Salaires

Les hausses de salaire vont s’accélérer en 2022

Publié le 23 sept. 2021
Les hausses de salaire vont s’accélérer en 2022

(Source: Unsplash)

  • Les organisations québécoises comptent augmenter de 2,9% les salaires de leurs employés l’année prochaine, selon une enquête de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). C’est plus que la prévision de 2,4% enregistrée l’année dernière pour cette année.
  • Les employés des secteurs des technologies de l’information et des communications devraient obtenir la plus forte augmentation de salaire, de 3,4% en moyenne. Ils seraient suivis par les employés du secteur des assurances (+3,3%).  

Les incertitudes liées à la pandémie s’amenuisent, selon le CRHA.

  • Par conséquent, la majorité des organisations ne prévoient pas de nouveaux gels salariaux. 

Dans les organisations qui ont des structures salariales souvent liées à des conventions collectives, et qui sont généralement de grandes organisations, les hausses anticipées sont plus modestes: 2,2% à 2,3%, ce qui est quand même supérieur aux prévisions enregistrées l’an dernier.

Les secteurs où les salaires augmenteront le moins :

  • Administrations publiques (+2,3%)
  • Arts, spectacles et loisirs (+2,4%) 
  • Soins de santé (+2,7%) 

L’attraction et la rétention des employés seront des enjeux majeurs l’an prochain, selon le CRHA.

  • Cela devrait pousser les employeurs à innover dans la «rémunération globale» qu’ils offrent à leurs employés – autrement dit, à bonifier les avantages et conditions de travail en parallèle aux augmentations de salaire.
  • Pour tirer leur épingle du jeu, le CRHA suggère aux employeurs de miser aussi sur «l’expérience employé», notamment en offrant une conciliation travail-vie personnelle et de la reconnaissance, et en donnant un sens au travail. 
Félix Côté
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La conciliation travail-vie personnelle gagne en importance pour les travailleurs

Publié le 15 sept. 2021
La conciliation travail-vie personnelle gagne en importance pour les travailleurs

[Source: Unsplash]

  • Selon un sondage commandé par ADP Canada, la pandémie a modifié les motivations des travailleurs canadiens à accepter et à conserver un emploi.
  • 31% des travailleurs sondés accordent désormais une plus grande importance qu’avant la pandémie à la conciliation entre leur travail et leur vie personnelle. 20% disent plutôt que, à leurs yeux, le critère du salaire a gagné en importance pendant la pandémie. 

Chez les télétravailleurs, l’importance accordée à la conciliation travail-vie personnelle semble avoir augmenté encore davantage. 

  • 39% des télétravailleurs disent que, pour eux, ce critère est plus important qu’avant la pandémie. 

Quel sont les 2 principaux critères qui guident les travailleurs vers un nouvel emploi?

  • 32% disent privilégier le fait qu’un futur employeur respecte la conciliation travail-vie personnelle.
  • 25% disent plutôt qu’ils cherchent d’abord un meilleur salaire.

Le sondage indique aussi que:

  •  63% des travailleurs canadiens envisagent des changements dans leur vie professionnelle.
  • 19% se sont fait offrir de meilleures conditions de travail par un employeur concurrent au cours des 6 derniers mois.
Félix Côté
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Amazon augmente ses salaires pour embaucher 15 000 employés au Canada

Publié le 13 sept. 2021
Amazon augmente ses salaires pour embaucher 15 000 employés au Canada

(Source: Unsplash)

  • Le géant du commerce en ligne voudrait embaucher cet automne 15 000 nouveaux employés pour combler les besoins de ses entrepôts et de ses centres de distribution à travers le Canada. 
  • L’entreprise va aussi augmenter son salaire de départ, qui était de 16 $ l’heure. Il s’établira désormais entre 17 $ et 21,65 $ l’heure. 

En parallèle, Amazon dit qu’elle vient d’augmenter de 1,60$ à 2,20$ les salaires horaires de ses employés actuels. 

La pénurie de main-d’œuvre qui sévit au Canada et aux États-Unis ne semble pas vouloir arrêter le géant dans ses projets d’expansion.

Au Canada, son nombre d’entrepôts et de centres de distribution est passé de 30 à 46 en un an. 

