Banques

Nouvelles, données, résultats financiers et tendances concernant les banques canadiennes [voir aussi Finances personnelles, Investissements, Prévisions économiques]

Les institutions financières canadiennes commencent à hausser leurs dividendes

Publié le 8 nov. 2021
Les institutions financières canadiennes commencent à hausser leurs dividendes

(Source: Unsplash)

  • Le Bureau du surintendant des institutions financières a levé récemment les restrictions qui empêchaient les institutions financières canadiennes de racheter leurs actions en bourse et d’augmenter leurs dividendes.
  • Manuvie et Sun Life ont été les deux premières à annoncer qu’elles rehaussaient leurs dividendes: elles verseront à leurs actionnaires un dividende 18% plus élevé dans le cas de Manuvie et 20% plus élevé dans le cas de Sun Life. 

Manuvie (TSX: MFC) fait passer son dividende de 28 cents à 33 cents par action, alors que celui de Sun Life (TSX: SLF) passe de 55 cents à 66 cents. Manuvie en a fait l’annonce vendredi et Sun Life, aujourd’hui.

Le prix des actions de ces deux assureurs n’a pas subi de variation importante suite à ces annonces, mais il a augmenté de manière importante depuis un an:

  • Manuvie: 19%
  • Sun Life: 21%

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Les restrictions qui les empêchaient de hausser leurs dividendes avaient été mises en place pour que les institutions financières canadiennes préservent leur capital pendant la pandémie et puissent continuer à accorder des prêts.

Les six grandes banques canadiennes ont de fortes chances d’annoncer prochainement, elles aussi, une hausse importante de leurs dividendes et la reprise de leur programme de rachat d’actions.

  • Elles ne devraient toutefois pas le faire avant d’avoir annoncé leurs résultats trimestriels fin novembre ou début décembre. 
Félix Côté
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Cop26: 450 institutions financières promettent la carboneutralité d’ici 2050

Publié le 4 nov. 2021
  • Des centaines d’acteurs financiers du secteur privé provenant de 45 pays se sont engagés mercredi à réduire leurs émissions de GES de moitié d’ici 2030 et à atteindre la carboneutralité d’ici 2050.
  • Desjardins, la Caisse de dépôt et placement du Québec et les 5 plus grandes banques canadiennes font partie des institutions qui ont rejoint l’alliance pilotée par Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada, qui agit en tant qu’émissaire de l’ONU à la Cop26.

100 milliards $ sur 30 ans, c’est le budget qui était jugé nécessaire par l’ONU pour décarboner l’économie mondiale.

La Glasgow Financial Alliance for Net Zero a dépassé cet objectif et dispose finalement de 130 milliards $.

Mais cette alliance n’empêche pas les institutions d’investir dans les énergies fossiles.

  • Et elle n’a pas réussi à rallier les banques chinoises, indiennes ni russes.
Johanna Sabys
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Bientôt une hausse majeure des dividendes des banques canadiennes?

Publié le 20 oct. 2021
Bientôt une hausse majeure des dividendes des banques canadiennes?

(Source: Jude Beck/Unsplash)

  • Les dividendes que versent à leurs actionnaires les grandes banques canadiennes pourraient augmenter de manière importante, jusqu’à 25%, selon la firme torontoise d’investissement Hamilton Capital Partners.
  • Les restrictions imposées aux grandes banques canadiennes depuis mars 2020, qui les empêchent d’augmenter leurs dividendes, devraient être levées ce trimestre, croit Hamilton. 

Pour préserver les liquidités à court terme des grandes banques canadiennes, le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) leur interdit depuis mars 2020 de hausser leurs dividendes. 

  • Cette mesure devait protéger les banques d’une vague de défauts de paiement qu’aurait pu causer la pandémie de Covid-19.
  • Mais cette vague ne s’est jamais produite. 

Résultat: les grandes banques canadiennes disposent désormais d’un peu plus de 21 milliards $ de provisions sur leurs prêts.

Ces mesures auraient dû être levées il y a 2 trimestres, a indiqué Hamilton Capital Partners, pour qui le secteur bancaire canadien n’a jamais été en aussi bonne posture pour verser des dividendes.

  • Au dernier trimestre, les banques canadiennes ont affiché des profits de 15 milliards $, soit 23% de plus qu’avant la pandémie.

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Félix Côté
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Au tour de Desjardins d’abolir les commissions sur les transactions boursières

Publié le 13 sept. 2021
Au tour de Desjardins d’abolir les commissions sur les transactions boursières

[Source: Disnat]

  • Desjardins Courtage en ligne (Disnat) vient d’éliminer la commission de 6,95 $ que ses clients devaient payer sur les transactions d’actions et de FNB canadiens et américains.
  • La plateforme rejoint ainsi la courte liste des plateformes de courtage en ligne au Canada qui ne réclament aucuns frais de transaction. 

