Québec (ville et région)

Nouvelles et tendances en affaires, politique et technologies qui concernent la Ville de Québec et sa région

L’accès à la propriété est devenu encore plus difficile à Montréal et à Québec

Publié le 4 août 2021
L’accès à la propriété est devenu encore plus difficile à Montréal et à Québec

(Source: Pixabay)

  • Selon le dernier rapport de la Banque Nationale, l’indice d’«abordabilité», qui permet de comparer le coût d’achat d’un logement au revenu moyen, s’est encore dégradé au 2trimestre dans toutes les grandes villes canadiennes. Il s’agit de la plus forte détérioration depuis 1994. 
  • À Montréal, les paiements hypothécaires pour l’achat d’un logement coûtent maintenant en moyenne 32% du revenu médian. C’est la moyenne la plus élevée depuis 2000. À Québec, l’immobilier demeure plus abordable: les paiements hypothécaires coûtent en moyenne 22% du revenu médian. 

À l’échelle nationale, les ménages des grandes villes canadiennes doivent désormais consacrer en moyenne 45% de leurs revenus bruts à payer leur hypothèque – la moyenne depuis 1980 était de 43%.

Pourquoi l’achat d’un logement est devenu beaucoup moins abordable au dernier trimestre, selon le rapport [PDF]: 

  • La croissance des revenus et la baisse des taux d’intérêt étaient propices à l’amélioration de l’accessibilité immobilière ces 2 dernières années. 
  • Mais ce n’est plus le cas cette année, à la fois parce que «la croissance des revenus est facilement dépassée par la hausse des prix des maisons» et parce que les taux d’intérêt hypothécaires ont augmenté.

À Montréal, pour «financer adéquatement» l’achat d’une propriété, les ménages ont désormais besoin d’un revenu annuel d’au moins: 

Juste au cours du 2e trimestre, le prix des condos a augmenté de 4,6% et celui des autres logements, de 6%.


­Consultez la section AFFAIRES, argent et carrière d’InfoBref avec nos nouvelles brèves en semaine et, chaque samedi, la chronique Conseils pour vos finances. Pour les recevoir par courriel, abonnez-vous gratuitement à nos infolettres quotidiennes ici ou en cliquant dans INFOLETTRES en haut à droite.


Dans la région de Québec, les ménages doivent avoir un revenu annuel d’au moins:

  • 100 000 $ pour une propriété unifamiliale, d’un prix moyen de 493 000 $; et
  • 72 000 $ pour un condo, d’un prix moyen de 356 000 $.
  • 67 500 $ pour financer l’achat d’une propriété unifamiliale, d’un prix moyen de 330 000 $; et
  • 46 500 $ pour un condo, d’un prix moyen de 228 000 $. 

Les logements ne redeviendront pas plus abordables cette année. 

  • Certes, ces dernières semaines, «les ventes de maisons ont ralenti, les prix semblent décélérer dans certains marchés, et les taux d’intérêt hypothécaires ont légèrement baissé», reconnaît le rapport.
  • Mais les indices liés à la revente montrent que le marché favorise encore l’augmentation du prix des maisons.
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Train à grande fréquence: Ottawa s’engage à relier Québec et Toronto d’ici 2030

Publié le 6 juil 2021
  • Le gouvernement fédéral investira jusqu’à 12 milliards $ pour enfin doter le Canada de son premier train à grande fréquence (TGF). Il reliera Montréal, Québec et Toronto. 
  • Grâce à une voie ferrée dédiée, les passagers n’auront plus à céder le passage aux wagons de marchandises. Ottawa prévoit que 90% de ce nouveau service ferroviaire sera électrique.

Via Rail croit que le projet de TGF permettra à ses trains d’arriver à l’heure.

  • Actuellement, les trains de marchandises ont la priorité sur les trains qui transportent des passagers.
  • À cause de cette priorité, seulement 67% des trains arrivent à l’heure prévue. 

À 200 km/h, le TGF fera gagner du temps sur ces trajets:

  • Montréal-Québec se ferait en 2h55 ou 3h – au lieu de 3h24 aujourd’hui; et
  • Montréal-Toronto en 4h – au lieu de 5h.

Laval, Trois-Rivières et l’aéroport de Québec doivent être desservis.

  • Un embranchement permettrait également de se rendre à Ottawa.
  • Mais des trains directs relieront Montréal et Toronto sans passer par la capitale.

Avant de lancer un appel d’offres cet automne, Ottawa doit encore:

  • consulter la trentaine de communautés autochtones qui vivent près des futures voies ferrées; et
  • négocier avec les compagnies de chemin de fer privées.

