Québecor

Nouvelles, données, résultats et débats concernant Québecor [voir aussi les sujets: Médias, Télécommunications, Vidéotron]

Bell et Telus s’opposent à l’achat par Québecor d’ondes 5G dans l’Ouest canadien

Publié le 30 août 2021
Bell et Telus s’opposent à l’achat par Québecor d’ondes 5G dans l’Ouest canadien

(Source: Unsplash)

  • Vidéotron, filiale de Québecor, a acheté 294 blocs de spectre d’ondes pour les télécommunications sans fil 5G en Colombie-Britannique, en Alberta et au Manitoba, dans le cadre d’une enchère organisée par le gouvernement fédéral.
  • Mais Bell et Telus, exclus de cette vente, croient que Vidéotron n’aurait pas dû y participer.

La vente organisée par le gouvernement visait à stimuler la concurrence. 

  • Cette vente était une portion de l’enchère générale pour allouer des ondes 5G – pour «5e génération» de réseaux sans fil.
  • Elle devrait permettre à de petits joueurs de l’industrie des télécommunications d’acheter certains blocs d’ondes à meilleurs prix que les autres blocs achetés par les plus gros fournisseurs.
  • Dans le cadre de la vente pour petits fournisseurs, Québecor a acheté 294 blocs pour 830 millions $. 

Or, Bell et Telus accusent le gouvernement de ne pas avoir respecté les règles de la vente. 

  • Organisée par le ministère de l’Industrie, la vente de blocs «pour petits fournisseurs» était réservée aux entreprises qui ont déjà des activités dans les provinces concernées, soit la Colombie-Britannique, l’Alberta et le Manitoba.
  • Selon Bell et Telus, Vidéotron aurait dû être exclue puisqu’ils estiment que l’entreprise n’exploite aucun réseau de téléphonie cellulaire dans ces provinces. 

Le ministère a défendu son choix en affirmant que Vidéotron a une présence commerciale dans ces régions via sa filiale Fibrenoire, acquise en 2016.

  • Fibrenoire offre aux entreprises un service de fibre optique. 

Mais Bell et Telus ont porté plainte à la Cour fédérale. 

  • Elles plaident que Fibrenoire ne fournit pas de services de télécommunications commerciales au grand public dans les régions concernées, comme l’exigeaient les règles d’enchères. 
  • Bell et Telus demandent à la cour de bloquer l’achat et de reprendre l’enchère. 
Félix Côté
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RDS retrouve la rentabilité, mais les chaines télé de sports sont en déclin

Publié le 27 août 2021
RDS retrouve la rentabilité, mais les chaines télé de sports sont en déclin
  • La chaine sportive appartenant à Bell Média a généré un bénéfice avant intérêts et impôts de 8,4 millions $ pour des revenus de 138 millions $ lors de l’année de diffusion terminée en août 2020, selon les chiffres du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).
  • L’année précédente, après plusieurs décennies de rentabilité, RDS avait déclaré un déficit de 161 000 $. 

RDS Info, la chaine d’information en continu de RDS, elle, a perdu 6,2 millions $ entre septembre 2019 et août 2020.

TVA Sports, la concurrente de RDS qui appartient à Québecor, est demeurée déficitaire depuis son lancement en 2011. 

  • La chaine a toutefois réduit son déficit: il est passé de 17 millions $ en 2018-2019 à 10 millions $ en 2019-2020. 

Mais la tendance à long terme est inquiétante: les deux chaines principales perdent beaucoup d’abonnés. 

  • RDS a perdu 264 000 abonnés (-11%) en 2019-2020 et 1 million (-32%) en 4 ans. 
  • TVA Sports a perdu 111 000 abonnés (-24%) en 2019-2020 et 500 000 (-24%) en 4 ans. 
Félix Côté
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Mels ouvrira un nouveau studio de cinéma à Montréal

Publié le 16 juil 2021
Mels ouvrira un nouveau studio de cinéma à Montréal

Apperçu du nouveau studio Mels 4 [Source: Mels]

  • Mels Studios et postproduction, une filiale de TVA, va construire un nouveau studio de tournage à Montréal.
  • Ce projet de 76 millions $ offrira, en 2023, 60 000 pieds carrés d’espace de tournage avec des plafonds à hauteur libre de 50 pieds. Il comblera une petite partie du manque de 400 000 pieds carrés de studio que le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec avait souligné en mai dernier.

Le nouveau studio – Mels 4 – devrait accueillir non seulement des productions québécoises, mais aussi davantage de productions étrangères, selon le président et chef de la direction de Québecor Pierre Karl Péladeau.  

  • Les studios Mels ont accueilli dans le passé plusieurs superproductions étrangères, dont une partie de la franchise X-Men. 

Le gouvernement du Québec finance une partie du projet par un prêt de 25 millions $.

