Immobilier

Nouvelles, données, réglementations et tendances concernant le marché de l’immobilier (achats et vente de maisons unifamiliales, de condos, d’immeubles multi-logements, et d’immeubles industriels et commerciaux, et marché locatif), particulièrement au Québec et au Canada.
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Les prix des unifamiliales ont augmenté l’an dernier entre 10 et 24%

Publié hier
Les prix des unifamiliales ont augmenté l’an dernier entre 10 et 24%
  • L’Indice de Prix de maison Teranet – Banque Nationale suit l’évolution du prix des maisons unifamiliales qui ont changé de propriétaires plusieurs fois. Au niveau national, il a enregistré une croissance record de 15,5% l’an dernier.
  • Montréal a connu une hausse des prix très proche de la moyenne nationale. Mais la hausse s’est éloignée de cette moyenne dans les autres grandes villes québécoises.

Hausse des prix sur 12 mois (décembre 2020 à décembre 2021) dans les 5 régions métropolitaines québécoises (+ Ottawa) représentées par l’Indice:

  • Montréal: +15,6% 
  • Québec: +10,4% 
  • Ottawa-Gatineau: +16,4% 
  • Sherbrooke: +24,2% 
  • Trois-Rivières: +19,1% 

Dans les cas de Montréal, Québec et Sherbrooke, la hausse annuelle des prix mesurée en décembre était un record absolu.


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La hausse des taux d’intérêt aurait temporairement accéléré la hausse des prix des maisons.

Les analystes associés à l’indice pensent que l’évolution des taux d’intérêt a sans doute alimenté l’augmentation des prix qui a repris de la vigueur à la fin de l’an dernier.

  • «Avec la récente hausse des taux d’intérêt hypothécaires et les augmentations anticipées [cette année], certaines personnes ayant sécurisé des taux d’intérêt avantageux ont probablement devancé des transactions.»

Mais ils pensent que les hausses des taux hypothécaires «devraient finir par freiner» l’augmentation des prix.

Patrick Pierra
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Pour l’immobilier canadien, 2021 a été l’année des records

Publié le 17 janv. 2022
Pour l’immobilier canadien, 2021 a été l’année des records

(Source: Unsplash)

  • L’année 2021 aura été marquante pour le marché canadien de l’immobilier résidentiel parce que, selon l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), plusieurs records ont été pulvérisés.
  • Record du nombre de transactions enregistrées, d’abord, avec une forte augmentation par rapport à 2020. En même temps, les prix ont explosé: le prix moyen des transactions a, lui aussi, battu un record.

«L’inventaire» de propriétés résidentielles a été très limité l’an dernier.

Selon les dernières données de l’ACI, le nombre de propriétés résidentielles à vendre a atteint en décembre son plus bas niveau jamais enregistré au Canada.

Le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions était le mois dernier de 80%, soit 25 points de pourcentage de plus que la moyenne historique de 55%.

  • Autrement dit: les acheteurs sont nombreux, alors que les occasions d’achat sont limitées. 
  • «Nous entamons 2022 dans un contexte national de pénurie de logements aggravée», a commenté dans un communiqué le président de l’ACI Cliff Stevenson.

Le nombre de transactions effectuées par l’entremise de MLS, le réseau utilisé par les courtiers immobiliers, a connu une année record.

  • Le système a enregistré dans l’année presque 667 000 transactions.
  • C’est un record absolu, de 20% supérieur au précédent record établi l’année précédente.

Le prix moyen des propriétés résidentielles vendues par le réseau MLS a augmenté de presque 27% en un an, ce qui constitue aussi un record.

Dans le grand Montréal, la croissance a été légèrement supérieure à 20%.

Dans la région de Québec, la hausse a été plus modérée: le prix moyen de vente des propriétés résidentielles a augmenté de 10%.

