Commerce international

Les entreprises canadiennes, américaines et mexicaines veulent un marché nord-américain plus intégré

Publié le 6 avr. 2021
Les entreprises canadiennes, américaines et mexicaines veulent un marché nord-américain plus intégré

(Source: Wikimedia)

  • L’Accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACÉUM) entre à peine en vigueur que des représentants du monde des affaires des trois pays demandent aux gouvernements de revisiter l’entente pour profiter de la croissance économique post-pandémique.
  • Dans une lettre publique, le Conseil canadien des affaires, le Business Roundtable des États-Unis et le Comité des gens d’affaires du Mexique encouragent les gouvernements à mieux soutenir la création de chaînes d’approvisionnement nord-américaines et l’établissement d’une économie numérique continentale.

L’ACÉUM contient des mesures pour réduire la corruption, régler rapidement les litiges commerciaux et faciliter les échanges électroniques. Mais il faut aller plus loin, croient les trois organismes. Selon eux:

  • les trois pays devraient avant tout harmoniser leurs mesures sanitaires pour accélérer la réouverture des frontières entre les trois pays;
  • les trois marchés doivent demeurer ouverts et «favoriser les échanges commerciaux dans les secteurs de l’énergie et de l’innovation»; et
  • les chaînes d’approvisionnement nord-américaines devraient être favorisées plutôt que de s’approvisionner ailleurs, notamment en Asie. 

L’Amérique du Nord doit être «plus compétitive» si elle compte profiter de la forte croissance économique anticipée au cours des prochaines années, conclut la lettre.

  • Elle recommande aux trois pays de créer rapidement un comité pour élaborer d’ici la fin de l’année une politique continentale en vue d’améliorer la productivité et la compétitivité des trois économies nationales.
Alain McKenna
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Le canal de Suez n’est plus entièrement bloqué

Publié le 28 mars 2021
  • Le navire-cargo Ever Given a pu être partiellement redressé ce lundi matin, après s’être retrouvé coincé en diagonale à cause de vents violents mardi dernier. L’arrière du navire est maintenant à plus de 100 mètres de la berge, et les autorités espèrent qu’une partie du trafic va pouvoir reprendre aujourd’hui.
  • Selon le fournisseur de services maritimes Leth Agencies, plus de 300 navires se sont retrouvés bloqués à cause du Ever Given. 

Le gouvernement investit 500 millions $ pour relancer les exportations des entreprises québécoises

Publié le 3 mars 2021
Le gouvernement investit 500 millions $ pour relancer les exportations des entreprises québécoises

(Source: Ministère des Finances du Québec)

  • Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon a présenté un plan de cinq ans qui vise à accroître de 18 milliards $ la valeur annuelle des exportations du Québec.
  • Québec cible les PME et les grandes entreprises qui exportent déjà et celles qui souhaiteraient le faire. En plus des 253 millions $ déjà prévus en crédits d’impôt dans le budget provincial 2020-2021, Investissement Québec obtient une enveloppe de 250 millions $ pour investir dans des projets prometteurs. 

Le plan d’action pour la relance des exportations a deux objectifs:

  • rattraper le chemin perdu durant la pandémie;
  • faire croître les exportations à plus long terme pour que leur valeur passe de 46% à 50% du PIB du Québec.

Les entreprises exportatrices bénéficieront:

  • d’une aide financière directe;
  • d’un meilleur accompagnement de la part des organisations sectorielles;
  • de «nouveaux outils» pour mieux cibler et toucher une clientèle étrangère.
Alain McKenna
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Quel sera l’impact au Canada de la directive de Biden de limiter les achats du gouvernement américain aux produits et services américains?

Publié le 25 janv. 2021
Quel sera l’impact au Canada de la directive de Biden de limiter les achats du gouvernement américain aux produits et services américains?

Joe Biden (Source: Wikimedia)

  • Joe Biden a signé hier soir un décret qui limite l’approvisionnement des agences gouvernementales américaines auprès de fournisseurs étrangers.
  • Pour le Canada, l’enjeu est énorme: les agences gouvernementales américaines achètent annuellement pour 500 milliards $ de produits et services, soit l’équivalent de toutes les exportations canadiennes aux États-Unis réunies.

La mesure centrale de ce décret est la création d’une agence fédérale qui analysera chacun des contrats octroyés par le gouvernement, pour s’assurer que ses fournisseurs respectent les quotas de contenu américain exigés.

  • Son rôle sera de réduire le nombre d’exemptions qui permettraient d’acheter auprès de fournisseurs étrangers.

Des entreprises québécoises et canadiennes qui comptent le gouvernement des États-Unis parmi leurs plus importants clients pourraient être touchées.

