Politique économique

Quel sera l’impact au Canada de la directive de Biden de limiter les achats du gouvernement américain aux produits et services américains?

Publié avant-hier
Quel sera l’impact au Canada de la directive de Biden de limiter les achats du gouvernement américain aux produits et services américains?

Joe Biden (Source: Wikimedia)

  • Joe Biden a signé hier soir un décret qui limite l’approvisionnement des agences gouvernementales américaines auprès de fournisseurs étrangers.
  • Pour le Canada, l’enjeu est énorme: les agences gouvernementales américaines achètent annuellement pour 500 milliards $ de produits et services, soit l’équivalent de toutes les exportations canadiennes aux États-Unis réunies.

La mesure centrale de ce décret est la création d’une agence fédérale qui analysera chacun des contrats octroyés par le gouvernement, pour s’assurer que ses fournisseurs respectent les quotas de contenu américain exigés.

  • Son rôle sera de réduire le nombre d’exemptions qui permettraient d’acheter auprès de fournisseurs étrangers.

Des entreprises québécoises et canadiennes qui comptent le gouvernement des États-Unis parmi leurs plus importants clients pourraient être touchées.

  • CGI, le fournisseur montréalais de services TI, a pour plus de 3 milliards $ en contrats annuels avec les agences gouvernementales américaines.
  • Les deux tiers des exportations militaires canadiennes s’en vont aux États-Unis, dans le cadre de contrats octroyés par l’armée américaine.
  • Des firmes d’ingénierie comme SNC-Lavalin ont des contrats de service qui valent plusieurs milliards de dollars dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures.

Tout n’est pas perdu pour autant. 

  • Le décret du président Biden hausserait la part du contenu américain dans les futurs appels d’offres, mais il compte respecter les exemptions existantes qui ont été négociées par le Canada au fil du temps.
  • Le gouvernement américain a dit qu’il respecterait les directives de l’Organisation mondiale du commerce sur les appels d’offres. Ces directives exigent des pays signataires, dont le Canada et les États-Unis, qu’ils tiennent des appels d’offres ouverts aux entreprises des autres pays membres.

Alain McKenna
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Quel sera l’impact sur l’économie et les entreprises canadiennes des décrets présidentiels de Joe Biden?

Publié le 20 janv. 2021
  • Au moins quatre des décrets présidentiels du président Biden risquent d’affecter les échanges commerciaux avec le Canada.
  • Ces décrets donnent un avant-goût des politiques à venir de Joe Biden sur l’immigration, sur le transport et sur l’achat de biens importés du Canada – des politiques qui pourraient influencer durablement notre économie.

Les décrets présidentiels de Biden qui pourraient avoir un impact sur les entreprises canadiennes concernent:

  • l’aide financière aux locataires et aux propriétaires;
  • l’aide financière aux étudiants;
  • la fin de l’interdiction d’accueillir les voyageurs venant de nombreux pays musulmans; et
  • un retour des cibles de réduction de la consommation d’essence des véhicules neufs.

Les Canadiens peuvent en attendre trois conséquences.

Les exportations canadiennes pourraient repartir à la hausse. 

Dans le cas des deux premières mesures, l’objectif du président américain est d’éviter des faillites et de réduire l’endettement des consommateurs américains. 

  • Cela stimulera la consommation, le moteur de l’économie américaine.
  • Cette relance devrait par ailleurs contribuer à renforcer le dollar américain, ce qui est à l’avantage des entreprises canadiennes qui exportent chez l’Oncle Sam.

Les immigrants diplômés risquent de moins affluer vers le Canada. 

Depuis 4 ans, des chercheurs et des professionnels ont quitté l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient pour venir travailler au Canada parce qu’ils ne pouvaient pas émigrer vers les États-Unis.

  • Pour le moment, le président Biden ne fait que lever l’interdiction qui était faite aux voyageurs de plusieurs pays de ces régions de visiter les États-Unis. Mais il est tentant d’en déduire qu’il sera moins sévère en matière de contrôle de l’immigration.
  • Une partie de ces immigrants, très prisés des entreprises technologiques, pourraient retarder leur projet d’émigration en vue de déménager aux États-Unis plus tard, dès que ce sera possible, plutôt que de venir maintenant s’établir au Canada.

Le prix de l’essence pourrait baisser. 

