Aides financières

Comment les gouvernements et d’autres institutions veulent aider les individus, les entreprises et les OBNL à traverser la crise liée à la pandémie de Covid-19

Le gouvernement Trudeau va verser 500 $ aux 75 ans et plus cet été

Publié avant-hier
  • Les Canadiens âgés de 75 ans et plus pourront recevoir un chèque unique de 500 $ en août prochain, s’ils ont au moins 75 ans en juin 2022 et sont bénéficiaires de la Sécurité de la vieillesse.
  • Ottawa prévoit également de hausser de 10%, en juillet 2022, les prestations de la Sécurité de la vieillesse. Ces deux mesures devraient ensemble coûter 12 milliards $ sur cinq ans, puis 3 milliards $ par an. 

Un budget fédéral généreux pour les entreprises

Publié avant-hier
  • Le gouvernement propose de prolonger de trois mois trois programmes d’aides existants, dont la subvention salariale d’urgence.
  • Le budget y ajoute de nouveaux programmes, notamment pour favoriser l’embauche pour la reprise des activités, et pour faciliter le virage numérique des PME.

Prolongation jusqu’au 25 septembre de trois programmes d’aides:

  • La Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), qui devait cesser en juin, se prolongerait, mais avec un impact s’atténuant avec le temps: le montant maximal par salarié descendrait progressivement de 847 $ à 226 $ par semaine.
  • La Subvention d’urgence du Canada pour le loyer (SUCL) et la mesure de soutien en cas de confinement continueraient également d’être offertes aux entreprises jusqu’au 25 septembre.
  • Le prolongement de ces trois programmes devrait coûter environ 12 milliards $.

Mais les sociétés cotées en bourse devront rembourser la SSUC qu’elles ont reçue cet été si la rémunération de leurs dirigeants est, en 2021, supérieure à ce qu’elle était en 2019.

Nouveau Programme d’embauche pour la relance économique

  • C’est un programme temporaire, qui serait offert de juin à novembre. 
  • Il est destiné aux employeurs dont les revenus n’ont pas encore rattrapé leur niveau d’avant la pandémie. 
  • Une subvention compenserait jusqu’à 50% des coûts liés à la reprise de leurs activités pour augmenter des salaires ou des heures travaillées, ou pour embaucher davantage d’employés.
  • Ce programme coûterait 595 millions $.

Nouveau Programme d’adoption du numérique 

  • Destiné aux PME, ce programme doit les aider à adopter des technologies numériques pour soutenir et faire évoluer leurs activités.
  • Il fournirait des microsubventions, des prêts sans intérêt et l’aide de formateurs à plus de 150 000 PME canadiennes.

Augmentation de l’enveloppe du Programme de financement des petites entreprises

  • L’augmentation de 560 millions $ par an pourrait rendre ce programme accessible à presque 3 000 PME de plus.

Par ailleurs, le budget prévoit le prolongement ou l’élargissement de plusieurs programmes de soutien à l’investissement en capital de risque et aux supergrappes industrielles, et des stratégies de développement de l’intelligence artificielle, de la génomique et des technologies quantiques.

Patrick Pierra
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Investir 100 milliards $ dans la relance de l’économie canadienne, est-ce vraiment nécessaire?

Publié le 14 avr. 2021
Investir 100 milliards $ dans la relance de l’économie canadienne, est-ce vraiment nécessaire?

Justin Trudeau (Source: PLC)

  • La vive reprise économique depuis l’automne a permis au Canada de revenir à 80% du niveau d’emploi et à plus de 95% du niveau d’activité économique d’avant la pandémie. Dans ces circonstances, il peut apparaître moins indispensable d’adopter un ambitieux plan de relance pour l’ensemble du pays.
  • Moins d’une semaine avant la publication par le gouvernement Trudeau de son budget pour l’exercice 2021-2022, des économistes se demandent s’il ne serait pas plus sage de réduire les dépenses – et surtout, l’endettement – du gouvernement fédéral.

L’économie canadienne n’est pas si mal en point, avancent des observateurs.

  • L’aide d’urgence fédérale dès les premières semaines de la pandémie a bien soutenu l’économie nationale. Faut-il s’endetter encore plus maintenant que la crise semble s’estomper?
  • Les effets du méga-plan de relance des États-Unis pourraient suffire à pousser le PIB canadien au-delà de son niveau d’avant la pandémie.

