Justin Trudeau

Nouvelles, annonces, déclarations, promesses, décisions et réalisations du premier ministre du Canada Justin Trudeau
[voir aussi: Parti libéral du Canada, Politique, Politique climatique, Relance post-Covid]

Retrait d’une enseignante voilée: Legault défend la Loi sur la laïcité de l’État

Publié le 13 déc 2021
Retrait d’une enseignante voilée: Legault défend la Loi sur la laïcité de l’État

François Legault (Source: Bureau du premier ministre)

  • La semaine dernière, une enseignante d’une école primaire de Chelsea, en Outaouais, a été retirée de sa classe et mutée à un poste administratif parce qu’elle portait en classe un hijab – un foulard qui couvre la tête. 
  • Lorsqu’on «adopte une loi, il faut la faire respecter», dit François Legault. Selon lui, «la commission scolaire n’aurait pas dû embaucher» cette enseignante. De son côté, Justin Trudeau affirme que personne «ne devrait perdre sa job à cause de sa religion».

Jeudi dernier, Fatemeh Anvari a été retirée de sa classe de 3e année parce que le fait qu’elle porte un hijab en classe contrevenait à la Loi sur la laïcité de l’État. 

  • La loi 21 interdit à des employés de l’État en situation d’autorité – y compris les enseignants – de porter des signes religieux dans l’exercice de leurs fonctions.
  • Elle a été adoptée en 2019 avec l’appui de la CAQ et du Parti québécois.

La Loi sur la laïcité de l’État est «raisonnable», croit Legault. 

  • «Le port de signes religieux, dans tout autre contexte, n’est pas interdit.
  • Les gens peuvent enseigner s’ils retirent leur signe religieux pendant qu’ils enseignent.» 

Trudeau réitère qu’il est «en désaccord profond» avec la loi. 

La loi 21 est contestée devant les tribunaux par des opposants québécois. 

Le gouvernement Trudeau n’exclut toujours pas l’option de participer à une contestation judiciaire de cette loi québécoise. 

  • Toutefois, il juge pour l’instant qu’une intervention fédérale serait prématurée. 
  • Trudeau dit qu’il ne veut pas donner «l’excuse d’une bataille entre Ottawa et Québec» au gouvernement Legault pour qu’il dénonce cette contestation judiciaire comme une «ingérence fédérale». 

L’ambassadeur du Canada aux Nations unies Bob Rae a affirmé dimanche que la loi 21 est «profondément discriminatoire» et va à l’encontre de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Johanna Sabys
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Discours du Trône 2021 – voici l’essentiel

Publié le 23 nov. 2021
Discours du Trône 2021 – voici l’essentiel

Justin Trudeau et la gouverneure générale Mary Simon (Source: compte Twitter du premier ministre)

  • La gouverneure générale du Canada Mary Simon a lu aujourd’hui – en inuktitut, en anglais et en français – l’un des plus courts discours du Trône de l’histoire pour ouvrir officiellement la nouvelle session parlementaire.
  • 20 mois après le début de la crise sanitaire et 2 mois après les dernières élections fédérales, la priorité du troisième gouvernement Trudeau demeure de mettre définitivement fin à la pandémie en rebâtissant l’économie. 

La «priorité absolue» du Canada reste de contrôler la pandémie. 

  • Pour y parvenir, «la vaccination est le meilleur outil», insiste la gouverneure générale, alors que la vaccination des 5 à 11 ans va débuter au Québec.  

C’est «la meilleure chose à faire pour l’économie», dit-elle.  

Mary Simon a rappelé les priorités d’Ottawa, dont celle d’aider les secteurs économiques les plus touchés par la pandémie et de protéger les travailleurs de la santé.

En revanche, elle n’a pas mentionné les transferts en santé, chers aux provinces. 

  • Le gouvernement s’engage seulement à «travailler avec les provinces pour obtenir des résultats qui répondent aux besoins des Canadiens».

La reprise doit surmonter un autre obstacle: la hausse du coût de la vie. 

