Enfants

Nouvelles, données et tendances qui peuvent concerner les enfants, particulièrement d’un point de vue politique, économique ou technologique, et avec une perspective québécoise [voir aussi: Éducation, Femmes, Jeux vidéo, Médias sociaux]

Garderies: Québec hausse le salaire des éducatrices dès maintenant

Publié hier
Garderies: Québec hausse le salaire des éducatrices dès maintenant

(Source: Gabe Pierce / Unsplash)

  • Le gouvernement Legault augmente de 10% à 12% à compter d’aujourd’hui le salaire des 50 000 éducatrices des CPE et des garderies subventionnées. 
  • Selon la présidente du Conseil du trésor Sonia LeBel, «il y a urgence»: elle affirme que le gouvernement ne peut pas attendre la fin des négociations en cours pour offrir de meilleures conditions salariales aux éducatrices. 

Québec espère retenir et recruter des éducatrices. 

  • L’accès aux CPE et le développement de nouvelles places en garderies sont compromis par la pénurie d’éducatrices, déplore Sonia LeBel. 

Une «première bonification salariale» entre en vigueur dès aujourd’hui, alors que les grèves se poursuivent à travers la province.

Ces premières hausses coûteront 132 millions $ par an au Trésor public.

Au 1er avril 2022, les éducatrices qualifiées se voient proposer, par rapport à leur salaire d’avant la bonification d’aujourd’hui, des hausses de:  

  • 12% pour celles qui travaillent 32h par semaine – soit 21 $ l’heure au 1er échelon et 28 $ l’heure au dernier;
  • 17% pour celles qui travaillent 40h par semaine – soit 22 $ l’heure au 1er échelon et 29 $ l’heure au dernier; et 
  • 9% pour les éducatrices non qualifiées. 

La négociation des conventions collectives n’est pas terminée.  

  • Québec a présenté l’annonce d’aujourd’hui comme une «mesure temporaire»: une partie des augmentations proposées sont mises en application dès aujourd’hui.
  • Ces premières bonifications seront ajustées à la hausse à la signature du prochain contrat de travail.
Johanna Sabys
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Ottawa devrait protéger les enfants de la publicité des influenceurs, selon Option consommateurs

Publié le 7 oct. 2021
Ottawa devrait protéger les enfants de la publicité des influenceurs, selon Option consommateurs

(Source: Unsplash)

  • Le marketing d’influence manque de transparence et crée de la confusion, surtout chez les moins de 13 ans, croit Option consommateurs.
  • L’OSBL suggère que le gouvernement fédéral légifère davantage en la matière pour unifier les symboles qui servent à identifier une publicité et pour interdire les publicités en ligne destinées aux moins de 13 ans. 

Le marketing d’influence est une forme de marketing qui s’appuie sur l’influence et la portée de personnalité publiques pour promouvoir une marque, un produit ou un service. 

Selon les lois canadiennes, le marketing d’influence ne doit pas permettre de faire de la publicité trompeuse. 

  • Les influenceurs qui font la promotion d’une marque ou d’un produit sur le web identifient normalement leur message d’un symbole, représenté par un mot-clic, tel que «ad», «pub» ou «sponsored», précédé d’un signe #. 

Mais il manque d’uniformité entre les symboles proposés par les Normes de la publicité et ceux proposés par certains réseaux sociaux, selon le rapport de recherche Marketing d’influence: la publicité à l’ère des médias sociaux, rédigé par Option consommateurs (OC). 

  • Chez les adultes, les nuances entre les mots-clics utilisés en ligne ne sont pas très bien comprises par tous, note le rapport. 
  • Il faudrait uniformiser les symboles servant à identifier une publicité.

Les moins de 13 ans sont encore plus à risque, selon OC, qui suggère d’interdire toute forme de publicité leur étant destinée. 

  • Pour les enfants, la notion de publicité est abstraite, mais elle a tout de même une forte influence sur eux, souligne le rapport.
  • De plus, dans le cadre de l’étude menée par OC, peu d’enfants ont reconnu des symboles identifiant une publicité, tels que #ad ou #pub.