Le Canada peut s’endetter à faible coût présentement. Alors que des rumeurs d’élections hâtives s’intensifient, les libéraux pourraient voir un avantage électoral à adopter un budget très généreux.

  • «Évitons de trop stimuler l’économie», a averti plus tôt cette semaine le PDG de la Banque Royale David McKay, à l’occasion d’une table ronde avec les médias. «Voyons comment l’économie se remet de la crise, puis réagissons rapidement si les choses ne se produisent pas comme prévu.»
  • Le patron de la RBC croit que les taux d’intérêt historiquement bas et l’épargne record accumulée par les Canadiens depuis un an suffiront à ranimer l’économie, sans qu’Ottawa ait besoin d’endetter davantage le pays.
Alain McKenna
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Le PDG de la Banque Scotia propose à Ottawa d’augmenter l’allocation pour enfants à 20 000 $

Publié le 13 avr. 2021
  • Brian Porter propose trois mesures, qui ont été analysées par la Scotia, pour que la croissance économique du Canada ne retombe pas sous la barre des 2% annuellement, soit son rythme moyen de croissance des 20 dernières années.
  • Ces mesures sont: hausser l’allocation pour enfants de 8000 à 20 000 $ par an; égaler la somme qu’investissent les entreprises pour moderniser leur équipement; et mettre fin une fois pour toutes aux barrières tarifaires interprovinciales.

Ottawa conclut un plan d’aide de 6 milliards $ avec Air Canada

Publié le 12 avr. 2021
Ottawa conclut un plan d’aide de 6 milliards $ avec Air Canada

(Source: Air Canada)

  • Cette entente prévoit des «accords de financement», en grande partie sous forme de prêts, qui permettront au transporteur d’obtenir jusqu’à 5,8 milliards $ par l’intermédiaire du Crédit d’urgence pour les grands employeurs (CUGE).
  • Le gouvernement Trudeau conclut ce plan d’aide financière avec la compagnie une semaine avant le dépôt du budget fédéral. Pour en bénéficier, Air Canada devra toutefois respecter plusieurs conditions. 

Selon la ministre des Finances Chrystia Freeland, Air Canada devra:

  • reprendre les services suspendus pour assurer des liaisons aériennes entre les communautés régionales et le reste du pays;
  • rembourser les clients dont les vols ont été annulés à cause de la pandémie;
  • protéger les emplois, les pensions et les conventions collectives; et
  • rester un client du secteur aérospatial canadien.

Ce plan devrait offrir à Air Canada «un niveau de protection important», lui permettre de rembourser tous ses clients, de maintenir ses effectifs et de revenir sur les marchés régionaux, confirme son PDG Michael Rousseau.

Des négociations sont en cours avec d’autres transporteurs canadiens.

  • Le ministère des Finances indique que chaque entente conclue avec le gouvernement obligera la compagnie à rembourser les passagers pour les vols annulés. 


Johanna Sabys
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La vérificatrice générale critique la gestion de la pandémie par Ottawa

Publié le 25 mars 2021
La vérificatrice générale critique la gestion de la pandémie par Ottawa

La vérificatrice générale du Canada Karen Hogan (Source: CPAC)

  • La vérificatrice générale du Canada Karen Hogan a déposé hier plusieurs rapports. Dans l’un d’eux, elle reproche à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) d’avoir été mal préparée et d’avoir commis des erreurs.
  • Dans d’autres rapports, Karen Hogan dit qu’Ottawa est allé trop vite pour concevoir et verser la Prestation canadienne d’urgence et la Subvention salariale d’urgence. Selon elle, «l’Agence du revenu du Canada a choisi de ne pas exercer certains contrôles» qui auraient permis d’éviter des abus. L’ARC va maintenant devoir effectuer de multiples audits pour récupérer les prestations versées à des gens qui n’auraient pas dû les recevoir.

