Immobilier

Nouvelles, données, réglementations et tendances concernant le marché de l’immobilier (achats et vente de maisons unifamiliales, de condos, d’immeubles multi-logements, et d’immeubles industriels et commerciaux, et marché locatif), particulièrement au Québec et au Canada [voir aussi: Aides financières, Banques, Construction et rénovation, Finances personnelles, Investissement, Maison, Prêts et taux d’intérêt, Prévisions économiques]

Les indicateurs pointent vers une correction des prix en immobilier, selon la SCHL

Publié le 29 sept. 2021
Les indicateurs pointent vers une correction des prix en immobilier, selon la SCHL

(Source: Unsplash)

  • Dans son dernier rapport sur l’évaluation du marché de l’habitation au Canada, la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) indique que plusieurs marchés immobiliers, dont celui de Montréal, sont vulnérables à une correction des prix. 
  • La SCHL explique sa mise en garde par le fait que la hausse des prix de l’immobilier s’est accélérée dans les 6 premiers mois de l’année (+25% à Montréal) et que ces prix augmentent beaucoup plus rapidement que d’autres facteurs fondamentaux, comme le revenu des ménages. Le marché de Québec, lui, n’est toujours pas considéré comme vulnérable à une correction des prix.

Mairie de Montréal: Plante veut des logements abordables, Coderre veut nettoyer la ville

Publié le 22 sept. 2021
  • La mairesse sortante Valérie Plante promet d’investir 800 millions $ dans les 10 prochaines années pour construire 60 000 logements abordables. L’ancien maire et candidat Denis Coderre promet, lui, de rendre la ville plus propre. 
  • À 1 mois et demi du scrutin municipal, la course se resserre. Selon un nouveau sondage Léger pour Le Devoir, Denis Coderre ne devance désormais Valérie Plante que d’un point, avec 37% des voix contre 36%. 

Denis Coderre et Valérie Plante mènent la course municipale. Mais les Montréalais auront le choix entre 6 candidats le 7 novembre prochain.

Plante veut que Montréal reste «abordable»

Montréal peut encore se targuer d’être une ville abordable, mais son abordabilité «commence à être très fragile», croit la mairesse. 

Pour y remédier, elle propose: 

  • d’utiliser des terrains de la Ville, comme l’ancien hippodrome ou Louvain Est;
  • d’acheter de nouveaux terrains, notamment près des nouvelles stations de la ligne bleue, Mercier, Saint-Léonard, Tétreaultville et Lasalle; et
  • de prêter ces terrains «sur du très long terme à des OBNL et des promoteurs privés» pour développer des logements abordables; ces organismes rembourseraient ensuite la Ville sous forme de rente.

Des appartements locatifs et des condos à vendre.  

La mairesse souhaite que les 60 000 logements – à louer ou à acheter – qu’elle souhaite construire restent «abordables pour au moins 40 ans». 

  • Le coût du loyer ou du prix de vente resteraient sous la valeur marchande – Plante dit viser 90% du prix moyen.
  • Et la prise de valeur ne devra pas dépasser 3% par an.

Coderre veut rendre Montréal plus propre:

L’ancien maire ne veutplus voir «des détritus partout» en se promenant.

S’il est élu, il compte:  

  • créer un fonds pour soutenir les arrondissements dans leur mission de propreté; 
  • ajouter des poubelles et des cendriers publics;
  • éliminer les dépôts sauvages et les graffitis dès qu’ils sont signalés; 
  • créer un système de ramassage sur demande des déchets encombrants; et
  • contrôler la présence des rats, en dératisant pendant toute la durée de travaux qui impliquent l’ouverture des égouts.
Johanna Sabys
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Comment la réélection des libéraux pourrait affecter votre portefeuille

Publié le 21 sept. 2021
Comment la réélection des libéraux pourrait affecter votre portefeuille

[Source: Unsplash]

  • Le maintien au pouvoir du Parti libéral du Canada aura des conséquences sur les finances des Canadiens. Certains risquent d’être plus concernés que d’autres. 
  • Ce pourrait être votre cas si vous souhaitez acheter une maison, si vous avez des enfants, si vous êtes une personne âgée, si votre revenu est élevé ou si vous détenez des actions de grandes banques canadiennes. 