Le rapport note que le Québec est la seule province canadienne à s’être doté de dispositions pour protéger les consommateurs des publicités en ligne, notamment l’interdiction de la publicité destinée aux enfants. 

Félix Côté
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Pourquoi caviarder des documents sur la qualité de l’air dans les écoles?

Publié le 5 oct. 2021
Pourquoi caviarder des documents sur la qualité de l’air dans les écoles?

(Source: Pixabay)

  • Le ministère de l’Éducation a masqué par des zones grises les deux tiers de ses échanges avec la Santé publique dans des documents qu’il a récemment envoyés à Radio-Canada. 
  • Les partis d’opposition se sont indignés hier à l’Assemblée nationale du manque de transparence du gouvernement Legault, alors qu’on pouvait raisonnablement penser que tout avait été dit cette année sur la qualité de l’air des classes québécoises. 

Qu’est-ce que le ministre de l’Éducation cache aux Québécois?

  • C’est ce qu’a demandé hier le porte-parole du Parti libéral en matière de famille, Marc Tanguay, à l’Assemblée nationale. 
  • Sur les 27 pages de documents, des «blocs entiers [sont] caviardés: ça n’a pas de bon sens», dit-il. 

Les quelques lignes encore visibles ne permettent pas de répondre à cette question, selon Radio-Canada. 

Le Parti libéral et le Parti québécois demandent à nouveau que la Commission de la culture et de l’éducation interroge les membres du ministère de l’Éducation et de la Santé publique au cœur de cette affaire. 

Le ministre de l’Éducation n’a pas expliqué le caviardage

À l’Assemblée nationale, Jean-François Roberge s’est contenté hier de souligner: 

  • que la qualité de l’air est «tout à fait acceptable» dans 90% des classes; et
  • que des lecteurs de CO2 sont en train d’être installés dans toutes les écoles.

5 mois pour accéder à des documents publics

  • Radio-Canada indique avoir demandé les documents début avril. 
  • Le ministère lui a envoyé les documents caviardés le 21 septembre. 
  • Or le gouvernement a l’obligation légale de répondre sous 30 jours à une demande d’accès à des documents publics.
Johanna Sabys
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Des tests de dépistage rapide dans toutes les écoles dès lundi

Publié le 4 oct. 2021
Des tests de dépistage rapide dans toutes les écoles dès lundi

(Source: Alexandra Koch / Pixabay)

  • Des tests qui permettent de dépister la Covid-19 en 15 minutes par prélèvement nasal seront déployés dès le 11 octobre dans l’ensemble des écoles primaires et préscolaires du Québec. 
  • Le ministère de la Santé a toutefois souligné que ces tests rapides seront administrés dans chaque école seulement lorsque les membres de son personnel auront pu être formés. 

Dans certaines régions, les écoles disposent de tests depuis le 17 septembre: 

  • Mauricie-et-Centre-du-Québec, Estrie, Montréal, Outaouais, Laval, Lanaudière, Laurentides, Montérégie, et les MRC de Beauce-Sartigan, des Appalaches, des Etchemins et Robert-Cliche.

À compter du 11 octobre, toutes les régions sont concernées. S’ajouteront donc: 

  • Abitibi-Témiscamingue, Bas-Saint-Laurent, Capitale-Nationale, toutes les autres MRC de Chaudière-Appalaches, Côte-Nord, Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, Nord-du-Québec, Nunavik, Saguenay–Lac-Saint-Jean et Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Dans ces nouvelles régions, les parents des enfants qui fréquentent une école préscolaire ou primaire devront consentir à un éventuel dépistage en remplissant un formulaire transmis par l’école. 

  • Aucun test ne sera effectué sur un enfant sans le consentement de ses parents.

