Alimentation

Le Canada renonce à interdire des pesticides «tueurs d’abeilles»

Publié le 31 mars 2021
Le Canada renonce à interdire des pesticides «tueurs d’abeilles»

(Source: Pixabay)

  • En 2018, Santé Canada avait proposé d’interdire deux néonicotinoïdes – des pesticides qui agissent sur le système nerveux central des insectes et sont jugés responsables du déclin du nombre d’abeilles.
  • Mais après évaluations, Santé Canada a conclu hier que certaines utilisations de ces pesticides peuvent être sans danger pour les insectes si elles sont bien encadrées. Santé Canada s’est donc contenté d’interdire l’utilisation des deux pesticides pour certaines cultures, comme les pommes de terre et les bleuets, et de leur appliquer certaines restrictions – comme une réduction des doses autorisées.

Empire (IGA) propose un code de conduite au secteur alimentaire pour améliorer les relations entre épiciers et fournisseurs

Publié le 25 mars 2021
Empire (IGA) propose un code de conduite au secteur alimentaire pour améliorer les relations entre épiciers et fournisseurs

(Source: Unsplash)

  • Le groupe canadien Empire, qui possède IGA, admet que la chaîne alimentaire canadienne est brisée, et que les agriculteurs, les transformateurs et les consommateurs sont lésés par des tactiques d’intimidation utilisées par les grands épiciers canadiens.
  • Après avoir consulté ses fournisseurs, l’entreprise propose un code de conduite commun à tous les acteurs de l’industrie. Elle a remis le document à un groupe de travail gouvernemental qui doit recommander à Ottawa des solutions pour mettre fin aux pratiques jugées déloyales des épiciers.

Les épiciers imposent de nombreux frais arbitraires et des pénalités de plus en plus sévères à leurs fournisseurs, surtout depuis le début de la pandémie.

  • Cela comprend les frais d’entreposage qui ont été haussés l’an dernier par Loblaw, Walmart et Metro pour financer leur virage numérique.
  • Les distributeurs doivent aussi payer un dédommagement pour des livraisons incomplètes ou qui ne comprennent pas tous les articles commandés par le commerçant.
  • Les fournisseurs doivent parfois rembourser les épiciers pour des articles qui ont été endommagés une fois en épicerie.

L’association de fabricants Produits alimentaires, de santé et de consommation du Canada (PASC) décrie depuis longtemps ces pratiques. 

  • Les fournisseurs n’ont pas le choix d’assumer ces frais additionnels, sous peine de voir les grands épiciers arrêter de faire affaire avec eux, estime l’organisme.

Empire et PASC ont justement élaboré le code de conduite ensemble pour mieux encadrer, réduire ou éliminer certains frais exigés des fournisseurs par les chaines d’épicerie.

Alain McKenna
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Détecteur de rumeurs

Voici pourquoi on peut vivre sans manger de sucre

Publié le 21 mars 2021
Voici pourquoi on peut vivre sans manger de sucre

(Source: Pixabay)

  • Le corps puise, dans les aliments que nous consommons, l’énergie qui lui est indispensable pour fonctionner. Le glucose, qui est obtenu après la digestion de glucides – des sucres présents dans le pain, les pâtes, les céréales ou les sucreries – est la principale source d’énergie.
  • Toutefois, manger du sucre pour alimenter le cerveau et fournir l’énergie aux muscles est une option, pas une exigence. Le glucose ne provient pas uniquement des glucides, il peut aussi être produit par le foie. 

Les méfaits des aliments sucrés sont connus: surpoids, diabète, caries, hypertension, accumulation du gras dans le foie… Au point où plusieurs personnes veulent désormais s’en sevrer. 

Le glucose est le principal carburant du cerveau, qui a besoin d’un apport énergétique constant pour fonctionner et assurer les fonctions vitales.

Mais il n’est pas le seul: le cerveau peut se servir des cétones – produits par le foie à partir de la graisse ingérée ou des réserves de graisse du corps – pour répondre à une grande partie de ses besoins énergétiques. C’est d’ailleurs le cas:

  • chez les personnes dont le régime alimentaire ne comporte pas suffisamment de glucides pour fournir les 110 à 145 grammes de glucose quotidien requis; ou 
  • quand le corps manque de glucides en réserve. 