Le parti libéral a obtenu un mandat minoritaire.

  • Par conséquent, il devra négocier avec les autres partis pour mettre en œuvre certaines des promesses faites au cours de la campagne électorale.

Voici quelques-unes des promesses libérales, que l’on regarde d’un autre œil maintenant que l’élection est passée.

En immobilier, le parti de Justin Trudeau veut donner un coup de pouce aux premiers acheteurs. Il s’est engagé à: 

  • créer un nouveau compte d’épargne pour l’achat d’une propriété, qui permettrait aux moins de 40 ans d’accumuler à l’abri de l’impôt jusqu’à 40 000$ pour une mise de fonds;
  • réduire de 25% la prime imposée par la Société canadienne d’hypothèque et de logement pour l’assurance hypothécaire; et
  • doubler le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (CIAPH), qui passerait de 5 000$ à 10 000$.

Les libéraux veulent aussi augmenter l’offre de logements disponibles. Ils ont promis:

  • de construire, maintenir ou rénover 1,4 million de logements au pays; et
  • d’instaurer un nouveau crédit d’impôt de 15% pour les ménages qui rénovent leur propriété afin de loger un membre de leur famille. 

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Les parents de jeunes enfants pourraient bénéficier de la promesse du parti libéral de créer un programme national de garderies à 10 $.

  • Le Québec, qui a déjà son propre programme de garderie subventionnée, recevrait en contrepartie 6 milliards $ sur cinq ans pour l’ajout de nouvelles places. 

Les personnes âgées à faibles revenus pourraient bénéficier d’une augmentation du Supplément de revenu garanti de:

  • 500 $ de plus pour les personnes seules; et
  • 750 $ de plus pour les couples.

Les grandes banques canadiennes et les compagnies d’assurance dont les profits sont supérieurs à 1 milliard $ sont la cible du gouvernement libéral, qui veut taxer davantage leurs profits.

  • Le parti a promis de temporairement faire passer de 15% à 18% leur taux d’imposition.
  • Il veut aussi leur imposer un «dividende de relance».
  • Ces deux mesures pourraient, selon le parti libéral, renflouer les coffres de l’État de 2,5 milliards $ en 4 ans.
  • Mais elle pourrait aussi pousser les institutions financières du pays à revoir à la baisse les dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires, ce qui influencerait sans doute le cours de leurs actions. 

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Les Canadiens qui gagnent un revenu élevé pourraient être assujettis à un impôt minimum de 15%.

  • Selon la plateforme libérale, cet impôt éliminerait la «capacité des hauts salariés à ne pas payer d’impôt de façon artificielle par un recours excessif aux déductions et aux crédits».
Félix Côté
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Evergrande? Un géant aux pieds d’argile qui fait trembler les marchés financiers

Publié le 20 sept. 2021
Evergrande? Un géant aux pieds d’argile qui fait trembler les marchés financiers

[Source: Unsplash]

  • Si le groupe immobilier chinois Evergrande fait défaut envers ses créanciers, cela pourrait affecter l’économie chinoise et, par ricochet, l’économie mondiale. 
  • Cette crainte se fait déjà sentir dans les marchés financiers: la crise d’Evergrande a contribué ces derniers jours au recul des bourses en Asie, puis en Europe, puis en Amérique du Nord.

Jusqu’à récemment, très peu de gens connaissaient Evergrande de ce côté-ci du Pacifique. 

Ce géant chinois de l’immobilier doit sa notoriété soudaine à l’état de ses finances, qui sont au plus mal. 

  • Selon le gouvernement chinois, il ne pourra pas rembourser la dette qu’il a accumulée.

Cette dette est gigantesque

  • Elle atteint 300 milliards $US, plus que toute autre firme immobilière dans le monde.
  • Elle représenterait 6,5% de l’ensemble du secteur immobilier chinois, selon la banque suisse UBS.

Evergrande doit payer cette semaine un relativement petit montant de 85 millions $US en intérêt, et rembourser 669 millions $US d’ici la fin de l’année.

Or, les autorités chinoises doutent que l’entreprise puisse faire face à ces obligations.

L’économie mondiale pourrait-elle souffrir d’un effondrement d’Evergrande?

