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Conseils pour vos FINANCES

Attendre, pour investir, le moment propice… qui ne viendra jamais!

Publié le 12 mai 2023
Fabien Major
par Fabien Major
Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref
Attendre, pour investir, le moment propice… qui ne viendra jamais!

[crédit photo: Matthew Henry | unsplash]

  • Depuis les tout premiers débuts des places boursières, chaque investisseur tente de déterminer le moment idéal pour «entrer» dans le marché en achetant des actions. Chacun a sa théorie pour identifier les creux, qui sont les points d’entrée les plus prometteurs en termes de rendement.
  • Une étude du Schwab Center for Financial Research a remué dans tous les sens les replis et rebonds des actions américaines entre 2000 et 2020 afin de vérifier si la synchronisation de marché (market timing) apporte une valeur ajoutée importante. La conclusion a de quoi surprendre.

La simulation de l’équipe de Schwab met en scène 5 personnages fictifs.

Ils investissaient chacun 2000 $ par an dans l’indice S&P 500 [tous les montants sont en dollars américains].

  • Ils ont donc déposé chacun 40 000 $ sur l’ensemble des 20 années.

Chaque personnage choisissait toujours de la même façon le moment d’investir.

  • Peter Perfect a le super pouvoir de reconnaitre chaque année le creux du marché, et il investit ce jour-là tout son capital.
  • Ashley Action ne perd pas de temps et achète dès les premiers jours de l’année civile.
  • Mathew Monthly préfère cotiser mensuellement, un même montant au début de chaque mois.
  • Rosie Rotten est frappée par le mauvais sort: à l’inverse de Peter Perfect, elle concentre tous ses achats au sommet annuel des cours boursiers.
  • Larry Linger, terrorisé par les nouvelles en continu, pense à la guerre, aux tensions au Proche-Orient, aux élections et aux taux d’intérêt. Le temps passe et son argent ronronne toujours dans son compte d’épargne: il n’a jamais réussi à faire le saut et investir réellement.

Résultats, 20 ans plus tard:

  • Peter a une cagnotte de 151 391 $.
  • Ashley a maintenant 135 471 $.
  • Mathew possède 134 856 $.
  • Rosie, qui a le don de toujours rater les occasions, a tout de même accumulé 121 171 $.
  • Quant à Larry, l’éternel indécis, son capital investi de 40 000 $ n’a récolté que 4 438 $ en intérêt.

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Leçons à retenir

Je note d’abord que la synchronisation parfaite est une hypothèse irréaliste, tout autant qu’une synchronisation totalement erronée.

  • Nul être humain ou algorithme ne peut prévoir avec exactitude le creux ni le sommet annuel du marché.
  • Comme Peter Pan, Rosie et Peter vivent dans le pays imaginaire.

Compte tenu de l’imprévisibilité des marchés, investir maintenant, ou dès qu’on possède la liquidité pour le faire, est sans doute la décision la plus lucrative que l’on peut prendre.

Et si notre tempérament inquiet nous pousse à éviter tout risque de regret, la stratégie de moyenne d’achats mensuels par somme fixe est un bon compromis.

Je suis très surpris de la bonne performance de Rosie Rotten. Même en choisissant chaque année la pire porte d’entrée de la bourse, elle a réussi à générer 76 733 $ de plus que Larry le procrastinateur.


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Investir au pire moment est toujours mieux que de ne pas investir du tout.

Mais qu’aurait pu faire Larry?

Il aurait sans doute dû revoir son plan financier et sa tolérance à la volatilité.

  • Larry a ignoré une réalité: la bourse n’est pas un jeu de hasard.
  • En général, 75% des journées de négociation d’une année sont positives.

Larry n’était pas obligé de tout investir à la bourse. S’il avait coupé la poire en deux en confiant simplement la moitié de ses économies au marché boursier, il aurait pu doubler son avoir – j’estime qu’ainsi la valeur de ses comptes avoisinerait maintenant 90 000 $.

(source: Does Market Timing Work?,  Schwab Center for Financial Research)

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Fabien Major