Ville intelligente: Montréal se dote d’une charte pour encadrer l’utilisation des données numériques par la Ville, ses partenaires et ses fournisseurs

  • La collecte de données contribue à améliorer les milieux de vie urbains, mais elle peut aussi nuire aux libertés en multipliant les outils de surveillance.
  • Pour éviter cet écueil, la Ville présentera aujourd’hui une charte qui repose sur trois principes: garantir les droits de la personne, assurer la primauté du bien commun et mettre les données au service de l’avenir.

La ville intelligente est un concept vaste et ambitieux, qui peut aller du comptage des piétons à une intersection jusqu’au regroupement de tous les services municipaux en un portail web centralisé.

Pour faire comprendre ce concept aux Montréalais, le Laboratoire d’innovation urbaine de Montréal, dirigé par le maire de l’arrondissement de Rosemont–Petite-Patrie François William Croteau, a identifié dans la nouvelle charte des objectifs précis, dont:

  • réduire la fracture numérique;
  • accroître la participation citoyenne;
  • favoriser une transition écologique durable.
Alain McKenna
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Un groupe d’organisations de l’écosystème Internet propose des outils de contrôle de vie privée pour «tout l’Internet»

  • Ce Contrôle global de la vie privée prend la forme d’un interrupteur sur un navigateur web grâce auquel un utilisateur indique d’un seul coup à tous les sites web s’ils peuvent collecter, partager et vendre des données le concernant.
  • Les promoteurs de l’initiative, dont Mozilla, l’Electronic Frontier Foundation (EFF) et le New York Times, veulent convaincre les gouvernements d’adopter leur technologie et d’en faire une norme contraignante d’un point de vue juridique.

Les foyers québécois qui attendent un accès à l’Internet haute vitesse vont devoir être patients

  • C’était une promesse de campagne de la CAQ, en 2018, de fournir le haut débit à tous les Québécois en 2022.
  • Mais dans les documents présentés par le ministère de l’Économie, l’engagement du gouvernement a changé: alors que les projets devaient précédemment être réalisés d’ici 2022, ils doivent maintenant seulement être entamés cette année-là et doivent être terminés au plus tard en 2026.

Le CRTC peut imposer des tarifs plus bas pour l’accès à Internet, tranche la Cour

Le CRTC peut imposer des tarifs plus bas pour l’accès à Internet, tranche la Cour

(Image: Unsplash)

  • La Cour d’appel fédérale déboute Vidéotron, Bell, Rogers et Cogeco en autorisant les tarifs réduits proposés par le CRTC sur la bande passante qu’ils revendent aux fournisseurs indépendants.
  • «Le CRTC doit encore rendre sa décision finale, mais ce jugement aura un effet immédiat sur le prix de l’accès à Internet au Canada», assure Jean-Philippe Béïque, PDG du fournisseur québécois Ebox.

Ce verdict de la Cour fédérale est accueilli avec soulagement par les fournisseurs indépendants partout au Canada, car plusieurs y jouaient leur survie.

  • Ça évite une augmentation allant jusqu’à 77% du coût de la bande passante, ce qui aurait rendu leur modèle économique déficitaire sur-le-champ.
  • La décision invalide aussi les tarifs de 225 millions $ que les géants canadiens des télécoms souhaitaient leur facturer rétroactivement sur des contrats remontant jusqu’en 2016.

Dans les 82 pages expliquant leur décision, les trois juges qui ont entendu l’affaire rappellent que «le CRTC n’a pas fait preuve d’injustice procédurale» en obligeant une réduction du coût de la bande passante vendue en gros.

  • C’est une bataille, mais pas la guerre qui vient de se terminer: le PDG d’Ebox s’attend à ce que ce jugement soit porté en appel à la Cour suprême.
  • Ottawa pourrait aussi intervenir à la faveur des grands fournisseurs: le ministre de l’Industrie Navdeep Bains redoute qu’ils réduisent leur investissement dans les réseaux de prochaine génération.
Alain McKenna
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Le CRTC peut imposer des tarifs plus bas pour l’accès à Internet, tranche la Cour

(Image: Unsplash)

Telesat veut entrer en Bourse pour s’envoyer en orbite

Telesat veut entrer en Bourse pour s’envoyer en orbite
  • Le spécialiste ottavien des télécoms s’inscrirait en Bourse tôt en 2021 afin de financier le lancement de son service d’Internet haute vitesse Leo.
  • Telesat souhaite déployer 300 satellites pour rivaliser avec SpaceX et Amazon, dont les services Internet nécessiteront toutefois bien plus d’appareils en orbite.