Aides financières

Comment les gouvernements et d’autres institutions veulent aider les individus, les entreprises et les OBNL à traverser la crise liée à la pandémie de Covid-19 [sujet connexe: politique économique]

Québec aide les entreprises à obtenir une accréditation en cybersécurité

Publié le 5 oct. 2021
Québec aide les entreprises à obtenir une accréditation en cybersécurité

[Source: Pixabay]

  • Le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec investit 27,5 millions $ supplémentaires dans le Programme d’innovation en cybersécurité du Québec (Picq), créé en 2018 avec un budget initial de 16 millions $.
  • Géré par l’organisme Prompt, ce programme finance des entreprises qui mènent des projets de recherche et de développement en cybersécurité au Québec. 

Depuis 2018, le Picq finance jusqu’à 25% des coûts de projets d’innovation, jusqu’à 350 000 $, menés par des entreprises québécoises dans le domaine de la cybersécurité.

  • 53 projets ont été financés dans les dernières années. 

Le financement supplémentaire de 27,5 millions $ permet d’ajouter un nouveau volet, pour l’accréditation. 

  • Il financera des entreprises qui veulent obtenir des certifications, homologations ou accréditations qui sont souvent exigées dans le cadre d’un contrat pour se plier à des contraintes de cybersécurité du client.   
  • Le programme peut financer jusqu’à 50% du coût d’un projet d’accréditation, jusqu’à 350 000 $. 

«Le Québec accuse clairement un retard considérable par rapport aux bonnes pratiques en matière de cybersécurité», a commenté dans un communiqué Nicolas Duguay, directeur du développement des marchés chez In-Sec-M, l’un des partenaires de Prompt dans ce programme.

  • Selon Statistique Canada, 21% des entreprises canadiennes ont été touchées par des incidents de cybersécurité en 2019. C’était le cas de 29% des moyennes entreprises et de 43% des grandes entreprises.
  • La même année, les entreprises canadiennes ont dépensé pour leur cybersécurité en moyenne 700 000 $ pour les grandes entreprises, 74 000 $ pour les moyennes entreprises et 11 000 $ pour les petites entreprises. (32% des petites entreprises n’ont fait aucune dépense.)
Félix Côté
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Assurance-emploi: de nouvelles mesures sont entrées en vigueur

Publié le 26 sept. 2021
Assurance-emploi: de nouvelles mesures sont entrées en vigueur

(Source: Service Canada)

  • De nouvelles règles s’appliquent depuis dimanche pour les demandeurs de prestations d’assurance-emploi. 
  • Au cours de la dernière année, les demandeurs bénéficiaient d’un complément d’heures pour les aider à se qualifier. Cette mesure a pris fin hier: il faut désormais, et pour les 12 prochains mois, avoir travaillé un minimum de 420h.

Les demandeurs doivent normalement avoir travaillé au moins 600h pour être admissibles aux prestations d’assurance-emploi. 

  • Ce nombre d’heures pouvait toutefois varier dans certaines régions en fonction des conditions du marché du travail.

Depuis le début de la pandémie, de nombreux travailleurs n’ont pas pu atteindre ce seuil pour être admissibles.  

  • C’est pourquoi ils ont pu recevoir un complément d’heures pour se qualifier. 

Depuis dimanche, cette mesure est remplacée pour tous par un minimum requis de 420h.

  • Cette exigence uniforme sera en vigueur jusqu’au 24 septembre 2022.

Par ailleurs, un certificat médical est à nouveau exigé pour prouver que le demandeur est malade et ne peut pas travailler s’il veut recevoir des prestations de maladie de l’assurance-emploi. 

  • Cette exigence avait été levée temporairement à cause de la crise sanitaire. 

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Le plancher hebdomadaire des prestations descend de 500 $ à 300 $, comme les versements de la Prestation canadienne de rétablissement – pour ceux qui ne sont pas admissibles à l’assurance-emploi.

La durée et le montant des prestations sont à nouveau calculés en fonction des taux de chômage régionaux. 

  • Ils avaient été remplacés depuis un an par un taux de chômage uniforme de 13,1%.

Les règles sont simplifiées pour les indemnités de départ et de vacances pour permettre aux demandeurs de recevoir leurs prestations plus tôt. 

En revanche, il faut à nouveau attendre une semaine pour recevoir sa première prestation. 

  • Cette période d’attente avait été annulée au cours de la dernière année.