  • Certains experts redoutent un effet d’entrainement. 
  • D’autres rappellent que la grande majorité des activités d’Evergrande sont localisées en Chine, ce qui devrait limiter les impacts négatifs en Amérique du Nord. 

Mais la peur s’est propagée dans les marchés financiers. Elle a soit contribué, soit servi de prétexte aux fortes baisses qu’ont subies hier les marchés nord-américains. 

  • Aux États-Unis, l’indice S&P 500 a perdu 1,7%, le Dow Jones 1,8%, et le Nasdaq 2,2%.
  • À Toronto, l’indice S&P / TSX de Toronto a perdu 1,6%.

D’autres menaces pèsent sur l’économie mondiale, et sur le moral des investisseurs.

Aux États-Unis, la Réserve fédérale américaine tient sa réunion monétaire aujourd’hui et demain. 

  • La secrétaire au Trésor Janet Yellen plaide pour que le Congrès autorise un relèvement du plafond de la dette, afin que le pays puisse emprunter davantage.
  • Si le plafond n’est pas relevé, elle dit que le pays s’expose à «une crise financière historique».

L’inflation progresse plus rapidement qu’anticipé dans plusieurs pays, dont le Canada et les États-Unis.

Félix Côté
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Pour freiner la hausse des loyers, les Berlinois veulent exproprier leurs propriétaires

Publié le 20 sept. 2021
Pour freiner la hausse des loyers, les Berlinois veulent exproprier leurs propriétaires

(Source: Unsplash)

  • Il n’y a pas qu’au Canada que les prix des logements connaissent de fortes hausses. À Berlin, en Allemagne, les loyers ont augmenté en moyenne de 85% entre 2007 et 2019.
  • Après avoir recueilli près de 350 000 signatures dans une pétition, des militants pour l’abordabilité du logement ont obtenu le droit d’organiser un référendum. Ils demanderont aux Berlinois si la ville devrait exproprier les propriétaires qui possèdent chacun plus de 3000 logements. 

Cette mesure radicale pourrait permettre à la ville de racheter 240 000 logements. 

  • Les autorités municipales pourraient ensuite mieux contrôler le prix des loyers. 

Mais cela pourrait coûter cher. 

  • Les initiateurs de la pétition estiment que la ville pourrait devoir payer 15 milliards $.
  • Mais la ville croit qu’exproprier les grands propriétaires pourrait plutôt lui coûter 54 milliards $. 

Les grandes entreprises immobilières qui détiennent des milliers de logements dans la ville sont accusées d’être responsables de la flambée des prix.

  • Ces entreprises cherchent à faire croitre les dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires, ce qui, selon les organisateurs du référendum, les pousse à augmenter les loyers.

Au Québec, plusieurs facteurs ont été évoqués pour expliquer la hausse des prix du logement. 

Les Berlinois se prononceront le dimanche 26 septembre, en même temps que les élections nationales et régionales. 

  • Selon un sondage du quotidien Tagesspiegel, 47% des Berlinois seraient favorables au projet d’expropriation.
Félix Côté
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L’inflation au Canada vient de battre un record vieux de 18 ans

Publié le 16 sept. 2021
L’inflation au Canada vient de battre un record vieux de 18 ans

(Source: Pixabay)

  • L’Indice des prix à la consommation, qui mesure l’inflation, a augmenté de 4,1% en août par rapport au même mois l’an dernier. 
  • C’est le rythme d’inflation le plus élevé depuis mars 2003, selon Statistique Canada. L’organisme gouvernemental explique cette hausse par la faiblesse des prix pendant l’été 2020, et par de fortes hausses de prix dans certains secteurs comme les transports et l’immobilier.

Les courtiers immobiliers se défendent de faire gonfler les prix

Publié le 14 sept. 2021
Les courtiers immobiliers se défendent de faire gonfler les prix

(Source: Remax)

  • Les fortes hausses récentes des prix de l’immobilier ne sont pas la faute des courtiers, selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), qui vient de publier une étude pour le démontrer.
  • L’APCIQ affirme que c’est surtout la pénurie de logements, le contexte économique et le comportement des acheteurs qui sont en cause. 