Les chercheurs ont démontré que, pour certaines personnes suivant un régime faible en glucides et riche en lipide (gras), les cétones peuvent fournir jusqu’à 50% des besoins énergétiques de base et jusqu’à 70% des besoins énergétiques du cerveau.

  • Le corps doit néanmoins manquer de glucides pendant au moins trois à quatre semaines pour produire autant de cétones. 

Pour combler les autres besoins énergétiques du cerveau, le foie peut produire tout le glucose nécessaire, grâce à un processus appelé gluconéogenèse, selon une étude publiée en 2019. 

  • Pour recréer ce glucose, le foie utilise alors des composés provenant de la consommation de protéines et de la dégradation des graisses corporelles ou alimentaires.

En conclusion: le cerveau peut répondre à toutes ses demandes énergétiques grâce au glucose stocké dans le foie, à la gluconéogenèse et à la production de cétones, et ce, que l’on ingère ou non des glucides.

Le manuel de 2005 du US Food and Nutrition Board indique d’ailleurs que «la limite inférieure de glucides alimentaires compatibles avec la vie est apparemment nulle, à condition que des quantités adéquates de protéines et de graisses soient consommées».

Toutefois, les personnes qui consomment beaucoup de glucides et qui décident de couper le sucre doivent traverser une période d’adaptation.

  • Le cerveau n’étant pas habitué à utiliser les cétones, le glucose restera pendant quelque temps sa principale source de carburant, en puisant dans les réserves du corps. 
  • Mais une fois que le corps sera adapté à une alimentation à très faible teneur en glucides ou sans glucides, le cerveau utilise des cétones pour répondre à une grande partie de ses besoins énergétiques, et le foie devrait produire autant de glucose que nécessaire pour couvrir le reste.



Agence Science-Presse
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Sollum Technologies a mis au point une solution d’éclairage qui permet de cultiver à l’année longue, ici, en serre, une large variété de légumes

Publié le 14 mars 2021
Sollum Technologies a mis au point une solution d’éclairage qui permet de cultiver à l’année longue, ici, en serre, une large variété de légumes

(Source: Sollum)

  • La startup montréalaise Sollum Technologies offre aux serriculteurs un système d’éclairage à DEL qui reproduit la lumière du soleil et recrée les conditions lumineuses de la région d’où proviennent les plantes et les légumes cultivés en serre.
  • Grâce à sa technologie, Sollum a notamment permis de cultiver des citrons japonais (yuzus) dans une serre de Laval, et des tomates de Toscane à Saint-Félicien en plein mois de janvier. Son fondateur espère profiter du mouvement en faveur d’une plus grande autonomie alimentaire locale pour s’imposer dans le secteur agricole québécois et canadien.

Sollum a récolté un financement de 12 millions $ auprès de divers partenaires, dont Investissement Québec, pour amorcer sa commercialisation.

  • Elle vient de conclure plusieurs projets pilotes: elle a cultivé au Québec, en plein hiver, une cinquantaine de variétés de fruits et de légumes exotiques. 
  • L’entreprise vient aussi de signer un partenariat avec les sociétés agricoles Allegro Acres et Les productions horticoles Demers pour cultiver des poivrons en serre à l’année, une première au Canada.

En plus de permettre la culture d’une plus grande variété de plantes, elle dit que sa technologie permet d’augmenter de 40% le nombre de récoltes que peut faire un serriculteur chaque année. 

Son éclairage à DEL serait aussi 30% moins énergivore qu’un éclairage conventionnel.

La jeune pousse de technologies agricoles («AgTech») voit plus loin que la culture en serre.