Au Canada, 2 autres courtiers permettent déjà de négocier sans frais des actions et des FNB:

  • Wealthsimple Trade a été le premier à le faire dès son lancement en 2019.
  • Banque Nationale Courtage direct a été le premier courtier en ligne d’une grande banque canadienne à abolir ses frais de transaction, à la fin d’août. 

Les autres courtiers en ligne facturent des frais qui oscillent entre 5 $ et 10 $ par transaction [détails dans notre article sur les frais facturés par les courtiers en ligne au Canada].

  • Mais plusieurs experts disent que c’est une question de temps avant que les autres courtiers en ligne offrent eux aussi la gratuité pour les transactions.
  • Déjà, certaines plateformes, comme BMO Ligne d’action de la Banque de Montréal, permettent d’acheter certains FNB sans payer de frais de transaction. 

Si la tendance se maintient, ce que l’on appelait auparavant le courtage à escompte pourrait bientôt devenir du courtage gratuit.

Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Voici comment enrichir les jeunes familles

Publié le 27 août 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Voici comment enrichir les jeunes familles

[photo: Emil Kalibradov | Unsplash]

  • Le premier ministre sortant Justin Trudeau propose de taxer les banques à 3% de plus. Il veut aussi distribuer encore plus de milliards avec un super CELI aux stéroïdes destiné aux premiers acheteurs de maison.
  • Pour redonner de l’argent aux jeunes familles, il y a mieux à faire. Voici une idée qui réussirait vraiment à regarnir le bas de laine des Canadiens.

D’abord, parlons un peu de la proposition des libéraux fédéraux taxer les banques à 3% de plus.

Pas fous les banquiers: ils trouveront rapidement un moyen de contenir cette hausse probable.

Je ne suis pas inquiet pour eux.

Ils financent généreusement TOUS les partis politiques et ont des lobbyistes dans toutes les craques de plancher des parlements du pays.

3% de plus, à première vue, ça semble peu.

Mais, étant donné le montant des profits des banques canadiennes, il est question de milliards $ annuellement.

Pas grave:

  • Les banquiers n’auront qu’à augmenter les frais et pénalités en répartissant généreusement ces augmentations dans leurs centaines de produits et services financiers.
  • Les milliards que le fédéral obtiendra proviendront directement de la poche des clients.
  • Autrement dit, cela deviendra une autre taxe déguisée.

Pour avoir un effet inverse et durable, le fédéral pourrait plutôt plafonner les taux d’intérêt des prêts personnels, ainsi que celui des cartes de crédit.

Parce que c’est actuellement le crédit à la consommation qui pèse le plus lourd sur le budget des familles.

Avec 76,2 millions de cartes de crédit Visa et MasterCard en circulation au Canada, ces cartes sont un des instruments de paiement préférés des citoyens.

Mais elles créent un problème majeur pour l’accès à une première maison.

Les soldes impayés affectent lourdement le dossier de crédit et le pointage de la cote de solvabilité personnelle.

Si vous avez 10 000 $ en solde impayé sur une carte de crédit à 19,99%:

  • En remboursant un solde minimum requis de 300 $, vous mettrez 4 ans et 2 mois pour retirer ce boulet de votre pied.
  • Le total des intérêts payés sera de 4 714 $, en plus du capital de 10 000 $. [source: calculatrice de paiement de carte de crédit]
  • Or ce sont des dollars APRÈS IMPÔT.

Dans ces conditions, avec un taux d’intérêt aussi élevé, il devient presque impossible de se sortir de l’endettement chronique.


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Plafonner le taux des cartes de crédit, ça presse!

Je crois qu’il est souhaitable de limiter le taux d’intérêt des cartes de crédit:

  • soit à un multiple du taux préférentiel, disons 3 fois – en ce moment, le taux préférentiel est de 2,45%; 3 x 2,45% = 7,35%;
  • soit à 4% de plus que l’inflation; le taux annuel de l’IPC en pourcentage de variation sur 12 mois est de 2,6%;  2,6% + 4% = 6,6%.

Le plus bas des deux taux s’appliquerait et serait le MAXIMUM que les banques pourraient faire payer.

Ce serait déjà généreux pour les émetteurs de cartes et les institutions prêteuses, et cela apaiserait les clients.


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Vous me trouvez idéaliste?

Je vous rappelle que le rendement annuel moyen sur les actions des grandes banques canadiennes est rarement inférieur à 14%.