Ces nouvelles règles ne changent rien pour les personnes qui ont présenté une demande d’assurance-emploi avant le 26 septembre. 

Johanna Sabys
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Avec son récent financement, Evah veut éliminer les antibiotiques de vos assiettes

Publié le 22 sept. 2021
Avec son récent financement, Evah veut éliminer les antibiotiques de vos assiettes

(Source: Unsplash)

  • Evah, une entreprise québécoise de biotechnologie fondée l’an dernier, développe des vaccins pour les animaux d’élevage, pour éviter de leur donner des antibiotiques. 
  • L’entreprise vient de recevoir un prêt de 5 millions $ du ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec. Elle dit qu’elle a presque atteint son objectif d’obtenir un financement total de 20 millions $. 

Evah développe des vaccins destinés aux porcs et à la volaille. 

L’objectif de ces vaccins est de remplacer l’usage d’antibiotiques.

  • Les antibiotiques sont utilisés pour traiter différentes maladies chez les animaux d’élevage, notamment les maladies bactériennes. 
  • Mais ils peuvent ensuite nuire à la santé des humains qui consomment ces animaux, d’où l’intérêt de les remplacer par d’autres méthodes. 

Le prêt de 5 millions $ du gouvernement est un prêt participatif issu du programme BioMed Propulsion.

  • Ce programme aide financièrement les entreprises québécoises des sciences de la vie qui ont un bon potentiel de croissance.

Plusieurs investisseurs internationaux et locaux ont investi, en parallèle, près de 12 millions $ dans Evah. 

L’entreprise s’attend à recevoir d’ici la fin de l’année un montant supplémentaire 3 millions $, ce qui porterait son financement total à 20 millions $. 

Félix Côté
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Femmessor devient Evol et va financer plus d’entreprises

Publié le 15 sept. 2021
Femmessor devient Evol et va financer plus d’entreprises

Sevrine Labelle, PDG PDG d’Evol [Source: Véronique St-Amand]

  • Femmessor, un organisme fondé en 1995 qui offre de l’aide sous forme d’accompagnement ou de financement aux entreprises québécoises détenues par des femmes, s’appelle désormais Evol. Il élargit son champ d’action, en aidant désormais toutes les entreprises «diversifiées et inclusives» qui génèrent un impact positif durable.
  • «Cela fait longtemps qu’on sait que toutes les minorités vivent les mêmes difficultés en affaires que les femmes», a expliqué à InfoBref Sévrine Labelle, PDG d’Evol, qui planchait sur ce projet depuis 2 ans. 

Evol dispose d’un fonds de 52 millions $ financé par Investissement Québec, la Banque Nationale, la BDC, le Fonds de solidarité FTQ et le Fondaction.

  • Ce fonds «pourrait encore augmenter d’ici la fin de l’année», précise Sévrine Labelle, qui se réjouit que le montant dépasse de beaucoup la précédente enveloppe de 19 millions $. 
  • Il permettra à l’organisation d’investir environ 10 millions $ par année dans au moins 150 entreprises à travers le Québec.  
  • Les prêts consentis pourront atteindre 450 000 $ par entreprise, alors qu’ils étaient jusqu’ici limités à 150 000 $.  

Les entreprises aidées par Evol doivent répondre aux critères suivants: 

  • être détenues à au moins 25% par des femmes ou des personnes issues de minorités (immigrants, Premières Nations, Inuits, handicapés et LGBTQ+); et
  • démontrer qu’elles adoptent des pratiques conformes à au moins 1 des 17 objectifs de développement durable de l’ONU.

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Félix Côté
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Analyse POLITIQUE

Pourquoi les grèves sont de retour

Publié le 27 août 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Pourquoi les grèves sont de retour

[crédit photo: Sol | Unsplash]

  • Le calme qu’a connu le monde des relations de travail en début de pandémie est déjà du passé. Arrêts de travail et grèves sont à nouveau en hausse.
  • Le marché de l’emploi est en train de se transformer. Les travailleurs ont de nouvelles attentes qu’ils expriment avec force.

Signe que les temps changent, les conflits de travail font à nouveau les manchettes.

On assiste à un retour du balancier.

Les syndiqués sont davantage revendicateurs, comme l’illustrent les quatre mois de grève à l’usine Olymel de Vallée-Jonction.

À sa première année, la pandémie avait eu un effet modérateur sur les conflits de travail.

