Entreprises

Beaucoup de consommateurs ne savent pas quels grands détaillants sont québécois

Mis à jour il y a 6 h
  • Environ 40% des consommateurs québécois ne peuvent pas distinguer les enseignes québécoises des autres lorsqu’ils magasinent, en personne ou en ligne.
  • C’est inquiétant pour plusieurs détaillants québécois, durement frappés par les effets économiques de la pandémie, et qui misent sur l’achat local pour relancer leurs activités.

Dans beaucoup de catégories, cependant, une nette majorité de consommateurs est capable d’identifier correctement au moins une enseigne québécoise, indique un sondage du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD).

  • De 66 à 82% des gens peuvent identifier au moins un détaillant québécois dans les secteurs de l’alimentation, de l’ameublement et de la quincaillerie.
  • La proportion descend toutefois à 60% dans le secteur de la mode.

L’achat local est précaire.

  • Dans le mois précédant le sondage qui a été mené début janvier, environ un consommateur québécois sur deux seulement dit avoir acheté des produits faits au Québec ou vendus par un commerçant québécois.
  • Dans les jours qui ont suivi Noël, les consommateurs se sont tournés vers Internet pour compléter leurs achats des Fêtes – ce qui, de façon générale, ne favorise pas les commerçants locaux.

Les campagnes publicitaires et des initiatives comme le Panier bleu, qui font la promotion de l’achat local, ne sont pas suffisantes, avertit le CQCD.

  • Le plaisir de magasiner a chuté terriblement et [les] gens prévoient acheter davantage en ligne dans les trois prochains mois», explique par communiqué le directeur général du CQCD, Stéphane Drouin.
  • Il craint que les détaillants d’ici aient de la difficulté à générer des liquidités pour se préparer à relancer leurs activités une fois que le confinement sera terminé.
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Un service de livraison pour restaurants propose de remplacer par une simple mensualité la commission facturée pour chaque repas livré

Mis à jour il y a 6 h
Un service de livraison pour restaurants propose de remplacer par une simple mensualité la commission facturée pour chaque repas livré

(Source: GetIt Local)

  • L’application GetIt Local facture aux restaurateurs des frais de service fixe entre 100 et 700 $ par mois, plutôt que de leur facturer 30% par commande, comme le font les applications DoorDash et Skip – une commission qui peut finir par coûter plus de 3000 $ par mois dans certains cas.
  • Mise en ligne il y a dix jours dans la région d’Ottawa et de Gatineau, l’application espère recruter 100 restaurants membres d’ici le printemps, après quoi le service sera élargi à d’autres villes ailleurs au pays.
Un service de livraison pour restaurants propose de remplacer par une simple mensualité la commission facturée pour chaque repas livré

(Source: GetIt Local)

Quel sera l’impact au Canada de la directive de Biden de limiter les achats du gouvernement américain aux produits et services américains?

Publié avant-hier
Quel sera l’impact au Canada de la directive de Biden de limiter les achats du gouvernement américain aux produits et services américains?

Joe Biden (Source: Wikimedia)

  • Joe Biden a signé hier soir un décret qui limite l’approvisionnement des agences gouvernementales américaines auprès de fournisseurs étrangers.
  • Pour le Canada, l’enjeu est énorme: les agences gouvernementales américaines achètent annuellement pour 500 milliards $ de produits et services, soit l’équivalent de toutes les exportations canadiennes aux États-Unis réunies.

La mesure centrale de ce décret est la création d’une agence fédérale qui analysera chacun des contrats octroyés par le gouvernement, pour s’assurer que ses fournisseurs respectent les quotas de contenu américain exigés.

  • Son rôle sera de réduire le nombre d’exemptions qui permettraient d’acheter auprès de fournisseurs étrangers.

Des entreprises québécoises et canadiennes qui comptent le gouvernement des États-Unis parmi leurs plus importants clients pourraient être touchées.

