Économie verte

L’économie que l’on construit pour demain – au Québec et au Canada comme ailleurs dans le monde – doit limiter les changements climatiques et s’adapter à leurs impacts – nouvelles, politiques, projets et réalisations (voir aussi Climat, Environnement, Électrification, Finance durable et Technologies propres)

Montréal va investir 60 millions $ pour relancer son économie

Publié le 3 déc 2020
Montréal va investir 60 millions $ pour relancer son économie

La mairesse de Montréal Valérie Plante (Source: Twitter)

  • La mairesse Valérie Plante a détaillé dix mesures pour relancer l’économie de la ville après la pandémie.
  • Dans ce budget, 10 millions sont réservés au centre-ville, plus de 12 millions pour soutenir les commerçants, notamment ceux qui souhaitent acheter leurs locaux, et 8 millions pour aider les entreprises montréalaises dans leur «virage vert».

Plan vert 2030: l’hydrogène vert est-il la carte cachée de Legault?

Publié le 2 déc 2020
Plan vert 2030: l’hydrogène vert est-il la carte cachée de Legault?

(Source: Greenfield Global)

  • Le Plan pour une économie verte 2030 de Québec octroie une aide de 15 millions $ à la filière de l’hydrogène et promet pour l’an prochain une stratégie pour faire du Québec un leader mondial de l’hydrogène «vert».
  • L’hydrogène «bleu» qu’on utilise actuellement est polluant, car il est fait à partir d’hydrocarbures – le remplacer par de l’hydrogène vert tiré de sources renouvelables non polluantes représente un marché qui pourrait valoir plus de 1000 milliards $US en 2050.

Produire de l’hydrogène «vert» par électrolyse demande d’importantes quantités d’énergie et d’eau, ce qui rend sa production coûteuse. 

Par contre, de l’hydrogène vert produit au Québec coûterait moins cher que l’hydrogène bleu. Le calcul n’a pas échappé à plusieurs géants internationaux de l’énergie:

  • Air Liquide développe présentement une technologie d’électrolyse prometteuse à Bécancour.
  • La société québécoise H2V Énergies investit 1,3 milliard $ dans une usine située elle aussi à Bécancour et qui devrait entrer en service en 2022.
  • Le géant allemand Hy2Gen et le producteur d’éthanol canadien Greenfield Global produiront de l’hydrogène vert à Varennes au courant de la prochaine année.

La demande va croître rapidement pour l’hydrogène vert.

  • L’Europe prévoit avoir besoin de l’équivalent de 720 milliards $US en hydrogène vert d’ici 2050 pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles.
  • La Chine, le Chili et les États-Unis prévoient chacun investir des dizaines de milliards $ dans des infrastructures qui faciliteront l’accès à ce type d’hydrogène.

Même Hydro-Québec s’y intéresse: transformée en hydrogène, sa capacité hydroélectrique excédentaire pourrait être exportée par bateau partout dans le monde, et pas seulement là où se rend son réseau de distribution actuel.

Alain McKenna
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Ottawa prévoit un plan de relance économique de 70 à 100 milliards $ sur trois ans

Publié le 30 nov. 2020
  • Dans sa mise à jour économique, le gouvernement libéral a esquissé un plan de relance qui s’ajouterait au déficit de 382 milliards $ de cette année, et qui pourrait faire passer la dette fédérale à 58,5% du PIB.
  • Ce plan, qui sera détaillé dans le budget au printemps prochain, prévoira des investissements pour créer un million d’emplois, des mesures en faveur d’une économie verte, et la création d’un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants.

Le commissaire au développement durable souligne le manque de transparence du Fonds vert

Publié le 25 nov. 2020
  • Dans son audit annuel, le commissaire Paul Lanoie pointe les manquements du fonds, créé pour financer la lutte contre les changements climatiques, dont des dépenses d’administration de 30 millions $ réglées sans l’aval de son conseil de gestion. 
  • Le commissaire signale également que des informations sur les activités du fonds sont dispersées ou incomplètes, et que d’autres n’ont pas été publiées – comme les états financiers des trois dernières années et le bilan 2018-2019 du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.