Dans son budget de cette année, le gouvernement Trudeau a accordé environ 500 millions $ sur 6 ans à Via Rail pour ce projet.

  • Mais cette première enveloppe permettrait seulement d’améliorer la fluidité à certains endroits du réseau.
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Les Québécois qui n’ont pas trouvé de logement sont 40% plus nombreux cette année

Publié le 2 juil 2021
Les Québécois qui n’ont pas trouvé de logement sont 40% plus nombreux cette année

(Source: Pexels)

  • Plus de 500 ménages locataires qui n’ont pas trouvé de logement au lendemain du 1er juillet ont contacté le Front d’action populaire en réaménagement urbain (Frapru), un regroupement national qui milite pour le droit au logement. L’an dernier, 350 avaient contacté l’organisme.
  • Le Frapru parle d’une «crise du logement» et l’explique par la hausse des loyers, qui empêcherait plusieurs ménages de payer un logement. 

Hausse du prix d’un quatre et demi dans la dernière année, selon le Regroupement des comités logements et associations de locataires du Québec (RCLALQ):

  • 11% dans la région de Montréal
  • 16% à Sherbrooke et à Trois-Rivières
  • 10% au Saguenay
  • 7% à Québec

Les ménages sans logement qui ont demandé l’aide du Frapru proviennent de plusieurs villes du Québec: 

  • Montréal: 128
  • Québec: 35
  • Gatineau: 28
  • Trois-Rivières: 22
  • Longueuil: 32
  • Drummondville: 75
  • Sherbrooke: 73
  • Châteauguay: 14
  • Rimouski: 11
  • Terrebonne, L’Assomption, Repentigny, Mascouche: 12 

Les villes de Trois-Rivières, Sherbrooke et Rimouski ne figuraient pas sur cette liste au cours des dernières années, selon le Frapru.

Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Ottawa dit non au projet de terminal de conteneurs Laurentia

Publié le 29 juin 2021
Ottawa dit non au projet de terminal de conteneurs Laurentia

Le projet de terminal de conteneurs Laurentia (Source: Laurentia)

  • Le gouvernement Trudeau a rejeté hier le projet d’agrandissement du port de Québec. L’Administration portuaire de la ville pourra toutefois soumettre de nouvelles propositions.
  • «Au 21e siècle, le développement économique doit se faire dans le respect de l’environnement», a affirmé le député de Québec et président du Conseil du Trésor Jean-Yves Duclos, en annonçant la décision fédérale.   

Le projet d’agrandissement du port de Québec avait échoué, il y a trois semaines, le test de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC).

  • Dans son rapport final, l’AEIC affirme que le projet aurait des effets négatifs importants sur la santé humaine et l’écosystème de la baie de Beauport.

Le terminal Laurentia devait permettre au port de Québec d’accueillir d’immenses navires, de 15 000 conteneurs, et au total jusqu’à 700 000 conteneurs par an.

  • Estimé à 775 millions $, le projet prévoyait surtout d’ajouter une ligne de quai de 610 mètres en eau profonde.

Au Québec, la ministre de la Sécurité publique et responsable de la Capitale-Nationale Geneviève Guilbault s’est dite déçue de la décision du gouvernement fédéral d’abandonner le projet Laurentia. 

Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Le patron d’Exfo s’impose fermement comme seul acheteur de la société qu’il a fondée

Publié le 16 juin 2021
Le patron d’Exfo s’impose fermement comme seul acheteur de la société qu’il a fondée

(Source: Maps)

  • Exfo (TSX: EXF, Nasdaq: EXFO), une entreprise de Québec qui vend des services techniques à l’industrie des télécommunications, s’était entendue la semaine dernière avec son fondateur et actionnaire majoritaire Germain Lamonde pour qu’il privatise l’entreprise en rachetant les autres actionnaires.
  • L’entreprise américaine Viavi a fait ensuite une offre d’achat à un prix 25% supérieur à celle de Germain Lamonde. Le fondateur l’a refusée et a catégoriquement fermé la porte à toute autre acquisition par un tiers.

Germain Lamonde détient 61% des actions et 94% des droits de vote d’Exfo.

  • Il a indiqué que Viavi avait déjà, deux fois auparavant, fait des offres d’achat pour la société.
  • Mais il a signifié que, en tant qu’actionnaire de contrôle, il ne vendrait pas à Viavi, quel que soit le prix, ni à un autre acheteur.
  • Il explique que sa société est bien gérée et qu’il ne veut pas modifier ses activités, «y compris le lieu de son siège social à Québec».