  • CGI, le fournisseur montréalais de services TI, a pour plus de 3 milliards $ en contrats annuels avec les agences gouvernementales américaines.
  • Les deux tiers des exportations militaires canadiennes s’en vont aux États-Unis, dans le cadre de contrats octroyés par l’armée américaine.
  • Des firmes d’ingénierie comme SNC-Lavalin ont des contrats de service qui valent plusieurs milliards de dollars dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures.

Tout n’est pas perdu pour autant. 

  • Le décret du président Biden hausserait la part du contenu américain dans les futurs appels d’offres, mais il compte respecter les exemptions existantes qui ont été négociées par le Canada au fil du temps.
  • Le gouvernement américain a dit qu’il respecterait les directives de l’Organisation mondiale du commerce sur les appels d’offres. Ces directives exigent des pays signataires, dont le Canada et les États-Unis, qu’ils tiennent des appels d’offres ouverts aux entreprises des autres pays membres.

Alain McKenna
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Analyse POLITIQUE

La diplomatie canadienne sous l’ère Biden: quels défis pour Trudeau?

Publié le 22 janv. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
La diplomatie canadienne sous l’ère Biden: quels défis pour Trudeau?

Joe Biden et Justin Trudeau (photo Bureau du premier ministre)

  • La diplomatie Canada-États-Unis retrouve son cours normal depuis l’intronisation du président Joe Biden. Déjà s’estompe la pénible parenthèse de Donald Trump.
  • L’espoir d’un nouveau départ exprimé par Justin Trudeau a vite été tempéré par un rappel amical du nouveau président que Washington demeure celui qui donne la note.

La relation qu’entretiendront le Canada et les États-Unis sera bien différente désormais. Donald Trump n’avait cure de ce voisin et de son premier ministre envers qui il aimait être méprisant.

La conception de Joe Biden de cette relation est tout à l’opposé.

  • Les États-Unis sont un «grand-frère» pour le Canada.
  • Un grand-frère qui, dit-il, peut parfois être «insupportable et arrogant», façon de rappeler au petit-frère que celui-ci ne peut tout avoir.

Le décret présidentiel sur le projet Keystone XL, signé par le nouveau président tout juste après son assermentation, était justement une façon de rappeler que les impératifs américains prévaudraient toujours.

À son premier jour à la tête de son pays, il lui fallait rassurer les progressistes au sein de la coalition qui a assuré son élection, peu importe ce qui en coûterait au Canada.

Le «petit-frère» s’est rendu à la volonté du «grand-frère». Il a mis de côté toute idée de vouloir infléchir cette décision. Tout comme il avait plié lorsque Donald Trump avait décrété la renégociation de l’Aléna.

L’intérêt du Canada est de choisir ses batailles.

Choisir celles où il a beaucoup à gagner, comme l’assouplissement du Buy American Act: les entreprises d’ici ont les yeux rivés sur ce vaste programme de relance de près de 2000 milliards $ annoncé par le nouveau président, et elles veulent avoir le droit de participer aux appels d’offres publics.

L’administration Biden ne sera pas moins protectionniste que les précédentes.

Cette volonté s’est renforcée sous Donald Trump. La pensée du nouveau président se résume en quelques mots. «Made in America» signifie acheter américain et créer des emplois américains.

Signe de sa nouvelle diplomatie, Joe Biden a accordé au Canada son premier échange avec un chef de gouvernement étranger. Une façon de mettre un baume sur la blessure d’amour-propre infligé au Canada avec ce décret sur Keystone XL, et d’entreprendre sur un ton positif un dialogue pour réamorcer le partenariat de l’époque de l’administration Obama.

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Des intérêts convergents existent entre les deux pays. Encore faut-il vouloir les voir.

Les plus évidents sont au plan économique.

Les accords successifs de libre-échange ont intégré les deux économies. Elles ont tout sauf besoin de nouvelles barrières. Ce qui est «Made in Canada» est devenu nécessaire aux États-Unis pour maintenir la chaîne d’approvisionnement qui fonctionne de manière continentale.

Mais on le voit moins bien de Washington lorsque la crise menace, comme c’est le cas aujourd’hui.

La lutte aux changements climatiques doit, elle aussi, se mener sur une base continentale. C’est ce qu’a signalé le nouveau président américain avec la mise au rancart du projet Keystone XL. C’était une invitation au Canada à le suivre.

Comme toujours, il y aura un risque élevé de rencontrer des difficultés sur la route de la diplomatie entre ces deux pays. Pas encore le temps de sabler le champagne. La différence avec les années précédentes viendra de l’amitié retrouvée.