Mels prévoit que la construction entrainera la création de 110 nouveaux emplois. 

  • L’entreprise emploie actuellement 450 personnes au Québec.
  • Avec l’ajout de Mels 4, elle possèdera environ 400 000 pieds carrés en espaces de production.
  • Le studio devrait ouvrir au printemps 2023. 
Félix Côté
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Québecor domine encore largement les médias d’information au Québec

Publié le 22 juin 2021
Québecor domine encore largement les médias d’information au Québec

Sophie Thibault, cheffe d’antenne de TVA [photo: TVA]

  • La combinaison de TVA, de LCN, du Journal de Montréal et du Journal de Québec donne, dans les médias traditionnels, mais aussi dans les médias en ligne, une place prépondérante au groupe Québecor dans l’information des Québécois.
  • C’est un des enseignements de la dernière édition du Digital News Report, une étude internationale annuelle menée dans une cinquantaine de pays, dont le Canada, pour mesurer la façon dont les gens s’informent. 

L’étude est basée sur des sondages. Au Canada, un millier de francophones ont été interrogés entre la mi-janvier et la mi-février 2021 sur la façon dont ils utilisent des médias pour s’informer.

Voici les 5 marques média que les Canadiens francophones ont dit utiliser le plus souvent au moins une fois par semaine pour s’informer, groupées en deux catégories – médias traditionnels (hors Internet) et médias sur Internet:

Télévision, radio ou imprimé:

  1. TVA Nouvelles / LCN (Québecor): 62%
  2. Radio-Canada / RDI: 49%
  3. Journal de Montréal / de Québec (Québecor): 26%
  4. Nouvelles à la radio locale: 13%
  5. Journal local ou régional: 13%

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Médias en ligne:

  1. TVA Nouvelles (Québecor): 36%
  2. Radio-Canada: 34%
  3. La Presse: 29%
  4. Journal de Montréal / de Québec (Québecor): 24%
  5. MSN Actualités: 15%

La domination est moins forte en ligne, mais, dans l’ensemble des marques médias en ligne et hors ligne, celles de Québecor devancent assez largement Radio-Canada; puis, beaucoup plus loin, La Presse.

[Autre article tiré de la même étude: Les Canadiens moins éduqués et moins riches se sentent injustement traités dans les nouvelles]

[Détails sur l’étude dans le site du Centre d’études sur les médias, partenaire canadien de l’étude]

Patrick Pierra
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Des personnalités québécoises s’unissent pour dénoncer la montée des propos haineux et de la désinformation dans certains médias du Québec

Publié le 16 avr. 2021
Des personnalités québécoises s’unissent pour dénoncer la montée des propos haineux et de la désinformation dans certains médias du Québec

(Page Facebook Liberté d’oppression)

  • Mené par la députée de Québec solidaire Catherine Dorion et le député libéral fédéral Joël Lightbound, un groupe d’une trentaine de personnes publiques dénonce une «petite minorité» de médias québécois qui «font des ravages» en proférant des insultes répétées envers certains boucs-émissaires.
  • Sans vouloir s’en prendre à un ou des médias en particulier, le collectif a tout de même appuyé ses propos d’extraits d’émissions et d’articles provenant des radios BLVD et CHOI Radio X à Québec, ainsi que du Journal de Montréal, de TVA et de QUB Radio, trois propriétés de Québecor à Montréal.

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Québecor et Cogeco toutes deux intéressés à racheter Freedom Mobile?

Publié le 1er avr. 2021
Québecor et Cogeco toutes deux intéressés à racheter Freedom Mobile?

(Source: Unsplash)

  • Pierre-Karl Péladeau, PDG de Québecor, a demandé au gouvernement fédéral que, s’il approuve l’offre de rachat de Shaw par Rogers, il exige que Shaw cède sa filiale Freedom Mobile à un autre acquéreur. Péladeau laisse entendre que Québecor pourrait être intéressée à l’acquérir.
  • Si Freedom Mobile échappe à Rogers, on pourrait assister à une rivalité entre Québecor et Cogeco. La direction de Cogeco a déjà manifesté son intérêt d’entrer dans le marché du sans-fil et l’acquisition d’un fournisseur régional comme Freedom Mobile serait une option envisagée.

Devant le comité parlementaire chargé d’étudier l’offre de Rogers pour Shaw, Pierre-Karl Péladeau s’est positionné hier comme premier acquéreur potentiel de Freedom avant Cogeco.

  • «Nous sommes certainement le [meilleur] candidat, avec la latitude financière et l’expertise au niveau des télécommunications et de la commercialisation, pour avoir du succès», a-t-il affirmé.

Grâce à sa filiale Vidéotron, Québecor a déjà une forte présence dans le sans-fil au Québec. 