«L’inflation est un défi mondial, souligne la gouverneure, et nous devons continuer à lutter contre l’augmentation du coût de la vie.»

  • Selon le discours, le gouvernement Trudeau s’appuiera sur 2 de ses priorités pour lutter contre l’inflation: le logement et les services de garde d’enfants.

Le Canada doit en faire plus pour le climat.

Ottawa mettra «l’accent sur l’innovation, les bons emplois verts, et la collaboration avec les pays aux vues similaires», dit-elle, pour bâtir «une économie plus résiliente, plus durable et plus concurrentielle».

La gouverneure a aussi souligné que la prospérité du Canada dépend de «la solidité et de la résilience de nos chaînes d’approvisionnement», et des «échanges commerciaux ouverts». 

  • Justin Trudeau était à Washington jeudi dernier pour le sommet des 3 amigos où il s’est heurté au protectionnisme de Joe Biden [détails (18 novembre)]. 

«La décennie est encore jeune», a conclu Mary Simon. «Avec de la compassion, du courage et de la détermination, nous pouvons corriger son mauvais départ.»

Johanna Sabys
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Rentrée parlementaire: Ottawa veut faire voter 4 lois d’ici Noël

Publié le 22 nov. 2021
Rentrée parlementaire: Ottawa veut faire voter 4 lois d’ici Noël

Mark Holland, leader du gouvernement à la Chambre des communes (Source: CPAC)

  • Le gouvernement Trudeau espère faire adopter 4 projets de loi d’ici le prochain congé des Fêtes, selon Mark Holland, le nouveau leader parlementaire libéral à la Chambre des communes. 
  • À la veille du discours du Trône de la gouverneure générale, Ottawa affiche ses priorités: soutenir les secteurs les plus impactés par la pandémie; offrir 10 jours de congé maladie payés; et interdire les manifestations anti-vaccins et les thérapies de conversion. 

Selon son leader parlementaire, le gouvernement Trudeau minoritaire compte faire adopter d’ici le 17 décembre des projets de loi pour:  

  • continuer à offrir des mesures de soutien à certains secteurs économiques encore touchés par la crise sanitaire; 
  • garantir à tous les travailleurs sous réglementation fédérale 10 jours de congé maladie payés; 
  • s’assurer que les militants anti-vaccins ne pourront pas manifester devant les établissements de santé ni menacer les gens qui y travaillent; et 
  • interdire les thérapies de conversion, qui visent à changer l’orientation sexuelle d’une personne. 

Les travaux parlementaires reprendront après le discours du Trône de la gouverneure générale Mary Simon, demain après-midi.

  • Ils seront à nouveau suspendus du 17 décembre au 31 janvier.

La Chambre conserve le même président:  

  • Les députés étaient réunis lundi après-midi pour élire l’un d’entre eux, parmi 7 candidats, à la présidence de la Chambre des communes.
  • Ils ont voté pour le député libéral Anthony Rota, qui était déjà président lors de la dernière législature.

Le président de la Chambre reçoit 88 700 $, en plus de son salaire de député de 185 800 $. 

Johanna Sabys
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À Washington, Trudeau fait face au protectionnisme de Biden

Publié le 18 nov. 2021
À Washington, Trudeau fait face au protectionnisme de Biden

Joe Biden et Justin Trudeau (Source: compte Twitter de Joe Biden)

  • Le président américain recevait jeudi Justin Trudeau, pour la première fois à la Maison-Blanche, dans la cadre du premier Sommet des leaders nord-américains en plus de 5 ans.
  • Mais Joe Biden ne cache pas son jeu. «Le Buy American n’est pas une promesse, dit-il, c’est une réalité». Le Congrès va étudier son plan social et environnemental de 1750 milliards $US, qui comprend des mesures qui nuiraient aux exportations canadiennes. 

Le ton des discussions est beaucoup plus chaleureux que sous l’administration Trump, soulignait hier l’expert en politique américaine John Parisella [notre article de mardi matin]. 

Biden et Trudeau ont débuté leur rencontre par des louanges réciproques devant les caméras. 