Ce qui est scandaleux, c’est de constater l’écart actuel entre le taux moyen des cartes de crédit et le taux directeur de la Banque du Canada.

  • Le taux des capitaux prêtés entre les banques n’est que de 0,25%.
  • Une carte de crédit offrant un taux de 19,99% correspond techniquement à un gain de 19,74%.
  • Mais, rapporté au coût de capital, ce gain donne une marge brute de presque 7800%.

Si les politiciens souhaitent vraiment faciliter l’accès à la propriété, il faut regarder du côté des abus dans la distribution du capital et les intérêts facturés aux consommateurs.

Alléger le fardeau de l’endettement serait un grand pas en avant.

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La Banque Nationale achète la «fintech» montréalaise Flinks

Publié le 25 août 2021
La Banque Nationale achète la «fintech» montréalaise Flinks

(Source: Flinks)

  • L’entente conclue le 9 juillet a été dévoilée mercredi en même temps que les résultats trimestriels de la Banque Nationale. La banque devient actionnaire majoritaire de Flinks. 
  • En achetant Flinks, une jeune entreprise qui se spécialise dans l’agrégation et la distribution de données financières, la banque veut se «positionner dans un marché en forte croissance», selon Louis Vachon, président et chef de la direction de la Banque Nationale, et améliorer son expérience client.

Fondée en 2016, Flinks offre des solutions technologiques dans le secteur financier. 

  • Selon son compte Linkedin, elle compterait environ 140 employés.
  • Equifax, Wealthsimple et le service canadien de type «acheter maintenant, payer plus tard» Paybright sont parmi les clients que l’entreprise affiche sur son site web.

La Banque Nationale possédera 80% des parts de Flinks lorsque la transaction sera conclue en septembre, au coût de 103 millions $ ‒ dont 30 millions $ seront injectés dans l’entreprise.

  • La banque possédait déjà 28% de Flinks depuis un premier investissement fait il y a un an. 
  • On peut supposer qu’environ 70 millions $ serviront à acheter des parts d’autres actionnaires existants, notamment des fonds de capital de risque.
Félix Côté
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Les libéraux veulent taxer davantage les banques

Publié le 25 août 2021
Les libéraux veulent taxer davantage les banques

Le premier ministre sortant Justin Trudeau (Source: Parti libéral du Canada)

  • Justin Trudeau s’est engagé aujourd’hui à augmenter de 3% le taux d’imposition des «grandes institutions financières».
  • Le chef libéral prévoit aussi d’établir un «dividende de la relance» financé par les grandes banques et les compagnies d’assurance qui, dit-il, «se sont très bien portées» pendant la pandémie. 

Il est temps d’en «demander un peu plus» aux banques et aux compagnies d’assurance, a affirmé cet après-midi le premier ministre sortant à Vancouver, en Colombie-Britannique. 

  • «Les Canadiens ont fait des sacrifices», souligne-t-il, et ces institutions «doivent aussi faire partie de la solution».

S’il est réélu, son gouvernement: 

  • ferait passer le taux d’imposition des banques de 15% à 18% sur la part de leurs profits qui dépasse 1 milliard $ par an; et
  • obligerait les grandes banques et les compagnies d’assurance à verser au gouvernement un «dividende de la relance». 

Selon les libéraux, ces 2 mesures rapporteraient au moins 2,5 milliards $ par an. 

  • Le PLC s’engage à ce qu’elles soient en vigueur dès l’an prochain et pendant 4 ans. 

Avec ces 2,5 milliards $ annuels, Trudeau compte financer son programme, et notamment permettre aux Canadiens de «devenir propriétaires plus tôt». 

Johanna Sabys
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Quels courtiers en ligne offrent des transactions boursières gratuites?

Publié le 23 août 2021
Quels courtiers en ligne offrent des transactions boursières gratuites?

(Source: Burak K | Pexels)

  • Banque Nationale Courtage direct et Desjardins Courtage en ligne ont récemment éliminé les frais de 6,95$ que leurs services facturaient jusqu’ici pour l’achat et la vente d’actions et de FNB canadiens et américains. 
  • Ces services ont ainsi rejoint Wealthsimple Trade, la seule autre plateforme de courtage en ligne au Canada qui ne réclamait aucuns frais de transaction. Les autres services appliquent encore chacun leur propre tarification.

L’absence de frais de transaction est devenue un argument de marketing important pour séduire les investisseurs autonomes, notamment les jeunes investisseurs qui tendent à faire davantage de transactions.

  • Aux États-Unis, l’application de courtage Robinhood a popularisé les transactions boursières à frais zéro.