  • CGI, le fournisseur montréalais de services TI, a pour plus de 3 milliards $ en contrats annuels avec les agences gouvernementales américaines.
  • Les deux tiers des exportations militaires canadiennes s’en vont aux États-Unis, dans le cadre de contrats octroyés par l’armée américaine.
  • Des firmes d’ingénierie comme SNC-Lavalin ont des contrats de service qui valent plusieurs milliards de dollars dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures.

Tout n’est pas perdu pour autant. 

  • Le décret du président Biden hausserait la part du contenu américain dans les futurs appels d’offres, mais il compte respecter les exemptions existantes qui ont été négociées par le Canada au fil du temps.
  • Le gouvernement américain a dit qu’il respecterait les directives de l’Organisation mondiale du commerce sur les appels d’offres. Ces directives exigent des pays signataires, dont le Canada et les États-Unis, qu’ils tiennent des appels d’offres ouverts aux entreprises des autres pays membres.

Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Le Panier bleu veut créer une plateforme transactionnelle pour les produits et les commerçants québécois

Publié avant-hier
Le Panier bleu veut créer une plateforme transactionnelle pour les produits et les commerçants québécois

(Photo gouvernement du Québec)

  • La vitrine numérique québécoise Panier bleu propose de mettre en ligne un site d’achat centralisé qui permettrait aux consommateurs d’acheter des produits fabriqués ou vendus par des entreprises québécoises.
  • En partenariat avec le gouvernement du Québec, la Banque Nationale et Desjardins, les créateurs du Panier bleu se donnent trois mois pour définir le projet et lancer un appel d’offres pour développer cette plateforme.

Une plateforme transactionnelle en ligne l’automne prochain. C’est l’objectif que se fixent les créateurs du Panier bleu.

  • L’organisme et ses partenaires investiront 900 000 $ au cours des prochains mois pour trouver un modèle d’affaires viable et les bonnes technologies à utiliser.
  • Au-delà de cette somme initiale, le financement devrait être assumé par le secteur privé.
  • Le gouvernement ne jouerait qu’un rôle de facilitateur dans cette démarche.

Le futur site misera sur quatre «piliers» pour se démarquer d’Amazon et des autres géants étrangers du magasinage en ligne.

  • La plateforme ciblera initialement les entreprises qui n’ont pas encore de présence numérique.
  • Le site compte mutualiser les solutions de transport et de livraison pour qu’elles soient les mêmes pour toutes les entreprises présentes.
  • Les renseignements personnels des clients seront protégés et gérés de façon stricte.
  • Plusieurs teintes de bleu seront utilisées pour distinguer à quel point les produits et les commerces présents sur le site sont d’origine québécoise.
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Le prolongement du confinement met en péril 2,4 millions d’emplois au Canada, selon la FCEI

Publié le 21 janv. 2021
Le prolongement du confinement met en péril 2,4 millions d’emplois au Canada, selon la FCEI

(Photo Unsplash)

  • 180 000 propriétaires de PME au Canada songent sérieusement à fermer pour de bon à cause de la crise liée à la Covid-19. Cela représenterait une PME sur six, soit 2,4 millions d’employés à temps plein ou partiel.
  • Ces éventuelles fermetures s’ajouteraient aux 58 000 entreprises qui ont disparu en 2020 en raison de la pandémie, révèle une enquête de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) parue ce matin. L’enquête dit qu’en ce moment, seule une entreprise sur deux tourne à plein régime.

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

Le fabricant montréalais des abris solaires iSun met sa filiale américaine en bourse aux États-Unis

Publié le 21 janv. 2021
Le fabricant montréalais des abris solaires iSun met sa filiale américaine en bourse aux États-Unis

(Source: Isun)

  • Cotée au NASDAQ, la société vermontoise d’énergie solaire Peck Energy vient d’acheter iSun Energy, filiale américaine de la société montréalaise Renewz. Peck a adopté le nom iSun et change ce jeudi son titre boursier pour ISUN.
  • En contrepartie de cette transaction, la nouvelle iSun a confié à Renewz un mandat de consultation et de services d’ingénierie pour les cinq prochaines années. Ce mandat permettra à Renewz de doubler ses activités au Québec.

Renewz prévoit embaucher une dizaine d’employés à Montréal au cours de la prochaine année pour satisfaire les besoins d’iSun, dont le carnet de commandes évalué à 56 millions $US pourrait croître de 30 à 40% annuellement, selon sa direction.

  • Le fondateur de Renewz, l’entrepreneur montréalais Sass Peress, ajoute en entrevue à InfoBref qu’il devient par ailleurs actionnaire important dans la nouvelle société iSun.

Pourquoi maintenant? 

  • L’élection de Joe Biden comme président des États-Unis est une des raisons qui ont motivé cette transaction, explique Sass Peress.
  • Biden devrait annoncer sous peu un investissement dans les infrastructures qui pourrait entrainer l’achat de plus de 500 000 stations de recharge pour véhicules électriques.
  • Or, iSun conçoit des abris solaires pour autos qui, grâce à l’énergie qu’ils produisent, peuvent alimenter des bornes de recharge.

Le solaire est de plus en plus populaire aux États-Unis.

  • Sass Peress cite les prévisions d’experts qui prévoient une croissance de 50% de la demande pour des infrastructures alimentées à l’énergie solaire.
  • L’abri solaire et le banc de parc solaire d’iSun, déjà en vente en Nouvelle-Angleterre, seront désormais vendus partout aux États-Unis.

Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

La plateforme de publication torontoise Wattpad vendue à une société coréenne pour 750 millions $

Publié le 20 janv. 2021
  • Wattpad, une plateforme très populaire de publication d’œuvres littéraires numériques, fondée à Toronto en 2006, a été acquise par la société Naver, propriétaire du plus important moteur de recherche de Corée.
  • Grâce à cette transaction, Wattpad prévoit d’investir dans l’élargissement de son modèle, présentement spécialisé dans la diffusion d’œuvres littéraires publiées à compte d’auteur, pour y inclure des œuvres musicales, des films et des courts métrages.

Pourquoi Netflix est désormais une entreprise «post-pandémique»

Publié le 19 janv. 2021
Pourquoi Netflix est désormais une entreprise «post-pandémique»

(Source: Unsplash)

  • Netflix a publié hier ses résultats financiers pour le quatrième trimestre de son exercice 2020. Ils ont surpassé les attentes des analystes quant aux revenus et à la hausse du nombre d’abonnés.
  • L’entreprise a par ailleurs grandement amélioré son flux de trésorerie, au point où il est presque positif. L’entreprise a donc non seulement traversé avec succès la crise de la Covid-19 et l’arrivée massive de nouveaux concurrents; elle peut aussi envisager une croissance soutenue après la pandémie.

Netflix a connu un de ses meilleurs trimestres.

  • Durant les trois derniers mois de 2020, ses revenus ont atteint le niveau record de 6,6 milliards $US.
  • Le service a accueilli 8,5 millions de nouveaux abonnés, une croissance de clientèle qu’il n’a atteint que quatre fois dans son histoire.

L’année 2020 n’a pourtant pas été si facile pour Netflix.

  • Certes, le confinement généralisé a joué en faveur des services de vidéo sur demande.
  • Mais l’apparition de nombreux nouveaux services concurrents et moins chers a atténué l’attrait pour les consommateurs: ce n’était plus la seule option.
  • La direction de Netflix s’était même inquiétée publiquement, au début de l’an dernier, de l’impact qu’auraient ces nouveaux venus sur sa croissance future.

Certains concurrents obtiennent une bonne performance, mais Netflix poursuit sa croissance.

Des analystes appellent «post-pandémiques» des entreprises qui, comme Netflix, sont sorties de la crise de 2020 dans une position financière enviable.

  • Les investisseurs semblent convaincus: le titre (NASDAQ: NFLX) a bondi de 11% hier soir après la publication des résultats.
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Amazon va ouvrir au Québec un nouveau centre de tri et trois centres de livraison

Publié le 19 janv. 2021
Amazon va ouvrir au Québec un nouveau centre de tri et trois centres de livraison

(Photo Amazon)

  • Aux 500 personnes qui travaillent déjà dans le centre de tri d’Amazon à Longueuil, ouvert à la fin de l’an dernier, s’ajouteront 500 autres employés dans un second entrepôt. Il sera situé à Coteau-du-Lac, en Montérégie, et entrera en service plus tard cette année.
  • Amazon ouvrira également d’ici 2022 deux centres de livraison à Laval et un troisième à Lachine, au sud-ouest de Montréal, d’où partiront les colis achetés sur son site par les consommateurs québécois.

General Motors assemblera au Canada le fourgon électrique EV600 de sa nouvelle filiale BrightDrop

Publié le 18 janv. 2021
General Motors assemblera au Canada le fourgon électrique EV600 de sa nouvelle filiale BrightDrop

Le fourgon électrique EV600 de General Motors (Source: GM)

  • Un investissement de 1 milliard $ doit permettre à GM Canada de moderniser son usine d’Ingersoll, en Ontario, qui tourne au ralenti depuis quelques années. L’usine produira un fourgon commercial tout électrique dont la mise en marché débutera avant la fin de l’année.
  • Cela porte à 2 milliards $ la somme investie par GM dans l’assemblage de véhicules électriques au Canada, ce qui aura un effet positif sur la place du pays dans cette industrie.

General Motors croit que son investissement au Canada aura un impact majeur dans les prochaines années.

  • En s’approvisionnant auprès des fabricants de composants régionaux, GM prévoit de créer indirectement 10 000 nouveaux emplois dans le transport électrique au Canada – dont une bonne partie au Québec.
  • De plus, la société promet qu’une partie de sa recherche-développement portant sur les véhicules électriques sera faite au Canada, et qu’elle sera faite en partenariat avec des entreprises d’ici.

En entrevue avec InfoBref un peu avant Noël, David Patterson, vice-président de GM Canada, avait insisté sur l’importance pour le constructeur américain de mener le virage électrique. 

  • «Nous avons décidé de miser gros sur l’électrique. Nous espérons que cela va encourager l’industrie et les consommateurs du Canada à faire le même changement rapidement.»
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Faute de pouvoir acheter Carrefour, Couche-Tard s’intéresse aux magasins d’articles à un dollar

Publié le 18 janv. 2021
Faute de pouvoir acheter Carrefour, Couche-Tard s’intéresse aux magasins d’articles à un dollar

(Source: Alimentation Couche-Tard)

  • Acquérir la chaîne française Carrefour aurait permis à Couche-Tard de diversifier ses activités, mais cela n’arrivera pas. Ce n’est pas la seule avenue qu’envisage l’entreprise lavalloise dans l’objectif de doubler ses profits d’ici 2024.
  • En conférence avec des analystes ce matin, la direction de Couche-Tard a indiqué qu’elle pourrait accélérer sa croissance internationale en tentant une percée dans d’autres secteurs, comme les commerces d’aéroports, la restauration rapide et les magasins à un dollar.

Après l’abandon du projet d’acquisition, un partenariat pourrait voir le jour entre Couche-Tard et Carrefour

Publié le 17 janv. 2021
Après l’abandon du projet d’acquisition, un partenariat pourrait voir le jour entre Couche-Tard et Carrefour

(Source: Carrefour)

  • Le nouveau ministre fédéral de l’Industrie François-Philippe Champagne s’est réjoui hier, après une discussion avec le fondateur d’Alimentation Couche-Tard Alain Bouchard, de voir que Couche-Tard et Carrefour continuent à explorer un partenariat d’affaires, à défaut d’une transaction. 
  • Après le veto du ministre français de l’Économie, les deux groupes avaient annoncé samedi la fin de leurs discussions sur un éventuel rachat de la chaîne française de supermarchés par le groupe québécois.