Immigration

Trois quarts des entreprises québécoises ont un poste vacant depuis au moins 3 mois

Publié le 9 juil 2021
  • Selon un sondage de la Fédération des chambres de commerce du Québec qui porte sur les principaux enjeux liés à la main-d’œuvre et à l’immigration, 3 entreprises sur 4 auraient des postes vacants affichés depuis plus de 90 jours. De plus, 86% des entreprises québécoises sondées disent manquer de main-d’œuvre.  
  • 90% de la communauté d’affaires pense que l’immigration est une solution pour pallier la pénurie de main-d’œuvre.

Le poids démographique de Montréal va diminuer au profit des régions qui l’entourent

Publié le 19 juin 2021
Le poids démographique de Montréal va diminuer au profit des régions qui l’entourent

(Source: Wikimedia)

  • L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié une mise à jour de ses prévisions démographiques pour le Québec. 
  • L’ISQ projette une forte croissance de la population immigrante. Elle se ferait surtout au profit des régions adjacentes de Montréal.

D’ici 2041:

  • le poids démographique des Laurentides dans la population québécoise augmenterait de 7,4% à 8%; 
  • celui de Lanaudière augmenterait de 6,1% à 6,5%; et
  • Laval et la Montérégie auraient aussi une croissance plus rapide que la moyenne.

Au contraire, le poids de Montréal diminuerait légèrement, de 24,1% à 23,9%.

5 régions plus éloignées de la métropole compteraient moins d’habitants en 2041 qu’en 2020:  

  • la Côte-Nord (-13 %)
  • le Saguenay–Lac-Saint-Jean (-6 %)
  • le Bas-Saint-Laurent (-5 %)
  • la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (-4 %)
  • l’Abitibi-Témiscamingue (-1 %)

L’ISQ projette que la population québécoise, qui compte actuellement de 8,6 millions de personnes, atteindra le cap des 10 millions un peu avant 2066. 

Félix Côté
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Le Québec n’accueillera pas plus d’immigrants cette année

Publié le 14 juin 2021
Le Québec n’accueillera pas plus d’immigrants cette année

La ministre de l’Immigration Nadine Girault (Source: CCMM)

  • La ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration Nadine Girault a indiqué que le gouvernement ne compte finalement pas hausser le seuil du nombre d’immigrants cette année.
  • Québec prévoit seulement un rattrapage pour accueillir les immigrants qui ont dû repousser leur arrivée à cause de la pandémie. 

La ministre répondait ce matin au président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) Michel Leblanc. Elle a annoncé que:

  • le gouvernement ne modifiera pas sa planification antérieure; et
  • les seuils d’immigration ne passeront pas à 60 000, comme le souhaitent la CCMM et le Conseil du patronat du Québec (CPQ).

Le ministre du Travail Jean Boulet estimait pourtant fin avril qu’une révision du seuil d’immigration était «incontournable».

Mais «la CAQ pense que le Québec a déjà atteint sa capacité d’intégration».

  • C’est ce qu’a affirmé vendredi dernier sur Twitter François Legault.

Il n’y aura donc pas de consultations publiques cet été, a précisé Nadine Girault.

  • La priorité du gouvernement, dit-elle, est d’abord de négocier avec Ottawa au sujet des travailleurs étrangers temporaires.

Dans son plan actuel, Québec prévoit d’accueillir d’ici la fin de l’année jusqu’à 47 000 immigrants.

  • Les 7000 résidents permanents qui n’ont pas pu être accueillis l’an dernier s’ajoutent à ces prévisions.
  • Québec envisage pour l’instant d’accueillir l’an prochain jusqu’à 52 000 immigrants. 

Pour aller plus loin: La politique d’immigration de la CAQ vise-t-elle la bonne cible? (analyse de Bernard Descôteaux)

Johanna Sabys
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Analyse POLITIQUE

La politique d’immigration de la CAQ vise-t-elle la bonne cible?

Publié le 7 mai 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
La politique d’immigration de la CAQ vise-t-elle la bonne cible?

[Crédit photo: Warren Wong | Unsplash]

  • Changement de cap inattendu en immigration: François Legault veut qu’elle contribue à la hausse du salaire moyen au Québec. Priorité sera donnée désormais aux candidats aptes à occuper les emplois les mieux rémunérés.
  • Ce changement est mal accueilli. Les entreprises, les régions, les organismes humanitaires et les partis d’opposition espéraient une vision plus ouverte de la politique d’immigration.