Les prix de l’immobilier ont beaucoup augmenté depuis le début de la pandémie. 

Entre mars 2020 et août dernier, selon un calcul d’InfoBref à partir des statistiques mensuelles de l’APCIQ, les prix médians au Québec ont augmenté de:

  • 30% pour les maisons unifamiliales;
  • 33% pour les copropriétés; et
  • 8% pour les immeubles de 2 à 5 logements («plex»).

Le travail des courtiers immobiliers a été pointé du doigt pour expliquer ces fortes hausses.

  • La raison: les courtiers immobiliers sont rémunérés à la commission, qui est proportionnelle au prix auquel chaque propriété est vendue.
  • Québec Solidaire a même proposé, afin de freiner la surenchère, de plafonner la commission des courtiers à celle correspondant au prix de vente affiché (actuellement, en cas de surenchère au-dessus du prix affiché, la commission est indexée sur montant final de la transaction). 

Mais ce serait avant tout le manque de logements mis en vente qui favoriserait l’augmentation des prix, plaide l’APCIQ. 

  • Il manquerait 40 000 logements au Québec, selon l’association. 

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D’autres facteurs ont fait progresser les prix de l’immobilier, explique l’APCIQ:

  • La majorité des ménages n’ont subi aucun impact négatif sur leurs revenus pendant la pandémie.
  • La faiblesse des taux d’intérêt facilite l’endettement.
  • Le confinement a poussé beaucoup de ménages à vouloir améliorer leur confort.
  • Le marché de la construction a subi plusieurs retards.
  • Des personnes âgées qui souhaitaient vendre leur propriété pour aller dans une résidence pour aînés ont repoussé leur projet.
  • Les craintes liées aux virus ont poussé des propriétaires à repousser leurs projets de vente.
  • Le confinement aurait poussé plusieurs couples à se séparer, ce qui aurait provoqué l’arrivée de nouveaux acheteurs sur le marché. 

L’APCIQ reconnait toutefois que les courtiers immobiliers qui représentent les vendeurs aident leurs clients à vendre le plus cher possible.

  • «Il faut aussi se rappeler que les courtiers ont l’obligation d’obtenir le meilleur résultat pour le client qu’ils servent», a souligné par communiqué Denis Joanis, président et chef de la direction de l’APCIQ. 
  • «Il est normal qu’un propriétaire-vendeur prenne les moyens pour maximiser le prix et les conditions de vente.»
Félix Côté
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Construire plus de logements: est-ce la seule solution à l’inflation immobilière?

Publié le 2 sept. 2021
Construire plus de logements: est-ce la seule solution à l’inflation immobilière?

(Source: Unsplash)

  • Pour résorber la flambée des prix sur le marché immobilier québécois, la seule solution est de construire plus de logements pour réduire le déséquilibre, prône l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).
  • Mais les principaux partis politiques, qui ont fait de l’accès au logement l’un de leurs principaux chevaux de bataille dans la campagne fédérale en cours, promettent certes quelques mesures pour construire de nouveaux logements, mais aussi plusieurs incitatifs financiers pour aider les ménages à se loger. 

L’APCHQ estime qu’il manque entre 40 000 et 60 000 logements au Québec.

Accélérer le rythme des mises en chantier permettrait, selon l’APCHQ:

  • de résorber la pénurie; et 
  • de faire diminuer la pression sur les prix.

Pour augmenter le nombre de constructions, l’association demande aux gouvernements: 

  • de limiter les taxes que doivent payer les promoteurs (comme les redevances de transport, les frais de parc, les taxes d’amélioration locale); et
  • de renoncer à une part de la TPS et de la TVQ sur les habitations abordables neuves, autant pour les logements locatifs que les logements pour propriétaires-occupants. 

Les critères de remboursement des taxes pourraient être «modulés selon plusieurs éléments», suggère dans un communiqué Paul Cardinal, directeur du Service économique de l’APCHQ.

  • Ces éléments pourraient comprendre le prix de l’habitation, sa vocation (occupation par le propriétaire ou location) ou encore le statut de l’acheteur (nouvel acheteur ou acheteur expérimenté).

Dans le cadre de la campagne électorale fédérale, les partis politiques promettent de construire plus de logements, mais pas seulement. 