Historiquement, le resserrement des normes américaines sur la consommation d’essence a eu un effet baissier sur le prix du pétrole.

  • En revanche, cela a fait monter le coût des véhicules neufs.
Alain McKenna
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Voici pourquoi l’énorme déficit du Canada causé par la pandémie n’inquiète absolument pas la Banque du Canada

Publié le 14 janv. 2021
Voici pourquoi l’énorme déficit du Canada causé par la pandémie n’inquiète absolument pas la Banque du Canada

Stephen Poloz

  • De son propre aveu, il faudra chercher longtemps pour trouver ce qui embête le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, dans les politiques économiques adoptées par le gouvernement Trudeau pour traverser la crise de Covid-19.
  • Son principal argument: parce que les taux d’intérêt sont très bas, le service de la dette ne coûte, par rapport au PIB national, qu’une fraction de ce qu’il coûtait dans les années 90.

Selon Stephen Poloz, une fois que la pandémie sera terminée, la croissance économique suffira à absorber le déficit historique de 381 milliards $ en 2020, et les déficits de presque 100 milliards $ prévu pour les années suivantes.

  • «Le taux de croissance de l’économie sera supérieur aux taux d’intérêt. Cela signifie que les revenus de taxes augmenteront plus vite que le coût des intérêts.»
  • «La taille de la dette par rapport au PIB diminuera progressivement et sera de plus en plus facile à gérer», a expliqué Poloz cette semaine aux étudiants de l’école de commerce de l’Université de Western Ontario.

La Banque du Canada a quelques recommandations, d’ailleurs, pour accélérer la reprise économique.

  • Réduire les barrières tarifaires dans les échanges interprovinciaux ajouterait jusqu’à 2% de valeur au PIB d’ici la fin de la décennie.
  • Créer un réseau national de garderies faciliterait l’accès des femmes au marché du travail, pourrait ajouter jusqu’à 100 milliards $ au PIB et générerait annuellement jusqu’à 29 milliards $ en taxes et en impôt pour le gouvernement fédéral.

Le gouverneur de la Banque du Canada estime que la situation actuelle n’est pas différente de celle après la Deuxième Guerre mondiale.

  • «Nous n’avons jamais entièrement repayé la dette, mais l’économie a tellement grossi que la rembourser est devenu moins important.»
Alain McKenna
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Remaniement ministériel à Ottawa: voici les premiers défis qui attendent les trois ministres

Publié le 12 janv. 2021
Remaniement ministériel à Ottawa: voici les premiers défis qui attendent les trois ministres

Navdeep Bains a choisi de quitter le Cabinet et ne se représentera pas aux prochaines élections (Photo Twitter)

  • Justin Trudeau a annoncé ce matin un important remaniement dans son cabinet: les ministères des Affaires étrangères, des Transports, et de l’Innovation ont changé de mains.
  • En pleine pandémie, les trois nouveaux titulaires auront d’importants défis à relever dès leur entrée en fonction.

Le premier ministre a dû faire ce remaniement parce que son ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, Navdeep Bains, a choisi de quitter le Cabinet et ne se représentera pas aux prochaines élections.

François-Philippe Champagne
L’ancien ministre des Affaires étrangères remplace Navdeep Bains au ministère de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie. Dans son nouveau rôle, il devra:

  • favoriser la relance économique post-Covid, créer de nouveaux emplois et faire croître la classe moyenne;
  • collaborer avec les secteurs de la fabrication, des ressources naturelles et de l’énergie dans leurs efforts de transition vers un avenir carboneutre.

Marc Garneau
L’ancien ministre des Transports remplace François-Philippe Champagne au ministère des Affaires étrangères. Dans son nouveau rôle, il devra:

  • composer avec le climat politique tendu aux États-Unis, à quelques jours de l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche;
  • gérer les tensions avec Pékin et le dossier des deux ressortissants canadiens emprisonnés en Chine, Michael Spavor et Michael Kovrig.

