Transports

Un exploitant de drones de Colombie-Britannique a reçu le feu vert d’Ottawa pour tester la livraison à domicile

Il y a 3 h
Un exploitant de drones de Colombie-Britannique a reçu le feu vert d’Ottawa pour tester la livraison à domicile

Le drone d’InDro Robotics (Source: InDro Robotics)

  • En plein confinement, InDro Robotics a démontré l’an dernier qu’il était possible, grâce à de petits drones héliportés, de livrer à faible coût des médicaments et du matériel médical à des régions difficiles d’accès de l’Ouest canadien. 
  • Résultat: l’Office des transports du Canada vient d’octroyer à l’entreprise de Colombie-Britannique un permis pour effectuer des livraisons par drone sur une distance maximale de 25 kilomètres, avec la possibilité d’étirer cette distance à 200 kilomètres si tout se passe comme prévu.

Première: une batterie pour véhicule électrique qui peut être entièrement rechargée en 5 minutes

Publié avant-hier
Première: une batterie pour véhicule électrique qui peut être entièrement rechargée en 5 minutes

Les batteries de StoreDot (Source: StoreDot)

  • Financée entre autres par Mercedes-Benz et Samsung, la société israélienne StoreDot a produit 1000 exemplaires de cette pile dans le but de prouver qu’il est possible de la produire en usine en quantité suffisante pour être commercialisée.
  • Une recharge complète en 5 minutes exige une borne de recharge particulière. Avec les bornes publiques déjà existantes, StoreDot croit que sa pile, qui pourrait être sur le marché dès 2025, récupérera environ 160 km d’autonomie en 5 minutes.

Québec investit 55 millions $ dans l’agrandissement du port de Contrecœur

Publié le 12 janv. 2021
Québec investit 55 millions $ dans l’agrandissement du port de Contrecœur

(Source: Administration portuaire de Montréal)

  • Le gouvernement financera la moitié d’un investissement total de 111 millions $ pour débuter les travaux d’agrandissement du port de Contrecœur, près de Sorel-Tracy, sur la rive sud de Montréal. 
  • Ces travaux permettront au port d’accueillir à partir de 2024 jusqu’à 1,2 million de conteneurs, soit un peu moins que la capacité actuelle du port de Montréal (1,6 million de conteneurs).

D’où vient ce projet?

  • L’Administration portuaire de Montréal a acquis il y a 30 ans 468 hectares de terrains à Contrecœur, en bordure du fleuve Saint-Laurent. 
  • Son objectif était de libérer de l’espace dans le port de Montréal lui-même, qui est de plus en plus occupé.

Combien va-t-il coûter?

  • Le coût total du futur terminal se situe entre 750 et 950 millions $, selon une évaluation de la Banque d’infrastructure du Canada publiée l’automne dernier.
  • Cet organisme fédéral a promis d’investir 300 millions $ dans le projet d’ici 2024.
  • L’Administration portuaire de Montréal assumera la somme restante, en partie grâce à l’aide de Québec.

Selon le ministre des Transports du Québec François Bonnardel, le projet devrait créer à terme 1000 nouveaux emplois permanents, et favoriser la croissance des activités portuaires dans la région de Montréal.

Alain McKenna
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CES 2021: General Motors crée une division pour vendre des véhicules commerciaux 100% électriques

Publié le 12 janv. 2021
CES 2021: General Motors crée une division pour vendre des véhicules commerciaux 100% électriques

Le fourgon électrique EV600 de GM (Source: GM)

  • Appelée BrightDrop, la nouvelle division fournira des véhicules et des services de logistique aux entreprises qui veulent électrifier leur actif roulant.
  • Pour donner du poids à cette annonce, GM a dévoilé le fourgon EV600, un véhicule commercial électrique qui sera utilisé par Fedex pour effectuer des livraisons dans plusieurs villes nord-américaines.