Félix Côté
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La pandémie profite aux régions: Montréal a perdu presque 50 000 habitants en un an

Publié le 13 janv. 2022
La pandémie profite aux régions: Montréal a perdu presque 50 000 habitants en un an
  • Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), Montréal a perdu un total net de 48 300 personnes au profit d’autres régions entre le 1er juillet 2020 et le 1er juillet 2021. 
  • Cette perte est la plus importante depuis que l’ISQ a commencé à compiler des données en 2001. Elle représente 2,6% de la population montréalaise. 

Dans l’ensemble du Québec, 232 000 personnes ont changé de région administrative entre la mi-2020 et la mi-2021.

  • Globalement, les grands centres ont perdu des résidents au profit des régions.
  • L’ISQ remarque que cette tendance existait déjà auparavant, mais qu’elle a pris de l’ampleur en 2019-2020, puis s’est accélérée en 2020-2021. 

3 autres régions, en plus de Montréal, ont connu leur pire bilan migratoire interrégional en 20 ans:

  • Laval: -2073 (-0,5%)
  • Outaouais: -33 (-0,01%)
  • Capitale-Nationale: +796 (+0,1%)

Les régions où se situent les 4 villes les plus peuplées au Québec – Montréal, Québec, Laval et Gatineau – ont donc perdu des habitants, ou en ont gagné très peu. 

À l’inverse, plusieurs régions ont réalisé un gain record de nouveaux habitants.

  • La région des Laurentides est celle qui s’est le plus démarquée, avec 12 700 nouveaux résidents, soit l’équivalent de 2% de sa population. 

Autres régions qui ont réalisé un gain record: 

  • Estrie: +8554 (+1,8%)
  • Lanaudière: +8385 (+1,6%)
  • Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine: +1378 (+1,5%)
  • Mauricie: +3493 (+1,3%)
  • Bas-Saint-Laurent: +1597 (+0,8%)
  • Saguenay-Lac-Saint-Jean: +1405 (+0,5%)

Les seules régions qui n’ont pas connu de progression de leur bilan migratoire sont l’Abitibi-Témiscamingue (-205), la Côte-Nord (-250) et le Nord-du-Québec (-205).

Il semble logique de penser que ces chiffres reflètent, au moins en partie, des départs de résidents de grande ville qui, se sentant plus ou moins confinés chez eux à cause de la pandémie, ont préféré déménager en périphérie ou vers des régions où les maisons unifamiliales assez spacieuses et dotées d’un terrain sont plus abordables.

Félix Côté
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Les ventes de maison de luxe ont presque triplé à Montréal l’an dernier

Publié le 12 janv. 2022
Les ventes de maison de luxe ont presque triplé à Montréal l’an dernier

La résidence unifamiliale vendue par Sotheby’s en décembre 2021 affichées au prix de 19 885 000 $ (Source: Sotheby’s International Realty Canada)

  • 32 maisons ont été vendues à un prix d’au moins 4 millions $ à Montréal en 2021, soit 178% de plus qu’en 2020, selon le courtier Sotheby’s International Realty Canada.
  • Dans un spectre un peu plus large, 1810 maisons d’au moins 1 million $ ont été vendues à Montréal l’an dernier, soit 137% de plus qu’en 2020.

Le record de la maison la plus chère vendue au Québec par l’intermédiaire du système MLS a été battu à plusieurs reprises au cours de l’année 2021. 

Le record actuel a été établi en décembre par la vente d’une résidence unifamiliale située sur le bord du fleuve à Senneville, dans l’ouest de l’île de Montréal, et affichée à un prix de 19 885 000 $. 

Félix Côté
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En 2021, la hausse des prix de l’immobilier a dépassé celle de 2020, sauf pour les unifamiliales

Publié le 11 janv. 2022
En 2021, la hausse des prix de l’immobilier a dépassé celle de 2020, sauf pour les unifamiliales

(Source: Unsplash)

  • Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), les prix des copropriétés et des petits immeubles à logements ont augmenté plus rapidement l’an dernier qu’en 2020. 
  • Dans les 2 dernières années, le marché immobilier québécois a été «marqué par un déséquilibre à la faveur des vendeurs», indique l’APCIQ. Autrement dit, la demande a largement dépassé l’offre. 