  • «Notre solution pourrait aider le Québec à atteindre une certaine souveraineté alimentaire, dit Louis Brun, PDG de Sollum, en entrevue à InfoBref. Mais on souhaite aussi se positionner comme une technologie agricole utile partout dans le monde.»
  • «Nous nous concentrons sur la culture de serre en ce moment, mais il y a plein de choses qu’on pourrait faire ensuite. Cela va des fermes verticales urbaines à la culture intérieure d’aliments, à la maison.»
Alain McKenna
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Le comité fédéral sur l’industrie, la science et la technologie aimerait donner plus de pouvoir au Bureau de la concurrence

Publié le 10 mars 2021
  • Les élus qui composent ce comité permanent de la Chambre des communes se rencontreront en avril pour proposer une réforme de la Loi sur la concurrence. 
  • Selon eux, la loi dans sa forme actuelle n’aide pas le Bureau de la concurrence à prévenir adéquatement des situations où il y a apparence de monopole ou de collusion entre des entreprises d’un même secteur.

Le député libéral Nathaniel Erskine-Smith, qui dirige le comité, a suggéré cette réforme une première fois l’an dernier, après avoir interrogé les dirigeants de Loblaw, Metro et Empire (IGA) qui avaient – tous le même jour – réduit la prime salariale liée à la pandémie qu’ils offraient à leurs employés. 

La volonté des États-Unis de s’attaquer à la position dominante des géants américains des technos l’a incité ces jours-ci à relancer le dossier.

Alain McKenna
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Les Canadiens gaspillent trois millions de tonnes de nourriture par an

Publié le 4 mars 2021
  • Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les derniers chiffres, qui datent de 2019, révèlent qu’un Canadien gaspille en moyenne 79 kg de nourriture par an, soit 20 kg de plus qu’un Américain.
  • À l’échelle mondiale, près d’un milliard de tonnes (20% de toute la nourriture produite) ont été jetées – par des consommateurs, des restaurants ou des commerces. Le gaspillage alimentaire a un coût environnemental: le PNUE estime qu’il cause jusqu’à 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Local ne veut pas forcément dire santé, met en garde la Coalition Poids

Publié le 1er mars 2021
Local ne veut pas forcément dire santé, met en garde la Coalition Poids

(Source: Pixabay)

  • Dans sa dernière enquête, la Coalition Poids démontre que la tendance vers l’achat local profite à des aliments ultra-transformés et de faible qualité nutritive.
  • L’organisme québécois, dont l’une des missions est de prévenir l’obésité et les maladies chroniques, s’inquiète de voir qu’un tiers des Québécois ont augmenté leur consommation de malbouffe depuis le début de la pandémie. 

Selon un sondage Léger, les aliments locaux sont perçus comme des aliments santé par 76% des Québécois.  

Or, le dernier rapport de Coalition Poids révèle que parmi les produits promus comme étant québécois:

  • un aliment sur deux est ultra-transformé; et
  • quatre aliments sur dix sont trop sucrés, trop salés ou trop gras.

Le problème: ces aliments sont reconnus comme nuisibles pour la santé. Ils contribuent au développement de l’obésité, de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et du diabète de type 2.  

C’est pourquoi l’organisme recommande à Ottawa et Québec:

  • d’encadrer la promotion des produits nuisibles pour la santé, comme les boissons sucrées et les aliments ultra-transformés;
  • de valoriser davantage les aliments locaux peu ou pas transformés, comme les fruits et les légumes; et
  • de ne pas subventionner les entreprises qui produisent des aliments qui ont des effets néfastes sur la santé
Johanna Sabys
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Les transformateurs laitiers dénoncent l’utilisation de produits dérivés de l’huile de palme dans la production laitière

Publié le 24 fév 2021
Les transformateurs laitiers dénoncent l’utilisation de produits dérivés de l’huile de palme dans la production laitière

(Source: Unsplash)

  • Ces produits sont inoffensifs pour la santé humaine même s’ils altèrent le comportement de certains produits: le lait mousse moins et le beurre reste ferme à la température de la pièce. Mais leur utilisation soulève des inquiétudes environnementales importantes, puisque la production d’huile de palme provoque la déforestation des zones tropicales de la planète. 
  • Le Conseil des industriels laitiers du Québec, qui représente 91 producteurs, dont Saputo et Danone, condamne l’ajout de sous-produits d’huile de palme dans l’alimentation des vaches. Il demande aux Producteurs de lait du Québec de se déclarer contre leur utilisation.
Les transformateurs laitiers dénoncent l’utilisation de produits dérivés de l’huile de palme dans la production laitière