Analyse POLITIQUE

Comment le REM 2.0 pourrait – enfin! – relancer l’est de Montréal

Publié le 18 déc 2020
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Comment le REM 2.0 pourrait – enfin! – relancer l’est de Montréal

(Image CDPQ Infra)

  • La construction du REM de l’Est, avec un budget initial de 10 milliards $, sera le plus grand investissement public en transport collectif jamais réalisé au Québec.
  • Vaste friche industrielle, l’est de Montréal pourra entreprendre avec ce projet le redéploiement de son économie et de son développement urbain.

Surprise agréable que ce projet de prolongation du REM annoncé ce mardi. En cette période de pandémie où les bonnes nouvelles sont si rares, il arrive comme un précieux cadeau de Noël.

Mais comme dans tout projet de cette envergure, il y aura loin de la coupe aux lèvres.

Déjà quelques voix inquiètes se font entendre quant à sa forme. Mais personne n’en conteste la nécessité.

L’est de Montréal n’a jamais su retrouver de vocation économique depuis qu’il a été abandonné par le secteur de la pétrochimie.

Ses six grandes raffineries traitaient, à la fin des années 1960, quelque 30% de tout le pétrole raffiné au Canada.

Il s’en trouve encore une, celle de Suncor. Mais il y a surtout quelque 40 millions de pieds carrés de terrains contaminés laissés en friche depuis des décennies. Un très lourd héritage.

Le premier obstacle au redéveloppement de l’Est était environnemental.

  • Un premier geste fut posé en décembre 2018, avec la signature entre le gouvernement Legault et l’administration Plante de l’entente «Revitaliser l’est de Montréal».
  • À la clé se trouvaient 100 millions $ pour décontaminer, réaménager et revaloriser les terrains des friches industrielles.

Le deuxième obstacle à lever consistait en l’absence d’un système de transport collectif efficace pour desservir ce secteur et le relier au centre-ville.

  • Tous les projets mis de l’avant ces dernières années dans l’axe de la rue Notre-Dame, qui attend pour sa part d’être reconstruite, ont tous été abandonnés au profit de projets dans l’Ouest.
  • La priorité est allée à l’échangeur Turcot et au REM 1.0, vers la Rive-Sud et l’ouest de l’île.

Aujourd’hui, nous assistons à un juste retour du balancier.

L’ampleur de l’investissement envisagé pour le REM de l’Est surprend, puisqu’il est supérieur de 50 % à celui du REM de l’Ouest, pour moitié moins de kilomètres, soit 32 km contre 67 km.

  • L’achalandage du REM de l’Est sera moindre, puisqu’on prévoit desservir que 133 000 passagers par jour à l’horizon 2044.
  • Et comme pour le REM de l’Ouest, on peut s’attendre à des surcoûts qui gonfleront la facture d’ici son ouverture en 2029.

Ce projet se justifie néanmoins par l’effet de levier qu’il jouera dans le redéploiement économique et urbain de la zone qu’il desservira.

Sans transport collectif, attirer industries, commerces et projets domiciliaires s’avère une mission quasi impossible.

Le Silicon Valley du Nord que le premier ministre François Legault rêve de voir s’y installer est pour l’instant davantage une vision qu’une réalité.

Néanmoins, l’innovation ne peut pas ne pas être au cœur de la stratégie pour attirer des entreprises créatrices d’emplois.

Le tissu social et urbain de l’Est sera aussi appelé à se transformer.

Il faudra apprendre des erreurs du REM de l’Ouest et s’appuyer sur un processus de consultation à l’écoute des citoyens des quartiers situés sur le passage du REM.

C’est essentiel à la réussite de ce projet, qui sera celui de toute une génération de Montréalais.