  • Les libéraux veulent construire, maintenir ou rénover 1,4 million de logements et aussi offrir aux aspirants propriétaires divers incitatifs, comme l’instauration d’un nouveau compte d’épargne libre d’impôt pour accumuler une mise de fonds. 
  • Les conservateurs promettent de construire 1 million de nouveaux logements d’ici 3 ans. Ils veulent aussi faciliter l’accès à l’assurance hypothécaire dans les marchés immobiliers où les prix sont élevés. 
  • Le Bloc Québécois propose la création d’une taxe sur la spéculation immobilière et veut qu’Ottawa transfère plus d’argent aux provinces pour la construction de logements sociaux.  
  • Le NPD veut construire 500 000 nouveaux logements abordables en 10 ans et promet une aide financière allant jusqu’à 5000 $ aux locataires qui ont du mal à payer leur loyer. 
Félix Côté
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Surprise: l’économie canadienne s’est contractée au deuxième trimestre

Publié le 31 août 2021
Surprise: l’économie canadienne s’est contractée au deuxième trimestre

(Source: Unsplash)

  • Le produit intérieur brut (PIB) réel canadien a chuté de 0,3% entre la fin mars et la fin juin, soit une baisse annualisée de 1,1%, selon Statistique Canada. 
  • C’est le premier recul trimestriel depuis le deuxième trimestre 2020, alors que la Covid-19 avait frappé de plein fouet l’économie mondiale.

L’économie semble se diriger dans le sens inverse des prévisions. 

  • Avec la vaccination qui progresse, la plupart des analystes s’attendaient à une hausse annualisée de l’ordre de 2% à 2,5% pour le second trimestre. 
  • Même Statistique Canada, il y a encore un mois, prévoyait une croissance annualisée de 2,5% pour ce deuxième trimestre.

Statistique Canada explique la baisse du trimestre, selon ses nouveaux chiffres, par le ralentissement des exportations et de la revente en immobilier résidentiel. 

Les exportations ont baissé de 4% au 2e trimestre et de 15% en rythme annualisé.

  • Statistique Canada souligne que des perturbations dans les chaines d’approvisionnement ont réduit la production.
  • L’industrie automobile est particulièrement touchée, en raison de la pénurie de semi-conducteurs nécessaire à la fabrication de puces électroniques.

Les reventes de maisons ont beaucoup ralenti dans les derniers mois. 

  • L’ensemble des coûts de transfert de propriétés résidentielles entre acheteurs et vendeurs a baissé de 17% au dernier trimestre.  

De plus, après cette baisse trimestrielle, Statistique Canada indique que, selon ses estimations préliminaires, le PIB a également reculé en juillet, de 0,4%.

Plusieurs économistes ont déjà revu leurs prévisions après la publication de ces chiffres ce matin.

  • Doug Porter, économiste en chef à la Banque de Montréal, a réduit de 6% à 5% sa prévision de croissance annuelle pour l’économie canadienne.
  • Andrew Kelvin, stratège principal à la Banque TD, a dit à BNN Bloomberg que ces nouvelles données pourraient interférer dans la campagne électorale fédérale.
Félix Côté
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Les Libéraux promettent une «charte des droits» pour l’achat d’une première maison

Publié le 24 août 2021
Les Libéraux promettent une «charte des droits» pour l’achat d’une première maison

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau (Source: Facebook)

  • Justin Trudeau a dévoilé son plan pour le logement. Si son parti est reporté au pouvoir, le premier ministre veut instaurer une «charte des droits» pour les acheteurs d’une première propriété. Cette charte interdirait la négociation par offres à l’aveugle, qui favorise la surenchère, et elle garantirait la transparence des prix de vente récents des propriétés. 
  • En plus de cette charte, les libéraux ont dévoilé une série de mesures qui devraient favoriser l’accès au logement. 

Pour aider les locataires à devenir propriétaires, les libéraux veulent:

  • créer un compte d’épargne pour l’achat d’une première propriété, qui permettrait aux moins de 40 ans d’accumuler à l’abri de l’impôt jusqu’à 40 000 $ pour une mise de fonds;
  • réduire de 25% la prime imposée par la Société canadienne d’hypothèque et de logement pour l’assurance hypothécaire;
  • doubler le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (CIAPH), qui passerait de 5 000 $ à 10 000 $; et
  • investir 1 milliard $ pour créer des programmes de location avec option d’achat. 

