Europe

Les anticorps anti-Covid resteraient dans le sang pendant au moins 8 mois

Publié le 11 mai 2021
  • Selon une étude italienne, les anticorps qui neutralisent la Covid-19 restent dans le sang pendant au moins 8 mois après une infection – quelque soit la gravité de la maladie, l’âge des patients ou la présence d’autres maladies.
  • L’étude a été menée par un hôpital milanais et l’organisme qui conseille le gouvernement italien en matière de santé publique. Principal résultat: 8 mois après leur diagnostic de Covid-19, 159 des 162 patients suivis avaient encore des anticorps.

Les pays du G7 devraient investir 10 000 milliards $US dans la transition énergétique, selon un rapport britannique

Publié le 11 mai 2021
Les pays du G7 devraient investir 10 000 milliards $US dans la transition énergétique, selon un rapport britannique

(Source: Pixabay)

  • Ce rapport est signé par un éminent économiste de la London School of Economics. Il a été demandé par le premier ministre britannique Boris Johnson, en préparation du prochain sommet du G7 qui se tiendra en Angleterre du 11 au 13 juin. Le G7 regroupe 7 pays qui détiennent près de la moitié de la richesse mondiale.
  • Le rapport leur propose d’abord de financer la vaccination à l’échelle planétaire, puis d’investir massivement dans une relance basée sur la volonté de ralentir les changements climatiques. Pour transformer l’économie mondiale, le rapport suggère que les pays du G7 augmentent leurs investissements d’environ 1000 milliards $US par an pendant les dix prochaines années.

L’Union européenne pourrait ne pas renouveler son contrat avec AstraZeneca

Publié le 9 mai 2021
L’Union européenne pourrait ne pas renouveler son contrat avec AstraZeneca

Le commissaire européen au Commerce extérieur Thierry Breton (Source: Wikimedia)

  • L’UE ne compte pour l’instant pas renouveler son contrat avec AstraZeneca au-delà du mois de juin, a annoncé hier le commissaire européen au Commerce extérieur Thierry Breton. La Commission européenne poursuit le groupe pharmaceutique anglo-suédois pour d’importants retards de livraison de son vaccin anti-Covid. 
  • L’Union européenne vient en revanche de signer un nouveau contrat avec Pfizer pour acheter jusqu’à 1,8 milliard de doses de son vaccin.

Les indépendantistes écossais exigent un deuxième référendum

Publié le 9 mai 2021
Les indépendantistes écossais exigent un deuxième référendum

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon (Source: Flickr)

  • Après la victoire de son parti aux élections locales ces derniers jours, la première ministre écossaise Nicola Sturgeon veut donner à nouveau au peuple écossais l’occasion de se prononcer sur son avenir en tenant un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse.
  • Le gouvernement britannique conservateur de Boris Johnson s’y oppose.

En 2014, lors d’un premier référendum, 55% des Écossais avaient choisi de rester au sein du Royaume-Uni. 

Mais le Parti national écossais estime que la situation n’est plus la même depuis le Brexit. 

  • La majorité des Écossais ne souhaitaient pas sortir de l’Union européenne. 
  • Le parti indépendantiste voudrait rejoindre l’UE en tant qu’État indépendant. 

L’Écosse peut légiférer pour organiser un référendum. 

Si Londres maintient son opposition, un tribunal pourrait devoir trancher sur la question. 

Johanna Sabys
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Levée des brevets sur les vaccins: que va-t-il se passer?

Publié le 9 mai 2021
Levée des brevets sur les vaccins: que va-t-il se passer?

(Source: Pixabay)

  • Les États-Unis ont annoncé la semaine dernière qu’ils approuvent la suspension des brevets des vaccins anti-Covid. La nouvelle a été applaudie par les experts en santé publique et tous ceux qui jugent que c’est la solution la plus prometteuse pour lutter contre la pandémie à l’échelle mondiale.
  • Mais la décision de la Maison-Blanche n’est que le premier pas d’un long processus. Elle pourrait aussi n’être qu’une belle annonce, parce que la décision de lever les brevets ne dépend pas que de Washington. Les 164 pays de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) doivent se mettre d’accord.  