  • Les 15 000 nouveaux employés qu’Amazon veut embaucher s’ajouteront aux 25 000 employés à temps plein et à temps partiel qui travaillent déjà dans ses installations au pays.

Aux États-Unis, Amazon a relevé à 17 $US l’heure le salaire de départ de ses employés et souhaite embaucher 75 000 nouveaux employés d’ici la fin de l’année. 

Félix Côté
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Analyse POLITIQUE

Pourquoi les grèves sont de retour

Publié le 27 août 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Pourquoi les grèves sont de retour

[crédit photo: Sol | Unsplash]

  • Le calme qu’a connu le monde des relations de travail en début de pandémie est déjà du passé. Arrêts de travail et grèves sont à nouveau en hausse.
  • Le marché de l’emploi est en train de se transformer. Les travailleurs ont de nouvelles attentes qu’ils expriment avec force.

Signe que les temps changent, les conflits de travail font à nouveau les manchettes.

On assiste à un retour du balancier.

Les syndiqués sont davantage revendicateurs, comme l’illustrent les quatre mois de grève à l’usine Olymel de Vallée-Jonction.

À sa première année, la pandémie avait eu un effet modérateur sur les conflits de travail.

  • Quatre fois moins de grèves et lock-out étaient observés au Québec en 2020 comparativement à 2018, soit 26 au lieu de 109.
  • Deux fois moins de jours de travail étaient perdus cette même année 2020, soit 146 000 au lieu des 362 000 perdus deux ans plus tôt.

La pause apparaît toutefois révolue.

Au cours des 6 premiers mois de la présente année, on relève déjà 54 conflits et la perte de 437 000 jours de travail.

Cette augmentation traduit la volonté des travailleurs d’améliorer leurs conditions de travail.

La transformation du marché du travail et la pénurie de la main-d’œuvre leur donnent un net avantage face aux employeurs.

  • Les grévistes de l’usine Exceldor ont ainsi obtenu des gains significatifs en juin après un mois de débrayage.

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Les travailleurs ont le «gros bout du bâton» reconnaissait, voici peu, le premier ministre François Legault.

«Pay them more» disait dans le même esprit le président Biden aux patrons américains.

Payer plus est d’ailleurs ce qu’a fait le gouvernement québécois, forcé dans un contexte de crise de corriger à la hausse les salaires de catégories sous-payées, comme les préposé(e)s des CHSLD.

Enseignants et infirmières ont obtenu des gains significatifs lors des négociations avec les employés du secteur public.

Le secteur privé n’échappe pas à ce mouvement.

Le salaire minimum de 13,50 $ l’heure est la norme dans de nombreuses entreprises.

Les grandes centrales syndicales réclament qu’il passe à 18,00 $.

Certains employeurs, notamment en restauration, reconnaissent que 13,50 $ ne suffit plus.

  • Ils prennent l’initiative de payer plus, seule façon de pouvoir rester en affaires.

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Tous ne sont pas prêts à céder à ce mouvement, voyant dans les revendications syndicales une menace à l’équilibre financier de leurs entreprises.

Leurs résistances conduisent à des grèves comme celles d’Exceldor et d’Olymel où, pour équilibrer les rapports de force, les employeurs mettent dans la balance le maintien des emplois.

Aux yeux du Conseil du patronat du Québec, le rapport de force changera en faveur des employés lorsque prendra fin la Prestation canadienne pour la relance économique.

Ce jour-là, les 128 000 personnes qui touchent cette prestation de soutien seront à nouveau disponibles sur le marché de l’emploi.

Il suffirait donc de patienter? Rien n’est moins certain.

Les attentes des travailleurs face à l’emploi ne sont plus les mêmes.

  • Les prestations gouvernementales de la pandémie leur ont donné un sentiment d’indépendance face aux employeurs.
  • Outre un salaire décent, ils recherchent un travail qui leur apportera une qualité de vie.

Un nouvel équilibre est à établir entre employeurs et employés.

Et, dans un certain nombre de cas, cela passera inévitablement par un conflit de travail. Il faut s’y attendre.

