de son empire.

Seule différence: au Québec, nous n’avons pas de potion magique pour tenir les envahisseurs à distance. Notre seule option? Nous serrer les coudes.

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Analyse POLITIQUE

La diplomatie canadienne sous l’ère Biden: quels défis pour Trudeau?

Publié le 22 janv. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
La diplomatie canadienne sous l’ère Biden: quels défis pour Trudeau?

Joe Biden et Justin Trudeau (photo Bureau du premier ministre)

  • La diplomatie Canada-États-Unis retrouve son cours normal depuis l’intronisation du président Joe Biden. Déjà s’estompe la pénible parenthèse de Donald Trump.
  • L’espoir d’un nouveau départ exprimé par Justin Trudeau a vite été tempéré par un rappel amical du nouveau président que Washington demeure celui qui donne la note.

La relation qu’entretiendront le Canada et les États-Unis sera bien différente désormais. Donald Trump n’avait cure de ce voisin et de son premier ministre envers qui il aimait être méprisant.

La conception de Joe Biden de cette relation est tout à l’opposé.

  • Les États-Unis sont un «grand-frère» pour le Canada.
  • Un grand-frère qui, dit-il, peut parfois être «insupportable et arrogant», façon de rappeler au petit-frère que celui-ci ne peut tout avoir.

Le décret présidentiel sur le projet Keystone XL, signé par le nouveau président tout juste après son assermentation, était justement une façon de rappeler que les impératifs américains prévaudraient toujours.

À son premier jour à la tête de son pays, il lui fallait rassurer les progressistes au sein de la coalition qui a assuré son élection, peu importe ce qui en coûterait au Canada.

Le «petit-frère» s’est rendu à la volonté du «grand-frère». Il a mis de côté toute idée de vouloir infléchir cette décision. Tout comme il avait plié lorsque Donald Trump avait décrété la renégociation de l’Aléna.

L’intérêt du Canada est de choisir ses batailles.

Choisir celles où il a beaucoup à gagner, comme l’assouplissement du Buy American Act: les entreprises d’ici ont les yeux rivés sur ce vaste programme de relance de près de 2000 milliards $ annoncé par le nouveau président, et elles veulent avoir le droit de participer aux appels d’offres publics.

L’administration Biden ne sera pas moins protectionniste que les précédentes.

Cette volonté s’est renforcée sous Donald Trump. La pensée du nouveau président se résume en quelques mots. «Made in America» signifie acheter américain et créer des emplois américains.

Signe de sa nouvelle diplomatie, Joe Biden a accordé au Canada son premier échange avec un chef de gouvernement étranger. Une façon de mettre un baume sur la blessure d’amour-propre infligé au Canada avec ce décret sur Keystone XL, et d’entreprendre sur un ton positif un dialogue pour réamorcer le partenariat de l’époque de l’administration Obama.

> Découvrez les autres analyses politiques de Bernard Descôteaux, publiées chaque samedi dans InfoBref Matin

Des intérêts convergents existent entre les deux pays. Encore faut-il vouloir les voir.

Les plus évidents sont au plan économique.

Les accords successifs de libre-échange ont intégré les deux économies. Elles ont tout sauf besoin de nouvelles barrières. Ce qui est «Made in Canada» est devenu nécessaire aux États-Unis pour maintenir la chaîne d’approvisionnement qui fonctionne de manière continentale.

Mais on le voit moins bien de Washington lorsque la crise menace, comme c’est le cas aujourd’hui.

La lutte aux changements climatiques doit, elle aussi, se mener sur une base continentale. C’est ce qu’a signalé le nouveau président américain avec la mise au rancart du projet Keystone XL. C’était une invitation au Canada à le suivre.

Comme toujours, il y aura un risque élevé de rencontrer des difficultés sur la route de la diplomatie entre ces deux pays. Pas encore le temps de sabler le champagne. La différence avec les années précédentes viendra de l’amitié retrouvée.

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