  • Biden a affirmé que la relation avec le Canada est «l’une des relations les plus faciles et l’une des meilleures» qu’aient les États-Unis.
  • Trudeau a, lui, souligné que les 2 pays sont solidement alignés en matière d’environnement et de lutte contre la pandémie.

Mais des discordes sont en vue en matière de commerce.  

Le plan de dépenses sociales et environnementales de Joe Biden prévoit un crédit d’impôt allant jusqu’à 12 500 $US pour inciter les Américains à acheter des véhicules électriques fabriqués aux États-Unis.

Le Canada se sent menacé.

À la veille du sommet, la vice-première ministre Chrystia Freeland avait mis en garde Washington sur ce crédit d’impôt qu’elle juge «absolument contre» l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).

Biden dit qu’il ne sait pas si un compromis pourra être négocié. 

  • Le président a rappelé que le projet n’avait pas encore été adopté et qu’il ignore donc quelle sera la teneur exacte de la future loi.
  • Il y a «plusieurs facteurs complexes, dit-il, nous allons en parler plus en détail».
Johanna Sabys
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Sommet des Trois Amigos: «un succès au niveau du ton, mais pas du fond»

Publié le 17 nov. 2021
Sommet des Trois Amigos: «un succès au niveau du ton, mais pas du fond»

Justin Trudeau, à son départ pour Washington mercredi matin (Source: compte Twitter du premier ministre)

  • Le président américain Joe Biden a convié ce jeudi ses homologues canadien et mexicain, Justin Trudeau et Andrés Manuel López Obrador, à la première rencontre trilatérale des pays nord-américains en plus de 5 ans. 
  • John Parisella, expert en politique américaine et ancien délégué général du Québec à New York, explique à InfoBref pourquoi ce sommet sera positif, même s’il ne permettra pas de régler tous les problèmes. 

Ce court sommet d’une journée permettra jeudi aux 3 présidents, lors d’une série de réunions, de discuter chacun 2 par 2, puis à 3. 

  • Il n’y aura pas de «grosses négociations» ni d’entente signée à la fin de la journée, croit John Parisella.

C’est la première fois que ces chefs d’État se rencontrent tous ensemble.

  • Biden est arrivé à la Maison-Blanche en janvier et Obrador a été élu en 2018. 
  • Or, il n’y a eu aucun sommet entre les 3 pays pendant le mandat de l’ancien président américain Donald Trump. 

«Chacun a ses intérêts» et des points à marquer: Biden affrontera les élections de mi-mandat l’an prochain, et le nouveau gouvernement Trudeau est toujours minoritaire.  

Selon Parisella, le sommet devrait toutefois permettre aux pays nord-américains: 

  • de renouer un dialogue positif; 
  • de reconnaître les intérêts qu’ils ont en commun; et 
  • d’instaurer un mécanisme pour régler les problèmes. 

Les pays aborderont les points litigieux, affirme-t-il, comme le protectionnisme américain ou la frontière canado-américaine. 

Mais les progrès se mesureront plutôt sur la façon dont les pays pourront à l’avenir travailler ensemble.  

La rencontre n’apportera pas de solution concrète, croit John Parisella:   

  • ni sur les anciens dossiers – les litiges sur le bois d’œuvre et les produits laitiers, ou les migrants qui traversent la frontière mexicano-américaine;  
  • ni sur les nouveaux – John Parisella ne s’attend pas, par exemple, à ce qu’une entente sur les véhicules électriques soit conclue. 

Mais ce sommet va «établir le ton, assure-t-il, il faudra être patient sur le fond, mais il y aura [cette fois-ci] un autre sommet l’an prochain».

Johanna Sabys
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Analyse POLITIQUE

Climat: le modèle canadien doit encore faire ses preuves

Publié le 5 nov. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Climat: le modèle canadien doit encore faire ses preuves

[crédit photo: JF Brou / Unsplash]

  • L’appel de Justin Trudeau à «faire plus, plus vite» pour le climat, à l’ouverture de la Cop26 à Glasgow, a été bien reçu. Sa politique sur la taxation du carbone a fait oublier les hésitations passées du Canada.
  • Mais la crédibilité du Canada demeure fragile. Les politiques climatiques d’Ottawa en sont encore à l’étape de la mise en place. La réduction des émissions de CO2 au Canada tarde toujours.

