Politique économique

Nouvelles et tendances concernant les politiques économiques du gouvernement du Québec et du gouvernement fédéral du Canada, y compris les budgets. [Sujet connexes: aides financières, économie verte, électrification, impôts et taxes, relance post-Covid]

Déficit prévu de 6,8 milliards $ cette année, malgré un surplus de 2,5 milliards $ sur 6 mois

Publié le 16 janv. 2022
  • Selon le dernier rapport du ministère des Finances, le Québec a enregistré un surplus de 2,5 milliards $ au cours des 6 premiers mois de l’année budgétaire 2021-2022. Les finances publiques ont pu bénéficier de la «croissance robuste» de l’économie par rapport à la même période en 2020. 
  • Mais le ministre des Finances Éric Girard s’attend toujours à un déficit de 6,8 milliards $ cette année, le même montant qu’il l’avait annoncé dans sa mise à jour économique en novembre dernier. 

Selon le rapport, en effet, la majorité des dépenses prévues dans le budget annuel n’ont pas encore été comptabilisées.

  • 5,5 milliards $ de dépenses supplémentaires en santé et en éducation seront comptabilisées dans la 2e moitié de l’année budgétaire, soit du 1er octobre dernier au 30 mars prochain. 

En parallèle, la croissance des principaux indicateurs économiques devrait ralentir au cours des 6 prochains mois. 

  • Éric Girard indique que ce ralentissement devrait modérer la croissance des revenus de l’État. 
  • Il ne modifie donc pas sa prévision de déficit pour l’année en cours.
Johanna Sabys
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Entrevue

Le Canada veut resserrer ses liens commerciaux avec Taïwan

Publié le 11 janv. 2022
Le Canada veut resserrer ses liens commerciaux avec Taïwan

L’ancien ambassadeur du Canada en Chine Guy Saint-Jacques

  • Le gouvernement fédéral a dévoilé lundi sa nouvelle «stratégie indopacifique». Ottawa veut développer ses relations commerciales en Asie au-delà de la Chine. Taïwan «est une partie importante» de cette stratégie. L’île est le sixième partenaire commercial du Canada en Asie.
  • Un rapprochement avec Taïwan comporte «certains risques», croit l’ancien ambassadeur du Canada en Chine Guy Saint-Jacques. «La Chine sera fâchée, dit-il à InfoBref, mais c’est une excellente nouvelle». Taïwan est «un partenaire commercial fiable». C’est aussi «un grand producteur de microprocesseurs. Et nous en avons besoin».

La ministre du Commerce international Mary Ng a annoncé lundi qu’Ottawa discute avec Taïwan d’un accord sur la protection des investissements étrangers (APIE). 

Taïwan est «un partenaire clé en matière de commerce et d’investissement, dit-elle, au moment où le Canada élargit ses liens commerciaux et intensifie ses partenariats économiques dans la région indopacifique».

Les deux gouvernements disent vouloir continuer à travailler ensemble pour:  

  • consolider leur chaîne d’approvisionnement;
  • développer des débouchés commerciaux mutuellement avantageux; et 
  • renforcer leur collaboration en science, technologie, innovation, éducation, affaires autochtones et économie verte.

En 2020, la valeur des investissements directs du Canada à Taïwan a atteint 557 millions $, et celle des investissements taïwanais au Canada, 256 millions $.

Ottawa devrait aller plus loin, croit Guy Saint-Jacques, et soutenir la candidature de Taïwan dans l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).

  • Le PTPGP est un accord de libre-échange entre le Canada et 10 pays de l’Asie-Pacifique: Australie, Brunéi, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam.
  • La Chine et Taïwan ont demandé à rejoindre le PTPGP en septembre. 

Le Canada devrait «voir d’un bon œil l’entrée de Taïwan dans l’Accord», dit-il.  

  • «Il pourrait dire que Taïwan est plus près de remplir les conditions d’entrées.» 
  • «Ce n’est pas le cas de la Chine: elle ne respecte pas ses engagements et utilise le commerce comme une arme pour punir les autres pays.»

Il est important «de diversifier notre commerce», souligne le diplomate, tant que la Chine ne sera pas «un partenaire plus fiable qui joue selon les règles du jeu».