Dans les copropriétés et les immeubles de 2 à 5 logements, les prix médians ont augmenté plus rapidement qu’en 2020:

  • Copropriétés: 347 500 $ (+20% en 2021, contre +14% en 2020).
  • Immeubles de 2 à 5 logements: 490 750 $ (+12% en 2021, contre +1% en 2020).

Dans les maisons unifamiliales, le prix médian a augmenté un peu moins rapidement en 2021 (+20%) qu’en 2020 (+24%). 

  • Le prix médian des unifamiliales était de 395 000 $ en décembre.

Ces prix sont calculés sur l’ensemble du Québec.

Félix Côté
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Les priorités des femmes à la tête de 3 grandes villes

À Sherbrooke, Évelyne Beaudin veut des logements abordables et diminuer le nombre de voitures

Publié le 5 janv. 2022
À Sherbrooke, Évelyne Beaudin veut des logements abordables et diminuer le nombre de voitures

La nouvelle mairesse de Sherbrooke Évelyne Beaudin

  • À 33 ans, Évelyne Beaudin est devenue la première mairesse de Sherbrooke. Seule dans l’opposition pendant 4 ans, elle avoue avoir eu «le vent dans face». Mais l’adversité ne l’a pas «écrasée», bien au contraire, elle l’a convaincue «qu’il fallait se battre» pour se rendre à l’Hôtel de Ville. 
  • Quelques semaines après son élection, la mairesse a expliqué à InfoBref quelles sont ses 3 priorités. Le logement arrive en tête. Évelyne Beaudin croit aussi que pour «l’environnement, c’est au niveau municipal que ça se passe: la manière dont la ville est construite permet d’avoir une ville durable ou non».

Ses priorités pour Sherbrooke 

1) Assurer l’accès à des logements abordables

Le logement est l’enjeu numéro 1 à Sherbrooke, affirme Évelyne Beaudin. 

La conjoncture actuelle est très mauvaise pour la construction, explique-t-elle:   

  • les prix des matériaux sont élevés; et 
  • les entreprises de construction sont surbookées. 

Les logements sont trop chers et il en manque.

«Les gens n’arrivent pas à se trouver des locations au 1er juillet, cela peut désormais prendre plusieurs mois.»

De plus, «les Montréalais qui viennent s’établir avec l’avènement du télétravail font monter les prix et rendent l’accès à la propriété plus difficile».  

Pour contrer cette pénurie, la mairesse s’est engagée à construire 1000 logements abordables au cours des 5 prochaines années. 

  • Elle croit que ces nouveaux logements vont au moins «relâcher la pression à la hausse sur les prix».  
  • Dans son premier budget, elle a prévu d’acheter des terrains.  

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2) Aménager le territoire de façon intelligente et écologique

Évelyne Beaudin prévoit de mettre en place dès cette année «une politique de l’arbre» pour combattre les îlots de chaleur.

Elle compte «s’attaquer à la 2e voiture» pour réduire la dépendance des Sherbrookois au 2e véhicule du foyer. 

  • La Ville propose déjà des voitures en auto-partage, «mais elles sont presque toutes en centre-ville», note la mairesse: elle compte les rendre plus accessibles. 

Pour favoriser le transport actif, elle prévoit: 

  • d’acheter des vélos électriques en auto-partage pour les citoyens;
  • d’aménager des abris à vélo couverts et de belles pistes cyclables; et
  • de modifier les garages de la Ville pour pouvoir y brancher des véhicules «qui un jour seront tous 100% électriques». 

«Si on veut des villes résilientes, il faut investir», croit l’économiste. 

La Ville de Sherbrooke est pourtant «très endettée», dit-elle.  

