Rogers

Rogers remboursera une journée à ses clients

Publié le 20 avr. 2021
  • Pour compenser ses clients pour les effets de la panne qui a affecté son réseau lundi, Rogers les créditera automatiquement de l’équivalent d’une journée dans leur facture du mois de mai.
  • «Nous savons qu’une mise à jour des logiciels d’Ericsson a causé la déconnexion des appareils à notre réseau», a indiqué la société dans un communiqué, en promettant un «examen approfondi» de l’incident.

Cogeco craint que l’achat de Shaw par Rogers rende le marché du sans-fil encore plus difficile d’accès pour les nouveaux fournisseurs

Publié le 24 mars 2021
Cogeco craint que l’achat de Shaw par Rogers rende le marché du sans-fil encore plus difficile d’accès pour les nouveaux fournisseurs

(Source: Unsplash)

  • Si elle est approuvée, l’acquisition de Shaw par Rogers fera passer de quatre à trois le nombre de grands exploitants de réseaux de télécommunications au Canada. Cela réduira les chances que de nouveaux joueurs se taillent une place dans ce marché, vu les coûts élevés pour bâtir sa propre infrastructure.
  • Le PDG de Cogeco pense que la transaction bénéficierait non seulement à Rogers mais aussi à Bell et Telus, puisqu’elle consoliderait du même coup leur part de marché en éliminant un de leurs principaux concurrents.

Le PDG de Cogeco Philippe Jetté a déjà dit par le passé que son entreprise aimerait se lancer dans les services sans fil. Mais l’achat de Shaw par Rogers lui compliquerait la tâche.

  • «Pour entrer dans le sans-fil, les plus petits joueurs doivent avoir accès à une partie des réseaux déjà existants», a expliqué Philippe Jetté lors d’une conférence virtuelle organisée par Desjardins.
  • Or, la transaction prévue éliminerait un joueur déjà établi et donnerait, selon lui, plus de pouvoir à Rogers, Bell et Telus, les seuls à avoir une présence nationale dans le sans-fil.

L’offre d’achat de Rogers doit être approuvée par le CRTC, le Bureau de la concurrence et le gouvernement.

Philippe Jetté espère que les autorités n’oublieront pas leur promesse de stimuler la concurrence en faisant plus de place aux fournisseurs régionaux ou aux nouveaux fournisseurs.

  • «Il faudra créer un environnement juridique qui permet aux petits opérateurs de croître, et qui favorisera l’émergence de plus de concurrence.»

Une solution pourrait être de forcer Rogers à céder une partie de ses fréquences à un autre fournisseur, chose qui s’est déjà vue quand Bell a fait l’acquisition du fournisseur manitobain MTS en 2016.

Alain McKenna
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Cogeco pourrait bien être le grand gagnant de l’achat de Shaw par Rogers, croit un analyste

Publié le 16 mars 2021
  • La concentration dans le sans-fil canadien inquiète les autorités. Avant d’approuver la transaction de 26 milliards $, elles pourraient exiger que Shaw se départisse de Freedom Mobile, un fournisseur de services sans fil présent en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique, avance David McFadgen, analyste en télécom pour la firme Cormark Securities.
  • Dans une note aux investisseurs, l’analyste torontois écrit que si cela se produit, Cogeco pourrait vouloir acquérir Freedom Mobile, parce l’entreprise québécoise veut entrer dans le marché du sans-fil, et que «personne jusqu’ici ne lui avait offert une telle occasion».

Achat de Shaw Communications par Rogers: Ottawa devra choisir entre l’industrie et les consommateurs

Publié le 15 mars 2021
Achat de Shaw Communications par Rogers: Ottawa devra choisir entre l’industrie et les consommateurs

(Source: Unsplash)

  • Si elle se réalise, l’offre d’acquisition de 26 milliards $ de Rogers pour Shaw annoncée hier fera passer de quatre à trois le nombre de grands fournisseurs de services de télécommunications au Canada – sans compter Vidéotron, qui ne dessert que le Québec. 
  • Depuis quelques années, le CRTC estime ce marché suffisamment concurrentiel justement parce qu’il compte quatre grands joueurs. Si l’organisme fédéral veut défendre l’intérêt des consommateurs, il refusera probablement la transaction. Mais il pourrait être tenté de l’approuver pour privilégier l’investissement et la création d’emploi dans l’ouest du pays, fait valoir un expert canadien des télécoms.

