Commerce de détail

Faute de pouvoir acheter Carrefour, Couche-Tard s’intéresse aux magasins d’articles à un dollar

Publié le 18 janv. 2021
Faute de pouvoir acheter Carrefour, Couche-Tard s’intéresse aux magasins d’articles à un dollar

(Source: Alimentation Couche-Tard)

  • Acquérir la chaîne française Carrefour aurait permis à Couche-Tard de diversifier ses activités, mais cela n’arrivera pas. Ce n’est pas la seule avenue qu’envisage l’entreprise lavalloise dans l’objectif de doubler ses profits d’ici 2024.
  • En conférence avec des analystes ce matin, la direction de Couche-Tard a indiqué qu’elle pourrait accélérer sa croissance internationale en tentant une percée dans d’autres secteurs, comme les commerces d’aéroports, la restauration rapide et les magasins à un dollar.

Après l’abandon du projet d’acquisition, un partenariat pourrait voir le jour entre Couche-Tard et Carrefour

Publié le 17 janv. 2021
Après l’abandon du projet d’acquisition, un partenariat pourrait voir le jour entre Couche-Tard et Carrefour

(Source: Carrefour)

  • Le nouveau ministre fédéral de l’Industrie François-Philippe Champagne s’est réjoui hier, après une discussion avec le fondateur d’Alimentation Couche-Tard Alain Bouchard, de voir que Couche-Tard et Carrefour continuent à explorer un partenariat d’affaires, à défaut d’une transaction. 
  • Après le veto du ministre français de l’Économie, les deux groupes avaient annoncé samedi la fin de leurs discussions sur un éventuel rachat de la chaîne française de supermarchés par le groupe québécois.

L’éventuelle acquisition de Carrefour par Couche-Tard? Les analystes ne savent pas quoi en penser et le gouvernement français s’y oppose

Publié le 13 janv. 2021
L’éventuelle acquisition de Carrefour par Couche-Tard? Les analystes ne savent pas quoi en penser et le gouvernement français s’y oppose

(Source: Carrefour)

  • Alimentation Couche-Tard a eu des discussions avec la chaîne française de supermarchés Carrefour en vue d’une possible offre d’achat dont la valeur pourrait être de 26 milliards $.
  • Les deux détaillants auraient beaucoup à gagner d’une telle transaction, mais elle pourrait s’avérer très risquée, font remarquer les analystes, et le gouvernement français n’est pas favorable à la transaction et pourrait l’empêcher.

Le potentiel est énorme.

L’enseigne Carrefour compte 12 300 commerces répartis en Europe, en Amérique latine et en Asie. 

  • Leur chiffre d’affaires en 2019 s’est élevé à 125 milliards $, tandis que la valeur boursière de la société est d’environ 20 milliards $.

Couche-Tard (TSX: ATD), qui compte 14 200 commerces dans le monde, réaliserait la plus importante acquisition de son histoire si elle mettait la main sur son homologue français. 

  • Une transaction triplerait presque son chiffre d’affaires annuel et renforcerait sa présence en Asie et en Amérique du sud. 
  • «Cela catapulterait Couche-Tard parmi les plus gros détaillants de la planète, avec la visibilité et les avantages que cela comporte», écrit Patricia A. Baker, analyste pour la Banque Scotia.

Le risque est tout aussi considérable.

Dans sa note aux investisseurs publiée hier, l’analyste torontoise rappelle que l’expertise de Couche-Tard dans l’alimentation demeure limitée aux dépanneurs et commerces de petite surface, et que les chances d’y dégager un profit sont minces.

  • La moitié du bénéfice annuel de la multinationale basée à Laval provient des ventes de carburant.
  • De son côté, Carrefour s’est épuisée dans une expansion internationale coûteuse, à contre-courant du virage de la consommation vers Internet et les petits commerces spécialisés.
  • «Cette acquisition créerait une incertitude pour Couche-Tard qui pourrait affecter la valeur de son action, vu qu’elle marquerait un éloignement de son modèle d’affaires traditionnel», écrit Patricia A. Baker.

Tout ceci n’est encore que spéculation.

  • L’analyste de la Banque Scotia croit que Couche-Tard a des liquidités et une capacité d’endettement suffisantes pour s’offrir une telle transaction.
  • Mais Paris est contre le projet: à cause de «la souveraineté et [de] la sécurité alimentaire» de la France, le ministre français de l’Économie n’est «a priori pas favorable à l’idée que carrefour se fasse racheter par un groupe étranger».
Alain McKenna
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Reconfinement: les entreprises québécoises à la fois résignées et soulagées

Publié le 7 janv. 2021
Reconfinement: les entreprises québécoises à la fois résignées et soulagées
  • Les nouvelles mesures de lutte contre la Covid-19 annoncées hier par le gouvernement Legault sont sévères. Mais elles comportent certaines exceptions qui évitent la fermeture complète de nombreux secteurs d’activité économique.
  • Québec semble avoir suivi les recommandations de la plupart des regroupements d’affaires: la cueillette extérieure est permise, tandis que la construction et la production manufacturière pourront continuer durant les prochaines semaines.