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Analyse POLITIQUE

Canada – États-Unis: Ottawa devra rester sur ses gardes, même avec Biden

Publié le 28 nov. 2020
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
  • La géographie et l’économie contraignent ces deux pays à être les meilleurs amis du monde – amitié mise à rude épreuve par Donald Trump ces quatre dernières années.
  • L’élection de Joe Biden laisse entrevoir le retour à une relation amicale et franche, mais qui demeurera à géométrie variable et où les intérêts des États-Unis prévaudront toujours.

Première puissance mondiale, les États-Unis se sont donné pour mission de gouverner le monde. Ils l’ont fait la plupart du temps en s’appuyant sur leurs amis.

Donald Trump a cru pouvoir le faire seul, reniant les alliances et confrontant amis et ennemis qu’il a entraînés dans des guerres commerciales coûteuses. Une seule politique lui importait: «Make America Great Again».

Aux yeux de ce président, le Canada n’aura été à bien des égards que quantité négligeable. Peu importe qu’il soit son premier allié militaire dans la défense du continent et son premier partenaire commercial avec des échanges quotidiens de 2 milliards $, il lui imposa ses dictats et sa mauvaise humeur, le soumettant comme d’autres à des tarifs douaniers et le forçant à renégocier l’Aléna.

Corvéable au bon vouloir du prince, le Canada fut entraîné dans la guerre économique menée contre la Chine.

Depuis deux ans, le Canada paie le prix fort pour l’arrestation de Meng Wanzhou, la vice-présidente du géant technologique Huawei, que Washington cherche à abattre.

Le gouvernement Trudeau se trouve depuis dans une situation impossible.

  • Pour sauver les «deux Michael» détenus par Beijing, il pourrait libérer Meng Wanzhou, ce qui serait par contre reçu comme un acte de déloyauté à Washington.
  • Le seul espoir du Canada est qu’avec l’arrivée de Joe Biden à la présidence des États-Unis, on assiste à une certaine détente des relations sino-américaines, et que Washington joue les entremetteurs en faveur du Canada.

Victime collatérale de cette guerre entre la Chine et les États-Unis, le Canada a déjà beaucoup perdu dans cette affaire.

L’idée qu’entretenait le premier ministre Justin Trudeau d’une entente de libre-échange avec la Chine est chose révolue. Il faudra plusieurs années pour rétablir des relations normales avec Beijing.

Le Canada attend beaucoup de l’élection de Joe Biden.

  • Sur bien des enjeux, les visions des deux gouvernements se rejoignent, notamment sur le multilatéralisme et les changements climatiques par exemple.
  • Il aimerait aussi stimuler les échanges économiques. Les relations seront plus faciles.

Mais il restera une réalité géopolitique. Les États-Unis sont un géant économique et politique qui fera toujours prévaloir ses intérêts sur ceux des autres pour assurer sa suprématie mondiale, aujourd’hui contestée par cet autre géant qu’est devenue la Chine.

Pierre-Elliot Trudeau avait autrefois tout résumé en disant au président Nixon:

«Vivre à vos côtés, c’est comme dormir avec un éléphant. Peu importe le tempérament et la gentillesse de la bête, on demeure affecté par tous ses tics et ses grognements.»

S’il y’a une leçon à tirer de l’affaire Meng Wanzhou, c’est bien que le Canada a tout intérêt à s’éloigner un peu de la bête.

  • Il a besoin de maintenir la relation privilégiée avec ce voisin que sa géographie et son économie lui imposent.
  • Mais il doit se donner la liberté d’agir selon ses propres intérêts.

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Le Canada et le Royaume-Uni devront renégocier un véritable accord de libre-échange l’an prochain

Publié le 23 nov. 2020
Le Canada et le Royaume-Uni devront renégocier un véritable accord de libre-échange l’an prochain
  • L’accord conclu samedi entre les deux pays se contente de maintenir les dispositions de l’Accord économique commercial global entre le Canada et l’Union européenne qui régissent actuellement les échanges commerciaux entre les deux pays.
  • «Nous nous assurons simplement que nos entreprises pourront continuer de travailler ensemble», a résumé le premier ministre Justin Trudeau.

Il y avait urgence de conclure cet accord du côté du Royaume-Uni, parce qu’il quittera l’Union européenne le 1er janvier prochain.

Le Canada est le 53e pays avec lequel le gouvernement de Boris Johnson est parvenu à signer un accord commercial pour l’après-Brexit.

Le premier ministre anglais se félicite particulièrement qu’une entente avec le Canada lui permette de se rapprocher du Partenariat transpacifique global et progressif, un groupe dont le Canada fait partie avec 11 pays asiatiques qui sont fort attrayants pour le Royaume-Uni.

