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Jeune entreprise québécoise innovante

ViridisTerra restaure et reboise les terres dégradées

Mis à jour le 22 juil 2022
par Patrick Pierra

Martin Beaudoin Nadeau, fondateur et PDG de ViridisTerra

  • Plus de la moitié des forêts dans le monde ont été déboisées. 40% des terres agricoles sont fortement dégradées. Le coût environnemental est énorme, autant pour le réchauffement climatique que la biodiversité.
  • La jeune entreprise de Québec ViridisTerra a réuni plusieurs technologies sous un modèle économique ingénieux pour corriger ces dégradations et rendre ces terres à nouveau productives.

Le problème auquel l’entreprise s’attaque est d’envergure planétaire. 

«Il y a actuellement plus de 2 milliards d’hectares de terres dégradées sur la planète, soit 2 fois la grandeur du Canada», dit Martin Beaudoin Nadeau, fondateur et PDG de ViridisTerra.

«Que ce soit à cause de surexploitation forestière, d’agriculture intensive ou d’exploration minière ou pétrolière, ces terres ne sont plus productives. Très peu de plantes y poussent, et ce sont souvent des espèces invasives.»

«Ces terres contribuent au réchauffement climatique et à la disparition des espèces. Elles présentent souvent des risques pour la sécurité alimentaire et la santé des populations.»

Dans certains pays, des entreprises comme les sociétés minières ont l’obligation de restaurer, c’est-à-dire de rendre à nouveau productives, les terres qu’elles ont dégradées.

  • «Par le passé, les activités de restauration des sites perturbés par les activités industrielles étaient souvent efficaces à court terme, mais non durables à moyen et long terme», explique Martin Beaudoin Nadeau. 

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La solution de la jeune pousse de Québec est de conjuguer plusieurs biotechnologies, composées de bioformulations, de biofertilisants et matériel végétal amélioré.

Leur combinaison permet d’augmenter jusqu’à 2 à 3 fois la productivité des terres et des arbres, ce qui assure une restauration profonde et durable des terres dégradées.

L’innovation qu’amène l’entreprise est aussi dans la façon de gérer et de financer les investissements nécessaires à la restauration des terres.

«Notre plateforme technologique réunit une foule de données collectées sur le terrain dans nos projets de restauration», explique Martin Beaudoin Nadeau. 

Grâce aux technologies de chaine de bloc et d’intelligence artificielle, elle facilite l’analyse de données et la prise de décision. 

«Elle assure aussi la traçabilité des résultats de nos projets, précise l’entrepreneur, pour obtenir la certification durable ou zéro émission des produits qui sont ensuite cultivés sur les terres.» 

Un fonds d’investissement d’impact, TreesOfLives, permet à des investisseurs de participer au financement de ces projets.


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Le modèle d’affaires repose d’abord sur une offre de services à deux grandes catégories de clientèles:

  • des entreprises, notamment minières ou pétrolières, obligées de restaurer des terres qu’elles ont exploitées; et
  • des gouvernements qui financent des projets de restauration soit sur leur propre territoire, soit dans des pays en développement, souvent dans le cadre d’une aide internationale pour aider ces pays à s’adapter aux changements climatiques.

L’ambition de ViridisTerra se manifeste pleinement dans les projets de TreesOfLives pour transformer de vastes zones dégradées et déboisées en paysages agricoles, agroforestiers et forestiers durables.

«Ces projets ont un financement mixte, explique Martin Beaudoin Nadeau. 

  • Dans la première phase, les gouvernements donnent une impulsion pour dé-risquer les projets. 
  • Ensuite, les investissements privés d’entreprises et d’individus prennent le relais, pour atteindre des objectifs corporatifs de zéro émission nette de gaz à effet de serre, avoir un impact positif sur la nature, ou plus généralement pour répondre à des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance» (ESG).

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Actuellement, l’entreprise emploie 45 personnes. Elle est présente dans 6 pays.

  • Elle a une filiale de ventes aux États-Unis. Elle est en train d’en ouvrir une autre en France.
  • Ses employés font des missions pour des projets en Haïti, et au Burkina Faso, en Afrique.
  • Au Pérou, en Amérique du Sud, l’entreprise a débuté ses premiers projets de TreesOfLives avec des investisseurs privés.

«On travaille beaucoup sous les tropiques: les écosystèmes y poussent toute l’année, et cela permet de créer rapidement de la valeur et de l’impact», note Martin Beaudoin Nadeau.

L’entreprise entreprise bénéficie présentement d’un accompagnement au sein de l’incubateur-accélérateur Le Camp. [Découvrez nos portraits d’autres jeunes entreprises québécoises innovantes accompagnées par cet organisme.]

Prochaines étapes:

ViridisTerra veut développer, en partenariat avec les propriétaires des terres qu’elle restaure, de nouvelles cultures qui génèrent des revenus directs, en produisant notamment des fruits, des noix et du bois d’œuvre.

Elle veut aussi démocratiser l’accès des investisseurs au financement des projets.

Actuellement, on peut seulement investir dans TreesOfLife via ce que l’on appelle le «marché dispensé», pour les entreprises dispensées de publier un prospectus – un document d’information légale et financière – lorsqu’elles sollicitent des investisseurs répondant à certains critères. 

  • Ce statut limite beaucoup le nombre d’investisseurs qui peuvent participer.

ViridisTerra prévoit d’offrir bientôt une version de TreesOfLife sous la forme d’un fonds négocié en bourse (FNB), accessible à tous les investisseurs.

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Patrick Pierra