Johanna Sabys
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Rachat de Métaux BlackRock: pas de passe-droit pour Investissement Québec

Publié le 11 janv. 2022
Rachat de Métaux BlackRock: pas de passe-droit pour Investissement Québec

(Source: Unsplash)

  • La semaine dernière, un groupe d’actionnaires de la société minière Métaux BlackRock a demandé à la Cour supérieure d’examiner une transaction qui permettrait à Investissement Québec (IQ) et son partenaire Orion de racheter 100% de l’entreprise dans le cadre de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
  • Ces actionnaires reprochent à IQ d’utiliser la Loi pour s’approprier l’entreprise à rabais. La Cour supérieure leur a récemment donné raison: pour laisser le temps à d’autres parties de formuler des offres, elle a allongé la période de sollicitation d’offres de rachat de 30 à 60 jours.  

Des investisseurs s’opposent au rachat de Métaux BlackRock par le gouvernement

Publié le 6 janv. 2022
  • Métaux BlackRock, une entreprise minière de Montréal qui veut exploiter un gisement près de Chibougamau, a demandé fin décembre la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. En vertu de cette loi, le gouvernement via Investissement Québec (IQ) et son partenaire Orion, qui sont les principaux créanciers garantis, ont présenté une offre d’achat pour acquérir 100% de BlackRock.
  • Mais plusieurs investisseurs pourraient perdre leur mise si cette transaction se concrétise. Un groupe d’investisseurs reproche à IQ un «comportement opportuniste et abusif» et demande à la Cour supérieure d’examiner la transaction.

Les priorités des femmes à la tête de 3 grandes villes

À Sherbrooke, Évelyne Beaudin veut des logements abordables et diminuer le nombre de voitures

Publié le 5 janv. 2022
À Sherbrooke, Évelyne Beaudin veut des logements abordables et diminuer le nombre de voitures

La nouvelle mairesse de Sherbrooke Évelyne Beaudin

  • À 33 ans, Évelyne Beaudin est devenue la première mairesse de Sherbrooke. Seule dans l’opposition pendant 4 ans, elle avoue avoir eu «le vent dans face». Mais l’adversité ne l’a pas «écrasée», bien au contraire, elle l’a convaincue «qu’il fallait se battre» pour se rendre à l’Hôtel de Ville. 
  • Quelques semaines après son élection, la mairesse a expliqué à InfoBref quelles sont ses 3 priorités. Le logement arrive en tête. Évelyne Beaudin croit aussi que pour «l’environnement, c’est au niveau municipal que ça se passe: la manière dont la ville est construite permet d’avoir une ville durable ou non».

Ses priorités pour Sherbrooke 

1) Assurer l’accès à des logements abordables

Le logement est l’enjeu numéro 1 à Sherbrooke, affirme Évelyne Beaudin. 

La conjoncture actuelle est très mauvaise pour la construction, explique-t-elle:   

  • les prix des matériaux sont élevés; et 
  • les entreprises de construction sont surbookées. 

Les logements sont trop chers et il en manque.

«Les gens n’arrivent pas à se trouver des locations au 1er juillet, cela peut désormais prendre plusieurs mois.»

De plus, «les Montréalais qui viennent s’établir avec l’avènement du télétravail font monter les prix et rendent l’accès à la propriété plus difficile».  

Pour contrer cette pénurie, la mairesse s’est engagée à construire 1000 logements abordables au cours des 5 prochaines années. 

  • Elle croit que ces nouveaux logements vont au moins «relâcher la pression à la hausse sur les prix».  
  • Dans son premier budget, elle a prévu d’acheter des terrains.  

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2) Aménager le territoire de façon intelligente et écologique

Évelyne Beaudin prévoit de mettre en place dès cette année «une politique de l’arbre» pour combattre les îlots de chaleur.

Elle compte «s’attaquer à la 2e voiture» pour réduire la dépendance des Sherbrookois au 2e véhicule du foyer. 

  • La Ville propose déjà des voitures en auto-partage, «mais elles sont presque toutes en centre-ville», note la mairesse: elle compte les rendre plus accessibles. 

Pour favoriser le transport actif, elle prévoit: 

  • d’acheter des vélos électriques en auto-partage pour les citoyens;
  • d’aménager des abris à vélo couverts et de belles pistes cyclables; et
  • de modifier les garages de la Ville pour pouvoir y brancher des véhicules «qui un jour seront tous 100% électriques». 