Le gouvernement anglais a promis de renégocier son accord avec le Canada l’an prochain, une fois que le Royaume-Unis sera officiellement sorti de l’UE.

Les entreprises québécoises commencent à peine à s’ouvrir au marché anglais. Elles pourraient profiter d’un rapprochement commercial entre Ottawa et Londres.

  • Les exportations du Québec vers le Royaume-Uni ont doublé depuis un an et avoisinent maintenant un milliard $ sur une base annuelle.
  • Le sirop d’érable et des composants pour des véhicules électriques sont parmi les biens les plus fréquemment vendus par le Québec au Royaume-Uni et qui continueront à être exemptés de taxes.
Alain McKenna
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Le traité de libre-échange asiatique pourrait tenter le Canada, mais gare aux États-Unis

Publié le 16 nov. 2020
  • Le traité de libre-échange RCEP conclu entre 15 pays asiatiques dont la Chine et le Japon crée la plus importante zone commerciale au monde – plus importante que l’ACEUM et l’UE réunis.
  • Le Canada aimerait conclure un accord de libre-échange avec l’Association des pays du Sud-est asiatique pour accéder à cette zone commerciale, mais le nouveau président américain pourrait brouiller les cartes.

Le Canada fait partie du Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) depuis 2018. Il négociait avec l’Association des pays du Sud-est asiatique pour être également inclus dans le RCEP, mais sans succès dans ce cas.

  • Un tel arrangement aurait permis aux exportations canadiennes d’être moins dépendantes des États-Unis.

Malgré cet échec, le Canada se dit toujours intéressé à élargir ses ententes commerciales avec les pays membres du RCEP.

L’élection de Joe Biden pourrait changer la donne.

  • En effet, le Japon, qui craint l’influence croissante de la Chine, souhaite voir les États-Unis prendre place dans un traité de libre-échange pour l’Asie-Pacifique.
  • Biden est intéressé, mais risque de demander des concessions aux autres pays, qui en demanderont à leur tour.
  • Si c’est le cas, les concessions faites par le Canada dans le traité de libre-échange nord-américain dans certains secteurs-clés, notamment dans le secteur de la production laitière, pourraient devoir être étendues à l’ensemble des pays du Sud-est asiatique.
Alain McKenna
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15 pays ont signé le plus important accord de libre-échange mondial

Publié le 15 nov. 2020
  • Les 10 États de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) viennent de signer avec la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande l’accord commercial le plus important au monde en termes de PIB.
  • Cet accord pourrait permettre à Pékin d’étendre son influence dans la région, après le retrait des États-Unis sous la présidence de Donald Trump.

L’accord va réduire les tarifs douaniers dans de nombreux secteurs et créer la plus vaste zone de libre-échange: les pays signataires représentent 30% de l’économie mondiale et plus de 2 milliards de consommateurs.

Le Partenariat économique régional global (RCEP en anglais) pourrait:

  • consolider la position de la Chine en tant que partenaire économique de l’Asie du Sud-Est, du Japon et de la Corée;
  • permettre à Pékin d’influencer les règles commerciales de la région.

L’accord devrait entrer en vigueur d’ici deux ans, lorsqu’un nombre suffisant de pays participants l’auront ratifié.

Barack Obama soutenait un projet concurrent, le Traité de libre-échange transpacifique (TPP). Mais son successeur Donald Trump a retiré les États-Unis de ce projet en 2017.

Johanna Sabys
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Washington renonce à ses tarifs douaniers sur l’aluminium canadien

Publié le 15 sept. 2020
  • La Maison-Blanche applique de nouveau le principe de libre-échange à l’aluminium, et ce de manière rétroactive au 1er septembre.
  • Les États-Unis prennent acte que le commerce de l’aluminium devrait se normaliser au cours des quatre derniers mois de 2020 — leurs importations ont diminué fortement par rapport au bond enregistré plus tôt dans l’année. 

La taxe américaine sur le bois d’œuvre canadien enfreint les règles du commerce international

Publié le 24 août 2020
La taxe américaine sur le bois d’œuvre canadien enfreint les règles du commerce international
  • Selon l’OMC, les États-Unis n’ont pas pu prouver que le prix du bois tiré des terres appartenant à la Couronne canadienne était tenu «artificiellement bas» par le gouvernement.
  • Pendant qu’Ottawa s’en réjouit, le représentant américain au Commerce, Robert Lightizer, affirme que cette décision prouve que «l’OMC défend des pratiques anticoncurrentielles qui nuisent aux intérêts américains».