Si un enfant est testé positif en milieu scolaire:  

  • Les parents seront contactés par téléphone pour venir chercher l’élève qui devra s’isoler; et 
  • l’enfant devra passer un 2e test dans un centre de dépistage.
Johanna Sabys
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Garde en milieu familial: Québec hausse le revenu des responsables de 16%

Publié le 4 oct. 2021
Garde en milieu familial: Québec hausse le revenu des responsables de 16%

(Source: Pixabay)

  • À partir d’avril prochain, le gouvernement Legault bonifiera de 16% les subventions accordées aux responsables d’un service de garde (RSG) en milieu familial subventionné. 
  • Les RSG – qui offrent un service de garde public dans leur résidence privée – verront leurs revenus annuels augmenter de 38 000 $ à 44 000 $ pour 6 enfants, et de 41 000 $ à 47 000 $ pour 5 enfants et 1 poupon. 

Cette hausse concerne les 7800 RSG affiliées à la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), soit les trois quarts des RSG de la province. 

Québec avait déjà augmenté leurs subventions de 12% lors du renouvellement de leur convention collective à l’automne 2020. 

  • Avec la hausse supplémentaire annoncée aujourd’hui, les subventions des RSG auront donc augmenté de 28% en 1 an et demi.

Le gouvernement veut attirer du personnel dans le réseau des garderies.

  • Selon Québec, cette majoration permettra de maintenir, voire d’augmenter, l’offre de garde en milieu familial. 
  • Depuis 2014, le Québec a perdu 4000 places en milieu familial. 

Les négociations se poursuivent avec les CPE

En parallèle, Québec et la FIPEQ-CSQ négocient actuellement la prochaine convention collective des travailleuses des Centres de la petite enfance (CPE).

  • Le gouvernement doit faire une nouvelle offre cette semaine. 
  • De façon préventive, les CPE ont voté en faveur de 2 journées de grèves les 12 et 13 octobre prochain pour le cas où cette offre ne serait pas à la hauteur de leurs attentes. 

En juin dernier, Québec avait déjà annoncé un investissement de 200 millions $ sur 5 ans et une série de mesures pour créer des places en milieu familial [détails]. 

Dans 2 semaines, le ministre de la Famille Mathieu Lacombe doit déposer un projet de loi pour réformer le réseau de garderies et créer de nouvelles places.

Johanna Sabys
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Québec assouplit les mesures dans la culture, mais les renforce à l’école

Publié le 30 sept. 2021
Québec assouplit les mesures dans la culture, mais les renforce à l’école

(Source: Pixabay)

  • Le ministre de la Santé Christian Dubé doit annoncer aujourd’hui un allégement des règles sanitaires pour les personnes adéquatement vaccinées dans le milieu culturel, qui a été durement touché par la pandémie. 
  • En revanche, dans les régions les plus à risques, la santé publique recommande désormais d’élargir le port du masque pour les enfants du primaire et du préscolaire. 

Un peu d’air pour la culture 

La ministre de la Culture Nathalie Roy sera présente pour annoncer à 13h des allègements dans les salles de spectacles, les cinémas, et les arénas sportifs.

  • Selon la santé publique, ce sont des lieux où il y a très peu d’éclosions. 
  • Le nombre de spectateurs autorisés devrait notamment augmenter – ces salles peuvent accueillir actuellement jusqu’à 7500 personnes. 

Mais le port du masque s’étend chez les jeunes enfants.

Il devrait devenir obligatoire: 

  • dans les autobus scolaires au préscolaire pour les enfants de 4 et 5 ans, qui ne portaient pas de masque jusqu’ici; et 
  • pendant les cours d’éducation physique pour tous les élèves du primaire, lorsqu’ils ne peuvent pas maintenir une distance de 2 mètres entre eux.

Les régions concernées par ces mesures seraient: Montréal, Montérégie, Laval, Laurentides, Lanaudière, Estrie, Outaouais, Mauricie, Centre-du-Québec et quatre MRC de Chaudière-Appalaches.

Johanna Sabys
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Tous les enfants vaccinés d’ici février?