«Si on veut des villes résilientes, il faut investir», croit l’économiste. 

La Ville de Sherbrooke est pourtant «très endettée», dit-elle.  

  • «Avant de faire de nouveaux investissements, nous sommes obligés d’investir 80 millions $ pour terminer les projets et maintenir nos actifs. 
  • Mais entretenir nos infrastructures est aussi un geste environnemental important.» 

3) Changer la culture de la Ville et faire embarquer les gens 

«Ce qui fait du sens, on va le faire maintenant, pour que les informations se rendent jusqu’aux citoyens.»

Évelyne Beaudin veut opérer «un changement de culture accéléré» à Sherbrooke, et elle dit rencontrer une certaine «résistance des élus et des fonctionnaires qui sont là depuis longtemps».

«Moi je ferais tout en public. Les gens ne sont pas habitués à ça. Ils se demandent: « de quoi on va avoir l’air si on se chicane? »» 

Jusqu’ici, tout était décidé à l’avance dans des séances à huis clos, explique-t-elle. 

Dorénavant, la mairesse veut limiter ces séances aux sujets confidentiels, comme les litiges et la spéculation immobilière.

Sa première action après son élection?

«Ma première décision importante a été le démantèlement d’un campement d’itinérant. Un dossier délicat et complexe, confie Évelyne Beaudin. J’avais le choix entre ne rien faire ou agir adéquatement.»  

  • La situation était dangereuse, dit-elle. En hiver, les risques d’hypothermie et d’incendie, à cause du bois utilisé pour se chauffer, sont encore plus grands. 

La mairesse dit avoir forcé les acteurs à se concerter sur la question. 

  • Des rencontres sont prévues pour bâtir un plan d’action afin d’atténuer l’itinérance. 

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Johanna Sabys
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Le Canada n’ouvre pas assez son marché du lait aux producteurs américains

Publié le 4 janv. 2022
Le Canada n’ouvre pas assez son marché du lait aux producteurs américains

(Source: Unsplash)

  • C’est ce qu’a décrété un groupe spécial de règlement des différends établi en vertu de l’Accord Canada – États-Unis – Mexique (ACEUM), dans la toute première décision rendue après un litige entre deux pays signataires.
  • Les États-Unis donnent désormais quelques semaines au Canada pour se conformer aux modalités de l’entente, sans quoi le gouvernement américain pourrait imposer des pénalités commerciales. 

Les États-Unis reprochent au Canada d’appliquer un système de gestion de l’offre qui empêche les producteurs laitiers américains de vendre équitablement leurs produits aux consommateurs canadiens. 

  • Selon le gouvernement américain, le système canadien des quotas, dans sa formule actuelle, va à l’encontre de l’ACEUM.
  • Ce système fait en sorte que les importations de lait et de produits laitiers au Canada sont limitées et davantage taxées que la production canadienne. 
  • De plus, une part des importations laitières doit être destinée aux transformateurs, plutôt que revendue directement aux commerçants. 

Le gouvernement américain a obtenu gain de cause: dans une décision rendue publique hier, le panel indépendant chargé d’étudier le litige a déclaré que «le système canadien actuel ne répond plus aux exigences de l’accord».

Le Canada a normalement jusqu’au 3 février pour adapter sa politique. 

Cependant, selon Ottawa, le jugement du panel n’a pas remis en cause le fondement même du système de gestion de l’offre. 

  • Ce sont ses modalités d’application qui doivent être modifiées.
Félix Côté
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Les priorités des femmes à la tête de 3 grandes villes

À Gatineau, France Bélisle veut une administration plus transparente et dynamiser le centre-ville

Publié le 3 janv. 2022
À Gatineau, France Bélisle veut une administration plus transparente et dynamiser le centre-ville

La nouvelle mairesse de Gatineau France Bélisle

  • Pour entamer la nouvelle année, InfoBref vous propose une rencontre avec 3 femmes déterminées élues l’an dernier mairesses de grandes villes québécoises. Premier arrêt: Gatineau.
  • L’ancienne journaliste de Radio-Canada France Bélisle est la première mairesse de la ville. La candidate indépendante a réussi à «construire sa propre machine à vitesse grand V» pour battre dès sa première campagne le parti installé à l’Hôtel de Ville depuis 2 mandats. 