Pour l’instant, au Canada, les services de courtage en ligne des banques facturent encore des frais pour chaque transaction de vente ou d’achat d’actions ou de fonds négociés en bourse.

  • BMO Ligne d’action: 9,95 $
  • Courtage à escompte Banque Laurentienne: 9,95 $
  • HSBC InvestDirect: 6,88 $
  • Placements directs TD: 9,99 $
  • Pro-Investisseurs CIBC: 6,95 $
  • RBC Placements en direct: 9,95 $
  • Scotia iTrade: 9,99 $

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Les autres courtiers disponibles au Canada facturent aussi des frais de transaction. 

  • Canaccord Genuity Direct: 9,99 $
  • Interactive Broker: 0,8 ¢/action (maximum 0,5 % de la valeur de la transaction)
  • Investisseur Qtrade: 8,75 $
  • Questrade: 1 ¢/action (minimum 4,95 $  – maximum 9,95 $)
  • Virtual Brokers: 1 ¢/action (minimum 1,99 $  – maximum 7,99 $)

Cependant, certains courtiers offrent des tarifs réduits ou ne facturent aucuns frais pour transiger une sélection de FNB. 

[Lire aussi: Quels sont les meilleurs courtiers en ligne au Canada? Le classement 2021 de MoneySense]

Félix Côté
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Fuite de données: un nouvel employé de Desjardins est visé par l’enquête

Publié le 3 août 2021
  • De nouveaux documents révèlent qu’un ancien directeur de comptes de Desjardins à La Pocatière entretenait des liens avec les courtiers et les prêteurs privés qui auraient acheté une partie des données volées. 
  • Entre 2017 et 2019, les données de millions de membres Desjardins ont été revendues, jusqu’à 1,50 $ par nom, à des sociétés de prêt en quête de nouveaux clients, selon les documents policiers déposés en cour rendus publics lundi. 

Depuis le début de l’enquête, Sébastien Boulanger-Dorval était le seul employé de Desjardins cité dans l’affaire de la fuite de données. 

On sait maintenant que les enquêteurs soupçonnent un autre employé.  

  • Julien Ouellet, un ancien directeur de compte au Centre des entreprises de La Pocatière, est soupçonné d’avoir envoyé des données confidentielles de Desjardins à des sociétés de prêts privées. 
  • L’ancien employé avait travaillé pour l’un des prêteurs visés par l’enquête. 
  • Chez Desjardins, il avait parmi ses clients la firme Prêt Argent 500 – l’une des sociétés qui auraient acheté des noms volés.  

De 40 cents à 1,50 $ par nom:

  • Dans le bureau de Sébastien Boulanger-Dorval, l’employé identifié comme le principal responsable du vol de données, Desjardins a trouvé en 2019 des notes indiquant des prix à l’unité pour la vente de nom.
  • En mai, l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec a indiqué qu’un des suspects de l’enquête avait payé 1 $ par nom pour les 50 000 premiers noms, puis 40 cents par nom pour au moins 100 000 autres. 

Près de 10 millions de victimes:   

  • En 2019, Desjardins indiquait que 2,9 millions de clients avaient été touchés.
  • Mais fin 2020, le rapport de la Commission d’accès à l’information dénombrait 9,7 millions de victimes – dont 7 millions au Québec. 

Jusqu’ici, aucun suspect visé par l’enquête ne fait l’objet d’accusations criminelles.

Johanna Sabys
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Pourquoi les banques canadiennes affichent d’aussi bons résultats actuellement

Publié le 30 mai 2021
Pourquoi les banques canadiennes affichent d’aussi bons résultats actuellement

(Source: Unsplash)

  • L’avenir s’annonçait sombre pour les banques canadiennes au début de la pandémie, mais leurs derniers résultats financiers montrent que les principaux risques qu’elles craignaient ne se sont pas réalisés. 
  • 5 des 6 principales banques canadiennes ont annoncé ces derniers jours de solides résultats pour le trimestre qui s’est terminé au 30 avril: ils reflètent des signaux plutôt positifs pour l’économie du pays.

Le bénéfice net des grandes banques a plus que doublé par rapport au même trimestre l’an dernier:

  • Banque Royale: 4 milliards $ (x 2,7 – ou 2,7 fois plus que l’an dernier)
  • Banque TD: 3,7 milliards $ (x 2,4)
  • Banque de Montréal: 2,1 milliards $ (x 2,9) 
  • Banque CIBC: 1,7 milliard $ (x 4,2)
  • Banque Nationale: 800 millions $ (x 2,1)

La dernière des 6 grandes banques, la Banque Scotia doit dévoiler ses résultats en début de semaine.


