ENTREPRENEURS, GESTIONNAIRES, PROFESSIONNELS ENTREPRENEUR·ES et
PROFESSIONNEL·LES

Voici l’info qu’il vous faut:
pertinente, utile et brève

Recevez gratuitement du lundi au vendredi:

et un samedi par mois:

Votre adresse servira uniquement à vous envoyer nos infolettres. Vous ne recevrez pas de courriels publicitaires et vous pourrez vous désabonner en tout temps.

InfoBref vous est offert gratuitement grâce au soutien de:

Conseils pour vos FINANCES

Vendre en mai, racheter en octobre: faut-il sortir de la bourse l’été?

Publié le 3 mai 2024
Fabien Major
par Fabien Major
Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref
Vendre en mai, racheter en octobre: faut-il sortir de la bourse l’été?

[crédit photo: Roman Raizen | Unsplash]

  • Une cliente m’a récemment cité l’adage «Sell in May and go away» pour justifier son idée de vouloir vendre tous ses placements boursiers… même si elle n’a pas besoin d’argent maintenant, et que son horizon est de plus de 15 ans avant de devoir faire des décaissements.
  • La phrase est populaire parmi les investisseurs boursiers. Cependant, la stratégie qu’elle recommande – qui consisterait à vendre ses actions en mai pour les racheter en octobre – n’a vraiment rien d’infaillible.

Un examen des données historiques et des performances de certains secteurs démontre que cette maxime peut souvent mener à passer à côté d’opportunités importantes.

D’où vient l’idée de vendre ses actions en mai?

Le principe de vendre ses placements boursiers en mai et d’en racheter seulement à l’automne s’appuie sur une observation:

  • les marchés financiers tendent à être moins performants durant les mois d’été.

Cette tendance n’est cependant pas aussi marquée qu’on pourrait le penser.

Selon une étude du site Stock Trader’s Almanac, le rendement moyen de l’indice Dow Jones Industrial Average de novembre à avril serait effectivement supérieur à celui de mai à octobre.

Mais la différence n’est pas suffisamment importante pour justifier un désinvestissement total pendant la moitié de l’année.

L’été n’est pas toujours mauvais pour la bourse

Une analyse des rendements de l’indice S&P 500 sur plusieurs décennies montre que de nombreux étés ont connu de bonnes performances.

  • Par exemple, durant l’été 2020, en pleine pandémie, le S&P 500 a enregistré une hausse substantielle.

Cela montre que des facteurs exceptionnels peuvent contredire les tendances saisonnières.


Des conseils en finances personnelles, investissement, immobilier et consommation? C’est ce que vous offre chaque mois l’infolettre InfoBref Votre argent. Elle est gratuite: abonnez-vous ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite


Certains secteurs peuvent protéger des replis boursiers

Il y a des secteurs d’activité qui tendent à mieux performer que d’autres lorsque les indices globaux comme le S&P 500 connaissent des baisses.

Ces secteurs résilients offrent des occasions de croissance même pendant les périodes traditionnellement faibles.

Le secteur technologique a souvent défié les tendances baissières générales du marché durant les mois d’été.

  • Les entreprises de technologie – en particulier celles liées à l’internet, aux logiciels et, depuis peu, à l’intelligence artificielle – continuent de croitre en raison de l’innovation constante et de l’adoption rapide des nouvelles solutions numériques par les consommateurs et les entreprises.

Le secteur de la santé est généralement moins sensible aux fluctuations économiques saisonnières.

Les entreprises pharmaceutiques, biotechnologiques ou liées aux soins de santé tendent à maintenir des performances stables, parce que la demande pour les produits de santé et les innovations médicales est constante.

Les produits de consommation courante, tels que les aliments, les boissons et les articles ménagers, ont tendance à être moins affectés par les conditions économiques, car la demande pour ces produits est stable tout au long de l’année.


Découvrez les autres chroniques Conseils pour vos finances de Fabien Major publiées chaque mois dans InfoBref Votre argent. Pour recevoir gratuitement l’essentiel des nouvelles économiques et financières et nos chroniques d’experts en finances et consommation, inscrivez-vous gratuitement aux infolettres d’InfoBref ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite


Exemples de bonnes performances de secteurs résilients

Durant l’été 2021, en pleine pandémie, le secteur technologique a connu une augmentation de valeur remarquable malgré un contexte économique global incertain.

  • Des entreprises comme Apple et Microsoft ont cet été-là enregistré des gains impressionnants grâce à l’augmentation de la demande pour les technologies de travail à distance.

Durant les périodes de récession ou de ralentissement économique, les entreprises du secteur de la santé, telles que Pfizer et Johnson & Johnson, ont souvent vu le cours de leurs actions se stabiliser ou même croitre, parce qu’elles profitaient de la nature indispensable de leurs produits.


L’essentiel des nouvelles importantes chaque jour en 5 minutes? C’est ce que vous offre notre infolettre InfoBref Matin. Essayez-la et voyez pourquoi plus de 22 000 Québécois·es la reçoivent chaque jour: abonnez-vous gratuitement ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite


Diversifier ses placements, l’été comme l’hiver

Le dicton «Sell in May and go away» ne doit pas être suivi aveuglément.

  • Les performances passées ne sont pas toujours indicatives des résultats futurs, et de nombreux facteurs peuvent influencer les performances du marché pendant les mois d’été.

En se focalisant sur les données fondamentales des sociétés et en restant attentifs aux conditions du marché, les investisseurs peuvent trouver des opportunités en bourse tout au long de l’année.

Une approche plus nuancée et basée sur la diversification peut souvent s’avérer plus fructueuse que le suivi d’une règle saisonnière simpliste, plus près du mythe que de la théorie.

Des catégories d’actifs complémentaires aux actions boursières, comme le capital-investissement privé, les obligations, les billets structurés, les fonds et FNB utilisant des options, peuvent même offrir des gains substantiels pendant que les principaux indices boursiers se replient.

[Pour une autre perspective: A closer look at “Sell in May and go away” (MoneySense)]

Pour recevoir la chronique Conseils pour VOS FINANCES de Fabien Major chaque mois dans votre courriel, abonnez-vous gratuitement à l’infolettre InfoBref Votre argent ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite

Fabien Major