Ses priorités pour Gatineau

1) Gérer la ville de façon transparente et inclusive 

La mairesse dit qu’elle veut être à l’écoute des citoyens et des partenaires de Gatineau. 

Pendant sa campagne, France Bélisle a promis d’incarner le changement. 

  • Elle dit vouloir apporter plus de transparence dans les affaires de la Ville. 
  • «Les citoyens le demandent, explique-t-elle à InfoBref, et cette envie est désormais partagée par l’ensemble des gens autour de la table.» 

La politique municipale est «contaminée par un jargon technique» qu’elle compte «vulgariser», dit-elle. 

France Bélisle voudrait que la Ville soit capable «de mâcher le travail aux citoyens» pour s’assurer qu’ils comprennent bien toutes les décisions qui sont prises. 

  • «On ne peut pas présumer qu’on parle à des universitaires. Il faut s’adresser à tout le monde et sortir des acronymes.»
  • Offrir des explications «claires et accessibles, ça ne coûte pas grand-chose, dit-elle, seulement de la rigueur».

2) Développer le centre-ville et ses infrastructures 

«Gatineau est victime de son succès, explique sa nouvelle mairesse: la ville a connu une croissance démographique fulgurante. Mais les transports et les infrastructures routières, culturelles et sportives n’ont pas suivi.»

La relance économique de la ville était au cœur de sa campagne. 

Elle a promis plus de développement grâce aux partenariats public-privé, notamment pour construire des écoles et des services de garde.  

Elle s’est engagée:  

  • à présenter «une vision du centre-ville cohérente et ambitieuse» un an après le début de son mandat; et 
  • à nommer un directeur du centre-ville responsable de la mettre en œuvre.

Gatineau est la 4e ville du Québec

Elle «a fait un gain de notoriété, dit sa mairesse, et ce combat doit se poursuivre».  

La ville frontalière fait partie de la capitale nationale du Canada, rappelle-t-elle.  

«Cette particularité pose certains défis, mais présente aussi des occasions économiques.» 

  • «Nous sommes chanceux et heureux de la présence fédérale. 
  • Mais elle nous condamne à redoubler d’efforts pour apporter une diversification économique.»

3) Bâtir une ville plus résiliente et plus verte

«C’est une priorité unanime du conseil de ville», affirme France Bélisle.  

La mairesse compte se doter «d’un plan climat ambitieux». 

Dans son programme, elle prévoyait  de: 

  • créer une Commission sur l’environnement, qu’elle coprésiderait; et 
  • développer «un test climat» pour favoriser les projets «à haute valeur environnementale». 

Pour que Gatineau devienne un «leader en matière d’innovation durable», elle propose: 

  • de créer des partenariats avec les citoyens, employeurs et organismes; et 
  • d’augmenter le budget annuel des associations de quartier qui mettent en œuvre des projets de proximité, comme des jardins communautaires. 

Sa première action au lendemain de son élection?

«J’étais prête à commencer, raconte-t-elle. Mais le plus important était d’aller rencontrer les gens avec lesquels je vais travailler pendant les 4 prochaines années.»

France Bélisle dit qu’elle souhaitait s’assurer que tout le monde pourrait «travailler ensemble» et aurait «le courage et le respect de se dire les vraies affaires».

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Johanna Sabys
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Québec recevra d’Ottawa presque 500 millions $ de plus pour la santé

Publié le 21 déc 2021
Québec recevra d’Ottawa presque 500 millions $ de plus pour la santé

(Source: David Mark / Pixabay)

  • Ottawa va bonifier de près d’un demi-milliard $ le transfert pour la santé qui sera versé au Québec pour l’année 2022-2023. 
  • Ottawa versera aussi au Québec 13,7 milliards $ en péréquation. Le Québec recevra ainsi 62% de tous les paiements de péréquation distribués aux provinces. 

Le montant de péréquation que reçoit une province est calculé selon sa capacité à générer ses propres recettes fiscales. 