Omar Alghabra
L’ancien secrétaire parlementaire du premier ministre remplace Marc Garneau au ministère des Transports. Dans son nouveau rôle, il devra:

  • superviser d’importants projets dans les transports, y compris le transport en commun, pour relancer l’économie; 
  • se prononcer sur l’octroi d’une aide financière à l’industrie du transport aérien, et sur le projet d’achat de Transat AT par Air Canada.
Johanna Sabys
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Énergies propres, consommateurs et producteurs de cannabis devraient être les grands gagnants d’un gouvernement démocrate majoritaire au Congrès à Washington

Publié le 7 janv. 2021
Énergies propres, consommateurs et producteurs de cannabis devraient être les grands gagnants d’un gouvernement démocrate majoritaire au Congrès à Washington

Le Capitole américain (Source: Pixabay)

  • Quand Joe Biden sera assermenté président le 20 janvier, les démocrates auront le contrôle des trois piliers du pouvoir à Washington: la présidence, la Chambre des représentants et le Sénat.
  • Ils pourront mettre rapidement en place plusieurs mesures économiques et fiscales qui auront un impact immédiat aux États-Unis ainsi qu’au Canada.

La relance démocrate devrait marquer une rupture de politique économique.

  • Les démocrates ont promis d’investir des centaines de milliards de dollars pour stimuler l’emploi et pour faire la promotion des infrastructures vertes.
  • Par ailleurs, une hausse à 15$ de l’heure du salaire minimum à l’échelle nationale ne serait pas une surprise.

Si la relance fonctionne bien, l’économie canadienne devrait en profiter.

Il y a des risques.

  • Les analystes s’attendent à ce que la bourse américaine réagisse négativement à des mesures de relance qui risquent d’endetter encore plus le gouvernement.
  • Plusieurs experts anticipent également une hausse de l’inflation et une chute de la valeur du dollar américain.

Si elles se réalisent, ces prévisions ne seraient pas bénéfiques aux entreprises canadiennes: nos exportations vers les États-Unis sont favorisées lorsque, au contraire, le dollar américain est fort.

Certains secteurs devraient profiter du nouveau contexte politique.

Le futur gouvernement Biden pourrait légaliser le cannabis.

  • Cela crée des attentes: la valeur des titres des producteurs de cannabis cotés à la Bourse de Toronto a déjà commencé à monter cette semaine.

Biden prévoit d’accélérer la transition vers des infrastructures vertes et des énergies propres. 

  • S’ils investissent de façon importante dans les énergies propres, les États-Unis deviendront un énorme marché potentiel pour les entreprises québécoises et canadiennes spécialisées dans ce secteur.

Le secteur énergétique est d’ailleurs celui qui risque d’être le plus transformé par un gouvernement démocrate, croit Andrew Weisel, analyste pour la Banque Scotia.

  • Dans une note aux investisseurs publiée hier, il écrit que le «plan de Joe Biden mènera à des investissements importants dans l’infrastructure énergétique» qui s’étireront probablement sur la décennie à venir.
Alain McKenna
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Reconfinement: les entreprises québécoises à la fois résignées et soulagées

Publié le 7 janv. 2021
Reconfinement: les entreprises québécoises à la fois résignées et soulagées
  • Les nouvelles mesures de lutte contre la Covid-19 annoncées hier par le gouvernement Legault sont sévères. Mais elles comportent certaines exceptions qui évitent la fermeture complète de nombreux secteurs d’activité économique.
  • Québec semble avoir suivi les recommandations de la plupart des regroupements d’affaires: la cueillette extérieure est permise, tandis que la construction et la production manufacturière pourront continuer durant les prochaines semaines.

Entre résignation et soulagement. Voilà en deux mots la réaction que partageaient par communiqué les regroupements d’entreprises québécoises après l’annonce de François Legault hier soir.

Les commerces non essentiels pourront se rabattre sur la cueillette extérieure.

  • Stéphane Drouin, directeur général du Conseil québécois du commerce de détail: La cueillette extérieure «permettra à plusieurs détaillants de traverser la vague, de liquider leur inventaire et de maximiser chaque dollar de vente».

Les entreprises manufacturières sont désormais considérées comme essentielles par Québec.

  • Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec: «Le pire scénario pour les manufacturiers était de fermer complètement certains sous-secteurs, ce qui a été évité.»

Le secteur de la construction pourra éviter des retards et pénalités supplémentaires.

  • François Arbour, président de l’Association de la construction du Québec: «L’industrie de la construction est la locomotive de l’économie et sa fermeture aurait pu provoquer une vague de conséquences néfastes pour l’ensemble de l’économie du Québec.»
Alain McKenna
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Les entreprises qui reçoivent l’aide salariale d’urgence du gouvernement devraient-elles donner des bonis à leurs dirigeants?