Publié le 28 sept. 2021
Tous les enfants vaccinés d’ici février?

(Source: Pixabay)

  • Le Québec sera prêt à vacciner les 5 à 11 ans dès que Santé Canada aura approuvé un vaccin pour cette tranche d’âge, assure le directeur national de santé publique Horacio Arruda.
  • Le vaccin anti-Covid de Pfizer pourrait être homologué au Canada d’ici la fin du mois prochain.

Pfizer devrait bientôt recevoir le feu vert:

  • L’entreprise a soumis les résultats de ses essais cliniques, et déposera prochainement une demande d’autorisation de son vaccin pour les 5 à 11 ans. 

Il s’agira du même vaccin que celui administré aux adultes.

Mais le dosage sera de 10 microgrammes par injection – contre 30 microgrammes pour les 16 ans et plus.

Au Québec, le Dr Arruda s’attend à ce que:  

  • la vaccination des 5 à 11 ans débute fin octobre ou début novembre; et
  • celle des 6 mois à 5 ans débute en janvier ou février.

C’est dans les écoles qu’il y a actuellement le plus grand nombre d’éclosions: 

  • 39% des éclosions actives sont en milieux scolaires; 
  • 37%, en milieux de travail; et 
  • 12%, en garderies.
Johanna Sabys
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Facebook met son projet d’Instagram pour enfants sur la glace, mais ne l’abandonne pas

Publié le 27 sept. 2021
Facebook met son projet d’Instagram pour enfants sur la glace, mais ne l’abandonne pas

[Source: Unsplash]

  • On sait depuis le printemps dernier que Facebook veut lancer une version d’Instagram destinée aux moins de 13 ans. Cette version ne contiendrait aucune publicité et serait mieux sécurisée que la version standard, destinée aux adolescents et aux adultes.
  • Mais devant les nombreuses critiques, Facebook a décidé de suspendre son projet. L’entreprise dit qu’elle veut «travailler avec des parents, des experts et des décideurs pour démontrer la valeur et la nécessité de ce produit».

L’argument de Facebook: un Instagram pour enfants permettrait de mieux encadrer les jeunes 

  • «Les enfants ont des téléphones de plus en plus jeunes, mentent sur leur âge et téléchargent des applications destinées aux 13 ans et plus», peut-on lire dans un billet de blogue écrit sur le site web d’Instagram.
  • Pour répondre à ces problèmes, «Instagram Kids» serait doté d’un contrôle parental et de la capacité de mieux vérifier l’âge des utilisateurs. 

Facebook suspend cependant son projet à la suite d’une série d’articles compromettants du Wall Street Journal

  • Selon ces articles, l’entreprise est bien consciente des effets potentiels négatifs d’Instagram sur la santé mentale des enfants.
  • Par exemple, Facebook dispose de données indiquant qu’Instagram a alimenté des problèmes d’image corporelle chez le tiers de ses utilisatrices adolescentes. 
  • L’entreprise se défend: ses recherches démontreraient que l’utilisation des réseaux sociaux par des jeunes a certes des effets négatifs, mais aussi des effets positifs. 

Aux États-Unis, les politiciens s’opposent au projet d’Instagram pour enfants:

  • Une quarantaine de procureurs généraux avaient déjà demandé à Facebook au printemps dernier de mettre un terme à son projet d’Instagram pour enfants. 
  • Le Sénat a convoqué Facebook à une audition qui doit avoir lieu ce jeudi. L’entreprise devra s’expliquer sur les craintes que suscite son projet.
Félix Côté
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Vaccins anti-Covid pour les enfants: que sait-on pour le moment?

Publié le 26 sept. 2021
Vaccins anti-Covid pour les enfants: que sait-on pour le moment?

(Source: Pixabay)

  • Pfizer et BioNtech ont affirmé la semaine dernière que leur vaccin anti-Covid était «sécuritaire, bien toléré et montrait une réponse robuste des anticorps» chez les enfants de 5 à 11 ans. 
  • Les premières informations présentées par les 2 entreprises sont jugées encourageantes, mais les données sont encore insuffisantes, à quelques semaines de l’approbation du vaccin pour cette tranche d’âge au Canada et aux États-Unis. 