Le premier ministre n’a jamais caché son «obsession» pour le salaire moyen. Il croit, grâce à elle, pouvoir créer de la richesse et assurer le rattrapage économique du Québec par rapport au reste du Canada.

Pour des «emplois bien payés», atteignant et dépassant 56 000 $ par année, il est prêt à mobiliser tout l’appareil  gouvernemental.

Cette fois, c’est l’immigration qu’il veut mettre à contribution.

Sa déclaration d’il y a une semaine a créé une onde de choc.

Les milieux économiques espéraient que l’immigration puisse participer, au lendemain de la pandémie, à combler les quelque 140 000 postes qui demeurent vacants.

  • Or, pour la majorité, ces postes ne sont pas dans la catégorie de ceux que vise le premier ministre.
  • Les milieux d’affaires lui reprochent de mal comprendre les besoins de main-d’œuvre des entreprises.

Dans les cercles politiques et les groupes sociaux, on voit dans les déclarations de François Legault une dérive qui oublie les fonctions sociales et culturelles de l’immigration.

  • Aux yeux du premier ministre, l’accueil des réfugiés a le défaut de freiner la hausse du salaire moyen au Québec au lieu d’y contribuer.

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Le Québec n’a jamais voulu de l’immigration massive que pratique le Canada.

S’il avait accepté comme les autres provinces les quotas fixés par Ottawa, il aurait eu à intégrer quelque 75 000 nouveaux arrivants cette année.

Dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement de la CAQ a rejeté une telle perspective.

  • Même la cible de 51 000 immigrants du gouvernement Couillard lui est apparue trop élevée.
  • Il l’a ramené à 40 000.

Ce pas de recul devait permettre de revoir l’ensemble des opérations d’accueil des immigrants pour assurer leur intégration à la société québécoise.

«En prendre moins, mais en prendre soin», disait alors le ministre Simon Jolin-Barette.

Graduellement, le Québec revient à la cible de 51 000 immigrants.

  • Pour l’année en cours, on prévoit en recevoir entre 44 500 et 47 500.
  • S’y ajouteront 7000 autres pour rattraper le retard pris l’an dernier en raison de la pandémie.

L’approche du gouvernement est celle du «juste milieu», selon l’ expression de l’économiste Pierre Fortin.


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Au-delà des objectifs économiques, l’immigration sert des fins socio-démographiques propres au Québec, telles que:

  • la francisation des nouveaux arrivants. L’immigration doit contribuer à maintenir le poids démographique des francophones. Seulement 59% des immigrants ont une connaissance du français; et
  • la régionalisation de l’immigration, pour atténuer les effets démographiques de la concentration des nouveaux arrivants à Montréal.

La volonté de faciliter le recrutement des «meilleurs talents» exigera certains compromis.

Ces «meilleurs talents» n’ont généralement pas la connaissance du français souhaitée.

On assouplira les exigences à cet égard en contrepartie d’un engagement à apprendre cette langue.

Dans les domaines où ces personnes pourraient exercer leurs talents, en technologie de l’information par exemple, la réalité est que le lieu de travail se trouvera dans un grand centre, et non en région, et que la langue de travail sera l’anglais.

L’obsession qu’entretient le premier ministre pourrait entraîner des glissements non souhaités par la population québécoise.

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Québec va réduire ses exigences sur le français pour les immigrants recherchés

Publié le 5 mai 2021
Québec va réduire ses exigences sur le français pour les immigrants recherchés

La ministre de l’Immigration Nadine Girault (Source: Twitter)

  • Le gouvernement Legault veut offrir des cours de français aux travailleurs étrangers dont le profil est recherché, au lieu d’exiger qu’ils maîtrisent la langue avant d’arriver au Québec.
  • La ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration Nadine Girault a reconnu que le gouvernement veut avant tout accueillir «les meilleurs talents», notamment dans le domaine des technologies de l’information, même s’ils ne parlent pas français. 

Le gouvernement pourrait revoir les exigences du Québec dans la sélection de ses immigrants. 

Québec est en train de négocier avec Ottawa sur la question du français, a indiqué Nadine Girault lors de l’étude des crédits de son ministère à l’Assemblée nationale.