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Salaire minimum à 18 $? Des représentants de PME s’opposent à la FTQ

Publié le 19 août 2021
Salaire minimum à 18 $? Des représentants de PME s’opposent à la FTQ

(Source: Unsplash)

  • La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) a réclamé cette semaine au gouvernement Legault que le salaire minimum au Québec, actuellement fixé à 13,50 $ l’heure, soit augmenté à 18 $ l’heure. 
  • Une telle augmentation «ferait très mal» aux PME du Québec, selon François Vincent, vice-président Québec à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). Il affirme que plus de la moitié des PME n’ont pas encore retrouvé leurs revenus normaux d’avant la pandémie. 

Selon la FTQ, un salaire minimum de 18 $ l’heure est le seuil minimal pour que les travailleurs puissent sortir de la pauvreté. 

  • La centrale syndicale soutient aussi que cela retiendrait davantage les travailleurs à faible revenu sur le marché du travail.

Les effets d’une telle hausse seraient toutefois dommageables pour les PME, dit la FCEI. Elle croit que cela pourrait causer:

  • une augmentation directe des dépenses des petites entreprises – elle estime le coût de la hausse à plus de 10 000 $ par employé au salaire minimum;
  • une pression pour augmenter les salaires des employés mieux payés;
  • une augmentation des prix; et
  • des suppressions de postes. 

Pour faire augmenter les salaires dans les PME, la FCEI suggère plutôt que le gouvernement allège la fiscalité des petites entreprises.

  • L’organisme juge que la taxe sur la masse salariale devrait être abaissée.
Félix Côté
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Garderies: 6 milliards $ pour créer des places et augmenter les salaires

Publié le 5 août 2021
Garderies: 6 milliards $ pour créer des places et augmenter les salaires

François Legault et Justin Trudeau (Source: Émilie Nadeau / Twitter)

  • François Legault et Justin Trudeau ont confirmé hier qu’une entente a été conclue entre les 2 gouvernements sur l’argent qu’Ottawa avait promis à Québec au printemps dernier pour renforcer le réseau québécois de services de garde éducatifs.
  • Le fédéral versera au Québec jusqu’à 6 milliards $ sur 5 ans sans condition. Cette somme doit permettre de créer de nouvelles places en garderies, d’augmenter le salaire des éducatrices, et même de baisser les prix. 

Les 2 premiers ministres étaient réunis hier à Montréal pour officialiser le financement du réseau québécois de garderies subventionnées.  

Les 6 milliards $ doivent permettre

  •  de créer «des dizaines de milliers de places» – selon Québec, 37 000 familles sont actuellement en attente; 
  • d’augmenter le salaire des éducatrices, qui sont «sous-payées par rapport à la formation» qu’on leur demande, a reconnu François Legault; et 
  • de réduire les tarifs pour les familles. 

Le Québec choisira comment il souhaite utiliser l’argent fédéral, a souligné plusieurs fois le premier ministre québécois.  

Dans son budget 2021-2022, Québec prévoyait d’investir plus de 2,7 milliards $ dans son réseau de garderies. 

La province sert de modèle au reste du Canada

La Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador et le Yukon ont déjà conclu avec Ottawa une entente sur la façon d’implanter ce système dans leur province.  

Johanna Sabys
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Olymel: les éleveurs de porcs veulent que le gouvernement règle le conflit

Publié le 2 août 2021
  • Les Éleveurs de porcs du Québec ont demandé au ministre du Travail Jean Boulet d’intervenir dans les négociations salariales entre la direction et les travailleurs – en grève depuis fin avril – de l’usine d’abattage d’Olymel. 
  • «Il faut que ça cesse» a affirmé hier sur RDI Jean Boulet. Cependant, le ministre du Travail ne compte pas s’immiscer directement dans les négociations, même s’il dit qu’un tel conflit «ne peut pas être toléré au Québec».

Olymel: impasse dans la négociation des salaires

Publié le 1er août 2021
  • Les travailleurs de l’usine d’abattage de Vallée-Jonction, en Beauce, sont en grève depuis maintenant 3 mois. 
  • Le syndicat reproche à la direction d’Olymel de ne pas avoir fait de nouvelle proposition salariale au cours des dernières journées de négociations menées par les conciliateurs du ministre du Travail, jeudi et vendredi.