Lamonde a mis les choses au clair: 

  • soit il privatise l’entreprise, en rachetant les actions des autres actionnaires actuels au prix qu’il a offert;
  • soit Exfo reste cotée en bourse comme actuellement.

Patrick Pierra
En savoir plus En savoir plus

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

Québec lance un réseau d’«Espaces bleus» à travers la province

Publié le 10 juin 2021
Québec lance un réseau d’«Espaces bleus» à travers la province

(Source: Gouvernement du Québec)

  • Le gouvernement Legault investit 259 millions $ pour créer un réseau de musées nommés «Espaces bleus».
  • Québec prévoit d’acquérir des sites patrimoniaux sur tout le territoire. Ces bâtiments seront restaurés et aménagés pour accueillir des expositions sur l’Histoire québécoise.

François Legault a présenté ce nouveau concept muséal aujourd’hui, au pavillon Camille-Roy de la Cité du Séminaire de Québec.

  • Cet espace deviendra le premier Espace bleu et sera à la tête du réseau. 

Ces musées doivent offrir «une approche numérique et immersive» sur l’identité et la culture québécoises.

  • Le Musée de la civilisation sera responsable des expositions qui y seront présentées.

Dans chaque Espace bleu, les visiteurs découvriront:

  • une exposition permanente sur la région, ses personnalités, ses événements marquants;
  • une exposition temporaire – des expos temporaires seront présentées en alternance dans chaque lieu;
  • une salle consacrée à la diffusion culturelle et artistique; et
  • un restaurant qui proposera des produits locaux. 
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Poka, une plateforme québécoise de formation, obtient 25 millions $US en investissement

Publié le 8 juin 2021
Poka, une plateforme québécoise de formation, obtient 25 millions $US en investissement

Antoine Bisson et Alex Leclerc, CTO et CEO de Poka (Source: Poka)

  • Poka donne accès à du contenu pour la formation des employés du secteur manufacturier. 
  • L’entreprise est basée à Québec. Elle a été cofondée par Alex Leclerc, fils du président de Biscuits Leclerc.

Poka vient de réunir 25 millions $US dans le cadre d’un financement de série B.

  • L’argent vient principalement de fonds américains, mais la Caisse de dépôt et placement du Québec participe au financement, ainsi que le Groupe Leclerc. 
  • L’entreprise avait déjà obtenu 20 millions $US lors de financements précédents.
Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

L’opposition attaque le troisième lien entre Québec et Lévis

Publié le 25 mai 2021
L’opposition attaque le troisième lien entre Québec et Lévis

(Source: Gouvernement du Québec)

  • Les trois partis d’opposition ont vivement critiqué le tunnel proposé par la CAQ. Ils réagissaient pour la première fois à l’Assemblée nationale depuis l’annonce du projet de tunnel entre Québec et Lévis, qui pourrait coûter jusqu’à 10 milliards $.
  • François Legault a défendu le projet de son gouvernement avec virulence, ce qui lui a valu un avertissement du président de l’Assemblée nationale. 

«Un tunnel nommé délire», dit la cheffe de l’opposition officielle.

  • Pour la cheffe libérale Dominique Anglade, le projet «ne tient pas la route», il est «irresponsable, surréaliste, pharaonique, et rétrograde».
  • «Aucune étude scientifique, aucune donnée», dit-elle, ne viennent appuyer la construction de ce tunnel. 

François Legault rappelé à l’ordre:

Le premier ministre a défendu qu’il y avait un problème de mobilité entre la Rive-Nord et la Rive-Sud de Québec auquel «Mme Anglade n’avait aucune solution constructive à apporter». 

  • François Legault a reçu un avertissement du président de l’Assemblée lorsqu’il a déclaré: «la cheffe de l’opposition avait promis qu’elle ferait de la politique autrement, qu’elle ne ferait pas juste chialer». 

«La CAQ doit reculer», dit le chef du Parti québécois.

  • Le chef du PQ Paul St-Pierre Plamondon déplore que le gouvernement soit prêt à injecter 10 milliards $ dans un tunnel, alors que Québec «impose des cadres budgétaires austères à des projets de transports en commun» comme le prolongement de la ligne bleue à Montréal et le tramway de Québec.

Un projet «de réchauffement climatique et d’écoblanchiment olympique», selon la porte-parole de Québec solidaire Manon Massé.