La conférence de la Cop26 s’est ouverte par un cri du cœur du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guteres.

  • «Nous creusons notre tombe», a-t-il dit en faisant référence à l’exploration et à l’exploitation des ressources fossiles de la planète.

Les 195 pays signataires de l’accord de Paris de 2015, qui visait à limiter à un maximum de 2°C le réchauffement du climat à l’horizon 2050, ont procrastiné.

  • Certains parmi les principaux pays émetteurs de carbone, dont la Chine et la Russie, reportent maintenant à 2060 l’atteinte de cet objectif.
  • Les États-Unis, incapables de créer de forts consensus politiques, tardent à déployer de réels efforts.

Redorer son image verte

Le Canada ne veut plus être du camp des retardataires.

Glasgow était l’occasion pour le pays de se donner l’image d’un leader de la lutte au changement climatique.

Le Canada n’est pas le pays qui fera la différence pour contrer le réchauffement climatique.

  • Il n’est responsable que de 1,5% des émissions de CO2, comparativement à 26% pour la Chine et 12% pour les États-Unis.

Face à ces grands joueurs, le Canada n’a, pour jouer d’influence, d’autre recours que d’être exemplaire.


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Glasgow donnait l’occasion à Justin Trudeau de faire reconnaître les efforts faits avec:

  • l’adoption de la loi C-12 sur la carboneutralité;
  • la mise en place d’un régime de taxation du carbone;
  • la nomination du militant Steven Guilbeault au ministère de l’Environnement.

Il faut «faire plus, plus vite» a plaidé Trudeau en proposant comme recette le modèle canadien et sa taxe sur le carbone.

Une soixantaine de pays et entités dites sous-nationales ont déjà adopté l’une ou l’autre des formes possibles de taxation du carbone.

Mais ensemble, ils ne représentent que 20% des émissions de GES.

Justin Trudeau a plaidé qu’il faut multiplier cet effort par 3 d’ici 2030.

Taxer 60% des émissions de GES ne sera toutefois possible à terme que si de grands pays émetteurs, comme les États-Unis, se joignent à leur tour à ce mouvement.

  • Or, pour l’instant, ce pays privilégie d’autres moyens.

L’intervention du premier ministre ne tombe pas à plat pour autant.

  • Surmonter la résistance à la taxe sur le carbone est un long processus.
  • Il a fallu 10 ans au Canada pour y arriver.  

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Des preuves à faire

Le modèle canadien défendu par Justin Trudeau n’est toutefois pas sans failles. Il est même porteur de contradictions majeures.

La plus évidente est le refus du gouvernement canadien d’imposer un plafond à la production de gaz et de pétrole, dont la croissance continue s’appuie sur des subventions de l’État.

Mesurer l’efficacité du modèle canadien n’est pas possible. Du moins pas avant quelques années.

Les participants à la Cop26 à qui Trudeau vantait les mérites du modèle canadien seront sans doute curieux, lors des prochaines conférences, de voir si le Canada a réussi à stopper la hausse de ses émissions de carbone.

Cela dira si le modèle est à suivre.

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Composition du nouveau gouvernement Trudeau – voici l’essentiel

Publié le 26 oct. 2021
Composition du nouveau gouvernement Trudeau – voici l’essentiel

Le nouveau gouvernement Trudeau (Source: Gouverneure générale du Canada)

  • Justin Trudeau a dévoilé ce matin le cabinet de son troisième mandat. Il est composé de 38 ministres, dont la moitié sont des femmes. 
  • Parmi les surprises: la promotion de Mélanie Joly qui devient ministre des Affaires étrangères et l’arrivée d’Anita Anand au ministère de la Défense nationale.

