Rogers

Logan Roy, de la série Succession, félicite Edward Rogers d’avoir renvoyé son ancien PDG

Publié le 13 janv. 2022
Logan Roy, de la série Succession, félicite Edward Rogers d’avoir renvoyé son ancien PDG

Le personnage de Logan Roy interprété par Brian Cox dans la série Succession (Source: YouTube)

  • Edward Rogers, président du conseil de Rogers Communications, a reçu récemment une vidéo surprenante, transmise par la plateforme Cameo.
  • On y voit l’acteur Brian Cox reprenant son rôle de Logan Roy, PDG d’un conglomérat médiatique dans la série télévisée américaine Succession, qui félicite Edward Rogers de… s’être débarrassé de Joe Natale, l’ancien PDG de Rogers Communications – et cela, en des termes que la bienséance nous empêche de reproduire ici.

La très courte vidéo fait référence au remaniement de la direction de Rogers orchestrée par Edward Rogers l’automne dernier. 

L’affaire avait divisé la famille Rogers de façon spectaculaire [notre article du 21 octobre]. 

Elle s’était réglée devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Or, la série américaine Succession, qui a remporté de nombreux prix et est très populaire dans les milieux financiers, expose justement les rivalités qui déchirent la famille d’un patriarche propriétaire, comme Edward Rogers, d’un grand groupe de médias.


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Cameo permet de payer une célébrité pour qu’elle envoie un message personnalisé, par exemple un message de souhaits ou de remerciement.

Brian Cox dit dans la vidéo que le message est envoyé par «Suzanne», qui est le prénom de la femme d’Edward Rogers.

Mais on ne sait pas avec certitude qui a envoyé la vidéo.

Félix Côté
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Lutte de pouvoir à la tête de Rogers: l’entreprise ne fera pas appel

Publié le 9 nov. 2021
  • Vendredi, la Cour suprême de la Colombie-Britannique avait donné raison à Edward Rogers, qui avait remplacé 5 administrateurs de Rogers Communications pour se faire de nouveau nommer président du conseil d’administration quelques jours après avoir été démis de cette fonction.
  • La société Rogers indique qu’elle ne contestera pas la décision de justice. Cela consacre la victoire d’Edward comme président du conseil. L’incertitude plane maintenant sur l’équipe de direction de la société: son PDG Joe Natale et d’autres dirigeants avaient en effet menacé de démissionner si Edward Rogers redevenait président du C.A.

Les frais de téléphonie mobile ont-ils réellement baissé cette année?

Publié le 7 nov. 2021
Les frais de téléphonie mobile ont-ils réellement baissé cette année?

(Source: Niek Verlaan / Pixabay)

  • Le ministère fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie a indiqué ces derniers jours que les prix des forfaits de données sans-fil allant de 2 Go à 6 Go avaient baissé entre 10% et 25% par rapport au début 2020. Ottawa qualifie cette baisse de pas dans la bonne direction.
  • Mais, dans les faits, le prix des forfaits de téléphonie cellulaire baisse-t-il réellement? Pas nécessairement, selon ce qu’a expliqué à InfoBref Nadir Marcos, cofondateur et PDG de PlanHub, une plateforme québécoise qui permet de comparer les forfaits de téléphonie cellulaire.

Le gouvernement fédéral vante les mesures qu’il a prises pour favoriser la concurrence sur le marché du sans-fil.

  • L’an dernier, Ottawa avait modifié les règles pour favoriser les plus petits fournisseurs dans la vente aux enchères de licences de spectre dans la bande des 600 MHz.
  • Selon le gouvernement, ces changements doivent amener les trois plus gros joueurs, Rogers, Bell et Telus, à réduire d’ici l’an prochain de 25% le prix de leurs forfaits de 2 Go à 6 Go par rapport à 2020.

Mais, dans les faits, beaucoup de consommateurs paieraient toujours aussi cher leurs forfaits de téléphonie cellulaire.

  • «Les données mobiles coûtent de moins en moins cher, mais les consommateurs recherchent des forfaits qui offrent de plus en plus de données», explique Nadir Marcos.
  • Les téléphones sont plus puissants que les précédents, mais coûtent aussi plus cher, observe-t-il: «Au final, le consommateur moyen paie au moins aussi cher qu’avant.»
  • Selon Nadir Marcos, les fournisseurs de données mobiles tirent toujours le même revenu moyen par usager qu’ils le faisaient il y a deux ans.

