Aéronautique

Les compagnies aériennes ne sortiront pas de la zone de turbulence Covid avant la fin 2021, selon des experts

Publié le 6 janv. 2021
Les compagnies aériennes ne sortiront pas de la zone de turbulence Covid avant la fin 2021, selon des experts

(Source: Cirium)

  • Le secteur aérien est encore en pleine crise: les compagnies aériennes vont continuer à disparaître, et les avions seront plus petits et moins occupés cette année.
  • En fait, un retour à la normale n’est plus envisagé: l’aviation sortira grandement transformée de la crise actuelle, avertit la firme de consultation spécialisée Cirium.

Malgré la période des Fêtes, l’achat de billets d’avion dans le monde était encore plus faible durant les trois derniers mois de 2020 qu’au courant de l’été, au plus fort de la crise de Covid-19.

  • D’octobre à décembre 2020, le nombre de réservations a été 78% moins élevé que durant la même période en 2019.

C’est l’incertitude pour 2021. Les compagnies aériennes ne savent pas à quoi s’attendre et préfèrent réduire leurs dépenses. 

  • Les plus gros et plus vieux avions sont retirés des flottes au profit d’avions plus compacts, qui coûtent moins cher à exploiter.
  • Comme elles ont peu de liquidités, les compagnies aériennes préfèrent louer leurs avions plutôt que de les acheter. 2021 pourrait devenir la première année où plus de la moitié de tous les avions en activité dans le monde appartiendront à des agences de crédit-bail, prédit Cirium dans un rapport sur les tendances du secteur.

La consolidation va continuer. 

  • Mondialement, plus de 40 lignes aériennes ont disparu en raison de la Covid-19.
  • Cirium croit que des transporteurs en difficulté financière pourraient devenir des cibles pour d’autres sociétés de plus grande taille.

Alain McKenna
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La moitié des émissions polluantes causées par les avions est due à seulement un pour cent de la population

Publié le 18 nov. 2020
La moitié des émissions polluantes causées par les avions est due à seulement un pour cent de la population
  • Les voyageurs qui parcourent 56 000 km ou plus chaque année à bord d’avions commerciaux ou privés ont contribué au relâchement de 500 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère en 2018.
  • C’est injuste, car ces voyageurs et les sociétés aériennes ne sont pas tenus responsables de ces «dommages climatiques» dont la valeur s’élève à 100 milliards $US, conclut une étude tout juste publiée par des chercheurs européens.

La ministre Mélanie Joly demeure évasive sur un éventuel soutien ciblé à l’industrie aéronautique québécoise

Publié le 2 nov. 2020
La ministre Mélanie Joly demeure évasive sur un éventuel soutien ciblé à l’industrie aéronautique québécoise

Mélanie Joly, à gauche (Photo Twitter)

  • Ce matin, la ministre du Développement économique et des Langues officielles a dit vouloir «répondre présent pour aider le secteur aérospatial», avant de nuancer: «on doit le faire de façon intelligente».
  • Mélanie Joly participait au dévoilement d’un plan d’action pour le secteur aérien produit par Aéro Montréal et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qui demande justement une aide publique ciblée comme celle consentie par les États-Unis et l’Europe à leur industrie respective.
La ministre Mélanie Joly demeure évasive sur un éventuel soutien ciblé à l’industrie aéronautique québécoise

Mélanie Joly, à gauche (Photo Twitter)

Bombardier recevra moins d’argent que prévu pour ses usines mais pourrait mieux s’en tirer à plus long terme

Publié le 26 oct. 2020
Bombardier recevra moins d’argent que prévu pour ses usines mais pourrait mieux s’en tirer à plus long terme

(Image Bombardier)

  • L’équipementier américain Spirit AeroSystems paiera finalement 275 millions $US pour des usines fabriquant des pièces d’avions situées en Irlande, au Maroc et aux États-Unis, plutôt que les 500 millions $US prévus initialement.
  • En revanche, Spirit assumera un passif plus important – 824 millions $US plutôt que 700 millions $US – et promet à Bombardier au moins 100 millions $US d’économies sur les composants que le fabriquant québécois lui achètera au cours des prochaines années pour ses futurs avions d’affaires.

