Salaires

Travailleurs de la santé: 500 millions $ en primes et incitatifs

Publié le 13 janv. 2022
Travailleurs de la santé: 500 millions $ en primes et incitatifs

(Source: Vladimir Fedotov / Unsplash)

  • Le gouvernement Legault bonifie pour les 12 prochaines semaines les conditions salariales des travailleurs de la santé. 
  • Québec a annoncé jeudi une nouvelle série de mesures financières et administratives qui devraient permettre d’«augmenter la capacité des ressources du réseau» pour faire face à la vague Omicron. 

Au cours des 12 prochaines semaines, le gouvernement prévoit:  

  • de rembourser les frais liés au travail – comme un repas ou des coupons de taxis – lorsqu’un employé effectue du temps supplémentaire;
  • d’offrir une demi-journée de vacances pour toute journée travaillée au-delà d’une semaine normale de travail; et
  • de doubler le taux horaire des employés à temps complet qui effectue une 6e ou une 7e journée de travail dans la même semaine.

La prime d’assiduité, offerte jusqu’ici au personnel infirmier et aux préposés aux bénéficiaires, sera élargie à d’autres employés dans les CHSLD, les centres de protection de la jeunesse et les milieux hospitaliers.

Johanna Sabys
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Les emplois réglementés par Ottawa seront bientôt soumis à un salaire minimum, de 15 $ l’heure

Publié le 18 déc 2021
Les emplois réglementés par Ottawa seront bientôt soumis à un salaire minimum, de 15 $ l’heure

(Source: Nigel Tadyanehondo / Unsplash)

  • Le gouvernement fédéral établit un salaire minimum pour les travailleurs sous réglementation fédérale. Ce salaire horaire minimum, proposé lors du dernier budget, est fixé à 15 $ et entrera en vigueur le 29 décembre. 
  • Selon Ottawa, 26 000 travailleurs du secteur privé sous réglementation fédérale bénéficieront directement de cette hausse en obtenant une augmentation. 

Plusieurs secteurs d’activité dans le privé sont concernés par ce nouveau salaire minimum, dont:

  • le transport routier et aérien;
  • les banques; et
  • les télécommunications et la radiodiffusion.

Au Québec, le salaire minimum est actuellement de 13,50 $. 

  • Les employés au Québec qui sont visés par le Code canadien du travail et qui gagnent actuellement moins que 15 $ l’heure seront augmentés à ce montant à partir du 29 décembre.

Le nouveau salaire minimum fédéral augmentera ensuite selon l’inflation. 

  • Il sera ajusté chaque année, le 1er avril, en fonction de l’indice des prix à la consommation de l’année précédente. 
Félix Côté
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La sous-traitance gouvernementale coûte près de 50% plus cher

Publié le 13 déc 2021
La sous-traitance gouvernementale coûte près de 50% plus cher

(Source: Unsplash)

  • Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) a publié les résultats d’une enquête qu’il a menée sur le coût des contrats donnés en sous-traitance par des organismes gouvernementaux, dont Retraite Québec (RQ) et la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST).
  • Le SPGQ calcule que, pour ces deux organismes, les contrats de tâches professionnelles donnés en sous-traitance en 2019 et 2020 ont coûté près de 50% plus cher que s’ils avaient été confiés à des ressources internes.

Le SPGQ a analysé 73 contrats, dont 58 concernaient le domaine des technologies de l’information. Selon les chiffres qu’il publie:

À Retraite Québec

  • Le taux journalier moyen d’un consultant était d’environ 950 $.
  • Celui d’une ressource interne était d’environ 410 $, incluant les avantages sociaux. 

Si les travaux donnés en sous-traitance avaient été réalisés à l’interne, RQ aurait économisé 6,5 millions $.

À la CNESST

  • Le taux journalier moyen d’un consultant était d’environ 685 $. 
  • Celui d’une ressource interne était d’environ 430 $. 

Si les travaux donnés en sous-traitance avaient été réalisés à l’interne, la CNESST aurait économisé 10,5 millions $.

Félix Côté
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Entrevue

Les 65 ans et plus peuvent-ils résoudre la pénurie de main-d’œuvre?

Publié le 9 déc 2021
Les 65 ans et plus peuvent-ils résoudre la pénurie de main-d’œuvre?

(Source: Steve Buissinne / Pixabay)

  • En 2040, le Québec pourrait compter deux fois plus de personnes de 75 ans qu’actuellement. Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) redoute 2 conséquences de cette évolution: une diminution de la main-d’œuvre disponible et un ralentissement de la croissance économique. 
  • Pour se préparer au pire, le CPQ propose que le gouvernement offre des incitatifs pour encourager les personnes de 65 ans et plus à demeurer plus longtemps sur le marché du travail. Mais cette solution n’est pas la seule avenue, explique à InfoBref Jean-Claude Bernatchez, professeur titulaire en relations industrielles à l’Université du Québec à Trois-Rivières. 