La Banque du Canada va progressivement réduire l’intervention exceptionnelle qu’elle fait depuis un an sur les marchés financiers

Publié le 23 mars 2021
  • La Banque du Canada suspendra ou interrompra à compter du mois d’avril les programmes qu’elle avait mis en place pour maintenir la liquidité des marchés pendant la pandémie. Ces programmes comprennent l’achat massif d’obligations.
  • Le sous-gouverneur de la banque centrale Toni Gravelle estime que «ces mécanismes exceptionnels» ne sont plus nécessaires. Selon lui, les sociétés et les gouvernements des provinces peuvent désormais «accéder librement à des marchés d’emprunt pleinement fonctionnels». Toutefois, la Banque du Canada n’envisage pas de remonter son taux directeur – actuellement à 0,25% – avant 2023.  

Québec investit 120 millions $ pour relancer la construction

Publié le 21 mars 2021
Québec investit 120 millions $ pour relancer la construction

Le ministre du Travail Jean Boulet (Source: Twitter)

  • La présidente du Conseil du trésor Sonia LeBel et le ministre du Travail Jean Boulet ont annoncé un plan d’action de 120 millions $ sur trois ans pour soutenir la relance de l’industrie de la construction.
  • Ce budget vise notamment à pallier le manque de main-d’œuvre dans ce secteur. Québec espère recruter chaque année 11 000 nouveaux travailleurs.

Pour relancer l’économie, Québec mise sur 180 projets d’infrastructures inclus dans le projet de loi 66, adopté en décembre dernier. 

  • La réalisation de ces projets exigera beaucoup de travailleurs. 
  • Or, le secteur de la construction souffre d’une pénurie de main-d’œuvre.

Le nouveau plan d’action prévoit 32 millions $ pour remédier à cette pénurie en: 

  • facilitant l’application de subventions salariales pour l’embauche de femmes, de personnes immigrantes, de membres des Premières Nations et de personnes handicapées;
  • offrant une formation adaptée aux besoins régionaux et aux réalités des chantiers;
  • permettant des changements réglementaires – notamment une plus grande flexibilité dans l’organisation du travail – pour attirer davantage de travailleurs. 

Pour accroître la productivité et soutenir la croissance des entreprises, Québec doit investir 61 millions $ en vue de: 

  • moderniser les infrastructures technologiques des donneurs d’ouvrage en construction; et
  • soutenir le virage numérique des entreprises. 

Le gouvernement souhaite qu’un plus grand nombre d’entreprises québécoises puissent bénéficier de contrats publics. Il veut qu’Investissement Québec offre des prêts et des garanties de prêts aux entreprises pour les aider à obtenir des contrats. 

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) juge que, «à court terme», ces mesures devraient permettre «de soulager» l’industrie en ce qui concerne la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

Elle estime néanmoins qu’il reste encore «énormément de travail à faire pour endiguer le problème à long terme tant au niveau de l’attraction que de la rétention de la main-d’œuvre».


Johanna Sabys
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AppDirect reçoit un prêt de 50 millions $ du gouvernement du Québec pour créer 730 emplois à Montréal

Publié le 18 mars 2021
AppDirect reçoit un prêt de 50 millions $ du gouvernement du Québec pour créer 730 emplois à Montréal

Les bureaux d’ApDirect (Source: AppDirect)

  • Ces emplois – au salaire annuel moyen de 100 000 $ – devraient être créés au cours des cinq prochaines années et s’ajouter aux 190 emplois que compte déjà le bureau d’AppDirect à Montréal. Une partie des intérêts liés au prêt n’aura pas à être remboursée si l’entreprise respecte un certain seuil de création d’emploi.
  • AppDirect a son siège social à San Francisco, mais a été fondée par les Québécois Daniel Saks et Nicolas Desmarais. Elle se spécialise dans la vente par abonnement de services infonuagiques aux entreprises. Elle justifie l’agrandissement de son bureau montréalais par la croissance soutenue de la demande pour ses services.

«J’aime travailler au centre-ville»: Montréal et Québec en mode séduction pour convaincre les travailleurs de revenir au bureau

Publié le 18 mars 2021
«J’aime travailler au centre-ville»: Montréal et Québec en mode séduction pour convaincre les travailleurs de revenir au bureau

(Photo Unsplash)

  • La Chambre de commerce du Montréal métropolitain déploie une série de mesures pour relancer l’activité au centre-ville de Montréal – y compris une plateforme de partage d’espaces de travail entre entreprises. 
  • Le gouvernement Legault dépense 8,5 millions $ pour financer les mesures de la CCMM. Ce montant s’ajoute à des aides gouvernementales de 15 millions $ à la Ville de Montréal et de 5 millions $ à la Ville de Québec pour redynamiser leur centre-ville.