«On va s’assurer d’aller chercher les bonnes personnes […] pour bénéficier à nos entreprises ici, et leur offrir la francisation par la suite», dit-elle.

  • Dans certains secteurs, reconnaît-elle, «il est très, très difficile d’attirer ici des gens qui parlent déjà le français».

Le gouvernement envisage d’ouvrir des programmes réservés aux immigrants non-francophones.

  • Ces candidats devront néanmoins s’engager à apprendre le français pour obtenir leur certificat de sélection du Québec.

Aujourd’hui, la connaissance du français n’est pas obligatoire pour immigrer. 

  • Mais elle offre un sérieux avantage aux immigrants.
  • Dans le Programme des travailleurs qualifiés, elle permet aux candidats qui maîtrisent le Français d’obtenir jusqu’à 16 points sur les 50 points nécessaires.

L’an dernier, le gouvernement avait déjà lancé un projet pilote réservé aux non-francophones qui travaillent dans l’intelligence artificielle.

Par ailleurs, Nadine Girault a indiqué que son ministère pressait le gouvernement fédéral d’octroyer la résidence permanente aux 51 000 immigrants déjà sélectionnés par le Québec.

  • Cette année, la province devrait accueillir entre 44 500 et 47 500 personnes – auxquelles devraient s’ajouter 7000 immigrants pour un rattrapage de l’an dernier.


Johanna Sabys
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Legault maintient ses propos sur l’immigration

Publié le 4 mai 2021
Legault maintient ses propos sur l’immigration

François Legault (Source: Bureau du premier ministre)

  • François Legault «ne regrette pas» ce qu’il a dit aux membres du Conseil du patronat il y a quelques jours. 
  • Le premier ministre a confirmé hier qu’il souhaitait pourvoir en priorité les postes les mieux rémunérés pour faire augmenter le salaire moyen. 

Québec veut combler les 32 000 postes vacants payés plus de 56 000 $ par an. 

Interrogé par l’opposition à l’Assemblée nationale, Legault a dit hier que le niveau du salaire moyen est «un sérieux problème». 

  • «On ne va pas faire exprès de l’empirer», a-t-il dit, en soulignant qu’il ne pouvait pas aider les entreprises qui veulent embaucher à 15 $ de l’heure. 

En janvier 2020, le niveau du salaire moyen en Ontario était 8,4% plus élevé qu’au Québec. 

  • «Mon objectif, a dit Legault, c’est de ramener [l’écart] à zéro».

Les États-Unis sont prêts à accueillir plus de 60 000 réfugiés cette année

Publié le 3 mai 2021
  • Joe Biden vient de faire passer le seuil d’admission annuel de réfugiés de 15 000 à 62 500 pour l’année en cours. Biden a fixé la limite pour l’an prochain à 125 000 réfugiés.
  • Le président américain a toutefois souligné qu’il serait difficile d’atteindre ces objectifs tant que le programme d’admission de réfugiés n’est pas «reconstruit». L’administration Biden «travaille d’arrache-pied pour réparer les dégâts des quatre dernières années», dit-il. Son choix de conserver temporairement le plafond de 15 000 réfugiés – fixé par Donald Trump – avait été vivement critiqué le mois dernier dans le camp démocrate.

Pénurie de main-d’œuvre: sans l’immigration nous ne pourrons pas y arriver, dit le président du CPQ

Publié le 3 mai 2021
Pénurie de main-d’œuvre: sans l’immigration nous ne pourrons pas y arriver, dit le président du CPQ

Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec [photo: CPQ]

  • Le président du Conseil du patronat du Québec Karl Blackburn explique à InfoBref que pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre des entreprises, il faudra favoriser la formation et la requalification des travailleurs, et rehausser les seuils d’immigration. Ce sont «les ingrédients essentiels pour relever ce défi, dit-il, ça prend les trois».
  •  Karl Blackburn réagissait aux propos de François Legault. Le premier ministre a déclaré aux membres du CPQ qu’il était plus important pour son gouvernement d’augmenter le salaire moyen au Québec que de favoriser l’immigration de travailleurs. 

«Mon obsession, c’est d’augmenter le salaire moyen», a déclaré Legault vendredi dernier aux membres du CPQ.