Entre résignation et soulagement. Voilà en deux mots la réaction que partageaient par communiqué les regroupements d’entreprises québécoises après l’annonce de François Legault hier soir.

Les commerces non essentiels pourront se rabattre sur la cueillette extérieure.

  • Stéphane Drouin, directeur général du Conseil québécois du commerce de détail: La cueillette extérieure «permettra à plusieurs détaillants de traverser la vague, de liquider leur inventaire et de maximiser chaque dollar de vente».

Les entreprises manufacturières sont désormais considérées comme essentielles par Québec.

  • Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec: «Le pire scénario pour les manufacturiers était de fermer complètement certains sous-secteurs, ce qui a été évité.»

Le secteur de la construction pourra éviter des retards et pénalités supplémentaires.

  • François Arbour, président de l’Association de la construction du Québec: «L’industrie de la construction est la locomotive de l’économie et sa fermeture aurait pu provoquer une vague de conséquences néfastes pour l’ensemble de l’économie du Québec.»
Alain McKenna
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Les détaillants demandent au gouvernement d’autoriser la collecte à l’auto pour tous les commerces

Publié le 5 janv. 2021
Les détaillants demandent au gouvernement d’autoriser la collecte à l’auto pour tous les commerces

(Photo Unsplash)

  • La fermeture des commerces non essentiels pourrait se prolonger pendant des semaines, ce qui fait craindre le pire aux détaillants québécois.
  • Les commerces non essentiels voudraient pouvoir offrir à leurs clients la collecte à l’auto, ce qui leur permettrait d’être ouverts tout en respectant les normes sanitaires en vigueur.

Le gouvernement serait favorable à la cueillette à l’auto, dit Stéphane Drouin, directeur général du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), en entrevue à InfoBref.

  • Le CQCD en discute avec Québec depuis le mois dernier. Il a redoublé d’efforts depuis qu’il a appris que le gouvernement souhaitait resserrer ses mesures sanitaires. 
  • «Il reste à la santé publique de déterminer à quel point elle veut fermer l’économie, les usines et les entreprises pour minimiser les contacts humains», dit Stéphane Drouin.

Les avantages de la cueillette à l’auto:

  • Elle favorise l’achat local auprès de commerces indépendants, qui doivent faire face aux géants comme Amazon ou Walmart.
  • Elle évite les frais de livraison des achats en ligne. Les petits détaillants peuvent donc vendre à un meilleur prix ou dégager un meilleur profit.
  • Elle permettrait aussi aux commerces jugés non essentiels de vendre des produits qui pourraient devenir plus «essentiels» à mesure que le confinement s’étirera.

Des points d’interrogation demeurent:

  • Comment feront les commerces qui ont pignon sur rue mais n’ont pas d’espace de stationnement?
  • Comment gérer ensuite les échanges et les remboursements?
Alain McKenna
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Fermeture des commerces après Noël: l’organisme qui les représente supporte la décision tant qu’elle est temporaire, mais s’inquiète sur sa durée

Publié le 15 déc 2020
  • Le Conseil québécois du commerce de détail se dit satisfait que les commerçants puissent travailler jusqu’à Noël, et il juge la fermeture des commerces annoncée hier plus équitable que la précédente parce que, cette fois, les grandes surfaces devront se limiter à la vente des produits essentiels.
  • Néanmoins, le directeur du CQCD Stéphane Drouin s’inquiète pour la suite: «c’est une période financière importante pour le secteur, explique-t-il dans un communiqué: nos détaillants devront renflouer leur coffre en janvier pour éviter de multiples fermetures».

La deuxième acquisition d’envergure de Lightspeed aux États-Unis en un mois semble plaire aux investisseurs

Publié le 2 déc 2020
  • Le titre du spécialiste montréalais des solutions numériques pour détaillants a bondi hier de plus de 7% à la Bourse de Toronto, après qu’il a annoncé l’acquisition de l’éditeur d’outils de gestion pour restaurants Upserve pour 430 millions $US.
  • Lightspeed cherche à s’imposer rapidement aux États-Unis: le mois dernier, l’entreprise a racheté son rival new-yorkais ShopKeep pour 440 millions $US.

Une technologie montréalaise de paiement sans contact et sans caisse enregistreuse sera en démonstration au Centre Eaton la semaine prochaine

Publié le 24 nov. 2020
Une technologie montréalaise de paiement sans contact et sans caisse enregistreuse sera en démonstration au Centre Eaton la semaine prochaine

(Source: Leav)

  • La start-up montréalaise Leav a conçu une technologie qui permet aux clients d’un magasin de faire leurs emplettes et de payer à l’aide de leur téléphone, sans devoir passer à la caisse.
  • Cette forme de paiement, hébergée sur Internet, vise à aider les petits commerçants à réduire leurs coûts d’opération en automatisant une partie de leurs activités.

Les mesures sanitaires imposées par la pandémie créent un contexte avantageux pour commercialiser une telle solution de paiement, soutient dans un communiqué Charles-Étienne Simard, le président de Leav.