  • Intégrer Freedom Mobile, qui couvre les principales villes du Canada anglais, lui permettrait de créer un quatrième joueur national derrière Bell, Telus et Rogers-Shaw.

Cogeco est absent du marché du sans fil à l’heure actuelle.

  • Mais son PDG Philippe Jetté a récemment déclaré qu’il souhaiterait voir les autorités canadiennes faciliter l’accès à ce marché par des joueurs régionaux indépendants, plutôt que de miser simplement sur quatre grands réseaux nationaux.
Alain McKenna
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Tendances MÉDIAS

Noovo prépare une «guerre des nouvelles» contre TVA: jeunes loups contre vieux routiers

Publié le 29 janv. 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Noovo prépare une «guerre des nouvelles» contre TVA: jeunes loups contre vieux routiers

Noémie Mercier, Meeker Guerrier, Lisa-Marie Blais, Michel Bherer (image: Noovo)

  • Le tiraillage commercial entre Québecor et Bell ne date pas d’hier. Les deux géants des médias et des télécommunications bataillent sur plusieurs fronts: ils se disputent des abonnés, des cotes d’écoute, des revenus publicitaires.
  • Avec le rachat de V par Bell Média et l’arrivée prochaine d’un service de nouvelles digne de ce nom à l’antenne de la chaîne rebaptisée Noovo, assistera-t-on au retour de la «guerre des nouvelles»?

Des querelles commerciales, Québecor Média et Bell Média nous en ont donné plusieurs:

  • la guerre des sports entre RDS et TVA Sports;
  • la guerre du streaming entre Crave et club Illico;
  • la guerre du dimanche soir, bientôt, entre Star Académie (TVA) et Big Brother Célébrités (Noovo).

Ce printemps, les deux géants fouleront un nouveau champ de bataille: celui de l’information.

Depuis des mois, Noovo recrute à gauche et à droite les talents qui composeront sa future salle de nouvelles.

Les chefs d’antenne déjà annoncés: Noémi Mercier (ex-L’actualité), Lisa-Marie Blais (ex-LCN), Michel Bherer (ex-Radio-Canada) et Meeker Guerrier (idem).

Clairement, Noovo entend se démarquer en misant sur la jeunesse et la diversité.

Un retour aux premières années de Télévision Quatre-Saisons:

À sa fondation en 1986, le réseau Télévision Quatre-Saisons (devenu TQS, puis V, puis Noovo) avait aussi osé mettre à la barre de ses émissions d’information des têtes plus jeunes, souvent inconnues du grand public.

L’audace était belle, mais ces jeunes recrues n’ont jamais représenté une menace sérieuse aux bulletins de nouvelles de TVA.

Jusqu’en 1999.

L’événement: l’arrivée de Jean-Luc Mongrain aux commandes du Grand Journal de TQS. «Le mouton noir de la télé» sortait l’artillerie lourde avec un présentateur de nouvelles archiconnu, aimé du public et capable de livrer un vrai «show» de nouvelles, soir après soir.

Le succès a été immédiat.

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La guerre des nouvelles entre TQS et TVA a fait rage jusqu’en 2008, année de la fermeture du service de l’information par le nouveau propriétaire du «mouton noir», Remstar.

C’est Québecor, lors de la courte période durant laquelle l’entreprise détenait TQS, qui a embauché Jean-Luc Mongrain… justement pour damer le pion à TVA. Bien sûr, c’était avant que l’empire Péladeau mette la main sur Vidéotron (et donc sur TVA) et que le CRTC ordonne à Québecor de se départir de TQS en 2001.

Ironiquement, c’est donc Québecor qui a mis au monde la concurrence la plus menaçante que TVA a dû affronter ces dernières décennies.

L’histoire se répétera-t-elle?

La nouvelle équipe de jeunes loups que Noovo mettra à l’antenne ce printemps saura-t-elle ébranler les vieux routiers de TVA que sont Pierre Bruneau ou Sophie Thibault?

Le contexte est tellement différent. Les journaux télévisés ont perdu beaucoup de leur importance au cours des 10-15 dernières années. Ce ne sont tout simplement plus des rendez-vous incontournables.

Les jeunes adultes, que semble vouloir viser Bell Média, s’informent grâce aux médias sociaux. Changeront-ils leurs habitudes? Deviendront-ils des habitués des bulletins de nouvelles à la télé?

C’est un gros «peut-être» qu’il sera intéressant de surveiller ces prochains mois.

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Tendances MÉDIAS

Radio-Canada: est-ce notre rempart contre les GAFA?

Publié le 22 janv. 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Radio-Canada: est-ce notre rempart contre les GAFA?