  • «À chaque fois que je rentre un immigrant qui gagne moins de 56 000 $, j’empire mon problème. À chaque fois que je rentre un immigrant qui gagne plus de 56 000, j’améliore ma situation.»

Karl Blackburn précise à InfoBref que le premier ministre s’exprimait dans le cadre d’un événement réservé aux membres du CPQ.

  • Legault a eu «des échanges transparents qui ont permis de faire l’état de la situation sur différents enjeux». 
  • Selon lui, les propos mis en exergue par Radio-Canada, qui a obtenu un enregistrement des conversations, ne sont qu’un «petit segment» dans une discussion.

Les besoins sont encore plus grands aujourd’hui qu’avant la pandémie, dit le président du CPQ. 

En se basant seulement sur la courbe démographique, depuis 2019, le Québec aurait chaque année besoin de 64 000 nouveaux travailleurs étrangers.  

Or, la province a accueilli:

  • 44 000 travailleurs en 2019; et
  • 30 000 en 2020.

Le Québec pourrait en accueillir encore moins cette année, déplore-t-il.

Pour relever le défi de la pénurie de main-d’œuvre, il faut augmenter les seuils d’immigration, croit le président de l’organisme patronal. 

Le CPQ propose notamment de régler tout de suite les 51 000 dossiers d’immigrants sélectionnés par le Québec qui sont actuellement en attente. 

  • Le premier ministre n’a pas confirmé s’il était d’accord avec les demandes du CPQ. 
  • Legault m’a demandé de le convaincre, dit Blackburn.


Johanna Sabys
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Ottawa lance un nouveau programme d’immigration pour les personnes jugées essentielles à la lutte contre la pandémie et à la relance post-Covid

Publié le 14 avr. 2021
  • Le ministre fédéral de l’Immigration Marco Mendicino a annoncé qu’un statut de résident permanent serait accordé à 90 000 travailleurs étrangers temporaires et étudiants internationaux qui se trouvent actuellement au Canada.
  • À compter du 6 mai, ce programme concernera les personnes qui ont les compétences dont le Canada a besoin pour lutter contre la pandémie et contribuer à la relance économique. Une centaine de métiers sont concernés [liste]. Selon le ministère de l’Immigration, ce programme devrait permettre à Ottawa d’atteindre son objectif d’accueillir 401 000 nouveaux résidents permanents cette année. 

L’administration Biden est accusée d’avoir encouragé les migrants mexicains à franchir la frontière

Publié le 21 mars 2021
  • Le secrétaire à la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas a répété hier sur plusieurs chaînes américaines que la frontière entre les États-Unis et le Mexique est «fermée». 
  • Joe Biden est accusé depuis plusieurs jours par les républicains et quelques démocrates d’avoir fait affluer des milliers de migrants au sud de la frontière, en leur promettant une politique migratoire plus «humaine» que celle de Donald Trump. Son administration tente maintenant de corriger le message en le rendant plus ferme.

Ottawa pourrait accorder la résidence permanente à Mamadi Fara Camara

Publié le 16 fév 2021
  • À Québec et Ottawa, les députés ont adopté hier à l’unanimité des motions demandant au ministre de l’Immigration fédéral d’octroyer une résidence permanente à l’étudiant guinéen – dont le permis d’étude se termine en mai.
  • Le gouvernement Trudeau étudierait déjà le dossier du suspect accusé à tort de tentative de meurtre d’un policier. De son côté, François Legault a demandé à la ministre de l’Immigration Nadine Girault d’émettre un certificat permettant à Mamadi Fara Camara de s’établir au Québec de façon permanente dès qu’Ottawa aura accepté sa demande de résidence.

Le Canada facilite l’immigration des citoyens de Hong Kong

Publié le 4 fév 2021
  • À partir de lundi, un programme permettra aux Hongkongais qui détiennent un diplôme postsecondaire canadien ou une formation étrangère équivalente d’obtenir un permis de travail au Canada allant jusqu’à trois ans. Deux autres programmes devraient être mis en place prochainement pour aider les citoyens de Hong Kong à rester au Canada.
  • De son côté, la Chine refuse de reconnaître la double citoyenneté. Alors qu’environ 300 000 Chinois de Hong-Kong ont un statut de résident permanent au Canada, Pékin en aurait détenu plusieurs et les aurait forcés à choisir l’un des deux pays.