Comment économiser sur un forfait de téléphonie cellulaire?

  • «Les prix fluctuent beaucoup selon la période de l’année», note Nadir Marcos.
  • Selon lui, le meilleur moment pour magasiner un forfait est lors du «vendredi fou» qui suit le 4e jeudi du mois de novembre – vendredi 26 novembre cette année.
Félix Côté
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Bataille au sommet chez Rogers: le président du conseil est destitué; il veut maintenant remplacer une partie du conseil

Publié le 21 oct. 2021
Bataille au sommet chez Rogers: le président du conseil est destitué; il veut maintenant remplacer une partie du conseil

Edward Rogers, ex-président du conseil, Joe Natale, PDG, et Loretta Rogers, administratrice de Rogers Communications inc. (RCI) [images tirées du site de Rogers]

  • Edward S. Rogers était jusqu’à hier président du conseil d’administration du géant canadien des communications Rogers Communications. Il a été destitué de son poste par un vote du conseil d’administration, sur lequel siègent aussi sa mère et ses deux sœurs.
  • Quelques heures plus tard, il annonçait qu’il allait remplacer 5 membres du conseil qui sont indépendants (c’est à-dire non membres de la famille), avec l’objectif de reprendre la présidence du conseil d’administration.

Edward Rogers est le fils du fondateur de Rogers Communications inc. (TSX: RCI), Ted Rogers, décédé en 2008.

  • En tant que président du conseil d’administration de RCI, il avait le plus haut poste dans l’entreprise.
  • Il préside aussi le Rogers Control Trust, une fiducie de la famille Rogers qui détient 97,5% de ces actions des actions de RCI avec droit de vote de catégorie A détenues. (La plupart des investisseurs de RCI possèdent des actions de catégorie B, sans droit de vote.)

Or, Edward Rogers a récemment tenté de remplacer une bonne partie de la haute direction de l’entreprise, selon le Globe and Mail.

  • Edward Rogers voulait surtout remplacer l’actuel PDG, Joe Natale, par celui qui était chef des finances, Tony Staffieri.
  • Pour expliquer sa volonté, Edward a déclaré dans un communiqué cette semaine qu’il y avait «place à l’amélioration» dans le rendement à long terme de l’entreprise.

Mais la mère d’Edward, Loretta Rogers, et ses deux sœurs, Melinda Rogers-Hixon, vice-présidente du conseil d’administration, et Martha Rogers, se sont opposées à ces remplacements à la direction.

Elles ont entrainé la majorité des administrateurs à s’opposer à leur président du conseil pour conserver le PDG en poste. (Le PDG d’une société se rapporte à son conseil d’administration.)

Tony Staffieri a quitté soudainement l’entreprise le 29 septembre, sans qu’on sache pourquoi. 

  • On a compris ensuite qu’il avait dû partir après l’échec du «putsch», orchestré par Edward Rogers, qui devait faire de lui le nouveau PDG.

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La confiance est loin de régner à la tête de l’entreprise.

Hier, Rogers a d’abord annoncé la formation d’un comité du conseil d’administration chargé d’établir des «protocoles clairs» pour encadrer les interactions entre le président du conseil et la direction de l’entreprise.

  • Cette mesure était hautement inhabituelle: elle visait manifestement à restreindre la possibilité que le président du conseil, Edward Rogers, interfère dans la gestion de l’entreprise et gêne le PDG, Joe Natale, qu’il voulait évincer.
  • Parmi les administrateurs chargés de surveiller Edward, il y avait… sa sœur Melinda.

Quelques heures plus tard, le conflit prenait une toute autre ampleur:

  • Une réunion spéciale du conseil d’administration a carrément voté la destitution d’Edward Rogers de son poste de président du conseil.
  • Il est remplacé dans ce poste par un vétéran du monde des télécommunications, John MacDonald, qui était déjà administrateur indépendant de RCI et a été, par le passé, chef de l’exploitation de Bell Canada.

Mais la journée n’était pas terminée.

En fin de soirée, Edward Rogers a répliqué en lançant une autre bombe.

En tant que président de la fiducie qui contrôle les actions votantes de RCI, il annonce qu’il va remplacer 5 administrateurs indépendants, dont John MacDonald qui vient de le remplacer comme président du conseil de RCI.