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Le REM sera prolongé de 32 kilomètres vers l’est et le nord de Montréal

Publié le 15 déc 2020
Le REM sera prolongé de 32 kilomètres vers l’est et le nord de Montréal

(Image CDPQ Infra)

  • CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt et placement qui gère le projet du Réseau express métropolitain, a dévoilé aujourd’hui un projet d’expansion dans l’est et le nord de l’île de Montréal.
  • Selon ses promoteurs, ce futur tronçon du REM ajouterait l’équivalent de 6 milliards $ au PIB annuel de la province, ce qui justifierait son coût projeté de 10 milliards $.

Le nouveau réseau prendra la forme d’une structure mixte – au sol à certains endroits, aérienne à d’autres. Il ne comportera qu’un seul tunnel, d’une longueur de 7 km, pour rejoindre le cégep Marie-Victorin, au nord de Montréal.

Il sera séparé du réseau présentement en construction et qui relie la rive sud et l’ouest de l’île au centre-ville.

  • Ses usagers devront changer de ligne s’ils veulent se rendre de Pointe-aux-Trembles à Dorval, par exemple.

Le trajet le plus long prendra 30 minutes et permettra de se déplacer de Marie-Victorin au centre-ville.

  • Entre chacune des stations et le centre-ville, le REM promet un gain de temps de 25% à 70% comparativement aux mêmes trajets en auto.
  • Les usagers pourront s’attendre à voir passer des voitures toutes les 2 à 4 minutes aux heures de pointe.

Un traitement architectural particulier des futures stations et des portions visibles du son réseau devrait, selon CDPQ Infra, donner au REM une signature visuelle «emblématique et moderne».

Si tout va comme prévu, la construction de ce nouveau réseau devrait débuter en 2023.

Alain McKenna
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La Compagnie Électrique Lion prévoit produire plus de 25 000 véhicules électriques par an dès 2023

Publié le 30 nov. 2020
La Compagnie Électrique Lion prévoit produire plus de 25 000 véhicules électriques par an dès 2023

(Source: Électrique Lion)

  • En entrant à la Bourse de New York, le fabricant de camions et d’autobus électriques Lion a pu récolter les 500 millions $ dont il avait besoin pour financer un plan d’expansion s’étalant sur les trois prochaines années.
  • En plus de son usine de Saint-Jérôme et d’une éventuelle usine de batteries, son PDG Marc Bédard explique à InfoBref qu’il prévoit ériger aux États-Unis une usine qui multipliera par dix sa capacité de production.

Si tout se passe comme prévu, Lion sera donc en mesure de produire entre 25 000 et 30 000 véhicules électriques par an dès 2023, prévoit Marc Bédard.

  • «À l’heure actuelle, le marché est à prendre. Nous espérons nous imposer rapidement afin de gagner des parts de marché des deux côtés de la frontière.»

En fusionnant avec le fonds américain Northern Genesis pour réaliser son entrée en bourse, Lion a par ailleurs acquis une expertise additionnelle dans le marché nord-américain des énergies vertes, ajoute le PDG de Lion.

  • Deux des quatre gestionnaires du fonds qui se joindront au conseil d’administration de Lion sont des anciens de la société ontarienne Algonquin Power, un gros joueur dans le domaine de l’énergie.

Cette expertise devrait aider Lion à se positionner aux États-Unis comme le Tesla des véhicules commerciaux.

  • 17 États américains vont bientôt imposer des quotas minimaux de ventes de véhicules électriques et ils émettront des crédits aux fabricants qui excéderont ces quotas.
Alain McKenna
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S’ils sont plus polluants que prévu, les véhicules hybrides branchables méritent-ils une aide financière à l’achat?

Publié le 25 nov. 2020
S’ils sont plus polluants que prévu, les véhicules hybrides branchables méritent-ils une aide financière à l’achat?

L’Outlander PHEV de Mitsubishi

  • Un groupe de recherche crédible révèle que les cotes officielles d’émissions de GES de la plupart des véhicules hybrides branchables présentement sur le marché sous-estiment de deux à trois fois leurs émissions de GES réelles.
  • Devant un tel constat, des groupes environnementaux britanniques demandent au gouvernement du Royaume-Uni de couper l’aide financière à l’achat de ce type de véhicules – une demande qui pourrait trouver un écho au Québec.