Si le CRTC tient à baisser les prix du sans-fil et de l’Internet, il refusera l’achat de Shaw par Rogers, affirme en entrevue à InfoBref Michael Geist, directeur de la Chaire canadienne sur Internet et le commerce électronique.

  • «Approuver cette offre serait un recul pour le CRTC, qui tient à ce modèle à quatre joueurs.»
  • Mais ces derniers mois, le CRTC s’est plus souvent montré en faveur de protéger l’industrie et l’investissement que les consommateurs, ce qui rend incertaine la position qu’il prendra dans ce dossier.

Le Bureau de la concurrence et le gouvernement fédéral devront aussi approuver la transaction.

Or, le gouvernement libéral s’est fait élire en promettant de réduire de 25% la facture de sans-fil des Canadiens. 

  • Cette transaction ne l’aidera pas à remplir sa promesse, croit Michael Geist.

Favoriser la création d’opérateurs «virtuels» dans le sans-fil – on appelle ainsi des fournisseurs indépendants qui empruntent l’infrastructure des grands joueurs pour offrir des services au rabais – serait une façon pour le gouvernement de satisfaire à la fois l’industrie et les consommateurs.

Ottawa pourrait approuver le plan de Rogers d’acquérir Shaw, en acceptant la justification que Rogers va investir dans l’Internet filaire et la technologie 5G et créera 3000 emplois dans l’ouest du pays.

Et le gouvernement pourrait ensuite obliger Rogers, ses concurrents directs Bell et Telus, et Vidéotron à partager leur infrastructure sans fil avec des opérateurs virtuels régionaux.

Dans l’Internet résidentiel, l’approche de favoriser des exploitants virtuels a eu un effet à la baisse sur les prix.

Alain McKenna
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Cogeco face à l’offre d’Altice et Rogers: la saga n’est peut-être pas terminée

Publié le 19 oct. 2020
Cogeco face à l’offre d’Altice et Rogers: la saga n’est peut-être pas terminée

(Image: YouTube)

  • Malgré le refus définitif de la famille Audet de l’offre bonifiée de Rogers et Altice pour Cogeco, les CA de l’entreprise et de sa filiale américaine ont confirmé qu’ils allaient quand même l’examiner.
  • La famille Audet détient une majorité des actions à droit de vote de Cogeco, mais des actionnaires minoritaires pourraient être tentés par l’offre de 11,1 milliards $, ou par une autre solution leur permettant d’accroître leur capital rapidement.

Déçue par la fin de non-recevoir de Gestion Audem, le holding de la famille Audet qui contrôle 71% de Cogeco, la firme Canaccord Genuity entrevoit deux issues à la situation actuelle:

  • Une nouvelle offre plus substantielle, d’une valeur avoisinant les 15 milliards $, même improbable, reste une hypothèse.
  • Cogeco pourrait inscrire sa filiale américaine à la Bourse de New York, ce qui augmenterait suffisamment le capital boursier des autres actionnaires pour les satisfaire.

L’offre bonifiée d’hier risque en tout cas de forcer la famille Audet à bouger afin de «générer plus de valeur rapidement, quitte à prendre un risque», ajoute la Banque Nationale dans une note aux investisseurs.

Alain McKenna
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La famille Audet refuse une offre bonifiée d’Altice USA et de Rogers pour Cogeco

Publié le 18 oct. 2020
  • L’entreprise américaine et le géant canadien des télécommunications ont offert hier soir 800 millions de plus pour l’achat du groupe québécois, augmentant ainsi leur offre à plus de 11 milliards $. 
  • Mais dès les heures suivantes, la famille Audet, qui contrôle Cogeco, a réitéré son refus, de façon catégorique et définitive.