Les principaux changements: 

Mélanie Joly, ex-ministre du Développement économique et des Langues officielles, remplace Marc Garneau aux Affaires étrangères – Marc Garneau quitte le gouvernement. 

Steven Guilbeault, ex-ministre du Patrimoine canadien, remplace Jonathan Wilkinson à l’Environnement.   

Anita Anand, ex-ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, remplace Harjit Sajjan à la Défense nationale. 

Jean-Yves Duclos, ex-président du Conseil du Trésor et ministre de la Famille remplace Patty Hajdu à la Santé. 

Pascale St-Onge, nouvellement élue, devient ministre des Sports et ministre responsable de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec.

Les ministres qui ont conservé leurs postes: 

  • Chrystia Freeland, vice-première ministre et ministre des Finances
  • Omar Alghabra, ministre des Transports
  • François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie
  • Carla Qualtrough, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l’Inclusion des personnes en situation de handicap
  • David Lametti, ministre de la Justice et procureur général du Canada
  • Diane Lebouthillier, ministre du Revenu national
  • Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire
Johanna Sabys
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Trudeau garde le cap sur la vaccination après sa réélection

Publié le 28 sept. 2021
  • Justin Trudeau affirme que la priorité d’Ottawa reste de gérer la pandémie. Son nouveau gouvernement imposera prochainement la vaccination aux employés fédéraux et aux Canadiens qui veulent voyager en avion ou en train.
  • Le premier ministre a aussi indiqué que Chrystia Freeland demeurera vice-première ministre et ministre des Finances dans son troisième gouvernement. La composition complète de son cabinet sera dévoilée le mois prochain. 

Le nouveau gouvernement Trudeau livrera un 3e discours du Trône pour lancer les travaux parlementaires.

  • Les députés devraient être de retour à la Chambre des communes en novembre. 
  • Le gouvernement libéral, toujours minoritaire, devra compter sur le soutien d’un parti d’opposition pour faire adopter ses projets de loi.

Les priorités du gouvernement fédéral n’ont pas changé. 

Le 3e gouvernement Trudeau compte rapidement: 

  • rendre la vaccination obligatoire pour les employés fédéraux et les Canadiens de 12 ans et plus qui souhaitent voyager en avion ou en train; 
  • imposer des peines criminelles à ceux qui harcèlent ou intimident les travailleurs de la santé; 
  • rembourser les provinces qui ont instauré un passeport vaccinal ou vont le faire; et 
  • mettre en place une preuve vaccinale que les Canadiens pourront utiliser lorsqu’ils voyagent à l’étranger.  

Justin Trudeau s’est aussi engagé à:  

  • gouverner pendant 4 ans supplémentaires: il ne déclenchera donc pas d’autres élections avant la fin de son nouveau mandat; et 
  • travailler avec les autres partis pour «livrer» des plans «ambitieux», notamment pour lutter contre la crise climatique. 
Johanna Sabys
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Les Libéraux promettent une «charte des droits» pour l’achat d’une première maison

Publié le 24 août 2021
Les Libéraux promettent une «charte des droits» pour l’achat d’une première maison

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau (Source: Facebook)

  • Justin Trudeau a dévoilé son plan pour le logement. Si son parti est reporté au pouvoir, le premier ministre veut instaurer une «charte des droits» pour les acheteurs d’une première propriété. Cette charte interdirait la négociation par offres à l’aveugle, qui favorise la surenchère, et elle garantirait la transparence des prix de vente récents des propriétés. 
  • En plus de cette charte, les libéraux ont dévoilé une série de mesures qui devraient favoriser l’accès au logement. 

Pour aider les locataires à devenir propriétaires, les libéraux veulent:

  • créer un compte d’épargne pour l’achat d’une première propriété, qui permettrait aux moins de 40 ans d’accumuler à l’abri de l’impôt jusqu’à 40 000 $ pour une mise de fonds;
  • réduire de 25% la prime imposée par la Société canadienne d’hypothèque et de logement pour l’assurance hypothécaire;
  • doubler le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (CIAPH), qui passerait de 5 000 $ à 10 000 $; et
  • investir 1 milliard $ pour créer des programmes de location avec option d’achat. 