Pour construire, maintenir ou rénover 1,4 million de logements:

  • doubler le financement du Fonds national de co-investissement pour la construction de logements abordables, qui passerait à 2,7 milliards $ sur 4 ans; 
  • créer un nouveau fonds «accélérateur du logement» de 4 milliards $ pour aider les grandes villes à construire 100 000 nouvelles propriétés pour la classe moyenne d’ici 2025; et
  • instaurer un crédit d’impôt pour la rénovation d’habitations multigénérationnelles.

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Pour limiter la spéculation:

  • L’achat de maison serait interdit aux non-résidents au cours des 2 prochaines années.
  • Une taxe «anti-flip immobilier» serait imposée sur les immeubles résidentiels qui ne seraient pas conservés par l’acheteur pendant au moins 12 mois.
Félix Côté
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Habitation: les mises en chantier augmentent pour un deuxième mois consécutif au Québec

Publié le 17 août 2021
Habitation: les mises en chantier augmentent pour un deuxième mois consécutif au Québec

[Source: Unsplash]

  • Le nombre de mises en chantier d’immeubles résidentiels a progressé le mois dernier de 7% par rapport à juillet 2020. En juin, il avait augmenté de 9% par rapport à juin de l’an dernier.  
  • La maison individuelle est la catégorie qui connait la plus forte croissance: selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement, le nombre de mises en chantier pour les résidences unifamiliales a bondi de 64% depuis le début de l’année. 

La pandémie a poussé plus d’acheteurs à désirer une maison individuelle, a expliqué en entrevue à InfoBref Paul Cardinal, directeur du Service économique de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ). 

Cela pousse les constructeurs à construire davantage de maisons.  

  • Paul Cardinal admet qu’il a été surpris par la forte demande pour des maisons individuelles depuis le début de la pandémie – il a dû réviser 2 fois ses prévisions. 
  • Mais il croit que cet engouement devrait «bientôt se calmer au profit de la construction de logements collectifs». 
  • Il pense que le secteur de la construction résidentielle au Québec connaitra peut-être en 2021 sa meilleure année depuis 1987. 
Félix Côté
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La frénésie immobilière s’atténue au Québec

Publié le 16 août 2021
La frénésie immobilière s’atténue au Québec

(Source: Remax)

  • Le marché immobilier québécois connait un ralentissement depuis quelques semaines, selon les plus récentes statistiques.
  • Par exemple, le prix médian d’une maison unifamiliale a baissé de 6000$ en juillet par rapport à juin, selon les dernières statistiques de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). De plus, pour un 5e mois consécutif, le nombre de transactions résidentielles était en baisse. 

Le prix des immeubles vendus au Québec en juillet par des courtiers immobiliers était en baisse dans plusieurs secteurs.

  • Maisons unifamiliales: 369 000 $ (-6000 $ par rapport à juin)
  • Copropriétés: 330 000 $ (-6000 $)
  • Plex: 466 500 $ (-8500 $) 

La baisse demeure faible comparée aux augmentations précédentes.

  • Entre février 2020 et juin 2021, en raison de la forte demande, les prix de l’immobilier résidentiel avaient progressé très rapidement dans la province. 
  • Par exemple, le prix médian des maisons unifamiliales avait bondi de 36%, passant de 275 000 $ à 375 000 $. 

Moins de transactions ont eu lieu dans le dernier mois.

  • Le nombre de ventes totales résidentielles en juillet a baissé de 17% par rapport au mois précédent. 
  • Sur un an, le nombre de ventes a même baissé d’un tiers par rapport à juillet 2020.

Retour à la normale?

  • Les marchés demeurent «extrêmement déséquilibrés» partout au Canada, indique dans un communiqué Cliff Stevenson, président de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), et ils ne se dirigent pas vers un retour à la normale, ajoute l’économiste principal de l’ACI.
  • Tous deux constatent que le déséquilibre entre l’offre et la demande demeure pire qu’avant la pandémie.
Félix Côté
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