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Cette bisbille entre administrateurs survient au milieu d’un projet d’acquisition majeur.

Plus tôt cette année, Rogers a annoncé son intention d’acquérir pour 26 milliards $ Shaw Communications (TSX: SJR), de Calgary.

Cette transaction, sujette à des approbations réglementaires, pourrait lui faire gagner près de 2 millions d’abonnés à des forfaits sans-fil.  

Mais les actionnaires de Rogers ne semblent pas pleinement enthousiastes face à cette acquisition. 

  • Depuis le début de l’année, l’action de Rogers a sous-performé par rapport à celles de ses concurrents.
  • Son prix a augmenté de 3%, soit beaucoup moins que Telus (+14%) et BCE (+16%).
Félix Côté
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Rogers remboursera une journée à ses clients

Publié le 20 avr. 2021
  • Pour compenser ses clients pour les effets de la panne qui a affecté son réseau lundi, Rogers les créditera automatiquement de l’équivalent d’une journée dans leur facture du mois de mai.
  • «Nous savons qu’une mise à jour des logiciels d’Ericsson a causé la déconnexion des appareils à notre réseau», a indiqué la société dans un communiqué, en promettant un «examen approfondi» de l’incident.

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Québecor et Cogeco toutes deux intéressés à racheter Freedom Mobile?

Publié le 1er avr. 2021
Québecor et Cogeco toutes deux intéressés à racheter Freedom Mobile?

(Source: Unsplash)

  • Pierre-Karl Péladeau, PDG de Québecor, a demandé au gouvernement fédéral que, s’il approuve l’offre de rachat de Shaw par Rogers, il exige que Shaw cède sa filiale Freedom Mobile à un autre acquéreur. Péladeau laisse entendre que Québecor pourrait être intéressée à l’acquérir.
  • Si Freedom Mobile échappe à Rogers, on pourrait assister à une rivalité entre Québecor et Cogeco. La direction de Cogeco a déjà manifesté son intérêt d’entrer dans le marché du sans-fil et l’acquisition d’un fournisseur régional comme Freedom Mobile serait une option envisagée.

Devant le comité parlementaire chargé d’étudier l’offre de Rogers pour Shaw, Pierre-Karl Péladeau s’est positionné hier comme premier acquéreur potentiel de Freedom avant Cogeco.

  • «Nous sommes certainement le [meilleur] candidat, avec la latitude financière et l’expertise au niveau des télécommunications et de la commercialisation, pour avoir du succès», a-t-il affirmé.

Grâce à sa filiale Vidéotron, Québecor a déjà une forte présence dans le sans-fil au Québec. 

  • Intégrer Freedom Mobile, qui couvre les principales villes du Canada anglais, lui permettrait de créer un quatrième joueur national derrière Bell, Telus et Rogers-Shaw.

Cogeco est absent du marché du sans fil à l’heure actuelle.

  • Mais son PDG Philippe Jetté a récemment déclaré qu’il souhaiterait voir les autorités canadiennes faciliter l’accès à ce marché par des joueurs régionaux indépendants, plutôt que de miser simplement sur quatre grands réseaux nationaux.
Alain McKenna
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AFFAIRES en rafale

Publié le 30 mars 2021
AFFAIRES en rafale

(Source: Niantic)

  • Niantic, une ancienne division de Google spécialisée dans les jeux mobiles de réalité augmentée, a publié un aperçu des lunettes de réalité augmentée que la société pourrait commercialiser sous peu.
  • Flair Airlines, un transporteur à rabais basé à Edmonton, a annoncé qu’il offrira dès le 1er juillet prochain des vols à partir de l’aéroport Trudeau-Montréal et à destination de Halifax, Toronto, Vancouver et Abbotsford, en Colombie-Britannique.
  • La Ville de Montréal prolonge jusqu’au 6 septembre la gratuité du stationnement de rue dans l’arrondissement de Ville-Marie le vendredi à partir de 18 h et durant toute la fin de semaine.
  • La Société des alcools du Québec (SAQ) a eu un bon dernier trimestre l’an dernier: ses revenus ont augmenté de 4% par rapport au dernier trimestre de 2019 et son bénéfice net a augmenté de 2,4% – la SAQ a rapporté presque 460 millions $ au dernier trimestre de 2020.
  • Acquisition de Shaw par Rogers: le ministre de l’Innovation François-Philippe Champagne a dit en entrevue à Bloomberg que ce projet soulevait des «problèmes très sérieux et très importants» sur le degré de concurrence qui resterait dans les télécommunications canadiennes après une telle transaction.