Pfizer et BioNtech sont sur le point de soumettre une demande d’autorisation pour la vaccination des 5 à 11 ans à Santé Canada et à la Food and Drug Administration (FDA) américaine.

  • Mais, dans leur communiqué, les 2 entreprises n’ont offert aucune donnée. 
  • Il faudra attendre plusieurs jours voire semaines avant qu’une étude révisée par d’autres scientifiques ne soit publiée.

On sait pour l’instant que les doses testées sur les enfants sont de 10 microgrammes par injection – contre 30 microgrammes pour les 16 ans et plus.

  • Sur son site, le Dr Jeremy Faust explique que Pfizer et BioNtech ont certainement choisi des doses de 10 microgrammes – alors que 2 autres doses, plus élevées, avaient été envisagées – pour limiter les risques d’effets secondaires.   

Avec ce dosage, les 2 entreprises disent obtenir:  

  • une réponse immunitaire «solide»; et 
  • des effets secondaires «comparables» à ceux observés chez les 16 à 25 ans.

Cette étude de Pfizer et BioNtech porte sur 2268 enfants de 5 à 11 ans.

  • Mais les 2 entreprises mènent une autre étude sur 4500 enfants de 6 mois à 11 ans dans 4 pays, dont les États-Unis. 
  • Les résultats pour les 2 à 5 ans et les 6 mois à 2 ans devraient être publiés dès la fin de l’année.

Cette annonce aurait pu arriver au début de l’été

  • Mais en juillet, la FDA avait demandé à Pfizer et Moderna d’augmenter le nombre d’enfants testés dans leurs études pour augmenter les chances de détecter de rares effets secondaires.
  • C’est pourquoi Moderna a, pour ses essais encore en cours, recruté plus de 13 000 enfants séparés en 3 groupes d’âge, dont les 6 mois à 5 ans.

Une autorisation d’urgence dès fin octobre? 

  • Probablement: l’évaluation par la FDA du vaccin pour les 16 ans et plus avait pris à peu près un mois l’automne dernier. 
  • Au Québec, le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, avait indiqué il y a plusieurs semaines déjà que les enfants devraient pouvoir être vaccinés à partir de novembre ou décembre. 

À cause du variant delta, le nombre de cas a augmenté chez les enfants dans de nombreux pays ces derniers mois. 

Agence Science-Presse
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Québec s’attaque aux manifestations anti-vaccins

Publié le 22 sept. 2021
  • Le gouvernement Legault déposera demain une loi spéciale pour interdire les manifestations anti-vaccins devant les écoles et les hôpitaux.
  • Québec espère la faire adopter le jour même, mais devra pour cela obtenir l’aval de tous les députés. Le Parti libéral, le Parti québécois et Québec solidaire appuient déjà cette loi. Mais l’unique députée du Parti conservateur du Québec attend de voir sa portée avant de se prononcer.

Des lois interdisent déjà «d’empêcher quelqu’un d’accéder à des soins ou à l’éducation», rappelle la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault qui déposera demain le nouveau projet de loi.

  • Les sanctions pénales prévues dans ces domaines continueront d’exister.  

Mais Québec va proposer «quelque chose de plus fort» pour faire cesser «ces manifestations et ces formes d’intimidation», assure Geneviève Guilbault.

Le gouvernement s’inspire notamment d’une loi qui a interdit les manifestations devant les cliniques d’avortement.

Cette loi de 2016 interdit:

  • de manifester à moins de 50 mètres d’une clinique qui offre des services d’interruption volontaire de grossesse; et
  • de dissuader une femme de se faire avorter ou de contester ou condamner son choix.