Publié le 5 janv. 2021
Les entreprises qui reçoivent l’aide salariale d’urgence du gouvernement devraient-elles donner des bonis à leurs dirigeants?
  • Au moment d’aider les banques canadiennes au pire de la crise de Covid-19, en mars dernier, le fédéral leur a imposé une condition: défense de hausser le dividende ou de racheter leurs propres actions, ce qui aurait été considéré comme une façon de remettre l’aide publique aux actionnaires.
  • Les entreprises qui reçoivent l’aide salariale d’urgence d’Ottawa ne sont pas soumises aux mêmes conditions. Avec cet argent, elles pourraient payer des dividendes et même des bonis à leurs dirigeants.

«Les entreprises qui ont besoin de l’aide du gouvernement pour être rentables ne devraient pas récompenser leurs dirigeants et leurs actionnaires», dit David Macdonald, économiste au Centre canadien de politiques alternatives (CCPA), un institut généralement considéré comme de gauche.

  • Normalement, la taille des bonis et des dividendes dépend de la bonne santé financière de l’entreprise et récompense une bonne performance, rappelle-t-il.
  • Or, malgré une économie au ralenti, le tiers des entreprises canadiennes de 20 employés ou plus ont remis en 2020 des bonis de fin d’année plus généreux que ceux remis l’année précédente.

Le CCPA critique le comportement du gouvernement fédéral parce qu’il octroie l’aide d’urgence sans égard au fait que les entreprises accordent des bonis, haussent leur dividende ou rachètent leurs actions.

Ailleurs dans le monde, des gouvernements ont imposé des conditions à l’aide salariale liée à la Covid-19.

  • Par exemple, l’Espagne et les Pays-Bas interdisent le versement d’un boni ou d’un dividende et même une hausse du salaire des patrons aux entreprises qui perçoivent une aide salariale gouvernementale.
Alain McKenna
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Les entreprises qui reçoivent l’aide salariale d’urgence du gouvernement devraient-elles donner des bonis à leurs dirigeants?

Brexit: le Canada signe un accord avec le Royaume-Uni pour éviter une augmentation des tarifs douaniers en janvier

Publié le 22 déc 2020
  • Les deux pays ont signé un accord temporaire. Il garantit que les produits canadiens ne seront pas soumis aux tarifs douaniers britanniques lorsque le Royaume-Uni quittera officiellement l’Union européenne le 1er janvier.
  • Selon la ministre des Finances Chrystia Freeland, cette entente permettra aux tarifs douaniers de rester à leurs niveaux actuels. 

À partir du 1er janvier, l’accord de libre-échange que le Canada a conclu avec l’UE ne régira plus le commerce entre le Canada et le Royaume-Uni. 

Les deux gouvernements avaient déjà négocié un Accord de continuité commerciale Canada–Royaume-Uni, mais il n’a pas pu être adopté par le Parlement avant les Fêtes.

En attendant la ratification d’un accord permanent, l’accord temporaire signé hier doit:

  • geler les tarifs douaniers jusqu’à l’adoption d’un nouvel accord commercial;
  • permettre aux entreprises qui font du commerce entre les deux pays de poursuivre leurs activités normalement. 
Johanna Sabys
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Réduire les impôts des riches pour enrichir progressivement les pauvres? Ça ne fonctionne pas, selon une étude

Publié le 20 déc 2020
  • La théorie du ruissellement (trickle-down economics) dit que réduire l’impôt des plus riches les incite à investir plus, ce qui stimule l’emploi et la croissance économique.
  • Après avoir analysé des données économiques de 18 pays sur les 50 dernières années, des chercheurs universitaires concluent que cet impact positif à long terme ne se produit pas, et que baisser les impôts des riches accroît surtout les inégalités.

Diminuer l’impôt des gens plus aisés les enrichit bel et bien. 

Mais cela n’a aucun effet sur le reste de l’économie, montre une étude (PDF) réalisée par des chercheurs de la London School of Economics et du King’s College de Londres.

  • En moyenne, entre 1965 et 2015, chaque baisse d’impôt accordée au 1% des gens les plus riches leur a permis d’augmenter leurs revenus de 0,8%.
  • En revanche, l’effet sur le taux de chômage ou sur la productivité a été «statistiquement nul».

