Hydrogène

L’Alberta se positionne sur le marché de l’hydrogène

Publié le 15 avr. 2021
  • Le gouvernement de l’Alberta, des représentants des Premières Nations et des dirigeants de l’industrie ont inauguré cette semaine en banlieue d’Edmonton un «pôle» où ils veulent concentrer les principaux efforts de développement de l’hydrogène au pays.
  • L’Alberta espère ainsi positionner son hydrogène bleu – produit à partir d’hydrocarbures dont les émissions de carbone ont été capturées et enfouies – comme principale forme d’énergie pour le marché canadien tout naissant de l’hydrogène.

Le Canada se prépare à signer une entente avec l’Allemagne pour développer le marché de l’hydrogène

Publié le 15 mars 2021
  • Selon le Globe and Mail, Ottawa doit signer aujourd’hui une entente pour collaborer avec l’Allemagne sur la transition des deux pays vers les énergies propres. 
  • L’hydrogène devrait y tenir une place centrale. Et ce, même si les Allemands semblent plus intéressés par l’hydrogène vert que par sa forme «bleue», moins propre, et sur laquelle le Canada entend faire beaucoup d’efforts de développement

Hydrogène gris, bleu ou vert: quelle forme va-t-on privilégier?

Publié le 21 fév 2021
Hydrogène gris, bleu ou vert: quelle forme va-t-on privilégier?

(Source: Shell Canada)

  • La demande mondiale en hydrogène est appelée à décupler d’ici 2050, parce que la plupart des grandes puissances économiques veulent décarboniser leur économie. Si ce virage se réalise, il pourrait bénéficier à l’ensemble du secteur énergétique canadien, des pétrolières de l’Ouest aux producteurs d’énergie propre comme Hydro-Québec.
  • Coup sur coup, le gouvernement du Canada puis celui du Québec ont dévoilé les grandes lignes de leur stratégie pour profiter de ce boom anticipé de la demande en hydrogène. Toutes les formes d’hydrogène n’ont pas la même valeur environnementale: Ottawa parie sur l’hydrogène bleu et vert, Québec se concentre sur le vert.

On distingue l’«hydrogène gris», l’«hydrogène bleu» et l’«hydrogène vert» selon la façon dont il est produit.

L’hydrogène gris est produit à partir de gaz naturel.

  • Cette méthode est utilisée pour 70% de tout l’hydrogène produit de façon industrielle dans le monde, selon l’Agence internationale de l’énergie.
  • Ses plus grands consommateurs sont généralement aussi ses producteurs: les pétrolières, qui l’utilisent dans le raffinement du pétrole.
  • L’hydrogène gris n’est pas une source d’énergie propre puisqu’il émet énormément de CO2 au moment de sa production.

L’hydrogène bleu est aussi extrait du gaz naturel. Mais la façon dont il est produit le rend moins polluant que l’hydrogène gris.

  • Grâce à la captation et à la séquestration du carbone qui accompagnerait sa production, cette forme d’hydrogène peut ne produire que de très faibles émissions polluantes.

La captation et la séquestration du carbone fonctionnent. Mais elles sont très peu répandues: 

  • 16 sites dans le monde les appliquent de façon industrielle. 
  • Ils captent seulement 1% des émissions de carbone du secteur énergétique qu’il faudra éliminer pour atteindre en 2030 les objectifs de l’Accord de Paris.

L’Alberta veut aider son industrie pétrolière et gazière à faire la transition vers l’hydrogène bleu pour assurer sa croissance à long terme.

L’hydrogène vert est produit à partir d’eau et d’une source d’électricité.

  • C’est la forme la plus propre d’hydrogène. 
  • Elle l’est encore plus si l’électricité utilisée provient d’une source renouvelable, comme l’éolien, le solaire ou l’hydroélectrique.

L’hydrogène vert est la forme privilégiée par le gouvernement du Québec: il a accordé à la «filière hydrogène» une première aide de 15 millions $ pour faire de la province un des principaux producteurs dans le monde en 2030.

Le Canada mise sur l’hydrogène bleu et vert, sans en privilégier un plus que l’autre, pour devenir un des principaux producteurs d’hydrogène dans le monde. 

  • Ce n’est pas gagné d’avance, constatait le cabinet McCarthy Tétrault à la fin 2020: 18 pays représentant 75% de l’économie mondiale avaient déjà une stratégie de développement de l’hydrogène l’an dernier.
  • Le Canada devra stimuler la demande domestique; ou alors il devra produire rapidement un hydrogène assez abordable pour être exporté en Europe et en Asie, où la demande est déjà en croissance.
Johanna Sabys
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L’Institut national de la recherche scientifique parvient à produire de l’hydrogène à partir des rayons du soleil

Publié le 21 janv. 2021
L’Institut national de la recherche scientifique parvient à produire de l’hydrogène à partir des rayons du soleil

(Source: INRS)

  • Les chercheurs de l’INRS et des centres de recherche français ont mis au point des électrodes qui, sous le rayonnement du soleil, sont capables de décomposer des molécules d’eau en hydrogène et en oxygène.
  • Ce processus s’apparente à la photosynthèse, un phénomène naturel qu’on retrouve chez les plantes, et il permettrait, à terme, de produire de l’hydrogène vert à très faible coût.