La relance des centres-villes repose sur trois facteurs, dit la ministre déléguée aux Transports et responsable de la Métropole, Chantal Rouleau:

  • aider les entreprises à gérer l’espace de travail qu’elles occupent au centre-ville;
  • ramener les travailleurs dans les tours à bureaux;
  • relancer le tourisme d’affaires.

Le projet «J’aime travailler au centre-ville» de la CCMM propose plusieurs mesures pour atteindre ces objectifs, dont:

  • une plateforme en ligne pour les entreprises qui veulent réduire la superficie de leurs bureaux: elles pourront en sous-louer une partie à d’autres entreprises souhaitant s’installer au centre-ville;
  • des projets «créatifs» qui essaieront de compenser l’absence des grands festivals; et
  • une campagne de communication ciblant les travailleurs qui craignent de retourner au bureau en raison de la situation sanitaire actuelle.

Le président de la CCMM Michel Leblanc voudrait convaincre les principaux employeurs du centre-ville montréalais d’adopter des objectifs précis de retour au bureau.

  • Il explique par communiqué que, dès que les travailleurs seront revenus au centre-ville, il va s’employer à «[les] convertir en clients pour les commerces de la zone».
Alain McKenna
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Prêts «pardonnables»: un nouveau moyen pour Québec de stimuler la création d’emplois et d’augmenter les salaires

Publié le 16 mars 2021
Prêts «pardonnables»: un nouveau moyen pour Québec de stimuler la création d’emplois et d’augmenter les salaires

Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon (Source: Twitter)

  • Québec a lancé le programme Soutien aux projets d’investissement transformateurs (SPRINT). Il sera offert aux entreprises qui comptent investir au moins 10 millions $ dans la province, ou créer au moins 100 emplois à un salaire supérieur au salaire moyen de la région.
  • Le soutien prendra la forme d’un prêt sans intérêt pouvant atteindre 25% de la valeur du projet. Ce prêt sera ensuite «pardonné» (oublié) en tout ou en partie, selon des critères liés au nombre d’emplois créés et à leur niveau de salaire.

On ignore quel montant Québec compte dépenser au total dans le cadre de SPRINT.

Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon ne veut pas fixer de limite aux prêts pardonnables, parce qu’il croit que le gouvernement ne peut que sortir gagnant de ce type de prêt.

  • La création d’emplois au salaire plus élevé est la clé pour relancer durablement l’économie du Québec, dit-il, par communiqué. 
  • Il croit que, grâce à cette aide, les entreprises pourront réaliser des projets plus rapidement dans toutes les régions et tous les secteurs économiques.

Si l’entreprise atteint ses cibles de création d’emplois et que le prêt est effacé, tout le monde y gagne, assure le ministre Fitzgibbon: les salariés sont bien payés, l’entreprise est rentable, et le gouvernement récolte des impôts.

La formule n’est pas sans risque pour autant.

  • Si les cibles ne sont pas atteintes et que l’entreprise est en difficulté, rien ne garantit qu’elle aura la capacité de rembourser son prêt. 
  • Le gouvernement perdrait alors sa mise.
Alain McKenna
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Ottawa investit 40 millions $ pour développer un ordinateur quantique canadien

Publié le 11 mars 2021
Ottawa investit 40 millions $ pour développer un ordinateur quantique canadien

(Source: D-Wave)

  • François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation du Canada, a annoncé une subvention de 40 millions $ à la société D-Wave, de Colombie-Britannique. D-Wave œuvre au développement de l’informatique quantique depuis 1999. Elle n’a pas encore réussi à rentabiliser ses activités.
  • Cette aide lui permettra de rendre ses produits plus compétitifs pour rivaliser avec ceux de sociétés chinoises et américaines, croit François-Philippe Champagne. Il a indiqué que d’autres investissements suivront pour assurer que le Canada «demeure à l’avant-scène du développement des technologies quantiques».