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Plusieurs facteurs expliquent ces très bons résultats.

  • Le gouvernement fédéral a fortement soutenu l’économie canadienne. Cela a limité le risque de défaut de remboursement des prêts que les banques avaient accordés. 
  • La reprise économique va bon train au pays. Les banques ont ainsi pu reprendre, au dernier trimestre, une partie des provisions qu’elles avaient mises de côté l’an dernier pour faire face à une éventuelle hécatombe économique. 
  • La forte activité immobilière que connait le pays depuis le début de la pandémie et la croissance des prix de l’immobilier rapportent beaucoup d’argent grâce aux prêts hypothécaires que les banques émettent.

Un analyste du Globe and Mail notait cette fin de semaine que l’amélioration des résultats financiers des banques augmente les chances d’une prochaine hausse des dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires.

Félix Côté
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La startup montréalaise Wingocard lance une appli bancaire et une carte de débit pour les ados américains

Publié le 19 mai 2021
La startup montréalaise Wingocard lance une appli bancaire et une carte de débit pour les ados américains

(Source: Wingocard)

  • Wingocard permettra aux parents américains de verser des fonds de leur propre compte à leurs enfants de 13 ans et plus. 
  • Les adolescents pourront ensuite gérer leur pécule dans une application bancaire conçue pour eux, et faire eux-mêmes des achats avec une carte de débit Visa.

Selon Wingocard, ce mécanisme devrait contribuer à l’éducation financière des adolescents.

L’entreprise a récemment levé 2 millions $ pour financer son application.

  • Cette deuxième ronde s’ajoutait à une première ronde de 2 millions $ à l’été 2020.
  • Le financement de Wingocard vient de fonds de capital de risque, dont un alimenté par Power Corp., et d’anges investisseurs québécois. 
Félix Côté
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Les courtiers à escompte les moins chers au Canada? Banque Nationale Courtage direct en tête, selon Surviscor

Publié le 12 mai 2021
Les courtiers à escompte les moins chers au Canada? Banque Nationale Courtage direct en tête, selon Surviscor

(Source: Unsplash)

  • La plateforme de courtage en ligne de la Banque Nationale arrive au sommet d’une liste de 15 plateformes dédiées à l’investissement en ligne, classées selon les frais qu’elles perçoivent de leurs clients. Ce classement a été réalisé par la compagnie torontoise Surviscore, qui se spécialise dans la comparaison et l’évaluation de services numériques.  
  • Banque Nationale Courtage direct est suivi de Wealthsimple Trade, Desjardins (Disnat) Courtage en ligne, HSBC InvestDirect et Pro-Investisseurs CIBC.

Surviscor a évalué les plateformes en fonction des divers frais qu’elles perçoivent, notamment pour les transactions, pour accéder à de l’information ou des données, les frais d’intérêt perçus sur les prêts sur marge, et les frais généraux.

  • Les plateformes ont été évaluées en mesurant le retour sur investissement de ces frais, selon 5 profils d’investisseur différents.

Banque Nationale Courtage direct a obtenu le meilleur score: 92%.   

  • Son service se démarque en offrant la possibilité d’acheter et de vendre sans frais tous les fonds négociés en bourse nord-américains traditionnels. 

[Mise à jour au 24 août 2021: BN Courtage direct vient de supprimer les frais de transaction sur toutes les actions et les FNB du Canada et des États-Unis. Voir note article Quels courtiers en ligne offrent des transactions boursières gratuites?]

Surviscor observe cependant que les plateformes qui ne prélèvent aucuns frais de transaction ne sont pas nécessairement les meilleures options:

  • Elles auraient tendance à facturer d’autres frais moins perceptibles, par exemple des frais de conversion de devise. 
  • Le temps de traitement des transactions peut aussi y être moins rapide.

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Classement complet: 

1. Banque Nationale Courtage direct (95%)

2. Wealthsimple Trade (85%)

3. Desjardins (Disnat) Courtage en ligne (82%)

4. HSBC InvestDirect (76%)

5. Pro-Investisseurs CIBC (75%)

6. Investisseur Qtrade (60%)

7. RBC Placements en Direct (53%)

7. Scotia iTRADE (53%)

7. Courtage à escompte Banque Laurentienne (53%)

7. Placements directs TD (53%) 

11. BMO Ligne d’action autogéré (52%)

12. Virtual Brokers (50%)

13. Questrade (45%)

14. Canaccord Genuity Direct (42%)

15. Interactive Brokers (25%)

[Mise à jour en juin 2021: MoneySense a publié son classement des meilleurs services de courtage au Canada]

Félix Côté
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