  • «Avant de faire de nouveaux investissements, nous sommes obligés d’investir 80 millions $ pour terminer les projets et maintenir nos actifs. 
  • Mais entretenir nos infrastructures est aussi un geste environnemental important.» 

3) Changer la culture de la Ville et faire embarquer les gens 

«Ce qui fait du sens, on va le faire maintenant, pour que les informations se rendent jusqu’aux citoyens.»

Évelyne Beaudin veut opérer «un changement de culture accéléré» à Sherbrooke, et elle dit rencontrer une certaine «résistance des élus et des fonctionnaires qui sont là depuis longtemps».

«Moi je ferais tout en public. Les gens ne sont pas habitués à ça. Ils se demandent: « de quoi on va avoir l’air si on se chicane? »» 

Jusqu’ici, tout était décidé à l’avance dans des séances à huis clos, explique-t-elle. 

Dorénavant, la mairesse veut limiter ces séances aux sujets confidentiels, comme les litiges et la spéculation immobilière.

Sa première action après son élection?

«Ma première décision importante a été le démantèlement d’un campement d’itinérant. Un dossier délicat et complexe, confie Évelyne Beaudin. J’avais le choix entre ne rien faire ou agir adéquatement.»  

  • La situation était dangereuse, dit-elle. En hiver, les risques d’hypothermie et d’incendie, à cause du bois utilisé pour se chauffer, sont encore plus grands. 

La mairesse dit avoir forcé les acteurs à se concerter sur la question. 

  • Des rencontres sont prévues pour bâtir un plan d’action afin d’atténuer l’itinérance. 

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Johanna Sabys
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Les priorités des femmes à la tête de 3 grandes villes

Catherine Fournier veut gagner la confiance des Longueuillois et répondre à la crise du logement

Publié le 4 janv. 2022
Catherine Fournier veut gagner la confiance des Longueuillois et répondre à la crise du logement

La nouvelle mairesse de Longueuil Catherine Fournier

  • En 2016, elle était la plus jeune députée québécoise. À 29 ans, Catherine Fournier est désormais la plus jeune femme à la tête d’une grande ville du Québec. Elle n’est pas la première mairesse de Longueuil, mais elle s’est démarquée dès son arrivée en abaissant son salaire de 65 000 $. 
  • Quelques semaines après son élection, la mairesse a expliqué à InfoBref quelles sont ses 3 priorités. Elle a aussi raconté qu’elle était à son bureau à 6h au lendemain de son élection pour protéger une grenouille menacée. 

Ses priorités pour Longueuil

1) Rebâtir la confiance des Longueuillois à l’égard des élus 

«La confiance est la base de tout, on ne peut pas mobiliser les gens s’ils n’ont pas confiance», affirme Catherine Fournier. 

La Ville a connu «beaucoup de chicanes», dit la mairesse. Elles ont plombé la confiance des citoyens et, croit-elle, causé un manque de participation à la vie municipale. 

Catherine Fournier veut rétablir une bonne collaboration au conseil de ville. 

  • Elle a déjà posé «des gestes forts»: la ville a désormais un office de participation publique – composé de scientifiques, d’experts et de citoyens, il sera chargé de donner son avis à la Ville sur les questions sensibles. 
  • «Il y a peu d’opposition, dit-elle, mais je lui ai fait de la place.»  

Longueuil est la 1re ville du Québec à avoir un conseiller scientifique en chef. 

Il a été nommé pour s’assurer que les décisions sont basées sur la science, explique la mairesse. 


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2) Freiner la crise du marché locatif et la surchauffe immobilière 

C’est l’enjeu numéro 1 à Longueuil aujourd’hui, dit Catherine Fournier.   

Pendant la campagne municipale, la mairesse s’est engagée à organiser, en collaboration avec le maire de Laval Stéphane Boyer, un sommet sur l’habitation «pour trouver des solutions innovantes et répondre à la crise du logement».

  • Tous les paliers de gouvernement seront invités, aux côtés de chercheurs, de membres du secteur privé et des Québécois intéressés.  