  • Quatre fois moins de grèves et lock-out étaient observés au Québec en 2020 comparativement à 2018, soit 26 au lieu de 109.
  • Deux fois moins de jours de travail étaient perdus cette même année 2020, soit 146 000 au lieu des 362 000 perdus deux ans plus tôt.

La pause apparaît toutefois révolue.

Au cours des 6 premiers mois de la présente année, on relève déjà 54 conflits et la perte de 437 000 jours de travail.

Cette augmentation traduit la volonté des travailleurs d’améliorer leurs conditions de travail.

La transformation du marché du travail et la pénurie de la main-d’œuvre leur donnent un net avantage face aux employeurs.

  • Les grévistes de l’usine Exceldor ont ainsi obtenu des gains significatifs en juin après un mois de débrayage.

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Les travailleurs ont le «gros bout du bâton» reconnaissait, voici peu, le premier ministre François Legault.

«Pay them more» disait dans le même esprit le président Biden aux patrons américains.

Payer plus est d’ailleurs ce qu’a fait le gouvernement québécois, forcé dans un contexte de crise de corriger à la hausse les salaires de catégories sous-payées, comme les préposé(e)s des CHSLD.

Enseignants et infirmières ont obtenu des gains significatifs lors des négociations avec les employés du secteur public.

Le secteur privé n’échappe pas à ce mouvement.

Le salaire minimum de 13,50 $ l’heure est la norme dans de nombreuses entreprises.

Les grandes centrales syndicales réclament qu’il passe à 18,00 $.

Certains employeurs, notamment en restauration, reconnaissent que 13,50 $ ne suffit plus.

  • Ils prennent l’initiative de payer plus, seule façon de pouvoir rester en affaires.

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Tous ne sont pas prêts à céder à ce mouvement, voyant dans les revendications syndicales une menace à l’équilibre financier de leurs entreprises.

Leurs résistances conduisent à des grèves comme celles d’Exceldor et d’Olymel où, pour équilibrer les rapports de force, les employeurs mettent dans la balance le maintien des emplois.

Aux yeux du Conseil du patronat du Québec, le rapport de force changera en faveur des employés lorsque prendra fin la Prestation canadienne pour la relance économique.

Ce jour-là, les 128 000 personnes qui touchent cette prestation de soutien seront à nouveau disponibles sur le marché de l’emploi.

Il suffirait donc de patienter? Rien n’est moins certain.

Les attentes des travailleurs face à l’emploi ne sont plus les mêmes.

  • Les prestations gouvernementales de la pandémie leur ont donné un sentiment d’indépendance face aux employeurs.
  • Outre un salaire décent, ils recherchent un travail qui leur apportera une qualité de vie.

Un nouvel équilibre est à établir entre employeurs et employés.

Et, dans un certain nombre de cas, cela passera inévitablement par un conflit de travail. Il faut s’y attendre.

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Bombardier demande des fonds publics pour rendre ses avions moins polluants

Publié le 2 août 2021
Bombardier demande des fonds publics pour rendre ses avions moins polluants

(Source: Bombardier)

  • Le PDG de Bombardier Éric Martel a dit au Journal de Montréal que l’entreprise avait soumis un projet aux gouvernements provincial et fédéral. Éric Martel a qualifié le projet d’«ambitieux», précisant qu’il chercherait à faire des «percées technologiques» pour réduire la pollution de ses avions.
  • En 2016, Québec a versé 1,3 milliard $ à Bombardier pour développer l’avion C Series. Un an plus tard, Ottawa a prêté 373 millions $ à l’entreprise, dont près de 250 millions $ pour le jet Global 7500 – un avion d’affaires luxueux.

Ottawa promet 5 milliards $ à Terre-Neuve pour terminer une centrale hydroélectrique

Publié le 29 juil 2021
  • Le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial de Terre-Neuve-et-Labrador ont conclu un accord concernant le projet de centrale hydroélectrique Muskrat Falls: Ottawa offrira 5,2 milliards $ pour compenser les retards et dépassements de coûts de ce projet. 
  • Ces coûts ont plus que doublé depuis l’annonce du projet en 2012. Sans compensation du fédéral, les tarifs de l’électricité dans la province risquaient d’augmenter de 75% pour couvrir les coûts de Muskrat Falls.  