Le Parti Québécois veut «démondialiser» et «décanadianiser» le Québec

Publié le 22 nov. 2020
Le Parti Québécois veut «démondialiser» et «décanadianiser» le Québec

Paul St-Pierre Plamondon et le président du Parti Québécois Dieudonné Ella Oyono (Source: Twitter)

  • Lors de son conseil national virtuel samedi, le PQ a adopté un projet national qui pourrait devenir son programme officiel, avec les objectifs de proposer un nouveau référendum sur l’indépendance dès son premier mandat, d’accroître la production industrielle locale, et d’ouvrir la voie à une indépendance alimentaire et à une réindustrialisation de l’économie québécoise.
  • Le nouveau chef Paul St-Pierre Plamondon a également promis de réduire les émissions de GES de moitié d’ici 2030, et d’atteindre la carboneutralité en 2050.

Pour devenir carboneutre en 2050, le Canada doit adopter des cibles plus ambitieuses dès 2025, selon Greenpeace

Publié le 19 nov. 2020
Pour devenir carboneutre en 2050, le Canada doit adopter des cibles plus ambitieuses dès 2025, selon Greenpeace

Patrick Bonin (Source: Youtube)

  • Le projet de loi déposé hier par le gouvernement fédéral est un premier pas essentiel pour assurer le respect des cibles climatiques, dit à InfoBref l’un des responsables de Greenpeace Canada Patrick Bonin.
  • Mais, selon lui, le gouvernement doit revoir ses objectifs à la hausse pour jouer son rôle contre le réchauffement climatique.

Avec son projet de loi sur la responsabilité en matière de carboneutralité, le gouvernement va dans la bonne direction.
«Le suivi régulier qui est proposé sur la trajectoire à atteindre est une bonne chose», reconnait le responsable de la campagne Climat-Énergie.

Cependant, d’après Greenpeace, pour atteindre la carboneutralité, le gouvernement devrait:

  • fixer une cible pour 2025, alors que la première est actuellement prévue pour 2030;
  • prendre un objectif plus ambitieux pour 2030;
  • prévoir des mesures contraignantes: «outre le tribunal de l’opinion publique, il faut des leviers réglementaires pour que le gouvernement soit forcé d’améliorer ses objectifs», demande Patrick Bonin.

En 2015, Stephen Harper s’était engagé à réduire d’ici 2030 les émissions de GES de 30%, par rapport à 2005. Cette baisse représente 511 mégatonnes de CO2.

Justin Trudeau n’a pas modifié cet objectif depuis son arrivée au pouvoir il y cinq ans.

C’est beaucoup moins que ce que demande le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), rappelle Patrick Bonin: pour contribuer à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré, le Canada devrait réduire de moitié ses émissions de CO2 actuelles d’ici 2030.


Johanna Sabys
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Loi-cadre pour un Canada carboneutre en 2050 – voici l’essentiel

Publié le 19 nov. 2020
Loi-cadre pour un Canada carboneutre en 2050 – voici l’essentiel

(Image YouTube)

  • Le projet de Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité oblige le gouvernement fédéral à fixer des cibles nationales de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030, 2035, 2040 et 2045.
  • Mais cette future loi ne détaille pas encore le plan du gouvernement pour atteindre son objectif de zéro émission nette de GES d’ici 2050.

En septembre 2019, Justin Trudeau s’était engagé à ce que le Canada atteigne la carboneutralité d’ici 2050.

Le projet de loi C-12, déposé le 19 novembre 2020, vise à encadrer les efforts pour y parvenir.  

Dans les six mois qui suivront l’entrée en vigueur de la loi, le ministre de l’Environnement établira les premières cibles de réduction des GES pour 2030.

Le projet de loi prévoit:

  • la création d’un organisme consultatif;
  • un examen par le commissaire à l’environnement et au développement durable, au moins une fois tous les cinq ans, des mesures prises par le gouvernement pour atteindre les objectifs. 

Mais le texte n’impose aucune mesure contraignante ni sanction. Il ne donne aucun détail sur le plan du gouvernement pour atteindre ses objectifs. [Lire la réaction de Greenpeace]

Par ailleurs, le gouvernement fédéral précise que, selon lui, le projet de loi n’empiète pas sur les champs de compétence des provinces.