Le syndicat a d’ailleurs rejeté une offre soumise par les conciliateurs et qui avait été acceptée par l’entreprise. Néanmoins, tous les points de litige autres que les salaires seraient réglés. 

Johanna Sabys
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À Montréal, plus de la moitié des entreprises rechignent à augmenter les salaires pour attirer la main-d’œuvre

Publié le 27 juil 2021
À Montréal, plus de la moitié des entreprises rechignent à augmenter les salaires pour attirer la main-d’œuvre

[Source: Unsplash]

  • Les entreprises montréalaises ont été sondées à la mi-juillet par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain sur les mesures qu’elles envisagent pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. Leur réponse la plus fréquente, donnée par 51% des répondants, est d’améliorer les conditions de travail – mais sans toucher aux salaires.  
  • Parmi les autres solutions avancées, le recrutement de travailleurs étrangers arrive en deuxième choix à 48%, et la formation des employés pour améliorer leurs compétences arrive en troisième à 38%. 

CPE: une hausse de salaire maximale de 12% pour les éducatrices

Publié le 14 juil 2021
  • Le gouvernement Legault a proposé mardi aux éducatrices de CPE une hausse de salaire de 2% par an pendant 3 ans. À partir de la 3e année, Québec offre aussi un boni de 6% aux éducatrices qualifiées, et de 3% aux autres. En 2023, les éducatrices gagneraient alors entre 18 $ et 28 $ l’heure.
  • Cette offre est jugée insuffisante par les syndicats, qui envisagent déjà des mouvements de grève à la rentrée. 

Les syndicats réclament:

  • une hausse du taux horaire des éducatrices non qualifiées de 16,75 $ à 21,28 $; et 
  • 30,5 $ l’heure pour les éducatrices les plus qualifiées.
Johanna Sabys
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Être payé chaque jour plutôt que toutes les 2 semaines? Un nouveau service permet maintenant de choisir

Publié le 8 juil 2021
Être payé chaque jour plutôt que toutes les 2 semaines? Un nouveau service permet maintenant de choisir

[Source: Dayforce Wallet]

  • Le fournisseur de logiciels et de services de ressources humaines Ceridian (NYSE et TSX: CDAY) rend disponible au Canada son application Dayforce Wallet. Elle permet aux employeurs d’offrir à leurs employés une paie «à la demande».
  • Concrètement, les salariés des entreprises qui utilisent cette application peuvent – s’ils le désirent – obtenir leur salaire au fur et à mesure qu’ils le gagnent, chaque jour, au lieu de devoir attendre que leur paie soit déposée toutes les deux semaines dans leur compte bancaire. 

Cette application de paie «à la demande» est déjà utilisée aux États-Unis par environ 500 entreprises. 

Voici comment elle fonctionne:

  • À tout moment, l’employé peut demander que lui soit versé son salaire pour les heures qu’il a travaillées depuis sa dernière paie.
  • Chaque demande de paie est traitée comme une paie régulière, avec le bulletin de paie et les retenues d’impôt.
  • Les administrateurs des services de paie n’ont pas à réajuster les paies, cela se fait automatiquement. 
  • La paie est toujours fermée et financée selon le cycle choisi par l’entreprise. (hebdomadaire, bihebdomadaire, bimensuel ou mensuel).

Selon un sondage commandé par Ceridian: 

  • Un Canadien sur trois dit manquer régulièrement d’argent entre chaque moment où il reçoit sa paie.
  • Les 18-34 ans sont les plus désireux (à 56%) de vouloir toucher leur paie à la fin de chaque journée ou de chaque quart de travail. 
Félix Côté
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Une loi fédérale impose l’équité salariale en 2024

Publié le 7 juil 2021
  • La ministre du Travail Filomena Tassi a annoncé hier que la loi fédérale sur l’équité salariale, adoptée en 2018, entrera en vigueur à la fin du mois d’août.
  • Cette loi s’appliquera aux fonctionnaires et aux entreprises privées sous juridiction fédérale d’au moins 10 employés. Mais les employeurs auront 3 ans pour élaborer leur plan d’équité salariale, et garantir un salaire égal aux hommes et aux femmes pour un travail de valeur égale. Selon Statistique Canada, en 2020, une femme gagnait en moyenne 0,89 $ pour chaque dollar gagné par un homme au pays.