Pour retenir les plus de 65 ans sur le marché du travail, le CPQ propose:

  • d’améliorer le crédit d’impôt pour prolongation de carrière;
  • de permettre l’arrêt des cotisations au Régime des rentes du Québec (RRQ) après 65 ans; et
  • d’offrir une réduction des cotisations salariales pour les employeurs de ces travailleurs.

Mais le travail au-delà de 65 ans n’est pas une solution miracle, selon Jean-Claude Bernatchez.

D’abord, l’âge est un facteur limitatif pour plusieurs types d’emplois.

  • «Travailler au-delà de 65 ans, c’est parfait, mais on ne peut pas tout régler par des salaires, estime-t-il. On doit aussi tenir compte des contraintes de travail.» 
  • Il note qu’il est moins facile pour les 65 ans et plus de continuer à travailler dans des emplois qui imposent des contraintes physiologiques, par exemple le travail en abattoir ou les travaux de voirie.

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La solution à la pénurie de main-d’œuvre passe par une approche multidimensionnelle, croit Jean-Claude Bernatchez.  

Selon lui, les entreprises devront:

  • réaménager l’organisation du travail et les conventions collectives en fonction d’une main d’œuvre plus âgée;
  • davantage se robotiser; et
  • davantage faire appel aux travailleurs étrangers.
Félix Côté
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Grève des CPE: entente de principe entre Québec et la CSN

Publié le 8 déc 2021
Grève des CPE: entente de principe entre Québec et la CSN

(Source: La-Rel Easter / Unsplash)

  • La FSSS-CSN et le gouvernement Legault ont conclu aujourd’hui une entente de principe. Elle pourrait mettre fin à la grève générale illimitée entamée la semaine dernière dans 400 CPE.
  • Cette entente devrait être soumise rapidement aux travailleuses de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), qui devront l’adopter pour qu’elle prenne effet.   

Les 400 CPE affiliés à la FSSS sont en grève générale depuis le 1er décembre pour protester contre l’impasse des négociations de leur convention collective. 

Québec se félicite d’avoir conclu «une entente historique»

Cette entente priorise les éducatrices, mais des efforts ont également été faits pour les employés de soutien, affirme la présidente du Conseil du Trésor Sonia LeBel.

La hausse salariale des autres professionnels des CPE était un point essentiel des négociations. 

  • Selon la Fipeq-CSQ, un autre syndicat, ces employés de soutien gagnent 20 à 35% de moins que leurs collègues du réseau de la santé ou des établissements scolaires.

Mais ce n’était pas le seul blocage

  • Selon la FSSS–CSN, le gouvernement ignorait d’autres demandes pressantes, comme les ratios d’enfants par éducatrice et le temps accordé aux autres tâches [détails (1er décembre)]. 

Les négociations sont toujours en cours avec les deux autres syndicats représentant les travailleuses de CPE: la CSQ et la FTQ. 

Les CPE affiliés à la Fipeq-CSQ devaient entamer une grève générale illimitée ce jeudi.

Johanna Sabys
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Grève des CPE: syndicats, parents et l’opposition demandent à Legault d’intervenir

Publié le 5 déc 2021
Grève des CPE: syndicats, parents et l’opposition demandent à Legault d’intervenir

(Source: Pixabay)

  • Les syndicats, des regroupements de parents et les 3 partis d’opposition réclament une intervention «rapide» du premier ministre pour résoudre le conflit entre Québec et les employés des CPE. 
  • Les négociations n’ont pas avancé sur les salaires du personnel de soutien – administratif, en cuisine ou à l’entretien. 

Selon la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (Fipeq), les employés de soutien gagnent 20 à 35% de moins que les employés occupant les mêmes postes dans le réseau de la santé ou les établissements scolaires. 

400 CPE québécois ont entamé une grève illimitée mercredi dernier et 130 CPE de plus débraieront à compter de jeudi [détails (3 décembre)].  

Johanna Sabys
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Grève illimitée: 130 autres CPE seront fermés à partir du 9 décembre

Publié le 3 déc 2021
Grève illimitée: 130 autres CPE seront fermés à partir du 9 décembre

(Photo ministère de la Famille)

  • La Fédération des intervenantes en petite enfance (Fipeq), affiliée à la CSQ, a annoncé aujourd’hui le déclenchement d’une grève générale illimitée à partir du jeudi 9 décembre. 
  • Les 130 CPE représentés par la Fipeq s’ajoutent aux 400 CPE représentés par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), en grève générale illimitée depuis mercredi. 