Ce sommet abordera différentes pistes, comme:  

  • instaurer des programmes d’accession à la propriété; 
  • construire des logements municipaux; et 
  • racheter une partie du parc immobilier et convertir des immeubles. 

3) Protéger les milieux naturels et développer les transports écologiques  

«J’ai été élue sur la base d’un programme très ambitieux sur la protection des milieux naturels.»

  • La mairesse prévoit notamment de remettre en état 1500 hectares de forêts et boisés urbains.

Un travail important doit être fait en environnement, dit-elle. 

  • «Le premier budget est celui de l’administration précédente, ce qu’on peut changer reste marginal. 
  • Mais certains jalons ont déjà été posés pour élargir le réseau de transports et faciliter la mobilité active» en augmentant le nombre de pistes cyclables.

Sa première action au lendemain de son élection?

«À 6h, j’étais sur le dossier du boulevard Béliveau et de la rainette faux-grillon.» 

Le gouvernement fédéral a adopté un décret pour protéger à Longueuil une zone de 20 hectares de l’habitat de la rainette faux-grillon, dont l’espèce est menacée. 

La précédente administration avait choisi de poursuivre les travaux de prolongement du boulevard Béliveau, malgré une injonction déposée par des groupes environnementaux.   

Catherine Fournier a demandé au directeur général de la ville et aux avocats de suspendre les travaux le temps d’analyser le dossier. 

  • «Je savais qu’il y avait une audience en Cour à 9h ce jour-là, je ne voulais pas que les avocats de la Ville défendent une position contraire à la mienne. 
  • J’ai dû négocier, mais ils ont fini par m’écouter.» 

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Johanna Sabys
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Obtenir un prêt hypothécaire ne deviendra pas plus difficile

Publié le 19 déc 2021
Obtenir un prêt hypothécaire ne deviendra pas plus difficile

(Source: Unsplash)

  • Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), un organisme qui régule les conditions des prêts hypothécaires octroyés par les banques canadiennes, a décidé de maintenir tel quel, sans les rendre plus exigeantes, les conditions du «test de résistance hypothécaire».
  • Ce test oblige les personnes qui ont recours à un financement hypothécaire à démonter qu’elles pourraient rembourser leur hypothèque à un taux d’emprunt supérieur au taux obtenu auprès de leur prêteur. 

Le taux d’emprunt du test de résistance demeure fixé à 5,25%. 

Le test de résistance hypothécaire implique qu’un emprunteur doit se qualifier – prouver qu’il a les moyens de rembourser le prêt – si le prêt était en fait octroyé au taux le plus élevé entre:

  • le taux hypothécaire que le client obtient effectivement du prêteur majoré de 2% (par exemple, 4,5% s’il a effectivement obtenu 2,5%); et 
  • 5,25%

Le BSIF veut s’assurer que les emprunteurs puissent continuer à rembourser leur prêt hypothécaire:

  • s’ils faisaient d’autres emprunts, de sorte que leur endettement total augmente; et 
  • si les taux d’intérêt augmentaient. 

On aurait pu penser que, devant l’emballement du marché immobilier et l’accélération de l’inflation qui laisse présager de hausses du taux d’intérêt, le BSIF chercherait à calmer le marché en haussant le taux du test de résistance, ce qui aurait rendu les emprunts plus difficiles à obtenir

  • Ce n’a pas été le cas dans la décision que le BSIF a rendu publique ces derniers jours.

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Le ministère des Finances a précisé que ce taux continuerait à s’appliquer aussi pour les acheteurs qui versent moins de 20% en mise de fonds. 

  • Ces acheteurs, dont le profil de risque est plus élevé, ne seront donc pas pénalisés par un test de résistance qui serait plus exigeant pour eux.

Le test de résistance avait été rehaussé la dernière fois en juin dernier. 