Les capacités de production des usines associées aux fabricants de la demi-douzaine de vaccins qui ont été approuvés sont limitées.

Comme les règles internationales sur le commerce empêchent d’autres intervenants que le détenteur du brevet de produire un médicament breveté, des pays comme l’Inde et l’Afrique du Sud ont demandé en octobre dernier à l’OMC que cet interdit soit levé, pour permettre à d’autres pays d’en fabriquer des copies. 

  • Quelque 60 pays les appuient aujourd’hui.

Jusqu’ici les États-Unis, l’Union européenne, la Grande-Bretagne et le Japon y étaient opposés. 

  • Mais le président Joe Biden a officiellement donné son accord mercredi dernier.  

Le problème serait donc en voie d’être réglé?

Pas vraiment, puisqu’il faut encore obtenir l’unanimité des 164 pays de l’OMC pour modifier les règles sur ce qu’on appelle la «propriété intellectuelle».

L’Union européenne est divisée sur la question.

  • Le président français y est favorable, tandis que l’Allemagne s’y oppose, en alléguant que «la protection de la propriété intellectuelle est source d’innovations».

Au Canada, la ministre du Commerce international Mary Ng s’est contentée de dire qu’Ottawa est prêt à discuter de la suspension des brevets.

  • À la Chambre des communes, les libéraux ont bloqué la semaine dernière une motion demandant au gouvernement fédéral d’appuyer leur suspension. 

Par ailleurs, le problème de production n’est pas aussi simple.  Les usines de produits pharmaceutiques ne possèdent pas toutes l’équipement et l’expertise nécessaires pour produire un vaccin.

  • Le vaccin de Pfizer est fait de 280 composés provenant de 86 fournisseurs situés dans 19 pays.

Une éventuelle levée des brevets devra donc s’accompagner d’une forme de «transfert de technologie», ce qui nécessitera de forcer la main des compagnies pharmaceutiques.

  • Moderna s’y était montrée ouverte l’automne dernier.
  • Mais l’association américaine des fabricants a déjà fait savoir son mécontentement face à l’annonce de Biden.



Agence Science-Presse
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L’Union européenne veut freiner la concurrence déloyale de la Chine

Publié le 5 mai 2021
  • La Commission européenne veut pouvoir empêcher les entreprises étrangères soutenues par un État – comme le sont la plupart des grandes entreprises chinoises – d’acheter une entreprise européenne ou d’accéder à un marché public en Europe. La Commission a également mis à jour sa stratégie pour aider l’UE à réduire sa dépendance vis-à-vis de l’étranger, et en particulier de la Chine.
  • L’UE peut contrôler les aides accordées par les États membres, mais pas celles qui proviennent de pays tiers. Avec le projet proposé hier, une entreprise étrangère qui souhaite acquérir une société européenne – dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 736 millions $ – devra informer la Commission de toute contribution financière versée par un pays tiers.

Les pays du G7 veulent faire front commun face à la Chine

Publié le 4 mai 2021
Les pays du G7 veulent faire front commun face à la Chine

Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 (Source: Twitter)

  • Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 ont décidé hier, à Londres, de s’unir face à la Chine, lors de leur première rencontre en personne depuis plus de deux ans. Les chefs de la diplomatie du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni veulent faire «respecter l’ordre international, dit le secrétaire d’État américain Antony Blinken, dans l’intérêt de nos propres citoyens, mais aussi des peuples à travers le monde, dont les Chinois».
  • Depuis lundi et jusqu’à ce soir, les sept pays tentent également de s’accorder sur le coup d’État en Birmanie, la situation en Libye, et la guerre en Syrie.

Le Parlement européen a donné son feu vert à l’accord commercial d’après-Brexit

Publié le 28 avr. 2021
Le Parlement européen a donné son feu vert à l’accord commercial d’après-Brexit

Le premier ministre britannique Boris Johnson (Source: Flickr)

  • Les eurodéputés ont approuvé hier le traité conclu entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Cinq ans après le référendum sur le Brexit, ce traité encadre les relations commerciales post-Brexit de Londres avec les 27 États membres de l’UE.
  • L’accord prévoit des échanges commerciaux sans droits de douane ni quotas, et des conditions de concurrence équitables. Conclu in extremis le 24 décembre dernier, après des mois de négociations, le traité était en application provisoire depuis janvier. Cette période provisoire prenait fin demain. Le premier ministre britannique Boris Johnson a qualifié sa ratification par le Parlement européen de «dernière étape d’un long voyage».