L’annonce de la Fipeq a été retardée de quelques heures ce matin parce que le gouvernement a convoqué les 3 syndicats qui représentent les travailleuses dans les CPE. 

  • Sonia Lebel, présidente du Conseil du trésor, a affirmé après cette rencontre qu’elle avait «rejoint les objectifs et les priorités» des travailleuses de CPE syndiquées. 
  • Elle a dit avoir offert une hausse salariale de 11% pour les employés de soutien dans les CPE, soit un peu plus que sa précédente offre, qui allait de 6% à 9,3% selon l’emploi, mais moins que la hausse moyenne de 14% réclamée par la Fipeq.

La négociation n’a pas abouti aujourd’hui et la Fipeq a annoncé sa grève, comme elle l’avait prévu.

Valérie Grenon, présidente de la Fipeq, laisse la porte ouverte à la conclusion d’une entente avant le déclenchement de la grève. 

Elle soutient que l’annonce d’aujourd’hui permet de:

  • «donner un délai pour les parents»; et de
  • «négocier pour éviter le déclenchement du 9 décembre».
Félix Côté
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Un salaire minimum à 18 $ l’heure nuirait aux PME, dit leur association

Publié le 2 déc 2021
Un salaire minimum à 18 $ l’heure nuirait aux PME, dit leur association

(Source: Unsplash)

  • Plusieurs organisations syndicales réclament que le salaire horaire minimum au Québec, actuellement à 13,50 $, soit porté à 18 $. C’est le seuil minimal qu’elles jugent nécessaire pour permettre aux travailleurs de sortir de la pauvreté.
  • La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) croit qu’une telle hausse fragiliserait les PME. Elle suggère d’autres mesures pour favoriser une hausse des salaires, et pour aider les travailleurs à sortir de la pauvreté. 

Une hausse du salaire minimum à 18 $ forcerait les PME à s’ajuster. 

Selon un sondage de la FCEI:

  • 30% des PME devraient revoir les salaires de leurs employés, y compris ceux qui ne sont pas au salaire minimum;
  • 33% devraient augmenter le prix de leurs produits et services;
  • 11% devraient réduire leur nombre d’employés; et
  • 18% des propriétaires de PME devraient compenser en travaillant plus d’heures.

11% des entreprises seraient même fragilisées au point d’envisager une fermeture. 


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D’autres moyens pourraient aider les PME à hausser les salaires, croit la FCEI. 

Selon les entreprises sondées, les moyens les plus efficaces seraient que le gouvernement: 

  • réduise le fardeau fiscal global (79%);
  • baisse les taxes sur la masse salariale (73%); et
  • offre des crédits d’impôt (58%).
Félix Côté
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Grève générale en CPE: plus qu’une question salariale

Publié le 1er déc 2021
Grève générale en CPE: plus qu’une question salariale

(Source: Unsplash)

  • François Legault a dit mercredi qu’il ne peut pas offrir une hausse de salaire de 20% à tous les employés de l’État. Le premier ministre a appelé les syndicats à accepter la hausse salariale qui est proposée aux éducatrices, mais pas aux autres professionnels des CPE.  
  • La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) affirme, de son côté, que le gouvernement ignore d’autres demandes pressantes, comme les ratios d’enfants par éducatrice et le temps accordé aux tâches administratives.

400 CPE ont entamé une grève générale illimitée mercredi matin et resteront fermés jusqu’à nouvel ordre. 

Depuis la semaine dernière, «les négociations ont malheureusement peu progressé», selon Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN. 

Une entente est en vue sur la rémunération des éducatrices. 

Le gouvernement propose d’augmenter leur salaire à 30 $ de l’heure, ce qui représente une augmentation de 23%. 

«Le problème, dit Legault, c’est que les syndicats nous demandent les mêmes augmentations pour les employées de soutien, les personnes qui font la cuisine, le ménage».  

  • Le premier ministre juge cette demande «inacceptable» et estime que cette grève générale illimitée est «terrible» pour les parents et les enfants.

Mais d’autres enjeux restent en suspens, affirme Stéphanie Vachon: 

  • le respect des ratios d’enfants par éducatrice;
  • le temps de préparation des dossiers de l’enfant et la gestion de la cuisine; et
  • la bonification du régime d’assurance collective.

«C’est la négo de la dernière chance» pour de nombreuses travailleuses, prévient pour sa part la vice-présidente de la FSSS–CSN Lucie Longchamps. 