Pour construire, maintenir ou rénover 1,4 million de logements:

  • doubler le financement du Fonds national de co-investissement pour la construction de logements abordables, qui passerait à 2,7 milliards $ sur 4 ans; 
  • créer un nouveau fonds «accélérateur du logement» de 4 milliards $ pour aider les grandes villes à construire 100 000 nouvelles propriétés pour la classe moyenne d’ici 2025; et
  • instaurer un crédit d’impôt pour la rénovation d’habitations multigénérationnelles.

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Pour limiter la spéculation:

  • L’achat de maison serait interdit aux non-résidents au cours des 2 prochaines années.
  • Une taxe «anti-flip immobilier» serait imposée sur les immeubles résidentiels qui ne seraient pas conservés par l’acheteur pendant au moins 12 mois.
Félix Côté
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Analyse POLITIQUE

Faut-il croire les politiciens en temps d’élection?

Publié le 20 août 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Faut-il croire les politiciens en temps d’élection?

[crédit photo: Tumisu | Pixabay]

  • En campagne électorale depuis à peine quelques jours, les partis politiques font surenchère de promesses. À les croire, des lendemains qui chantent nous attendent.
  • Le chef conservateur Erin O’Toole est celui qui est le plus prodigue de promesses. Il lui faut rattraper Justin Trudeau qui, depuis des mois, fait campagne depuis sa tribune gouvernementale.

Le premier ministre libéral a voulu cette élection à ce moment-ci, parce qu’il entrevoit sa réélection avec une solide majorité.

Une avance de quelque cinq points des intentions de vote le favorise.

Néanmoins, les électeurs veulent voir avant de s’engager.

  • Un Canadien sur deux est ouvert à l’idée d’un changement de gouvernement selon un sondage Léger.
  • Les Canadiens sont aussi divisés quant à savoir qui est le plus apte à mener le Canada vers un rétablissement économique.

Erin O’Toole a voulu d’entrée de jeu profiter de ce doute dans l’esprit des électeurs en présentant sa plateforme électorale dès le deuxième jour de la campagne.

Promesse phare, un million d’emplois pour récupérer en un an les emplois perdus dans la pandémie.

Tout y est dans les 180 pages de son «Plan de rétablissement du Canada»: environnement, financement de la santé, déclaration unique d’impôts pour les Québécois, même un rabais Covid-19 dans les restaurants.

Erin O’Toole s’inspire du «Petit livre rouge» de Jean Chrétien de 1993.

  • Après huit ans de gouvernement Mulroney marqué d’épisodes de corruption, il proposait aux électeurs un contrat moral en dévoilant ses intentions en début de campagne.

Ce plan conservateur porte l’empreinte d’Erin O’Toole.

  • Sa photo, sur une pleine page en couverture, nous dit que ce programme est le sien et qu’il n’est pas soumis à l’influence des factions climato-sceptiques et pro-vie de son parti.

Avec cette feuille de route claire, le chef conservateur espère éviter les pièges tendus à son prédécesseur, Andrew Scheer, en 2019.


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Les libéraux, pour leur part, publieront plus tard leur programme complet.

  • Leur stratégie est de continuer à dévoiler au jour le jour des promesses et des engagements.

Riches d’une cagnotte de 101 milliards $ pour la relance économique tirée du budget du printemps dernier, ils ont le luxe de promettre beaucoup.

Leur promesse phare est le financement de places de garderies à 10 $ par jour. Coût: 30 milliards $ en 5 ans.

Les conservateurs proposent plutôt un crédit d’impôt remboursable aux familles et ils annuleraient les ententes déjà signées avec certaines provinces.

On ne saurait trouver meilleure illustration des visions contrastées qui différencient ces deux partis.

  • L’un promet des services et l’autre, un chèque.

Ces engagements des conservateurs et des libéraux doivent être pris avec un grain de sel.