  • La députée solidaire Catherine Dorion, qui représente le centre-ville de la capitale, parle d’un «désastre» pour la ville de Québec, et elle s’inquiète qu’une grande partie du quartier Saint-Roch soit «bulldozé». 
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Analyse POLITIQUE

Troisième lien: le pari de 10 milliards $ de François Legault

Publié le 21 mai 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Troisième lien: le pari de 10 milliards $ de François Legault
  • Québec aura son troisième lien. S’il n’en tient qu’à François Legault et aux électeurs de la CAQ, le tunnel devant relier Québec à Lévis sera le projet de la décennie pour la région de la Capitale nationale.
  • Ce troisième lien ne fait pas l’unanimité. Les milieux d’affaires approuvent. Les environnementalistes dénoncent une vision passéiste privilégiant l’automobile comme mode de transport, avec en corollaire l’étalement urbain.

Établir une troisième voie de communication entre les rives nord et sud du Saint-Laurent est l’objet de débat depuis des années. On doit aux radios de la capitale d’en avoir fait un enjeu politique.

  • Le premier ministre Couillard a, le premier, cédé à leur pression avec un projet de tunnel passant par l’île d’Orléans.
  • La Coalition Avenir Québec fit de sa réalisation la promesse phare de son programme électoral en 2018, s’engageant à ce que les travaux débutent au cours d’un premier mandat.
  • Le projet dévoilé lundi reliera Lévis au centre-ville de Québec. Il ne sera ouvert à la circulation qu’en 2031.

Aucune étude n’existait d’emblée pour justifier ce projet.

Encore aujourd’hui on les cherche.

Celles du gouvernement sur la fréquentation prévue (55 000 véhicules/jour) ne sont pas publiques.

Ce troisième lien prétend réduire la congestion automobile.

L’expérience montre plutôt qu’il n’y a pas de fin à ce phénomène.

  • À peine une nouvelle autoroute urbaine est-elle construite que les banlieues s’étendent et que les bouchons reviennent.

Les planificateurs du ministère des Transports devraient le savoir.

  • Ils ont construit à Québec autoroute sur autoroute.
  • Cette ville est au Canada la deuxième pour le nombre de kilomètres de voies rapides par habitant.

Le transport en commun comme solution de rechange n’y a, par contre, jamais eu la faveur.

Les premières voies réservées ont dû être retirées devant les levées de boucliers.


L’essentiel des nouvelles importantes chaque jour en 10 minutes? C’est ce que vous offrent les deux bulletins quotidiens d’InfoBref. Essayez-les: abonnez-vous gratuitement ici ou cliquez sur le bouton «Infolettres» en haut à droite


Le temps a fait son œuvre.

À la force du poignet, le maire Régis Labeaume aura obtenu l’appui du gouvernement à son projet de tramway.

Quant au tunnel, deux de ses six voies seront réservées aux autobus.

Le gouvernement croit avoir trouvé là l’équilibre entre deux visions.

Certes, il y a progrès, mais l’auto garde la cote.


Découvrez les autres analyses politiques de Bernard Descôteaux, ancien directeur du Devoir, publiées chaque samedi dans InfoBref Matin [pour les recevoir par courriel, inscrivez-vous gratuitement à nos infolettres]


Demeure la question de la nécessité d’un troisième lien situé à l’est, alors que le besoin se fait plutôt sentir à l’ouest.

10 milliards $, c’est beaucoup pour un projet dont la seule rentabilité assurée est électorale.

À ces milliards, s’ajouteront les coûts liés au développement urbain et à l’environnement.

En toute logique, ce nouveau lien, dont la tête sud se situera à la limite de la zone agricole à Lévis, engendrera de l’étalement urbain.

Du côté nord, ce sera plus de congestion pour le centre-ville de Québec.

La réalité est qu’aux questions soulevées par les opposants à ce projet, le gouvernement n’a pas de réponses aujourd’hui.

Non plus pour celles relatives au développement économique attendu. Elles viendront, là aussi, a posteriori.

Pour l’instant, c’est un vaste pari sur l’avenir.

François Legault ne s’en cache d’ailleurs pas, disant: «Pour moi, c’est comme une gageure qu’on fait sur la grande région de Québec».

On saura dans dix ou quinze ans, si ce pari aura été gagnant.

Entre-temps, il peut dire «promesse tenue» à ses électeurs, et leur donner rendez-vous à la prochaine élection pour mettre en chantier ce troisième lien.