Ottawa a annoncé les montants que le Québec recevra l’an prochain pour deux «transferts» fédéraux en plus de la péréquation:

  • 10,15 milliards $ pour la santé; et 
  • 3,6 milliards $ pour les programmes sociaux: 

En santé, le Québec recevra ainsi 446 millions $ de plus que cette année.

  • Cependant, c’est moins que les 6 milliards $ de plus que réclamait le gouvernement de François Legault pendant la campagne électorale fédérale. 

Près du tiers du budget du Québec dépend des transferts fédéraux.

  • Pour l’année 2021-2022, le budget annuel du Québec est de 143,5 milliards $.
  • 29,5% de ce montant est financé par des transferts fédéraux. 

Par habitant, le Québec n’est cependant pas la province la plus gourmande.

En ajoutant la péréquation et les transferts pour la santé et les services sociaux (il y a aussi d’autres transferts), voici le montant par habitant des 5 provinces qui en reçoivent:

  • Île-du-Prince-Édouard: 4607 $
  • Nouveau-Brunswick: 4565 $ 
  • Nouvelle-Écosse: 4101 $
  • Manitoba: 3706 $
  • Québec: 3177 $
Félix Côté
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Obtenir un prêt hypothécaire ne deviendra pas plus difficile

Publié le 19 déc 2021
Obtenir un prêt hypothécaire ne deviendra pas plus difficile

(Source: Unsplash)

  • Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), un organisme qui régule les conditions des prêts hypothécaires octroyés par les banques canadiennes, a décidé de maintenir tel quel, sans les rendre plus exigeantes, les conditions du «test de résistance hypothécaire».
  • Ce test oblige les personnes qui ont recours à un financement hypothécaire à démonter qu’elles pourraient rembourser leur hypothèque à un taux d’emprunt supérieur au taux obtenu auprès de leur prêteur. 

Le taux d’emprunt du test de résistance demeure fixé à 5,25%. 

Le test de résistance hypothécaire implique qu’un emprunteur doit se qualifier – prouver qu’il a les moyens de rembourser le prêt – si le prêt était en fait octroyé au taux le plus élevé entre:

  • le taux hypothécaire que le client obtient effectivement du prêteur majoré de 2% (par exemple, 4,5% s’il a effectivement obtenu 2,5%); et 
  • 5,25%

Le BSIF veut s’assurer que les emprunteurs puissent continuer à rembourser leur prêt hypothécaire:

  • s’ils faisaient d’autres emprunts, de sorte que leur endettement total augmente; et 
  • si les taux d’intérêt augmentaient. 

On aurait pu penser que, devant l’emballement du marché immobilier et l’accélération de l’inflation qui laisse présager de hausses du taux d’intérêt, le BSIF chercherait à calmer le marché en haussant le taux du test de résistance, ce qui aurait rendu les emprunts plus difficiles à obtenir

  • Ce n’a pas été le cas dans la décision que le BSIF a rendu publique ces derniers jours.

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Le ministère des Finances a précisé que ce taux continuerait à s’appliquer aussi pour les acheteurs qui versent moins de 20% en mise de fonds. 

  • Ces acheteurs, dont le profil de risque est plus élevé, ne seront donc pas pénalisés par un test de résistance qui serait plus exigeant pour eux.

Le test de résistance avait été rehaussé la dernière fois en juin dernier. 

  • Il était passé de 4,79% à 5,25%. 
Félix Côté
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La dette mondiale a explosé l’an dernier

Publié le 15 déc 2021
  • La dette globale dans le monde a atteint 226 000 milliards $US (226 billions $US) en 2020, soit 2 fois et demie le Produit intérieur brut mondial, selon les calculs du Fonds monétaire international (FMI). Cette dette a augmenté de 28% dans la seule année 2020 – la plus forte hausse annuelle depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • La pandémie a contraint les gouvernements à investir massivement pour soutenir leur économie. Leurs emprunts représentent plus de la moitié de la hausse record de 2020 et 40% du montant total de la dette mondiale, qui comprend aussi la dette des sociétés non financières et celles des ménages. 