  • Reste à savoir en effet combien leur mise en œuvre coûtera.
  • Cette partie de l’exercice, encore à venir, peut faire toute la différence quant à la confiance que les électeurs accordent aux politiciens.

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Les électeurs ne sont pas dupes.

Ils savent bien qu’une campagne électorale est une opération de séduction où les policiers ne leur disent pas tout.

Ils savent qu’au lendemain des élections surviennent des reniements.

Au cours de ses six années au gouvernement, Justin Trudeau nous en a offert quelques-uns:

  • abandon de la réforme du mode de scrutin;
  • réduction des subventions aux pétrolières devenue augmentation;
  • contrôle limité des armes à feu.

La sagesse populaire, un brin cynique, ne dit-elle pas que les promesses électorales sont comme la météo? On ne peut pas toujours s’y fier.

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Élections fédérales: les Canadiens voteront le 20 septembre

Publié le 15 août 2021
Élections fédérales: les Canadiens voteront le 20 septembre

Justin Trudeau (Source: YouTube)

  • Le premier ministre a obtenu l’aval de la gouverneure générale Mary Simon pour dissoudre le Parlement et lancer, à mi-mandat, la 44e campagne électorale fédérale. 
  • Les Canadiens seront appelés à voter le 20 septembre. Justin Trudeau a justifié sa décision en expliquant que le pays traverse une crise «historique», et que la population a son «mot à dire». 

Pourquoi Trudeau a-t-il déclenché des élections?  

  • Le premier ministre dit qu’il veut que les Canadiens choisissent comment le pays doit sortir de la crise sanitaire et rebâtir son économie. 
  • Le gouvernement Trudeau souhaite obtenir un 3e mandat consécutif.
  • Les libéraux espèrent retrouver une position majoritaire à la Chambre des communes – ils étaient majoritaires après les élections de 2015, mais ils ont perdu cette majorité aux élections de 2019. 

Avant la dissolution du Parlement le 15 août:  

  • le Parti libéral avait 155 députés (il en faut 170 pour avoir la majorité); 
  • le Parti conservateur avait 119 députés; 
  • le Bloc québécois, 32; 
  • le NPD, 24; 
  • le Parti vert, 2; 
  • 5 députés étaient indépendants et 1 siège était vacant.  

Les dates à retenir:  

  • Le Face-à-Face 2021 sur TVA: le jeudi 2 septembre de 20h à 22h
  • Débat des chefs en français: le 8 septembre de 20h à 22h
  • Débat des chefs en anglais: le 9 septembre de 21h à 23h
  • Vote par anticipation: du 10 au 13 septembre
  • Vote dans les bureaux des 338 circonscriptions fédérales: le 20 septembre

Vote par correspondance: les Canadiens peuvent faire une demande en ligne [ici] pour voter par la poste avant le 14 septembre. 


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Points forts des programmes et engagements des partis:

Les libéraux sont en tête dans le dernier sondage Léger: 

  • le PLC de Justin Trudeau réunit 35% des intentions de vote; 
  • le PCC d’Erin O’Toole, 30%; 
  • le NPD de Jagmeet Singh, 19%;  
  • le Bloc d’Yves-François Blanchet – qui ne présente des candidats qu’au Québec, 7%; 
  • les Verts menés par Annamie Paul, 5%; et 
  • le Parti populaire du Canada de Maxime Bernier, 3%.
Johanna Sabys
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Ottawa promet 5 milliards $ à Terre-Neuve pour terminer une centrale hydroélectrique

Publié le 29 juil 2021
  • Le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial de Terre-Neuve-et-Labrador ont conclu un accord concernant le projet de centrale hydroélectrique Muskrat Falls: Ottawa offrira 5,2 milliards $ pour compenser les retards et dépassements de coûts de ce projet. 
  • Ces coûts ont plus que doublé depuis l’annonce du projet en 2012. Sans compensation du fédéral, les tarifs de l’électricité dans la province risquaient d’augmenter de 75% pour couvrir les coûts de Muskrat Falls.