Alimentation

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Pesticides: l’Ordre des agronomes du Québec ne veut plus de conflit d’intérêts

Publié hier
Pesticides: l’Ordre des agronomes du Québec ne veut plus de conflit d’intérêts

(Source: Pixabay)

  • L’Ordre des agronomes du Québec (OAQ) est maintenant d’accord pour séparer la vente du service-conseil en matière de pesticides. C’est dans cette direction qu’elle va orienter les travaux de modernisation de la Loi sur les agronomes.
  • Actuellement, un agronome qui recommande à un agriculteur d’utiliser un pesticide peut aussi toucher une rémunération pour la vente de ce produit. Une commission parlementaire avait demandé en 2019 de séparer ces 2 rôles pour éviter les conflits d’intérêts, mais l’OAQ avait alors refusé et préféré resserrer les règles entourant la rémunération.

Avec son récent financement, Evah veut éliminer les antibiotiques de vos assiettes

Publié le 22 sept. 2021
Avec son récent financement, Evah veut éliminer les antibiotiques de vos assiettes

(Source: Unsplash)

  • Evah, une entreprise québécoise de biotechnologie fondée l’an dernier, développe des vaccins pour les animaux d’élevage, pour éviter de leur donner des antibiotiques. 
  • L’entreprise vient de recevoir un prêt de 5 millions $ du ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec. Elle dit qu’elle a presque atteint son objectif d’obtenir un financement total de 20 millions $. 

Evah développe des vaccins destinés aux porcs et à la volaille. 

L’objectif de ces vaccins est de remplacer l’usage d’antibiotiques.

  • Les antibiotiques sont utilisés pour traiter différentes maladies chez les animaux d’élevage, notamment les maladies bactériennes. 
  • Mais ils peuvent ensuite nuire à la santé des humains qui consomment ces animaux, d’où l’intérêt de les remplacer par d’autres méthodes. 

Le prêt de 5 millions $ du gouvernement est un prêt participatif issu du programme BioMed Propulsion.

  • Ce programme aide financièrement les entreprises québécoises des sciences de la vie qui ont un bon potentiel de croissance.

Plusieurs investisseurs internationaux et locaux ont investi, en parallèle, près de 12 millions $ dans Evah. 

L’entreprise s’attend à recevoir d’ici la fin de l’année un montant supplémentaire 3 millions $, ce qui porterait son financement total à 20 millions $. 

Félix Côté
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À cause de la sécheresse, vous payez votre viande et votre pain plus cher

Publié le 1er sept. 2021
À cause de la sécheresse, vous payez votre viande et votre pain plus cher

(Source: Unsplash)

  • Le manque de précipitations et le temps très chaud cet été ont eu un effet dévastateur sur certains types de récoltes au pays, notamment le blé, le canola et le soya. 
  • L’impact se fait sentir sur certains produits vendus en épicerie, comme les viandes et les produits céréaliers, explique à InfoBref l’économiste Sylvain Charlebois. En revanche, les récoltes de certains fruits et légumes vont si bien que les prix ont baissé dans la dernière année.

Cette année, Statistique Canada estime que la production canadienne va diminuer de:

  • 35% pour le blé;
  • 27% pour l’orge;
  • 33% pour l’avoine;
  • 24% pour le canola; et
  • 8% pour le soya.

Ces baisses auront un effet significatif sur le prix des viandes, des volailles et du pain, a souligné à InfoBref Sylvain Charlebois, directeur du Laboratoire d’analyse agroalimentaire de l’Université Dalhousie.

«Le climat n’est pas la seule variable qui affecte les prix», indique le chercheur, puisque d’autres facteurs poussent à la hausse le prix de certains aliments. 

Dans la dernière année :

  • les frais liés à la logistique ont augmenté; et
  • la main-d’œuvre est plus difficile à recruter. 

«Mais le prix de certains autres aliments a baissé», tempère Sylvain Charlebois. 

  • C’est par exemple le cas des fruits et légumes, qui ont connu de meilleures conditions de récolte. 

De juillet l’an dernier à juillet cette année, les prix au Canada ont fluctué différemment, selon la catégorie d’aliment :

  • +3,1% pour les viandes
  • +8,6% pour la volaille 
  • +3,5% pour les produits laitiers
  • -0,6% pour les fruits frais
  • -7,5% pour les légumes frais
Félix Côté
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Montréal interdira dès l’an prochain la vente et l’usage de 36 pesticides

Publié le 19 août 2021
Montréal interdira dès l’an prochain la vente et l’usage de 36 pesticides

La mairesse de Montréal Valérie Plante, à droite (Source: Twitter)

  • La Ville de Montréal est la première municipalité canadienne à bannir la vente de pesticides d’usage domestique sur son territoire. 
  • Au total, une centaine de produits, qui contiennent ces 36 pesticides, seront retirés des rayons – dont le Roundup, à base de glyphosate. Les agriculteurs, les horticulteurs, et les exterminateurs devront eux aussi utiliser des pesticides moins toxiques. 