L’opposition appuie le gouvernement:

  • La cheffe du Parti libéral Dominique Anglade veut agir «tout de suite» et croit qu’il est possible de régler cette question en 24h.
  • Selon le chef parlementaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois, il ne faut pas toucher au droit de manifester pour défendre des conditions de travail, mais les gens qui veulent «entraver l’accès à des soins de santé» et «dissuader des enfants de respecter les mesures sanitaires, ce n’est pas la même chose».
  • Le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon est aussi prêt à «collaborer sur toute la ligne», notamment pour éviter que Québec procède par décret.

Seule la députée conservatrice réserve sa réponse:

  • Claire Samson dit qu’elle n’est «pas contre le principe» d’une loi spéciale, mais qu’elle attend de voir le libellé du projet de loi.
  • La députée d’Iberville, expulsée de la CAQ en juin pour un don de 100 $ au Parti conservateur du Québec, croit que «tout le monde a le droit de manifester son désaccord dans la société québécoise».

Si Claire Samson s’oppose à la loi, Québec utilisera la procédure du bâillon pour que le projet de loi soit adopté à l’issue de débats écourtés.

Johanna Sabys
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Les enfants devraient pouvoir se faire vacciner d’ici la fin de l’année

Publié le 20 sept. 2021
Les enfants devraient pouvoir se faire vacciner d’ici la fin de l’année

Le vaccin de Pfizer s’appelle désormais Comirnaty (Source: Pixabay)

  • Pfizer et BioNtech affirment que leur vaccin anti-Covid est efficace, «sûr et bien toléré» par les enfants de 5 à 11 ans. Les deux entreprises vont soumettre «dès que possible» une demande d’autorisation pour la vaccination de cette tranche d’âge à Santé Canada.  
  • Le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, avait déjà indiqué que les enfants devraient normalement pouvoir être vaccinés à partir de novembre ou décembre – dès qu’un vaccin serait approuvé.

Les résultats préliminaires de Pfizer et BioNtech sont les premières données cliniques sur des enfants de 5 à 11 ans. 

  • Les essais de Moderna sur ce groupe d’âge sont encore en cours. 

Les doses testées sur les enfants sont de 10 microgrammes par injection – contre 30 microgrammes pour les 16 ans et plus.

Avec ce dosage, Pfizer et BioNtech disent obtenir:  

  • une réponse immunitaire «solide»; et 
  • des effets secondaires «comparables» à ceux observés chez les 16 à 25 ans.

Santé Canada pourrait accorder dès cet automne une autorisation d’urgence au vaccin Comirnaty – le nouveau nom du vaccin de Pfizer et BioNtech – pour les moins de 12 ans. 

  • Début août, Israël a été le premier pays à lui accorder une autorisation spéciale pour les 5 à 11 ans qui risquent des complications graves – avant même que les données cliniques ne soient publiées. 

Pfizer et BioNtech prévoient déjà de publier dès la fin de l’année des résultats pour les 2 à 5 ans et les 6 mois à 2 ans.

Johanna Sabys
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À défaut de capteurs de CO2, des échangeurs d’air dans les écoles

Publié le 17 sept. 2021
À défaut de capteurs de CO2, des échangeurs d’air dans les écoles

(Source: Pixabay)

  • Le ministère de l’Éducation a fait livrer 350 échangeurs d’air dans les classes de la province qui ont les pires ventilations. 
  • Ces échangeurs d’air doivent expulser l’air d’une pièce vers l’extérieur et faire entrer de l’air frais. Ils filtrent également l’air pour arrêter toutes sortes de particules liées à la pollution, le pollen et les virus. 

En avril, Québec avait publié un rapport sur la qualité de l’air dans les écoles. 

  • Dans 49% des 15 000 classes qui ont été testées, les concentrations de CO2 étaient au-dessus du plafond de 1000 parties par million (ppm) fixé comme limite maximale par Québec pour garantir une bonne qualité de l’air.
  • Dans 350 classes, les niveaux de CO2 dépassaient même 2000 ppm – ce sont ces classes qui viennent de recevoir les échangeurs d’air.  
Johanna Sabys
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