Selon les auteurs de l’étude, mieux informer les gens sur les effets réels des différents niveaux de taxation pourrait favoriser des politiques fiscales plus égalitaires.

Ils suggèrent que, dans les prochaines années, taxer davantage les gens plus fortunés permettrait de réduire l’endettement colossal des gouvernements provoqué par la lutte contre la Covid-19.

Alain McKenna
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La Caisse de dépôt investit 1,3 milliard $ dans un important producteur américain d’énergie propre

Publié le 19 déc 2020
La Caisse de dépôt investit 1,3 milliard $ dans un important producteur américain d’énergie propre

(Image Invenergy Renewables)

  • Invenergy Renewables possède et exploite des centrales éoliennes et solaires qui produisent plus de 25 000 mégawatts d’électricité renouvelable en Amérique, en Europe et en Asie.
  • La Caisse et placement du Québec est partenaire d’Invenergy depuis 2013, mais ce nouvel apport en capital est le plus important depuis le début de ce partenariat et aidera Invenergy à accélérer son expansion.

Le gouvernement du Québec veut réduire le fardeau administratif des entreprises de 10% d’ici 2025

Publié le 17 déc 2020
Le gouvernement du Québec veut réduire le fardeau administratif des entreprises de 10% d’ici 2025

(Image Unsplash)

  • Le ministère de l’Économie et de l’Innovation a présenté ce midi un Plan d’action gouvernemental en matière d’allègement réglementaire et administratif qui vise à faire épargner 200 millions $ en 5 ans aux entreprises québécoises.
  • S’il atteint son objectif, ce plan ramènera à leur niveau de 2004 le nombre de formalités administratives que doivent faire les entreprises chaque année.

Le plan répond aux plus récentes demandes de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui voit dans la réduction de la paperasserie un moyen efficace et «à coût nul» pour le gouvernement de stimuler la relance économique.

Les 44 mesures présentées par Québec ciblent en particulier cinq secteurs économiques grandement touchés par la Covid-19:

  • la transformation agroalimentaire;
  • la construction;
  • le tourisme;
  • l’hôtellerie; et 
  • la restauration.

Un groupe de travail interministériel devra identifier les obstacles réglementaires qui freinent l’essor des entreprises.

• Il devra proposer, d’ici juin 2022, des solutions innovantes qui recourent à de nouvelles technologies.

Alain McKenna
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Le gouvernement du Québec veut réduire le fardeau administratif des entreprises de 10% d’ici 2025

(Image Unsplash)

La stratégie canadienne de l’hydrogène vise à créer 350 000 emplois d’ici 2050

Publié le 16 déc 2020
La stratégie canadienne de l’hydrogène vise à créer 350 000 emplois d’ici 2050
  • Le ministre des Ressources naturelles du Canada Seamus O’Regan a publié ce midi sa Stratégie canadienne pour l’hydrogène, qui complète le plan d’action climatique présenté vendredi dernier par le gouvernement Trudeau.
  • Cette stratégie mise sur des incitatifs financiers afin de créer une demande domestique pour que l’hydrogène remplace les énergies fossiles et aide le Canada à devenir carboneutre en 2050.

Le gouvernement prévoit investir 1,5 milliard $ pour attirer des investisseurs privés qui financeront des projets de production d’hydrogène au Canada. Selon cette stratégie:

  • À elle seule, la conversion en hydrogène des réserves de gaz naturel et de pétrole de l’ouest canadien et des Maritimes pourrait créer une industrie valant 50 milliards $.
  • Le Québec et la Colombie-Britannique pourraient, de leur côté, produire un hydrogène «vert» grâce à une énergie renouvelable abondante.

Ottawa pense que la demande internationale stimulera très bientôt la croissance de l’industrie, mais qu’il faudra par contre stimuler la demande domestique.

  • La stratégie prévoit des investissements additionnels d’Ottawa dans ce sens pour les 5 à 10 prochaines années, sans les chiffrer.

Seamus O’Regan calcule que remplacer les carburants fossiles par l’hydrogène dans le transport, l’extraction des ressources et le secteur manufacturier réduira, dès 2030, de 45 millions de tonnes les émissions annuelles de CO2 au Canada.

Alain McKenna
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