L’objectif de l’aide financière à l’achat de véhicules hybrides branchables est de réduire les émissions polluantes des transports en faisant la promotion de technologies plus propres.

  • Parmi les 37 véhicules testés par la firme anglaise Emissions Analysts, on trouve des modèles populaires au Québec, comme le Mitsubishi Outlander PHEV, qui donne droit à un rabais à l’achat de 4000 $ au provincial et de 2500 $ au fédéral.
  • Mais si les émissions ne sont pas réellement plus faibles qu’avec des véhicules à essence équivalents, à quoi bon offrir une aide à l’achat?

Les émissions de ces véhicules sont encore plus élevées si leur propriétaire ne charge pas la batterie de temps en temps, ajoute l’étude.

  • Dans certains cas, le poids ajouté par le groupe électrique fait davantage forcer le moteur thermique que dans la version strictement à essence du même modèle. Cela pourrait augmenter les émissions au lieu de les réduire.

Cette étude fait évidemment réagir en Europe, où des groupes environnementaux demandent l’abolition pure et simple de l’aide financière à l’achat de ce type de véhicules.

Nick Molden, un chercheur de l’Imperial College de Londres associé à la firme Emissions Analytics, propose pour sa part de revoir le calcul des cotes d’émissions officielles pour qu’il reflète mieux les émissions réelles de GES.

Alain McKenna
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Le fabricant canadien de motos électriques Damon Motorcycles fait fureur jusqu’en Californie

Publié le 25 nov. 2020
Le fabricant canadien de motos électriques Damon Motorcycles fait fureur jusqu’en Californie

Les trois versions de l’HyperSport de Damon Motorcycles

  • Ce fabricant de Vancouver mise sur une structure monocoque ultramince, pouvant accueillir différents formats de batteries, pour vendre environ 40 000 $ des motos qui plaisent à des motocyclistes qui n’ont pas à composer avec des hivers froids.
  • L’engouement semble bien réel: l’entreprise, qui livrera ses premières motos à l’automne 2021, a déjà reçu pour 22 millions $ en commandes, et elles augmentent de 2,6 millions $ par mois.

Un premier héliport pour autos volantes voit le jour en Floride

Publié le 15 nov. 2020
Un premier héliport pour autos volantes voit le jour en Floride
  • Dotée d’un budget de 25 millions $US, la société allemande Lilium construira un «vertiport» à Orlando, en Floride, d’où ses taxis volants électriques pourront s’envoler.
  • De là, les taxis volants pourront transporter des passagers vers les villes de Tampa ou de Miami en trois fois moins de temps qu’il n’en faut pour faire ces trajets en voiture.

L’ARTM veut augmenter l’offre de transport collectif de 60% d’ici 2031

Publié le 27 oct. 2020
  • Pour convaincre plus de gens de délaisser la voiture, l’Autorité régionale de transport métropolitain souhaite également augmenter à 35% la part du transport collectif à l’heure de pointe le matin d’ici 2035.
  • Le nouveau Plan stratégique de développement de l’ARTM prévoit de poursuivre l’électrification du transport collectif et l’ajustement des équipements aux changements climatiques.

La marine marchande est tout près d’un accord mondial pour couper de moitié ses émissions polluantes

Publié le 19 oct. 2020
La marine marchande est tout près d’un accord mondial pour couper de moitié ses émissions polluantes

(Source: Université d’Oxford)

  • La Chambre internationale de la marine marchande et quelque 200 pays sont sur le point d’adopter un cadre juridiquement contraignant qui obligerait les exploitants de navires à couper leurs émissions de GES de 50% d’ici 2050.
  • Certains critiques estiment cet objectif trop modeste, mais l’enjeu est important: si elle était un pays, la marine marchande arriverait au sixième rang des plus grands pollueurs de la planète.