  • «Le gouvernement ne semble pas saisir toute l’étendue de la colère des travailleuses», qui ont voté en faveur de la grève à 92%.
  • Si le gouvernement refuse d’améliorer considérablement leurs conditions de travail, il y aura d’autres coupes de services, craint-elle, à cause du manque de personnel.
Johanna Sabys
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Les Québécoises travaillent «gratuitement» à partir du 1er décembre

Publié le 1er déc 2021
Les Québécoises travaillent «gratuitement» à partir du 1er décembre

(Source: Unsplash)

  • La rémunération horaire moyenne des travailleuses québécoises était de 26,98 $ en 2020, soit 8,1% de moins que celles des travailleurs québécois masculins (29,36 $), selon l’Institut de la statistique du Québec.
  • L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (Iris) calcule dans une étude que cet écart de rémunération entre hommes et femmes équivaut à un mois de salaire et communique symboliquement que les femmes «travaillent gratuitement» du 1er décembre à la fin de l’année. L’Iris reconnait toutefois que l’écart de salaires hommes/femmes est moins prononcé au Québec que dans le reste du Canada. 

À l’échelle du pays, les travailleuses canadiennes travaillent «gratuitement» à partir du 19 novembre.

Le plus faible écart au Québec s’explique, selon l’Iris, par: 

  • Le taux de syndicalisation plus élevé: 39% des travailleurs québécois sont syndiqués contre 30% dans l’ensemble du Canada.
  • Les «politiques structurantes» adoptées plus rapidement au Québec, comme la Loi sur l’équité salariale (adoptée en 2016 au Québec et en 2018 au Canada), la création des centres de la petite enfance (CPE) en 1997, et l’instauration en 2006 du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP).

Par ailleurs, au Québec, l’écart est «presque inexistant» chez les travailleurs syndiqués, note l’Iris.


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Sur la base du revenu total annuel, l’écart hommes/femmes est nettement plus grand que celui qui touche la rémunération horaire – en partie parce que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel.

En 2019, l’écart de revenu total annuel était de 23,8%, selon Statistique Canada. Cette année-là:

  • les Québécois ont gagné en moyenne 52 200 $; et
  • les Québécoises ont gagné en moyenne 39 800 $, soit presque un quart de moins.
Félix Côté
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Rémunération: l’écart se creuse entre les travailleurs de l’État et les autres salariés

Publié le 30 nov. 2021
Rémunération: l’écart se creuse entre les travailleurs de l’État et les autres salariés

(Source: Unsplash)

  • Un rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) révèle que l’écart se creuse entre la rémunération globale des employés de l’administration du gouvernement du Québec et celle des salariés des autres organisations de 200 employés ou plus.
  • En tenant compte à la fois du salaire, du régime de retraite, des avantages sociaux et des heures de présence au travail, l’écart – au désavantage des employés de l’administration – est passé de 6,1% en 2012 à 9,4% en 2021.

L’administration québécoise regroupe la fonction publique (ministères, organismes gouvernementaux, fonds spéciaux), l’éducation, la santé et les services sociaux.

Si on considère seulement les salaires, ils sont dans l’administration québécoise 17% moins élevés que dans les autres organisations de 200 employés ou plus. 

Plus précisément, l’écart est:

  • de 15% comparé aux entreprises du secteur privé de 200 employés ou plus; et
  • de 24,5% comparé aux organisations du secteur public autre que l’administration du gouvernement du Québec – soit les sociétés d’État, les universités, les municipalités et l’administration fédérale au Québec. (C’est donc ce dernier groupe qui offre les plus hauts salaires.) 

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En revanche, les heures travaillées réduisent l’écart de rémunération globale.

En effet, les employés de l’administration québécoise:

  • travaillent en moyenne 35,8 heures, contre 37,4 heures pour les salariés des autres organisations de 200 employés ou plus; et
  • disposent de 15,7% de leur salaire en congés, contre 14,6% pour les salariés des autres organisations de 200 employés ou plus.

L’ISQ évalue donc que la rémunération globale des salariés de l’administration québécoise est, en fin de compte, de 9,4% inférieure à celle de la moyenne des autres organisations – publiques ou privées – de 200 employés ou plus. 

Félix Côté
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Les salaires dans le privé devraient augmenter de 3% l’an prochain

Publié le 27 nov. 2021
Les salaires dans le privé devraient augmenter de 3% l’an prochain

(Source: Unsplash)

  • Selon un sondage auprès des membres de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, les PME canadiennes s’attendent à augmenter de 3,1% en moyenne les salaires de leurs employés en 2022. Ce serait la hausse la plus élevée depuis 2009. La hausse moyenne a été de 1,6% ces dernières années.
  • Au Québec, la hausse moyenne, toutes entreprises confondues, devrait se situer entre 2,9% et 3,1%, selon le Conseil du patronat du Québec. Il explique cette hausse par le contexte d’inflation et la pénurie de main d’œuvre, qui font pression sur les salaires.