Cogeco craint que l’achat de Shaw par Rogers rende le marché du sans-fil encore plus difficile d’accès pour les nouveaux fournisseurs

Publié le 24 mars 2021
Cogeco craint que l’achat de Shaw par Rogers rende le marché du sans-fil encore plus difficile d’accès pour les nouveaux fournisseurs

(Source: Unsplash)

  • Si elle est approuvée, l’acquisition de Shaw par Rogers fera passer de quatre à trois le nombre de grands exploitants de réseaux de télécommunications au Canada. Cela réduira les chances que de nouveaux joueurs se taillent une place dans ce marché, vu les coûts élevés pour bâtir sa propre infrastructure.
  • Le PDG de Cogeco pense que la transaction bénéficierait non seulement à Rogers mais aussi à Bell et Telus, puisqu’elle consoliderait du même coup leur part de marché en éliminant un de leurs principaux concurrents.

Le PDG de Cogeco Philippe Jetté a déjà dit par le passé que son entreprise aimerait se lancer dans les services sans fil. Mais l’achat de Shaw par Rogers lui compliquerait la tâche.

  • «Pour entrer dans le sans-fil, les plus petits joueurs doivent avoir accès à une partie des réseaux déjà existants», a expliqué Philippe Jetté lors d’une conférence virtuelle organisée par Desjardins.
  • Or, la transaction prévue éliminerait un joueur déjà établi et donnerait, selon lui, plus de pouvoir à Rogers, Bell et Telus, les seuls à avoir une présence nationale dans le sans-fil.

L’offre d’achat de Rogers doit être approuvée par le CRTC, le Bureau de la concurrence et le gouvernement.

Philippe Jetté espère que les autorités n’oublieront pas leur promesse de stimuler la concurrence en faisant plus de place aux fournisseurs régionaux ou aux nouveaux fournisseurs.

  • «Il faudra créer un environnement juridique qui permet aux petits opérateurs de croître, et qui favorisera l’émergence de plus de concurrence.»

Une solution pourrait être de forcer Rogers à céder une partie de ses fréquences à un autre fournisseur, chose qui s’est déjà vue quand Bell a fait l’acquisition du fournisseur manitobain MTS en 2016.

Alain McKenna
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Cogeco pourrait bien être le grand gagnant de l’achat de Shaw par Rogers, croit un analyste

Publié le 16 mars 2021
  • La concentration dans le sans-fil canadien inquiète les autorités. Avant d’approuver la transaction de 26 milliards $, elles pourraient exiger que Shaw se départisse de Freedom Mobile, un fournisseur de services sans fil présent en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique, avance David McFadgen, analyste en télécom pour la firme Cormark Securities.
  • Dans une note aux investisseurs, l’analyste torontois écrit que si cela se produit, Cogeco pourrait vouloir acquérir Freedom Mobile, parce l’entreprise québécoise veut entrer dans le marché du sans-fil, et que «personne jusqu’ici ne lui avait offert une telle occasion».

Achat de Shaw Communications par Rogers: Ottawa devra choisir entre l’industrie et les consommateurs

Publié le 15 mars 2021
Achat de Shaw Communications par Rogers: Ottawa devra choisir entre l’industrie et les consommateurs

(Source: Unsplash)

  • Si elle se réalise, l’offre d’acquisition de 26 milliards $ de Rogers pour Shaw annoncée hier fera passer de quatre à trois le nombre de grands fournisseurs de services de télécommunications au Canada – sans compter Vidéotron, qui ne dessert que le Québec. 
  • Depuis quelques années, le CRTC estime ce marché suffisamment concurrentiel justement parce qu’il compte quatre grands joueurs. Si l’organisme fédéral veut défendre l’intérêt des consommateurs, il refusera probablement la transaction. Mais il pourrait être tenté de l’approuver pour privilégier l’investissement et la création d’emploi dans l’ouest du pays, fait valoir un expert canadien des télécoms.

Si le CRTC tient à baisser les prix du sans-fil et de l’Internet, il refusera l’achat de Shaw par Rogers, affirme en entrevue à InfoBref Michael Geist, directeur de la Chaire canadienne sur Internet et le commerce électronique.