(Source: Unsplash)

Les cabanes à sucre livrent à domicile cette année

Publié le 21 fév 2021
  • Le temps des sucres approche à grands pas. Comme pour les restaurants, les salles à manger des cabanes à sucre sont toutefois fermées en zone rouge. En zone orange, leur accès est limité à deux adultes, avec ou sans enfants. 
  • Pour composer avec ces restrictions, près de 70 cabanes à sucre se sont regroupées afin d’offrir un service de boîtes-repas partout au Québec. À partir de 7 h aujourd’hui, il sera possible de commander un repas chez l’une des érablières participantes à Ma cabane à la maison. Il pourra être livré à la maison ou récupéré dans un des 196 points de cueillette.  

Les restaurateurs québécois misent sur l’approvisionnement local pour relancer leurs activités

Publié le 16 fév 2021
Les restaurateurs québécois misent sur l’approvisionnement local pour relancer leurs activités

(Source: Aliments du Québec)

  • L’Association Restauration Québec (ARQ) incite les exploitants, leurs fournisseurs et leurs employés à faire pression sur le gouvernement Legault pour qu’il autorise la réouverture des restaurants partout dans la province, y compris dans les zones rouges.
  • En parallèle, 600 restaurateurs se sont associés au programme Aliments du Québec pour tenter d’attirer les consommateurs en profitant de la popularité grandissante de l’achat local.

La campagne Aliments du Québec au menu prend la forme d’un site web répertoriant les restaurants qui s’approvisionnent à plus de 60% d’ingrédients cultivés ou transformés au Québec.

  • L’UPA qualifie de «doublement local» le fait d’acheter dans ces restaurants. 
  • Les Québécois peuvent ainsi encourager à la fois les restaurateurs et les producteurs d’ici.

En attendant de pouvoir rouvrir leurs salles à manger, les restaurants miseront sur l’achat local pour mousser leurs services de livraison ou de commandes pour emporter.

Les restaurateurs sont toutefois prêts à adopter toutes les mesures sanitaires nécessaires pour recommencer à accueillir à nouveau les clients sur place, assure l’ARQ.

  • La fermeture des salles à manger ces sept derniers mois a fait perdre au moins 5 milliards $ à ses commerçants membres, selon l’ARQ. 
  • Ils demandent à Québec de permettre une réouverture partielle et d’offrir une aide financière sous forme de prêts qui couvriraient le reste de la baisse de leurs revenus.
Alain McKenna
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Une «crise des conteneurs» menace de faire monter le prix des aliments en épicerie cet été

Publié le 2 fév 2021
  • La chaîne d’approvisionnement du secteur alimentaire a déraillé en raison de la Covid-19, si bien qu’il est plus payant pour certains transporteurs maritimes de ramener des conteneurs vides vers certains pays plus déconfinés que d’autres, comme la Chine, que de transporter des conteneurs pleins entre marchés où l’économie tourne encore au ralenti, comme le Canada.
  • Résultat: certaines denrées ont de la difficulté à quitter les ports. Le Canada est ainsi incapable d’exporter ses petits pois, et d’autres pays ont le même problème avec leurs stocks de soya et de riz. Des experts s’inquiètent que la situation fasse monter le prix des produits alimentaires au cours des prochains mois.

Loblaw commence à vendre certains de ses produits alimentaires dans des contenants réutilisables

Publié le 1er fév 2021
Loblaw commence à vendre certains de ses produits alimentaires dans des contenants réutilisables

(Source: Loblaw)

  • Depuis hier, certaines épiceries Loblaw de l’Ontario vendent des biscuits aux brisures de chocolat, du ketchup, de la sauce tomate et de la limonade dans des contenants réutilisables que les clients doivent retourner à l’épicerie une fois qu’ils sont vides.
  • Le projet pilote a ses limites: les contenants sont vendus en ligne seulement et doivent ensuite être retournés par Fedex. Mais si les essais sont concluants, le service pourrait être élargi à davantage de produits et de magasins.