  • Il était passé de 4,79% à 5,25%. 
Félix Côté
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L’immobilier montréalais coûtera encore plus cher l’an prochain

Publié le 15 déc 2021
L’immobilier montréalais coûtera encore plus cher l’an prochain

(Source: Unsplash)

  • L’agence immobilière Royal LePage prévoit que le prix médian des maisons unifamiliales dans le grand Montréal augmentera de 9% au cours des 12 prochains mois: il passera de 595 000 $ à 648 600 $. Les copropriétés aussi coûteront plus cher: leur prix passera de 420 000 $ à 447 300 $ (+6,5%).
  • En moyenne, l’augmentation des prix à Montréal (+8%) sera cependant moins élevée que dans l’ensemble du Canada (+10,5%). 

Plusieurs facteurs continueront de faire pression sur les prix, selon Royal LePage:

  • Certains acheteurs pourraient vouloir devenir propriétaires pendant que les taux d’intérêt sont encore très bas.
  • Le retour au bureau pourrait être retardé, ce qui pourrait augmenter la demande pour les plus grands logements.
  • Les restrictions sur les voyages et les divertissements favoriseront l’épargne et l’achat de propriétés.
  • La formation de nouveaux ménages et l’arrivée de nouveaux immigrants continueront à mettre une pression sur les prix. 

L’immobilier restera relativement abordable à Montréal, cependant, par rapport à la moyenne nationale.  

  • Dans un an, le prix médian des propriétés sera, selon la firme de courtage, de 564 800 $ à Montréal et de 859 700 $ dans l’ensemble du Canada. 

Dans plusieurs grandes villes, les prix devraient croitre plus rapidement qu’à Montréal.

  • Toronto: +11%
  • Vancouver: +10,5%
  • Halifax: +10%
  • Ottawa: +9%
Félix Côté
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C’est officiel: Montréal est entrée dans une «bulle immobilière»

Publié le 14 déc 2021
C’est officiel: Montréal est entrée dans une «bulle immobilière»

(Source: Unsplash)

  • Dans un rapport annuel sur l’immobilier résidentiel québécois, l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) observe «certaines dérives» dans le marché immobilier de Montréal et de ses agglomérations périphériques. 
  • La majorité des premiers acheteurs y sont incapables d’accéder à la propriété. Et l’APCIQ croit que la plupart des acheteurs à Montréal et en périphérie sont vulnérables à d’éventuels changements économiques, comme une hausse des taux d’intérêt hypothécaires.  

Dans la région métropolitaine de Montréal, les prix ont beaucoup augmenté depuis 2 ans.

  • En 2020, le prix médian des maisons unifamiliales était de 400 000 $ (+18% en un an) et celui des copropriétés 305 000 $ (+14%).
  • Cette année, l’APCIQ estime que le prix médian des unifamiliales va atteindre 493 500 $ (+23% en un an) et celui des copropriétés 360 000 $ (+18%).

Ce sont des hausses très rapides comparées à celles de 2018 et 2019, qui étaient entre 3% et 5%.

L’APCIQ explique cette accélération par:

  • une forte demande pour les maisons unifamiliales;
  • la faiblesse historique des taux d’intérêt; et
  • un nombre élevé de cas de surenchère – plus de la moitié des ventes se sont conclues en surenchère, selon l’APCIQ.

Le marché montréalais serait maintenant surévalué.

  • Les prix des maisons ont augmenté plus rapidement que la hausse du revenu des ménages.

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Une éventuelle remontée des taux d’intérêt pourrait «fragiliser» les acheteurs, surtout les acheteurs expérimentés récemment endettés.

  • Plusieurs acheteurs qui possédaient déjà une propriété l’ont réhypothéquée pour acheter une résidence secondaire, ou vendue pour une résidence plus dispendieuse.
  • Selon l’APCIQ, ces acheteurs expérimentés sont maintenant dans une situation particulièrement fragile: ils dépendent de l’appréciation ou du maintien de la valeur de leurs biens immobiliers récemment acquis, qui est déjà gonflée dans les marchés de la région de Montréal.