La mairesse Valérie Plante veut «faire de Montréal une ville sans pesticide». 

Le nouveau règlement qui doit être adopté le mois prochain bannira de la ville 109 produits à compter du 1er janvier 2022. 

  • Les magasins à grande surface, les quincailleries et les centres de jardinage ne pourront plus vendre ces produits. 
  • Un permis annuel sera exigé pour les entreprises qui souhaitent utiliser tout autre pesticide – qu’il s’agisse de pesticides de synthèse ou de biopesticides. 
  • Les entreprises qui appliquent des pesticides encore autorisés après le 1er janvier devront obligatoirement tenir un registre. 

Limites

  • Le règlement s’applique seulement aux pesticides utilisés à l’extérieur. 
  • Les golfs ne sont pour l’instant pas concernés par l’interdiction. 

Une exception pour les agriculteurs?

  • C’est ce que réclame l’Union des producteurs agricoles (UPA).  
  • Selon Marcel Groleau, président de l’UPA, «l’agriculture québécoise ne peut fonctionner de façon durable, pérenne et compétitive si chaque municipalité peut arbitrairement décider» des produits qui seront utilisés par les agriculteurs sur son territoire.
  • L’UPA demande au gouvernement Legault d’intervenir et «d’assumer pleinement l’exclusivité de ses prérogatives législatives et réglementaires en matière de pesticides».
Johanna Sabys
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Olymel: l’abattage des 130 000 porcs pourrait commencer cette semaine

Publié le 9 août 2021
Olymel: l’abattage des 130 000 porcs pourrait commencer cette semaine

(Source: Unsplash)

  • Selon David Duval, président des Éleveurs de porcs du Québec, le conflit de travail qui perdure depuis le 28 avril à l’usine d’abattage de porcs de Vallée-Jonction pourrait forcer d’ici la fin de semaine les éleveurs à débuter l’abattage humanitaire de leurs porcs. 
  • Ces abattages pourraient entrainer d’importantes pertes financières pour les éleveurs. En conférence de presse, une propriétaire d’élevage a dit qu’elle craignait de perdre environ 10% de sa production annuelle. 

Le syndicat et la direction ne se sont toujours pas entendus.

  • Les employés syndiqués de l’usine ont refusé hier à 82% l’implantation d’un quart de soir de 40h réparties sur 4 jours. 
  • Le syndicat avait pourtant accepté ce nouveau quart, et il devra défendre cette position en conciliation.

Depuis le début du conflit, 22 séances de conciliation ont déjà eu lieu entre les 2 parties. 

Félix Côté
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Une ferme urbaine de 24 000 pi² et 600 rouleaux rotatifs à Varennes

Publié le 5 août 2021
Une ferme urbaine de 24 000 pi² et 600 rouleaux rotatifs à Varennes

(Source: Fermes urbaines Gigrow)

  • Les Fermes urbaines Gigrow vont investir 13 millions $ pour construire à Varennes, sur la Rive-Sud de Montréal, l’un des plus grands projets d’agriculture urbaine du Québec. 
  • La jeune entreprise québécoise veut produire jusqu’à 4 millions de laitues, et d’autres produits végétaux, tout au long de l’année et en utilisant peu d’eau, grâce à une technologie québécoise originale: la culture dans un rouleau rotatif horizontal, avec une lumière dans l’axe central.   

Pourquoi le Canada veut augmenter les pesticides autorisés sur les petits fruits

Publié le 29 juil 2021
Pourquoi le Canada veut augmenter les pesticides autorisés sur les petits fruits

[Source: Unsplash]

  • Santé Canada mène une consultation publique sur son intention de tolérer à l’avenir des traces de pesticides jusqu’à 3 fois plus élevées qu’actuellement sur les bleuets, et jusqu’à 7 fois plus sur les framboises.
  • Si le ministère fédéral de la Santé veut augmenter les limites permises, c’est à la demande d’un autre ministère et d’un fabricant de pesticides, selon ce qu’a révélé Radio-Canada. 

Agriculture et agroalimentaire Canada, le ministère fédéral de l’Agriculture, propose d’augmenter les limites maximales de résidus pour l’insecticide sulfoxaflore sur les bleuets sauvages, autant ceux produits au pays que ceux qui sont importés. 

  • La proposition viendrait du Centre pour la lutte antiparasitaire, une filiale du ministère.
  • Ce serait une demande prioritaire pour les producteurs de bleuets de la Colombie-Britannique. 
  • Mais dans d’autres provinces, notamment au Québec, une grande partie des producteurs s’opposent à cette proposition.

