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Jeune entreprise québécoise innovante (Révélation 2023 de Startup Montréal)

Ditch Labs met l’intelligence artificielle au service des fumeurs qui veulent arrêter

Publié le 17 déc 2023
par Félix Côté
Ditch Labs met l’intelligence artificielle au service des fumeurs qui veulent arrêter

De gauche à droite, les 3 cofondateurs de Ditch Labs: Olivier Bourbonnais (directeur de la technologie), Laurent Laferrière (PDG) et Christelle Luce (directrice scientifique)

  • Arrêter de fumer n’est pas facile. Il existe une variété de produits de remplacement à la nicotine, mais ils ne sont pas toujours efficaces. 
  • Ditch Labs, une jeune pousse de Montréal, a conçu un appareil qui accompagne les fumeurs ayant pour objectif d’arrêter.

[Cet article est une version mise à jour d’un texte paru en janvier dernier.]

Le problème auquel s’attaque Laboratoires Ditch (Ditch Labs) est le manque d’efficacité des produits conçus pour aider les fumeurs à réduire leur dépendance à la nicotine.

Selon des études mises de l’avant par l’entreprise, près de 7 fumeurs sur 10 veulent arrêter de fumer.

«Mais les timbres, les gommes et les vaporisateurs oraux sont efficaces pour seulement 7% des fumeurs», explique à InfoBref Laurent Laferrière, cofondateur et PDG de Ditch Labs.

«Le défaut commun à ces produits est qu’ils visent à traiter une dépendance très complexe au moyen d’une approche universelle.» 

Certaines pharmacothérapies fonctionnent un peu mieux, avec des taux de réussite qui avoisinent 20%.

  • Mais, la prise de pilules cause souvent des effets secondaires indésirables, souligne l’entrepreneur. 

Certains fumeurs utilisent la cigarette électronique pour réduire leur dépendance à la nicotine.

  • Cette solution n’est pas optimale, dit Laurent Laferrière, parce que les «vapoteuses» ne sont pas conçues pour éliminer la dépendance à la nicotine.
  • De plus, les cartouches utilisées dans ces appareils sont souvent assorties de saveurs artificielles créées avec des ingrédients toxiques. 

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La solution qu’apporte Ditch est un vaporisateur buccal, le DitchPen, connecté à une application mobile conçue pour réduire progressivement la dépendance à la nicotine.

Le vaporisateur fournit au fumeur des doses quotidiennes de nicotine. Ces doses diminuent au fil du temps, en s’ajustant automatiquement selon la progression du fumeur.

L’application mobile suit sa progression. Elle lui procure un soutien personnalisé en tenant compte de plusieurs facteurs, comme la fréquence et l’heure de consommation. 

«Chaque traitement est différent d’un utilisateur à l’autre, explique Laurent Laferrière. On a prévu 40 traitements de base différents. Chacun s’ajuste ensuite au fil de la progression.»

Le modèle d’affaires de Ditch Labs sera de vendre son dispositif en pharmacie, comme un médicament.

Pour se le procurer, les fumeurs devront obtenir une ordonnance d’un médecin ou d’un pharmacien. 

L’entreprise cible d’abord le marché du Royaume-Uni: l’entreprise s’apprête à y mener une étude clinique qui impliquera une cinquantaine de patients. 

  • «On s’est aperçu que c’est au Royaume-Uni que notre produit a le potentiel d’être commercialisé le plus rapidement», explique Laurent Laferrière. 
  • «Le gouvernement est très accommodant pour les entreprises qui veulent faire approuver un appareil médical.» 

L’entreprise a obtenu un premier financement en capital-actions de 1,3 million $ au printemps 2021, puis un second de 3,25 millions $ en mars dernier.  

  • Les anges investisseurs d’Anges Québec ont participé à ces deux tours de financement.

En parallèle, Ditch Labs a fait l’acquisition de l’un de ses concurrents, la startup française Enovap SAS. Cette acquisition lui a permis de mettre la main sur une vingtaine de brevets déposés dans 15 pays.

Ditch Labs fait partie des 20 jeunes pousses sélectionnées cette année dans le programme Bourse+ de Startup Montréal. [Découvrez d’autres jeunes entreprises québécoises innovantes soutenues par cet organisme et par d’autres.]

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Prochaines étapes pour l’entreprise:

Elle commencera sous peu à produire son dispositif. 

  • La production se fera entièrement à Montréal, assure Laurent Laferrière.
  • «Ça ne coute pas vraiment plus cher de faire assembler ici, parce que l’assemblage se fait pratiquement sans intervention humaine», explique-t-il. 

L’entrepreneur estime que les premières ventes pourront se faire d’ici 12 à 18 mois. 

En parallèle, la jeune pousse compte faire bientôt un nouveau tour de financement. Le PDG espère récolter 15 millions $.

Félix Côté