L’hydrogène vert est plus propre que l’hydrogène bleu, mais il coûte cher à produire.

  • Il est produit à partir de sources renouvelables, alors que l’hydrogène bleu est produit à partir de gaz naturel, ce qui pollue presque autant que d’utiliser directement le gaz naturel comme carburant.
  • En ce moment, le meilleur moyen de produire de l’hydrogène vert est l’électrolyse, qui demande une énorme quantité d’électricité. Or l’électricité ne vient pas toujours de sources renouvelables.

L’INRS pense avoir trouvé une façon de produire de l’hydrogène vert qui pourrait être, à terme, plus abordable et polyvalente que l’électrolyse.

  • Ses électrodes sont composées d’oxyde de cobalt et de nickel, deux matériaux accessibles au Québec.
  • La technologie de l’INRS pourrait entre autres remplacer les piles au lithium comme solution de stockage de l’énergie produite par des centrales solaires.
  • Il serait même envisageable de créer des petites bornes qui, installées le long des routes, produiraient de l’hydrogène sur place grâce au soleil pour alimenter des véhicules à hydrogène.
Alain McKenna
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La stratégie canadienne de l’hydrogène vise à créer 350 000 emplois d’ici 2050

Publié le 16 déc 2020
La stratégie canadienne de l’hydrogène vise à créer 350 000 emplois d’ici 2050
  • Le ministre des Ressources naturelles du Canada Seamus O’Regan a publié ce midi sa Stratégie canadienne pour l’hydrogène, qui complète le plan d’action climatique présenté vendredi dernier par le gouvernement Trudeau.
  • Cette stratégie mise sur des incitatifs financiers afin de créer une demande domestique pour que l’hydrogène remplace les énergies fossiles et aide le Canada à devenir carboneutre en 2050.

Le gouvernement prévoit investir 1,5 milliard $ pour attirer des investisseurs privés qui financeront des projets de production d’hydrogène au Canada. Selon cette stratégie:

  • À elle seule, la conversion en hydrogène des réserves de gaz naturel et de pétrole de l’ouest canadien et des Maritimes pourrait créer une industrie valant 50 milliards $.
  • Le Québec et la Colombie-Britannique pourraient, de leur côté, produire un hydrogène «vert» grâce à une énergie renouvelable abondante.

Ottawa pense que la demande internationale stimulera très bientôt la croissance de l’industrie, mais qu’il faudra par contre stimuler la demande domestique.

  • La stratégie prévoit des investissements additionnels d’Ottawa dans ce sens pour les 5 à 10 prochaines années, sans les chiffrer.

Seamus O’Regan calcule que remplacer les carburants fossiles par l’hydrogène dans le transport, l’extraction des ressources et le secteur manufacturier réduira, dès 2030, de 45 millions de tonnes les émissions annuelles de CO2 au Canada.

Alain McKenna
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Enerkem produira du biocarburant et de l’hydrogène vert à Varennes dès 2023

Publié le 8 déc 2020
  • Une usine de 687 millions $, financée au tiers par Québec et Ottawa, produira à Varennes, en Montérégie, du biocarburant à partir de matières résiduelles qui ne peuvent pas être recyclées.
  • En plus, un électrolyseur sera construit au coût de 189 millions $ et qui sera utilisé par Hydro-Québec pour générer de l’hydrogène vert.

Plan vert 2030: l’hydrogène vert est-il la carte cachée de Legault?

Publié le 2 déc 2020
Plan vert 2030: l’hydrogène vert est-il la carte cachée de Legault?

(Source: Greenfield Global)

  • Le Plan pour une économie verte 2030 de Québec octroie une aide de 15 millions $ à la filière de l’hydrogène et promet pour l’an prochain une stratégie pour faire du Québec un leader mondial de l’hydrogène «vert».
  • L’hydrogène «bleu» qu’on utilise actuellement est polluant, car il est fait à partir d’hydrocarbures – le remplacer par de l’hydrogène vert tiré de sources renouvelables non polluantes représente un marché qui pourrait valoir plus de 1000 milliards $US en 2050.

Produire de l’hydrogène «vert» par électrolyse demande d’importantes quantités d’énergie et d’eau, ce qui rend sa production coûteuse. 