Syngenta, une multinationale suisse, a demandé au ministère de l’Agriculture d’augmenter les limites permises pour le fongicide métalaxyl, qu’elle fabrique et qui est utilisé dans la culture des bleuets et des framboises. 

  • Le fabricant souhaite que son produit puisse être utilisé sur davantage de cultures au Canada. 

Santé Canada avait été critiqué la semaine dernière pour vouloir rehausser les limites de glyphosate autorisées sur les légumineuses.

  • Dans ce cas-là, c’est Bayer, une multinationale agrochimique, qui avait demandé au gouvernement fédéral de lancer une consultation publique sur le sujet.
Félix Côté
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Bayer a demandé à Ottawa de rehausser les limites permises de glyphosate

Publié le 25 juil 2021
Bayer a demandé à Ottawa de rehausser les limites permises de glyphosate

[Source: Unsplash]

  • C’est Bayer, une multinationale agrochimique, qui a demandé au gouvernement fédéral de lancer une consultation publique, toujours en cours, pour modifier les seuils permis de glyphosate sur les noix et les légumineuses importées au Canada. 
  • Le glyphosate est un puissant herbicide – probablement cancérigène, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Bayer le commercialise sous le nom de Roundup par l’entremise de sa filiale Monsanto.

Bayer souhaite que le Canada assouplisse ses règles.

Elle prétend que cette demande vise à «faciliter le commerce international» des denrées qui contiennent des résidus de glyphosate.

  • C’est ce que dit un courriel qu’elle a envoyé à Radio-Canada, qui a découvert que la multinationale était à l’origine de l’initiative du gouvernement. 
  • Bayer propose que les normes canadiennes soient abaissées à celles de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et à celles du Codex Alimentarius de l’OMS.

Les Canadiens avaient initialement jusqu’au 20 juillet pour commenter la proposition de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire – qui est d’augmenter de 2 à 4 fois, selon les denrées, la limite maximale permise de résidus de glyphosate. 

  • Mais le gouvernement a repoussé au 3 septembre la date limite pour présenter des commentaires. 
Félix Côté
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Les employés d’Exceldor reprennent le travail après plus d’un mois de grève

Publié le 28 juin 2021
  • Les travailleurs de l’entreprise d’abattage de poulet de Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches, sont de retour au travail aujourd’hui, et l’usine devrait fonctionner à 95% de ses capacités dès demain.
  • Selon l’entente conclue par le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) avec l’employeur pour les six prochaines années, le salaire des 550 employés d’Exceldor passe de 20,71 $ à 23,85 $ de l’heure (+15%), et il doit atteindre 25,13 $ dans six ans.

Grève chez Exceldor: le ministre du Travail convoque la direction et le syndicat

Publié le 22 juin 2021
  • Le ministre du Travail Jean Boulet a convoqué ce matin la direction d’Exceldor et le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC). Sur Twitter, le ministre a indiqué hier soir que les parties ont «tous les outils pour régler ce conflit», et que «le gaspillage alimentaire doit cesser».
  • Plus de 500 travailleurs de l’entreprise de transformation du poulet de Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches, sont en grève depuis un mois. 

Avril veut doubler son nombre de magasins d’ici 5 ans

Publié le 18 juin 2021
Avril veut doubler son nombre de magasins d’ici 5 ans

[Source: Avril]

  • La chaine de supermarchés santé Avril exploite 9 succursales dans la province et une autre qui ouvrira bientôt au centre-ville de Montréal. Elle planifie d’ouvrir 10 nouvelles succursales au Québec au cours des 5 prochaines années.
  • Avril se spécialise dans l’alimentation naturelle et biologique, les suppléments alimentaires et les cosmétiques naturels. La chaine a vu son chiffre d’affaires augmenter d’un peu plus de 60% entre 2018 et 2021. Pour financer son expansion, l’entreprise de Granby vient de céder des parts à Desjardins Capital, qui devient actionnaire minoritaire.

Nouveau record en 10 ans au Canada pour l’inflation, qui a atteint 3,6% en mai

Publié le 17 juin 2021
  • L’indice des prix à la consommation (IPC), une mesure utilisée par Statistique Canada pour suivre l’inflation, a progressé de 3,6% en mai par rapport au même mois l’an dernier. Déjà, en avril, l’IPC avait progressé de 3,4% par rapport à avril 2020, ce qui correspondait à la plus forte hausse des dix dernières années. 
  • Statistique Canada attribue la hausse en mai à l’augmentation du prix des logements, de l’essence et des voitures. Selon la Banque du Canada, l’inflation devrait être d’un rythme annuel de 3% cet été, avant de ralentir jusqu’à 2% d’ici la fin de l’année.