Ailleurs au Québec, certaines régions sont encore abordables, observe l’APCIQ. 

  • L’association cite notamment Trois-Rivières et Québec, où les prix sont «en rattrapage».
Félix Côté
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Moins de jeunes ont l’intention d’acheter une propriété

Publié le 2 déc 2021
Moins de jeunes ont l’intention d’acheter une propriété

(Source: Pixabay)

  • Les intentions d’achat d’une propriété d’ici 5 ans sont en baisse. Selon un sondage réalisé par la firme Léger, 23% des ménages québécois ont l’intention d’acheter une propriété dans les 5 prochaines années, alors qu’ils étaient 25% l’an dernier, selon une étude semblable. 
  • La baisse est surtout marquée chez les 18-34 ans: dans cette tranche d’âge, la proportion des ménages qui voudraient acheter d’ici 5 ans est passée de 52% à 47%. Cette baisse s’explique principalement par l’augmentation des prix de l’immobilier dans les derniers mois. 

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Les hausses des prix ont eu un impact négatif sur les intentions d’achat de 63% des jeunes ménages, selon le sondage commandé par l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), le Fonds immobilier de solidarité FTQ, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, et l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Le marché locatif pourrait être influencé par les hausses de prix, croit l’APCIQ.

En effet, les locataires ont moins l’intention de déménager.

  • Cette année, 57% des locataires disent qu’il est très probable qu’ils déménagent dans les 5 prochaines années. 
  • L’an dernier, 61% faisaient cette réponse.  

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Selon l’APCIQ, les plus jeunes ménages:

  • augmentent la pression sur le marché locatif; et 
  • partent habiter vers des agglomérations périphériques plus abordables.

Les ménages de 55 ans et plus qui sont actuellement propriétaires, de leur côté, sont moins nombreux qu’avant, selon le sondage, à vouloir retourner en location après la vente de leur résidence. 

Félix Côté
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Entrevue

Québec solidaire veut empêcher les géants d’acheter des terres agricoles

Publié le 29 nov. 2021
Québec solidaire veut empêcher les géants d’acheter des terres agricoles

(Source: Unsplash)

  • Québec solidaire propose que le gouvernement légifère pour interdire aux sociétés et fonds d’investissement privés d’acquérir des terres agricoles. Selon QS, ces investissements poussent à la hausse la valeur des terres, empêchent leur acquisition par la relève agricole, et nuisent à l’autonomie alimentaire du Québec.
  • L’idée est bonne, a dit à InfoBref Charles-Félix Ross, directeur général de l’Union des producteurs agricoles (UPA). Mais il croit que «le gouvernement doit d’abord passer le message qu’il n’y aura plus de dézonage des terres agricoles, et ensuite trouver une façon de limiter les investissements spéculatifs».

Le principal problème, selon Charles-Félix Ross, est que le dézonage nuit aux agriculteurs de la relève qui veulent acheter une terre.  

  • Le dézonage attire les promoteurs immobiliers, qui sont devenus, selon lui, ceux qui achètent le plus de terres agricoles, bien avant les investisseurs institutionnels. 
  • Cette situation «empêche beaucoup d’agriculteurs de vendre leurs terres à des agriculteurs de la relève».

Le marché des terres agricoles a été bouleversé dans les 10 dernières années, explique le DG de l’UPA:  

  • le nombre de transactions a triplé;
  • la valeur des terres a «explosé»;
  • les acheteurs non-agriculteurs sont 6 fois plus nombreux;
  • il y a beaucoup plus de transactions qu’auparavant. 

L’instauration d’un registre des transactions de terres agricoles pourrait aider à mieux contrôler l’accessibilité aux terres agricoles, croient l’UPA et Québec Solidaire. 

  • Un tel registre pourrait contenir les noms des acquéreurs et des vendeurs, le montant des transactions, l’emplacement et les numéros de lots et de cadastres. 
Félix Côté
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