  • «Les gens veulent toucher le moins de choses possible et ne veulent pas attendre en file.»
  • «En optimisant l’expérience d’achat, nous permettons aux commerçants de reconnecter avec leur clientèle de façon sécuritaire.»

Cette technologie rappelle les dépanneurs Amazon Go, aux États-Unis. Sauf que:

  • elle peut être installée dans des commerces qui existent déjà;
  • elle ne nécessite pas de grande infrastructure informatique, et n’utilise pas de caméras vidéo ni de vision par ordinateur.

Elle prévient même le vol à l’étalage, selon ses créateurs, en identifiant les articles qui se trouvent dans les mains des clients, mais n’ont pas été payés.

Les curieux pourront la voir en personne la semaine prochaine, puisqu’un commerce éphémère démontrant cette solution de paiement sera érigé au Centre Eaton du 1er au 8 décembre.

Alain McKenna
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La période des Fêtes qui approche cause des maux de tête aux détaillants canadiens

Publié le 6 nov. 2020
La période des Fêtes qui approche cause des maux de tête aux détaillants canadiens

(Image Unsplash)

  • Craignant une trop grande affluence dans ses magasins, la chaîne Canadian Tire a laissé entendre qu’elle pourrait faire moins de promotions que d’habitude d’ici Noël.
  • Même du côté de l’électronique, où les Fêtes sont de loin la saison la plus occupée, on hésite à faire des prévisions pour la fin de l’année, tant l’effet de la Covid-19 rend les choses incertaines.

«La sécurité de tous nos clients ne peut simplement pas être garantie» dans les magasins, résume le président de Canadian Tire, Greg Hicks.

  • L’entreprise compte donc rediriger les gens vers son site web pour les événements populaires comme le Vendredi fou et le cyberlundi.
  • En magasin, les ventes ne seront jamais au niveau de l’an dernier, prévient Greg Hicks, qui espère que la hausse des ventes en ligne aidera à compenser une partie de la baisse.

Novembre et décembre sont habituellement des mois fastes pour les vendeurs de sans-fil et d’appareils électroniques, mais ils risquent d’être moins lucratifs cette année.

  • Chez Bell, les magasins sont ouverts, mais les clients sont peu nombreux à se présenter en personne.
  • L’entreprise montréalaise a mis en place un service de «valet» qui se déplace chez les particuliers ou les entreprises, et espère ainsi récupérer une partie de la clientèle qui hésite à magasiner en personne.
Alain McKenna
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Couche-Tard met la main sur 373 dépanneurs Circle K à Hong Kong et à Macao

Publié le 5 nov. 2020
Couche-Tard met la main sur 373 dépanneurs Circle K à Hong Kong et à Macao

(Photo Wikimedia)

  • Au coût de 475 millions $, cette acquisition est de taille modeste pour Couche-Tard, mais elle lui permettra d’établir rapidement une présence en Asie.
  • Le PDG de Couche-Tard Alain Bouchard convoite le continent asiatique depuis longtemps: «J’ai suivi de près les progrès de Circle K Hong Kong pendant des décennies», indique-t-il dans un communiqué.

Walmart abandonne finalement l’idée de confier l’inventaire de ses magasins à des robots

Publié le 3 nov. 2020
Walmart abandonne finalement l’idée de confier l’inventaire de ses magasins à des robots

(Source: Walmart)

  • Le virage numérique provoqué par la pandémie joue en faveur des humains, plus habiles que des machines pour gérer l’inventaire sur les rayons tout en remplissant les commandes reçues par Internet.
  • C’est un revirement important: cet été, Walmart prévoyait investir plusieurs milliards de dollars dans l’automatisation de ses magasins et entrepôts au Canada et aux États-Unis.

Le Château ferme et Gap va abandonner les centres commerciaux partout au Canada

Publié le 23 oct. 2020
Le Château ferme et Gap va abandonner les centres commerciaux partout au Canada
  • La mise en faillite de la chaîne Le Château entraînera la fermeture de 123 boutiques, la mise à pied de 1400 personnes et la perte de contrats importants pour les fabricants de vêtements québécois.
  • De son côté, la société américaine The Gap annonce qu’elle va retirer ses magasins Gap et Banana Republic de tous les centres commerciaux d’Amérique du Nord d’ici 2023.

Le Château connaissait des difficultés depuis plusieurs années: le détaillant n’a pas enregistré de profit annuel net depuis 2010.

Une quinzaine de marques québécoises se sont placées sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers depuis le début de la pandémie.

  • Ces groupes exploitaient un peu plus de 4200 magasins répartis dans les centres commerciaux du pays.
  • Parmi eux, on compte notamment le groupe Aldo, le groupe Dynamite, Reitmans et SAIL.

Gap avait déjà amorcé une restructuration cet été. Selon son nouveau plan, le groupe fermera ses boutiques situées dans un centre commercial, soit la majorité des quelque 200 magasins qu’il compte au Canada.

Cela dit, le groupe américain se tire mieux d’affaire que ses rivaux québécois sur Internet: il prédit d’ailleurs que 80% de ses ventes se feront en ligne en 2023.

Alain McKenna
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