[Photo: Jean Gagnon | Creative Commons]

  • Depuis le 18 janvier, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) tient des audiences virtuelles pour le renouvellement pour cinq ans des licences de CBC/Radio-Canada.
  • L’histoire qui se déroule sous nos yeux met en scène un diffuseur public pressé d’investir les plateformes numériques, un secteur privé qui préférerait tout le contraire, et un organisme réglementaire menotté par une Loi sur la radiodiffusion obsolète.

Ce que demande CBC/Radio-Canada:

Le diffuseur public souhaite avoir le droit de remplir une partie de ses conditions de licences sur des plateformes numériques plutôt qu’à la télé ou à la radio. Par exemple, Radio-Canada pourrait diffuser son «quota» de documentaires sur ICI Tou.tv plutôt qu’à ICI Télé le samedi à 22h30.

Cette demande est motivée par le désir de CBC/Radio-Canada de garder contact avec… la réalité.

  • Actuellement, environ 80% des francophones canadiens âgés de 18 à 34 ans sont abonnés à Netflix, rappelait au CRTC le vice-président du réseau français Michel Bissonnette.
  • «Si on ne veut pas perdre une génération, a-t-il ajouté. il est plus important que jamais de leur offrir une alternative francophone diversifiée et de qualité.»

L’ennui: tant que le projet de loi C-10 qui vise à modifier la Loi sur la radiodiffusion n’a pas été adopté, le CRTC n’a pas le pouvoir de réglementer le numérique.

En somme, le diffuseur public se considère de plus en plus comme une organisation médiatique qui doit «incarner le Canada» sur toutes les plateformes qu’utilisent les Canadiens, mais l’organisme chargé de le réglementer n’a pas encore les moyens de répondre à ces ambitions.

Pierre Karl Péladeau accuse CBC/Radio-Canada de «concurrence déloyale».

À en croire le patron de Québecor, alors que la télévision généraliste est en déclin en raison de la concurrence des géants américains du streaming, Radio-Canada devrait se concentrer sur son mandat de service public et laisser tomber ses activités commerciales, qui nuisent au secteur privé – dont Québecor.

Pourtant, le problème est ailleurs.

N’en déplaise à PKP, la vraie menace qui pèse sur l’industrie canadienne de la télévision, ce ne sont pas les 500 millions $ que CBC/Radio-Canada tire de ses activités commerciales et qui représenteraient une «concurrence déloyale» pour le secteur privé.

C’est une goutte d’eau dans l’océan.

La vraie menace, c’est le changement en profondeur des habitudes d’écoute des Canadiens depuis l’arrivée des Netflix, Disney+ et Amazon Prime Video.

  • Les séries dramatiques locales et les émissions d’ici doivent maintenant rivaliser avec un flot ininterrompu de mégaproductions américaines déversé chaque semaine sur ces plateformes.
  • C’est District 31 avec Gildor Roy, contre The Mandalorian avec bébé Yoda.

En 2018, l’industrie de la télévision généraliste au Québec a encaissé des pertes d’exploitation de 3,2 millions $. Un record, selon Québecor, mais sans doute pas la dernière année dans le rouge: le public semble préférer bébé Yoda.

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Quelles sont les options?

Au Canada, quelle organisation médiatique a une force de frappe suffisante pour empêcher l’américanisation galopante de notre culture?

  • Bell Média? L’entreprise a lancé son service Crave, une alternative canadienne à Netflix. On y trouve bien des productions d’ici, mais elles sont noyées dans une mer de sitcoms américaines (Friends) et de séries de HBO.
  • Québecor? Une mouche à côté des géants américains. Dans les réunions chez Netflix, on ne doit pas trembler fort devant la menace que représente Club illico.
  • CBC/Radio-Canada? Même si le CRTC lui donnait les coudées franches pour investir les plateformes numériques, le diffuseur public aurait du mal à inverser la tendance de fond.

Par contre, pour protéger la culture d’ici – ce qui est réellement l’enjeu –, CBC/Radio-Canada est sans doute notre meilleure option.

Le diffuseur public l’a d’ailleurs démontré depuis 10 ans avec ICI Tou.tv, une plateforme de diffusion en continu qui fédère des contenus canadiens et internationaux de qualité provenant de CBC/Radio-Canada, mais aussi d’autres chaînes (TV5, UNIS.TV, Télé-Québec, l’ONF).

Il manquerait les contenus de TVA dans cette plateforme pour en faire un incontournable au Québec. Tou.tv pourrait peut-être même avoir une chance contre Netflix.

L’époque des chicanes de plates-bandes est révolue.

Quand j’entends les guéguerres entre PKP et Radio-Canada, j’ai l’impression d’assister aux sempiternelles querelles à propos d’un poisson pas frais entre le forgeron et le poissonnier dans Astérix.

Pendant ce temps, César poursuit l’expansion de son empire.

Seule différence: au Québec, nous n’avons pas de potion magique pour tenir les envahisseurs à distance. Notre seule option? Nous serrer les coudes.

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