EXCLUSIF InfoBref

CAE est prête à investir dans le développement d’un avion électrique québécois

Publié le 8 oct. 2020
CAE est prête à investir dans le développement d’un avion électrique québécois
  • Officiellement carboneutre depuis la fin septembre, l’entreprise montréalaise aimerait améliorer ce bilan en électrifiant d’ici 5 ans la moitié des 250 petits avions qu’elle utilise pour la formation de nouveaux pilotes.
  • «Il existe un ou deux avions hybrides ou électriques ailleurs dans le monde, mais CAE serait prête à investir dès aujourd’hui dans la recherche et développement d’un avion électrique développé au Québec», affirme Hélène V. Gagnon, vice-présidente des affaires publiques, en entrevue à InfoBref.

Hélène Gagnon, qui siège par ailleurs au conseil d’administration d’Hydro-Québec, indique que CAE a déjà parlé de ce projet à une poignée de fabricants et de motoristes depuis un an, mais que les discussions sont demeurées au stade exploratoire.

Il faut dire que les avions électriques déjà prêts à décoller ne sont pas nombreux, ni très gros.

  • Le plus gros avion électrique réellement fonctionnel à ce jour est un Cessna Grand Caravan pouvant accueillir 14 passagers, modifié par la société MagniX, de Seattle.
  • Sa portée de 1600 kilomètres est courte comparée à celle d’avions traditionnels, mais elle supérieure à la distance parcourue par la moitié des vols commerciaux dans le monde, assure son fabricant.

Un tel avion conviendrait à CAE, indique Mme Gagnon, mais elle préférerait un modèle fabriqué au Québec. «On a l’expertise au Québec pour développer [un tel avion]», dit-elle.

Alain McKenna
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Airbus produira un jet d’affaires de luxe à partir de l’A220

Publié le 6 oct. 2020
Airbus produira un jet d’affaires de luxe à partir de l’A220

Airbus 220

  • L’ACJ Two Twenty sera dérivé du A220 et créera «un tout nouveau segment de marché pour les avions d’affaires extra larges», croit l’avionneur français.
  • Airbus vante sa cabine trois fois plus spacieuse, son coût de vol réduit du tiers et un impact sonore moitié moins important que celui des avions d’affaires déjà sur le marché.

Héroux-Devtek signe un contrat très prometteur avec Boeing

Publié le 5 oct. 2020
  • Une filiale espagnole de l’équipementier montréalais fabriquera des actionneurs pour les trains d’atterrissage pour les avions 787, 777 et 767 de Boeing.
  • C’est une première entente du genre pour Héroux-Devtek, mais pas la dernière: le marché mondial des actionneurs est évalué à plus de 10 milliards $.

Airbus ne veut pas un, mais trois modèles d’avions à hydrogène dans les airs d’ici 2035

Publié le 21 sept. 2020
Airbus ne veut pas un, mais trois modèles d’avions à hydrogène dans les airs d’ici 2035
  • Appelés ZEROe, les trois prototypes ont respectivement la forme d’un avion commercial, d’un avion turbopropulsé et d’un jet privé futuriste.
  • Chose «inimaginable il y a 5 ans», dit la direction d’Airbus, l’hydrogène est vu aujourd’hui comme «le meilleur moyen» d’atteindre l’objectif du constructeur de réduire ses émissions de CO2 de 50 % d’ici 15 ans.

Ça continue de mal aller pour Boeing

Publié le 12 août 2020
  • L’avionneur a vu 43 autres commandes de 737 Max être annulées en juillet, portant le total d’annulations à 398 depuis le début de l’année.
  • Boeing, qui s’est remis à produire des avions au printemps, n’a enregistré aucune nouvelle commande le mois dernier, et s’attend désormais à une reprise plus lente que prévu de ses activités.