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Conseils pour vos FINANCES

Pourquoi les influenceurs de la finance sont dans la mire des autorités

Publié le 18 nov. 2022
Fabien Major
par Fabien Major
Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref

[crédit photo:
Scott Rodgerson | Unsplash]

  • Les corrections boursières, le krach des cryptos et la faillite de plusieurs plateformes de négociation entrainent une réflexion sérieuse sur les blogueurs, commentateurs et influenceurs en finances personnelles.
  • Aux États-Unis, des influenceurs, et des vedettes qui ont simplement promu des projets financiers, sont aujourd’hui l’objet de surveillance, d’enquêtes ou de sanctions. Au Canada et au Québec aussi, on peut s’attendre à ce que les autorités exercent aussi plus de vigilance à leur égard.

La puissante Securities and Exchange Commission (SEC) américaine a tenu Kim Kardashian responsable des pertes financières de milliers de petits épargnants et l’a condamnée à payer 1,7 million de $US.

  • On lui reproche d’avoir omis d’informer ses abonnés d’Instagram qu’elle avait touché 250 000 $ pour mousser les jetons EthereumMax.

Le célèbre quart arrière de football américain Tom Brady pourraient faire l’objet d’une action collective d’investisseurs dans la plateforme de cryptos FTX, qu’il endossait publiquement jusqu’à tout récemment et qui est maintenant au bord de la faillite.

Chez nous aussi, des promoteurs et influenceurs de la finance pourraient s’attirer des ennuis. Surtout s’ils continuent de donner du crédit ou de l’espace publicitaire à des produits toxiques ou des stratégies discutables.


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Attention aux conseils que vous voyez

Si, sur le web ou dans les médias sociaux, votre personnalité économique préférée vous recommande d’investir dans un fonds ou un FNB d’une firme précise, dans une crypto monnaie spécifique, ou par l’intermédiaire d’une plateforme de transactions précise, elle doit:

  • détenir un permis de l’Autorité des marchés financiers (AMF);
  • OU vous aviser clairement qu’elle reçoit une forme de rémunération pour ses prises de position commanditées, si c’est le cas.

Un blogue, une infolettre, une page Facebook, un compte Instagram, YouTube ou TikTok peuvent être des outils formidables d’éducation financière.

Mais ils peuvent aussi servir d’instruments de marketing.

Si vous ne voyez pas souvent d’opinions sur des produits publiées par des planificateurs, conseillers ou gestionnaires de patrimoine professionnels, c’est parce que nos communications sont encadrées par la loi.

  • Nous pouvons donner des conseils précis à un individu si et seulement si nous connaissons bien ses objectifs, ses revenus, ses actifs et sa situation familiale et professionnelle.
  • De plus, nous devons être en mesure de produire une analyse comparative de produits qui appuie par des faits le choix de nos recommandations.
  • Un professionnel de la finance ayant un permis d’exercice a l’obligation de favoriser les intérêts de ses clients et il doit être en mesure de le prouver qu’il agit ainsi.

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Information, opinion ou conseil?

La ligne est mince entre les opinions générales, le gros bon sens et le conseil responsable, mais il y en a une.

Et les régulateurs, comme l’Organisme canadien de règlementation du commerce de valeurs mobilières (OCRCVM), la surveillent de près.

Si les influenceurs financiers canadiens ne s’autoréglementent pas davantage, ils pourraient bien devenir la cible de poursuites et d’actions collectives; puis se retrouver dans la ligne de mire des autorités des marchés financiers, comme c’est le cas aux États-Unis.

Des conseils mal avisés peuvent avoir de lourdes conséquences

Nous connaissons tous des amis, membres de notre famille ou confrères ou consœurs qui ont investi des milliers de dollars de leurs économies durement gagnées dans des actions, fonds, FNB et cryptos qui ne leur convenaient pas.

  • Certains ont suivi des «recettes toutes faites» propagées sur les réseaux sociaux.
  • Parmi eux, il y en a qui ont perdu la totalité de leur capital.
  • Dans le moins pire des cas, les replis sont de l’ordre de -75%.

Chaque perte cache un drame, comme l’incapacité de financer le REEE de ses enfants, la mise de fonds sur une maison, ou le remboursement de dettes lourdes en intérêts.

(Je salue au passage La Frugaliste Futée qui a cru bon retirer toutes publicités faisant la promotion des cryptos sur ses espaces de communication.

  • Comme elle ne se sent pas suffisamment en confiance pour investir elle-même dans cet actif spéculatif, elle préfère ne pas y diriger ses abonnés.
  • Cette décision est tout à son honneur et démontre qu’elle a leurs intérêts à cœur.)

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Fabien Major