Pas le droit d’embaucher des télétravailleurs comme briseurs de grève: le ministre est d’accord

Publié le 15 déc 2021
Pas le droit d’embaucher des télétravailleurs comme briseurs de grève: le ministre est d’accord

Le ministre du Travail Jean Boulet (Source: son compte Twitter)

  • Le ministre du Travail Jean Boulet dit qu’il est d’accord avec la condamnation par le Tribunal administratif du travail, le mois dernier, d’un employeur qui, durant un lock-out, avait eu recours à des travailleurs de remplacement en télétravail.
  • Jusqu’à ce jugement, la définition du lieu de travail d’un travailleur de remplacement (scab) était restreinte aux installations physiques de l’employeur – usines ou bureaux. Maintenant, un télétravailleur peut être considéré comme remplaçant un travailleur «sur place». L’embauche d’un travailleur de remplacement lors d’un conflit de travail est interdite par le Code du travail.

Mise à jour économique 2021 du gouvernement fédéral – voici l’essentiel

Publié le 14 déc 2021
Mise à jour économique 2021 du gouvernement fédéral – voici l’essentiel

La ministre des Finances Chrystia Freeland (Source: compte Twitter de la ministre)

  • Le gouvernement Trudeau prévoit plus de 8 milliards $ de nouvelles dépenses sur 5 ans, dont 3,7 milliards $ pour lutter contre la pandémie en 2021-2022, alors que le variant Omicron se propage rapidement à travers le pays.   
  • La ministre des Finances Chrystia Freeland a présenté sa mise à jour économique de façon virtuelle mardi. Plus tôt dans la journée, elle avait annoncé que 2 membres de son équipe étaient positifs à la Covid-19.  

Au cours de l’exercice 2021-2022, le gouvernement fédéral dépensera:  

  • 1,7 milliard $ pour acheter 180 millions de tests de dépistage rapide qui seront distribués aux provinces; 
  • 2 milliards sur 2 ans pour acheter des pilules anti-Covid à Merck et Pfizer; et
  • 420 millions pour aider les écoles, les bâtiments communautaires et les petites entreprises à mettre à niveau leur système de ventilation. 

Ottawa a mis 4,5 milliards $ de côté pour faire face au variant Omicron.

  • Le gouvernement Trudeau croit que de nouvelles mesures pourraient s’avérer nécessaires pour contrôler les frontières et soutenir les Canadiens et les entreprises.

Pour les entreprises: Ottawa prolonge jusqu’au 31 mars 2022 le programme de prêts allant jusqu’à 1 million $ pour aider les entreprises des secteurs les plus touchés par la pandémie à relancer leurs activités. 

Pour les télétravailleurs: la déduction pour dépenses de travail à domicile passe de 400 $ à 500 $ pour 2021 et 2022.


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Parmi les autres mesures:

  • 5 milliards $ pour aider la Colombie-Britannique à se rétablir après les terribles inondations qu’elle a connues le mois dernier; 
  • 1,3 milliard $ sur 6 ans pour accueillir 40 000 réfugiés afghans; 
  • 85 millions $ pour traiter plus rapidement dès l’an prochain les demandes de résidence permanente et les permis de travail temporaire;
  • 62 millions $ pour les travailleurs du secteur des spectacles sur scène; et 
  • 50 millions $ pour aider les ports à augmenter leur capacité d’entreposage. 

La mise à jour économique comprend également les 40 milliards $ annoncés hier par Ottawa pour indemniser les victimes des pensionnats autochtones et réformer le système de protection de l’enfance. 

Mais ce budget ne tient pas compte des 78 milliards $ de promesses faites par les libéraux au cours de la dernière campagne électorale. 

L’équilibre budgétaire n’est pas envisagé avant 2027-2028.

Après un déficit record de 328 milliards $ entre avril 2020 et mars 2021 (qui sera en fin de compte 26 milliards $ moins élevé que le montant qui était estimé dans le dernier budget déposé en avril), Ottawa prévoit désormais des déficits annuels de:

  • 145 milliards $ en 2021-2022 (soit 10 milliards de moins qu’anticipé jusqu’à maintenant); puis 
  • 58 milliards $ en 2022-2023; 44 milliards $ en 2023-2024; 29 milliards $ en 2024-2025; 23 milliards $ en 2025-2026; et 13 milliards $ en 2026-2027. 

D’ici 2026-2027, la dette du Canada atteindrait 1359 milliards $, ou 1,359 billion $, soit près du double de son niveau prépandémique.  

Johanna Sabys
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