  • «Approuver cette offre serait un recul pour le CRTC, qui tient à ce modèle à quatre joueurs.»
  • Mais ces derniers mois, le CRTC s’est plus souvent montré en faveur de protéger l’industrie et l’investissement que les consommateurs, ce qui rend incertaine la position qu’il prendra dans ce dossier.

Le Bureau de la concurrence et le gouvernement fédéral devront aussi approuver la transaction.

Or, le gouvernement libéral s’est fait élire en promettant de réduire de 25% la facture de sans-fil des Canadiens. 

  • Cette transaction ne l’aidera pas à remplir sa promesse, croit Michael Geist.

Favoriser la création d’opérateurs «virtuels» dans le sans-fil – on appelle ainsi des fournisseurs indépendants qui empruntent l’infrastructure des grands joueurs pour offrir des services au rabais – serait une façon pour le gouvernement de satisfaire à la fois l’industrie et les consommateurs.

Ottawa pourrait approuver le plan de Rogers d’acquérir Shaw, en acceptant la justification que Rogers va investir dans l’Internet filaire et la technologie 5G et créera 3000 emplois dans l’ouest du pays.

Et le gouvernement pourrait ensuite obliger Rogers, ses concurrents directs Bell et Telus, et Vidéotron à partager leur infrastructure sans fil avec des opérateurs virtuels régionaux.

Dans l’Internet résidentiel, l’approche de favoriser des exploitants virtuels a eu un effet à la baisse sur les prix.

Alain McKenna
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CE LUNDI en rafale

Publié le 15 mars 2021
CE LUNDI en rafale

(Image Groupe Robert)

  • Le Groupe Robert, une société de transport de Boucherville, construira au coût de 150 millions $ un nouveau centre de distribution alimentaire à Varennes, en Montérégie – Québec et le Fonds de solidarité FTQ vont financer ensemble un peu plus du tiers du projet.
  • Rogers veut acheter Shaw Communications, quatrième plus grosse société de télécommunications au Canada après Bell, Rogers et Telus, et qui est présente dans l’ouest du pays – cette offre de 26 milliards $ devra toutefois être approuvée par le Bureau de la concurrence et le CRTC.
  • Devencore, une importante société montréalaise de conseil et de courtage spécialisée dans l’immobilier commercial, a été achetée par l’agence immobilière torontoise Avison Young – la transaction a reçu l’appui de la Caisse de dépôt et placement du Québec, un investisseur important dans Avison Young.
  • Les automobilistes qui le souhaitent sont autorisés à retirer leurs pneus d’hiver à compter de demain.
  • Bilan Covid: moins de 600 nouveaux cas enregistrés au cours des dernières 24 h. 553 Québécois sont actuellement hospitalisés, soit 6 de plus qu’hier.
  • L’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne suspendent à leur tour temporairement l’utilisation du vaccin anti-Covid d’AstraZeneca.

Cogeco face à l’offre d’Altice et Rogers: la saga n’est peut-être pas terminée

Publié le 19 oct. 2020
Cogeco face à l’offre d’Altice et Rogers: la saga n’est peut-être pas terminée

(Image: YouTube)

  • Malgré le refus définitif de la famille Audet de l’offre bonifiée de Rogers et Altice pour Cogeco, les CA de l’entreprise et de sa filiale américaine ont confirmé qu’ils allaient quand même l’examiner.
  • La famille Audet détient une majorité des actions à droit de vote de Cogeco, mais des actionnaires minoritaires pourraient être tentés par l’offre de 11,1 milliards $, ou par une autre solution leur permettant d’accroître leur capital rapidement.

Déçue par la fin de non-recevoir de Gestion Audem, le holding de la famille Audet qui contrôle 71% de Cogeco, la firme Canaccord Genuity entrevoit deux issues à la situation actuelle:

  • Une nouvelle offre plus substantielle, d’une valeur avoisinant les 15 milliards $, même improbable, reste une hypothèse.
  • Cogeco pourrait inscrire sa filiale américaine à la Bourse de New York, ce qui augmenterait suffisamment le capital boursier des autres actionnaires pour les satisfaire.

L’offre bonifiée d’hier risque en tout cas de forcer la famille Audet à bouger afin de «générer plus de valeur rapidement, quitte à prendre un risque», ajoute la Banque Nationale dans une note aux investisseurs.

Alain McKenna
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