Johanna Sabys
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Le Québec demeure chef de file en efficacité énergétique dans le secteur des transports

Publié le 17 nov. 2020
Le Québec demeure chef de file en efficacité énergétique dans le secteur des transports

(Source: Pixabay)

  • Le Québec reste la deuxième province la plus méritante, derrière la Colombie-Britannique, en matière d’efficacité énergétique, et conserve la tête du classement dans le secteur des transports.
  • C’est ce qui ressort du deuxième bulletin annuel d’évaluation des politiques provinciales de l’organisme Efficacité Énergétique Canada.

Le bulletin compare les provinces sur une quarantaine de critères.

Depuis l’an dernier, le Québec a fait des améliorations:

  • Un nouveau code de l’énergie pour les grands bâtiments a été adopté.
  • Un grand nombre de conseillers en énergie pour les habitations ont été certifiés.
  • Des économies notables ont été faites en gaz naturel et autres combustibles.

L’électrification des transports demeure le point fort du Québec.

Avant même d’interdire la vente de véhicule à essence en 2035, le Québec était déjà la première province à obliger les constructeurs à vendre une certaine proportion de véhicules électriques (VE).

  • Le Québec affiche le plus fort taux de croissance des immatriculations de VE entre 2018 et 2019.
  • Son réseau de recharge de VE continue à se développer.

En revanche, certains points restent à améliorer.

  • 18% des ménages québécois consacrent plus de 6% de leur revenu à l’énergie.
  • La pandémie a augmenté le stress des personnes à faible revenu qui travaillent à domicile avec un chauffage et une ventilation qui ne sont pas adéquats.
  • Parce qu’il a beaucoup d’électricité, le Québec se préoccupe relativement peu de l’économiser.

Johanna Sabys
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Les minéraux considérés comme stratégiques par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles seront retracés grâce à une technologie québécoise

Publié le 17 nov. 2020
  • La société de Québec Optel va diriger un projet pilote pour tenter de démontrer la conformité environnementale et sociale des matériaux qui seront extraits du sol québécois.
  • Objectif: positionner le Québec comme chef de file dans la production responsable de composants pour batteries, tels que le lithium et le graphite, pour se démarquer de la Chine et attirer des investisseurs soucieux de critères sociaux et environnementaux.

Que vaut le Plan économie verte pour l’environnement?

Publié le 16 nov. 2020
Que vaut le Plan économie verte pour l’environnement?
  • Le gouvernement s’engage à investir 1,3 milliard $ chaque année jusqu’en 2026 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du Québec.
  • Mais le plan annoncé hier n’impose aucune cible contraignante, et il permettrait au Québec de réaliser moins de la moitié des engagements de réduction des GES qu’il a pris pour 2030.

Les mesures énoncées dans le Plan pour une économie verte 2030 devraient faire baisser les émissions de 12,4 millions de tonnes.

Cette baisse, si elle est atteinte, serait très loin des engagements que le Québec a pris en 2015: atteindre, en 2030, un volume annuel d’émission de GES qui soit de 37,5% inférieur à celui de 1990.

L’objectif du PEV 2030 ne correspond ainsi qu’à 42% des engagements du Québec pour 2030.

Le gouvernement espère cependant se rapprocher de l’objectif initial d’ici 2030, en ajoutant d’autres mesures à celles annoncées hier. Il promet également de réviser le plan chaque année pour vérifier son efficacité.

Les acteurs qui misent sur l’électrification des transports, et dont les affaires devraient profiter du virage électrique, saluent les mesures.

  • La compagnie Lion Électrique, qui fabrique des véhicules zéro émission, se réjouit en particulier de l’importance accordée à l’électrification des autobus scolaires et de l’aide permettant de réduire le coût d’achat des véhicules servant au camionnage urbain.

Mais l’opposition dénonce un manque d’ambition et des mesures non contraignantes.

  • Le Parti Québécois et Québec solidaire reprochent au gouvernement de revoir les cibles de réduction de GES du Québec à la baisse.
  • Le PQ lui reproche d’acheter des droits de polluer sur le marché du carbone au lieu d’encourager la transformation énergétique.
  • QS regrette que le plan n’impose aucune cible contraignante pour s’assurer du respect des engagements.
Johanna Sabys
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Plan pour une économie verte 2030 – voici l’essentiel

Publié le 16 nov. 2020
Plan pour une économie verte 2030 – voici l’essentiel

Le premier ministre François Legault (à droite) et Benoît Charette, ministre de l’Environnement de de la Lutte aux changements climatiques. (Image Twitter)

  • Le premier ministre François Legault et Benoît Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, ont présenté leur plan pour réduire de 37,5% les émissions de GES du Québec d’ici dix ans.
  • La première phase de ce plan consiste à électrifier les transports, améliorer l’efficacité énergétique de la province et créer une industrie québécoise des énergies vertes.