L’Union européenne poursuit AstraZeneca pour ses retards de livraisons

Publié le 26 avr. 2021
  • L’UE attaque le laboratoire en justice parce qu’il n’a pas tenu ses engagements: AstraZeneca a livré 30 millions de doses aux pays européens au premier trimestre – sur les 120 millions de doses qui étaient, selon l’UE, prévus dans le contrat.
  • Dans un communiqué, AstraZeneca estime que cette action en justice est «sans fondement» et espère pouvoir régler ce différend rapidement. L’entreprise affirme avoir respecté son contrat, et annonce une livraison de 50 millions de doses d’ici la fin du mois. 

L’Europe envisage d’interdire certaines utilisations de l’intelligence artificielle

Publié le 21 avr. 2021
L’Europe envisage d’interdire certaines utilisations de l’intelligence artificielle

Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive de la Commission européenne [photo: Wikipedia]

  • La Commission européenne a publié un projet de réglementation de l’intelligence artificielle (IA). Selon ses concepteurs, il vise à favoriser le développement de l’IA, mais aussi à fixer des limites éthiques à son utilisation.
  • Aucun État ou groupe d’États n’avait, jusqu’à présent, proposé de codifier de façon aussi complète comment l’intelligence artificielle peut être utilisée.

Faire de l’IA «une technologie éthique»: telle est l’ambition affirmée par la vice-présidente exécutive de la Commission, Margrethe Vestager, en présentant ce projet de réglementation.

Le projet distingue:

  • les applications sans risque, qui ne nécessitent pas d’encadrement particulier;
  • les applications à risque faible, qui exigent surtout une transparence auprès des utilisateurs – par exemple, les informer que leur interlocuteur est en réalité un robot; et
  • les applications à haut risque.

Le projet classe dans cette dernière catégorie:

  • les applications qui pourraient servir à sélectionner des individus (pour des emplois ou pour l’admissibilité à certains services, par exemple); et
  • les systèmes d’identification biométrique (comme la reconnaissance faciale) à distance, par exemple dans des bâtiments ou des lieux publics.

Ces applications devraient passer des tests de conformité, ou elles pourraient être autorisées seulement dans certains cas.

De plus, le règlement projeté bannirait entièrement des utilisations qui porteraient atteinte aux droits fondamentaux, tels que les systèmes de surveillance généralisée d’une population, ou ceux qui viseraient à «manipuler» les idées et les comportements des citoyens.

Patrick Pierra
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Un responsable européen confirme un lien entre le vaccin d’AstraZeneca et des cas de thromboses

Publié le 6 avr. 2021
  • Un responsable de la stratégie sur les vaccins de l’Agence européenne des médicaments (AEM) a affirmé hier au quotidien italien Il Messaggero qu’il existe un lien entre le vaccin d’AstraZeneca et les cas de thrombose observés dans plusieurs pays. 
  • Mais l’AEM dit que ses experts sont toujours en train d’évaluer si le vaccin anti-Covid d’AstraZeneca est lié à la formation de rares caillots sanguins. L’agence européenne a indiqué qu’elle pourrait toutefois faire une annonce aujourd’hui ou demain.

Vaccins: le Canada ne devrait pas être impacté par les mécanismes de contrôle des exportations européennes

Publié le 24 mars 2021
  • L’Union européenne vient d’adopter des mesures qui vont restreindre les exportations de vaccins produits en Europe, afin de garantir l’approvisionnement en priorité des pays européens. Les nouvelles règles visent principalement le Royaume-Uni.
  • Ces mécanismes de contrôle ne devraient pas affecter les livraisons canadiennes – le bureau de la ministre fédérale du Commerce international Mary Ng affirme que l’UE l’a confirmé à Ottawa.