Mels ouvrira un nouveau studio de cinéma à Montréal

Publié le 16 juil 2021
Mels ouvrira un nouveau studio de cinéma à Montréal

Apperçu du nouveau studio Mels 4 [Source: Mels]

  • Mels Studios et postproduction, une filiale de TVA, va construire un nouveau studio de tournage à Montréal.
  • Ce projet de 76 millions $ offrira, en 2023, 60 000 pieds carrés d’espace de tournage avec des plafonds à hauteur libre de 50 pieds. Il comblera une petite partie du manque de 400 000 pieds carrés de studio que le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec avait souligné en mai dernier.

Le nouveau studio – Mels 4 – devrait accueillir non seulement des productions québécoises, mais aussi davantage de productions étrangères, selon le président et chef de la direction de Québecor Pierre Karl Péladeau.  

  • Les studios Mels ont accueilli dans le passé plusieurs superproductions étrangères, dont une partie de la franchise X-Men. 

Le gouvernement du Québec finance une partie du projet par un prêt de 25 millions $.

Mels prévoit que la construction entrainera la création de 110 nouveaux emplois. 

  • L’entreprise emploie actuellement 450 personnes au Québec.
  • Avec l’ajout de Mels 4, elle possèdera environ 400 000 pieds carrés en espaces de production.
  • Le studio devrait ouvrir au printemps 2023. 
Félix Côté
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Une aide financière pour les étudiants prolongée de 2 ans

Publié le 12 juil 2021
  • Une mesure temporaire, qui a permis aux étudiants de recevoir 205 $ supplémentaire par mois – ou 96 $ pour ceux qui vivent chez leurs parents – au cours de l’année 2020-2021, est prolongée jusqu’en 2023.
  • Le prolongement de l’Aide financière aux études bonifiée devrait coûter plus de 300 millions $ sur 2 ans. Selon la ministre de l’Enseignement supérieur Danielle McCann, cette mesure reste nécessaire dans «le contexte d’instabilité économique» causé par la pandémie, et parce qu’il est difficile de trouver un logement abordable. 

Recherche: Ottawa resserre les règles pour obtenir des fonds publics

Publié le 12 juil 2021
Recherche: Ottawa resserre les règles pour obtenir des fonds publics

(Source: Michal Jarmoluk / Pixabay)

  • Le gouvernement fédéral a mis en place aujourd’hui de nouvelles lignes directrices pour protéger la propriété intellectuelle des chercheurs contre les interférences étrangères, l’espionnage et le vol.
  • Les risques de voir les travaux des chercheurs canadiens tomber dans des mains étrangères seront désormais évalués pour toute demande de financement d’un projet de recherche. Les projets jugés à risque ne seront plus financés.  

Ces nouvelles lignes directrices intègrent les questions de sécurité nationale pour évaluer les partenariats de recherche.

  • La Chine pourrait être la principale source d’inquiétude du gouvernement actuellement.

À compter d’aujourd’hui, les chercheurs devront soumettre un formulaire de 12 pages pour évaluer le risque de leur projet avec toute demande de subvention au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). 

L’évaluation du risque et les mesures d’atténuation prévues seront évaluées par le CRSNG, les organismes et les ministères responsables de la sécurité nationale.

Ces nouvelles règles s’appliquent:

  • aux demandes de financement soumises au titre du programme de subventions Alliance du CRSNG; et
  • à terme, à tous les conseils subventionnaires et à la Fondation canadienne pour l’innovation.
Johanna Sabys
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Une vingtaine de centres-villes vont se partager 25 millions $

Publié le 8 juil 2021
  • Le gouvernement Legault vient d’accorder au total 25 millions $ à 19 villes – Montréal et Québec ne sont pas concernées, la métropole et la capitale ayant déjà reçu 50 millions $ l’automne dernier.
  • Pour obtenir une partie du montant de 25 millions $, chaque ville devra présenter un plan au ministère de l’Économie. L’aide accordée pourra être directement versée aux entreprises, utilisée pour aménager le centre-ville, ou investie dans des infrastructures et du mobilier urbain. 

EDC promet 200 millions $ aux entreprises dirigées par des femmes, Autochtones et personnes de la diversité

Publié le 7 juil 2021
  • Exportation et développement Canada (EDC) veut promouvoir ce que la société d’État appelle le «commerce inclusif». Elle va consacrer une enveloppe de 200 millions $ à des investissements dans des entreprises qui ont des difficultés à trouver du financement traditionnel.
  • Ces fonds serviront à investir, en actions, dans des sociétés canadiennes qu’EDC juge comme ayant un fort potentiel de croissance, et qui sont détenues ou dirigées par des femmes, des autochtones, des personnes de couleur ou des membres des minorités sexuelles.