Québec va consacrer 6,7 milliards $ à financer diverses mesures réparties sous ces trois grands thèmes. Voici les faits saillants.

Transports:

  • Québec confirme son intention d’interdire la vente de véhicules à moteur thermique en 2035.
  • L’aide à l’achat par les particuliers, les entreprises et les chauffeurs de taxi de véhicules à moteur électrique ou hybride branchable continuera d’être offerte – c’est la mesure la plus coûteuse de ce plan.
  • Les deux tiers des autobus scolaires sur la route en 2030 devront être électriques ou sans émission.
  • La loi obligeant les constructeurs d’automobiles à proposer au moins un véhicule zéro émission au Québec sera revue pour accélérer la mise en marché de plus de modèles.
  • Hydro-Québec mettra l’épaule à la roue en accélérant le déploiement de bornes de recharge publiques.

Efficacité énergétique du chauffage des bâtiments:

  • 550 millions $ iront aux propriétaires de bâtiments résidentiels, commerciaux et institutionnels pour les aider à réduire de moitié leurs émissions de gaz à effet de serre.
  • Québec rehausse les cibles pour son propre parc immobilier en promettant de réduire de 60% d’ici dix ans ses émissions de GES par rapport au niveau de 1990.
  • Le secteur industriel aura droit à une aide de 768 millions $ pour des projets spécifiques de réduction des GES.

Création d’entreprises dans trois secteurs liés aux énergies vertes:

  • 400 millions $ iront aux nouvelles entreprises spécialisées dans les batteries, l’électrification du transport et l’infrastructure de recharge.
  • 213 millions $ iront au développement d’une filière du gaz naturel renouvelable.
  • 15 millions $ serviront à créer une filière de l’hydrogène.

Une stratégie nationale de l’hydrogène vert est promise par le gouvernement d’ici la fin 2021, avec l’objectif de positionner le Québec en chef de file dans ce secteur énergétique encore naissant.

Alain McKenna
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Interdiction de la vente de véhicule à essence dès 2035: Québec veut prendre une longueur d’avance dans l’utilisation des voitures électriques

Publié le 15 nov. 2020
Interdiction de la vente de véhicule à essence dès 2035: Québec veut prendre une longueur d’avance dans l’utilisation des voitures électriques

(Source: Wikimedia)

  • Avant de présenter aujourd’hui son plan pour une économie verte, le ministre de l’Environnement Benoit Charrette a déjà dit que, d’ici 15 ans, il ne sera plus possible d’acheter au Québec des véhicules à essence neufs.
  • Cet objectif pourrait faire du Québec un chef de file en Amérique du Nord, avec la Californie, dans le développement du marché de l’auto électrique.   

À partir de 2035, les constructeurs automobiles ne pourront plus vendre au Québec que des véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Les véhicules à essence seront limités au marché de l’occasion – et, pour le neuf, aux véhicules utilisés à des fins industrielles ou commerciales.

C’est ce qu’a indiqué Benoit Charrette en entrevue à La Presse samedi.

Le Québec n’est pas le premier en Amérique du Nord à fixer l’arrêt de la vente de véhicules à essence neufs en 2035.

  • C’est aussi l’année qu’a choisie la Californie.
  • Cet État américain est d’ailleurs le partenaire du Québec dans la bourse carbone, le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre.

En Europe, plusieurs pays vont devancer le Québec.

  • La Norvège va cesser la commercialisation de nouvelles voitures équipées seulement d’un moteur à combustion dès 2025.
  • L’Islande et le Danemark souhaitent interdire leurs ventes en 2030.

D’autres régions ont fixé une échéance plus lointaine.

  • La Colombie-Britannique, actuellement seule province canadienne à vouloir interdire les véhicules à essence, le fera en 2040.
  • La France et l’Angleterre ont également légiféré pour une interdiction en 2040.

En fixant l’échéance dès 2035, Charrette veut forcer les constructeurs à augmenter plus rapidement le nombre de véhicules électriques mis en vente au Québec.

Johanna Sabys
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