Par contre, de l’hydrogène vert produit au Québec coûterait moins cher que l’hydrogène bleu. Le calcul n’a pas échappé à plusieurs géants internationaux de l’énergie:

  • Air Liquide développe présentement une technologie d’électrolyse prometteuse à Bécancour.
  • La société québécoise H2V Énergies investit 1,3 milliard $ dans une usine située elle aussi à Bécancour et qui devrait entrer en service en 2022.
  • Le géant allemand Hy2Gen et le producteur d’éthanol canadien Greenfield Global produiront de l’hydrogène vert à Varennes au courant de la prochaine année.

La demande va croître rapidement pour l’hydrogène vert.

  • L’Europe prévoit avoir besoin de l’équivalent de 720 milliards $US en hydrogène vert d’ici 2050 pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles.
  • La Chine, le Chili et les États-Unis prévoient chacun investir des dizaines de milliards $ dans des infrastructures qui faciliteront l’accès à ce type d’hydrogène.

Même Hydro-Québec s’y intéresse: transformée en hydrogène, sa capacité hydroélectrique excédentaire pourrait être exportée par bateau partout dans le monde, et pas seulement là où se rend son réseau de distribution actuel.

Alain McKenna
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Plan pour une économie verte 2030 – voici l’essentiel

Publié le 16 nov. 2020
Plan pour une économie verte 2030 – voici l’essentiel

Le premier ministre François Legault (à droite) et Benoît Charette, ministre de l’Environnement de de la Lutte aux changements climatiques. (Image Twitter)

  • Le premier ministre François Legault et Benoît Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, ont présenté leur plan pour réduire de 37,5% les émissions de GES du Québec d’ici dix ans.
  • La première phase de ce plan consiste à électrifier les transports, améliorer l’efficacité énergétique de la province et créer une industrie québécoise des énergies vertes.

Québec va consacrer 6,7 milliards $ à financer diverses mesures réparties sous ces trois grands thèmes. Voici les faits saillants.

Transports:

  • Québec confirme son intention d’interdire la vente de véhicules à moteur thermique en 2035.
  • L’aide à l’achat par les particuliers, les entreprises et les chauffeurs de taxi de véhicules à moteur électrique ou hybride branchable continuera d’être offerte – c’est la mesure la plus coûteuse de ce plan.
  • Les deux tiers des autobus scolaires sur la route en 2030 devront être électriques ou sans émission.
  • La loi obligeant les constructeurs d’automobiles à proposer au moins un véhicule zéro émission au Québec sera revue pour accélérer la mise en marché de plus de modèles.
  • Hydro-Québec mettra l’épaule à la roue en accélérant le déploiement de bornes de recharge publiques.

Efficacité énergétique du chauffage des bâtiments:

  • 550 millions $ iront aux propriétaires de bâtiments résidentiels, commerciaux et institutionnels pour les aider à réduire de moitié leurs émissions de gaz à effet de serre.
  • Québec rehausse les cibles pour son propre parc immobilier en promettant de réduire de 60% d’ici dix ans ses émissions de GES par rapport au niveau de 1990.
  • Le secteur industriel aura droit à une aide de 768 millions $ pour des projets spécifiques de réduction des GES.

Création d’entreprises dans trois secteurs liés aux énergies vertes:

  • 400 millions $ iront aux nouvelles entreprises spécialisées dans les batteries, l’électrification du transport et l’infrastructure de recharge.
  • 213 millions $ iront au développement d’une filière du gaz naturel renouvelable.
  • 15 millions $ serviront à créer une filière de l’hydrogène.

Une stratégie nationale de l’hydrogène vert est promise par le gouvernement d’ici la fin 2021, avec l’objectif de positionner le Québec en chef de file dans ce secteur énergétique encore naissant.

Alain McKenna
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Toyota confirme son intention de mettre des camions à hydrogène sur les routes nord-américaines rapidement

Publié le 6 oct. 2020
  • Un prototype de camion-remorque alimenté par des piles à combustible devrait être prêt avant la fin 2021.
  • Selon Toyota, l’hydrogène est le meilleur moyen de rendre le transport de marchandises plus propre, que ce soit en propulsant des camions, des trains ou même certains types de navires.

Airbus ne veut pas un, mais trois modèles d’avions à hydrogène dans les airs d’ici 2035

Publié le 21 sept. 2020
Airbus ne veut pas un, mais trois modèles d’avions à hydrogène dans les airs d’ici 2035
  • Appelés ZEROe, les trois prototypes ont respectivement la forme d’un avion commercial, d’un avion turbopropulsé et d’un jet privé futuriste.
  • Chose «inimaginable il y a 5 ans», dit la direction d’Airbus, l’hydrogène est vu aujourd’hui comme «le meilleur moyen» d’atteindre l’objectif du constructeur de réduire ses émissions de CO2 de 50 % d’ici 15 ans.