Pour recevoir l’analyse politique de Bernard Descôteaux chaque samedi dans votre courriel: abonnez-vous gratuitement ici au bulletin de nouvelles quotidien InfoBref Matin

En savoir plus En savoir plus

À Québec, le transport en voiture coûterait 5 fois plus cher à la société que le transport collectif

Publié le 21 mai 2021
À Québec, le transport en voiture coûterait 5 fois plus cher à la société que le transport collectif

(Source: RTL)

  • Selon une étude de l’Université Laval à Québec, qui s’inspire d’une étude similaire réalisée à Vancouver, chaque dollar dépensé en frais de transport par un individu dans la Commission municipale de Québec coûterait à la collectivité 5,77 $ s’il s’agit d’un déplacement en voiture et 1,21 $ pour un déplacement en transport collectif.
  • Pour calculer ce résultat, l’étude tient compte de tous les coûts directs et indirects reliés à chaque mode de transport, dont l’entretien des routes, les accidents et l’utilisation des espaces. 

Le troisième lien entre Québec et Lévis ne fait pas l’unanimité

Publié le 18 mai 2021
Le troisième lien entre Québec et Lévis ne fait pas l’unanimité

(Source: Gouvernement du Québec)

  • Des groupes environnementaux ont lancé une campagne nationale pour dire non au projet de tunnel, présenté lundi par le gouvernement Legault, qui devrait coûter entre 7 et 10 milliards $. 
  • Par ailleurs, Ottawa pourrait refuser de financer le projet comme l’espère Québec. Pour recevoir l’aide du gouvernement fédéral, le troisième lien devra passer haut la main les évaluations environnementales. Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) devrait se prononcer sur le projet en 2023.

Équiterre, Accès Transports viables, Trajectoire Québec, la Fondation David Suzuki, Vivre en ville, et le Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale font front commun contre le troisième lien. 

Ce tunnel est un «gaspillage de fonds publics», dénoncent-ils. 

Avec 10 milliards $, selon ces groupes, il serait possible de financer:

  • 978 nouvelles écoles;
  • 39 hôpitaux; ou
  • 84 000 logements sociaux.

Cette infrastructure serait «injustifiée.

Les six groupes environnementaux affirment que rien ne justifie, à ce jour, la construction du tunnel entre Québec et Lévis. 

Ils mettent notamment en avant:

  • une quantité de déplacements prévue insuffisante; et
  • un achalandage trop marginal pour le transport en commun. 

Ce projet aurait «des impacts négatifs sur l’environnement et l’aménagement durable du territoire».

Le tunnel:  

  • ferait grimper les émissions de gaz à effet de serre (GES), à cause du trafic;
  • menacerait la biodiversité, à cause de l’étalement urbain; et
  • aurait des conséquences sur la qualité de l’air, et la qualité de vie de la population. 

Ottawa étudiera le projet.

Le gouvernement Legault a sollicité une contribution financière d’Ottawa, puisque le projet intègre du transport collectif.

Mais le gouvernement Trudeau a déjà prévenu que «la réussite du test des évaluations environnementales sera essentielle».

  • Le gouvernement fédéral refuse désormais de financer des projets d’autoroutes.
  • Même si le projet passe les tests environnementaux, Ottawa pourrait décider de ne financer que la partie qui concerne le transport en commun. 



Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Québec prévoit 7 milliards $ pour construire le tunnel entre Québec et Lévis

Publié le 17 mai 2021
Québec prévoit 7 milliards $ pour construire le tunnel entre Québec et Lévis

François Legault (Source: Twitter / Émilie Nadeau)

  • Le gouvernement Legault a présenté son plan pour construire, en 10 ans, un troisième lien – souterrain, celui-ci – entre Québec et Lévis. Les travaux préparatoires doivent commencer l’an prochain.
  • En plus du tunnel, le méga-projet, présenté sous le nom de Réseau express de la capitale (REC), prévoit d’élargir plusieurs autoroutes pour créer 100 km de voies réservées aux autobus, et il inclut la construction du tramway de Québec.

Le tunnel entre Québec et Lévis devrait coûter entre 6 et 7 milliards $.

  • Mais le gouvernement prévoit déjà des «réserves et autres frais» qui pourraient faire grimper son coût total à 9 milliards $.
  • Québec compte demander à Ottawa de financer une partie du budget.

Ce troisième lien de 8,3 km relierait l’autoroute 20 à l’autoroute Laurentienne.

  • Le projet prévoit six voies superposées sur deux étages: trois voies, dont une réservée aux autobus, dans chaque direction; et
  • deux stations souterraines: Colline Parlementaire et Jean-Paul-L’Allier.

Au total, le Réseau express de la capitale devrait coûter directement 11 milliards $: 7 milliards $ pour le tunnel, et 3,3 milliards $ pour le tramway et les voies réservées.

Le gouvernement envisage de permettre aux voitures électriques d’emprunter les voies réservées aux autobus.

Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus