Entreprises

Les deux géants du rail canadien se battent pour la même proie aux États-Unis

Mis à jour il y a 5 h
  • Le Canadien National (TSX: CNR), de Montréal, est venu chambouler le projet du Canadien Pacifique (TSX: CP), de Calgary, d’acheter le transporteur ferroviaire américain Kansas City Southern (NYSE: KSU). Les deux sociétés canadiennes convoitent un réseau qui leur permettrait de prolonger le leur jusqu’au Mexique.
  • Le CN a fait hier une offre d’achat de 30 milliards $US pour Kansas City Southern, soit une offre supérieure d’à peu près 20% en valeur à celle qu’avait faite le CN le mois dernier. Mais comme le réseau CN couvre déjà certaines régions proches du réseau de Kansas City Southern, le CN pourrait avoir plus de mal que le CP à obtenir l’autorisation des autorités américaines pour une telle transaction.

Rogers remboursera une journée à ses clients

Mis à jour il y a 5 h
  • Pour compenser ses clients pour les effets de la panne qui a affecté son réseau lundi, Rogers les créditera automatiquement de l’équivalent d’une journée dans leur facture du mois de mai.
  • «Nous savons qu’une mise à jour des logiciels d’Ericsson a causé la déconnexion des appareils à notre réseau», a indiqué la société dans un communiqué, en promettant un «examen approfondi» de l’incident.

La Banque mondiale a levé ses sanctions contre SNC-Lavalin

Mis à jour il y a 11 h
  • Le groupe montréalais d’ingénierie et de construction SNC-Lavalin (TSX: SNC) peut de nouveau soumissionner pour des projets financés par la Banque mondiale et par plusieurs autres grands organismes de financement en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique latine.
  • Ces soumissions lui étaient interdites depuis 2013. La Banque mondiale avait alors puni SNC-Lavalin pour son implication dans des affaires de corruption au Bangladesh et au Cambodge. Les sanctions devaient durer 10 ans, mais elles pouvaient être levées après 8 ans si la société respectait certaines conditions.

Un budget fédéral généreux pour les entreprises

Publié avant-hier
  • Le gouvernement propose de prolonger de trois mois trois programmes d’aides existants, dont la subvention salariale d’urgence.
  • Le budget y ajoute de nouveaux programmes, notamment pour favoriser l’embauche pour la reprise des activités, et pour faciliter le virage numérique des PME.

Prolongation jusqu’au 25 septembre de trois programmes d’aides:

  • La Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), qui devait cesser en juin, se prolongerait, mais avec un impact s’atténuant avec le temps: le montant maximal par salarié descendrait progressivement de 847 $ à 226 $ par semaine.
  • La Subvention d’urgence du Canada pour le loyer (SUCL) et la mesure de soutien en cas de confinement continueraient également d’être offertes aux entreprises jusqu’au 25 septembre.
  • Le prolongement de ces trois programmes devrait coûter environ 12 milliards $.

Mais les sociétés cotées en bourse devront rembourser la SSUC qu’elles ont reçue cet été si la rémunération de leurs dirigeants est, en 2021, supérieure à ce qu’elle était en 2019.

Nouveau Programme d’embauche pour la relance économique

  • C’est un programme temporaire, qui serait offert de juin à novembre. 
  • Il est destiné aux employeurs dont les revenus n’ont pas encore rattrapé leur niveau d’avant la pandémie. 
  • Une subvention compenserait jusqu’à 50% des coûts liés à la reprise de leurs activités pour augmenter des salaires ou des heures travaillées, ou pour embaucher davantage d’employés.
  • Ce programme coûterait 595 millions $.

Nouveau Programme d’adoption du numérique 

  • Destiné aux PME, ce programme doit les aider à adopter des technologies numériques pour soutenir et faire évoluer leurs activités.
  • Il fournirait des microsubventions, des prêts sans intérêt et l’aide de formateurs à plus de 150 000 PME canadiennes.

Augmentation de l’enveloppe du Programme de financement des petites entreprises

  • L’augmentation de 560 millions $ par an pourrait rendre ce programme accessible à presque 3 000 PME de plus.

Par ailleurs, le budget prévoit le prolongement ou l’élargissement de plusieurs programmes de soutien à l’investissement en capital de risque et aux supergrappes industrielles, et des stratégies de développement de l’intelligence artificielle, de la génomique et des technologies quantiques.

Patrick Pierra
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Des centaines de détaillants nord-américains utilisent un programme de fidélisation montréalais à base de bitcoins

Publié le 18 avr. 2021
Des centaines de détaillants nord-américains utilisent un programme de fidélisation montréalais à base de bitcoins

(Source: Walmart)

  • Le programme de fidélisation Coinmiles a été lancé avant la pandémie et bien avant la flambée du cours des cryptomonnaies. Son objectif était de simplifier l’intégration d’un programme de fidélisation dans les activités des détaillants en misant sur le bitcoin.
  • La popularité du bitcoin ces derniers mois a entraîné une hausse de la popularité de Coinmiles, si bien que la jeune pousse montréalaise dit avoir «plusieurs centaines» de partenaires commerciaux de toutes les tailles, y compris Mastercard, Visa et Walmart.

Le fonctionnement de Coinmiles est simple.

  • Les consommateurs s’inscrivent gratuitement au programme pour recevoir des points.
  • Quand ils achètent, en magasin ou en ligne, d’un commerçant participant au programme, ils peuvent recevoir des points dans l’application Coinmiles. 
  • Ces points sont immédiatement convertis en fractions de bitcoins.

La valeur monétaire des bitcoins accumulés par les consommateurs fluctue ensuite en fonction du cours de la cryptomonnaie.

Les utilisateurs peuvent échanger ces bitcoins pour une remise en argent, à condition d’en avoir accumulé pour au moins 20 $.

Plus tôt cette année, Coinmiles a été l’un des premiers programmes qui s’est entendu avec Mastercard et Visa pour offrir des remises en bitcoins aux gens qui achètent avec une carte de crédit.

  • «Cette formule nous permet d’étendre notre service à l’ensemble des détaillants en Amérique du Nord, peu importe leur taille, explique en entrevue à InfoBref Dave Pouliot, qui a fondé et qui dirige l’entreprise montréalaise. Il suffit que ces détaillants s’inscrivent à notre programme via leur compte auprès de Visa ou Mastercard.»
Alain McKenna
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Les entreprises canadiennes ont accumulé 130 milliards $ en liquidités excédentaires l’an dernier. Serviront-ils à la relance?

Publié le 15 avr. 2021
Les entreprises canadiennes ont accumulé 130 milliards $ en liquidités excédentaires l’an dernier. Serviront-ils à la relance?

(Source: Unsplash)

  • Les entreprises canadiennes ont mis de côté durant la pandémie un montant encore plus important que celui – estimé à 100 milliards $ –épargné par les ménages canadiens, estime l’économiste en chef de la CIBC Benjamin Tal.
  • La façon dont les entreprises réinvestiront – ou pas – cet argent aura un impact majeur sur la croissance de l’économie canadienne après la pandémie.

Le total de 130 milliards $ correspond aux montants que les entreprises canadiennes ont reçus l’an dernier, qu’elles détiennent dans une banque canadienne et qui ne servent pas à financer leurs activités quotidiennes. Ces montants viennent notamment de leurs profits et de l’aide reçue des gouvernements.

Les liquidités excédentaires des entreprises sont à un niveau record. Elles sont 20% plus élevées qu’il y a un an.

«On s’attend à ce que les ménages dépensent une bonne partie de l’épargne accumulée en 2020. Les entreprises sont assises sur encore plus d’argent mais risquent de dépenser beaucoup moins», indique la CIBC dans une note aux investisseurs.

Pourquoi?

  • D’abord, parce qu’une partie de cet argent a été obtenue dans le cadre de prêts d’urgence que les entreprises devront bientôt rembourser.
  • Ensuite parce que, selon la CIBC, deux entreprises sur trois qui ont vu leurs liquidités excédentaires augmenter l’an dernier n’auront pas besoin d’investir à court terme.

Plusieurs entreprises ont mis l’aide fédérale d’urgence dans leurs poches et n’ont pas de projet pour l’investir après la crise, conclut la CIBC.

Ottawa pourrait être tenté d’adopter des mesures fiscales pour les décourager de laisser dormir cet excédent de liquidités.

  • Sinon, la CIBC croit qu’il y aura un déséquilibre entre les entreprises qui ont un réel besoin d’investir mais qui n’en ont pas les moyens, et celles qui ne savent pas quoi faire de leurs liquidités.
Alain McKenna
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Mal en point, le fabricant japonais de produits électroniques Toshiba pourrait intéresser un acquéreur canadien

Publié le 14 avr. 2021
  • Le président de Toshiba a démissionné hier, une semaine après la réception par le fabricant japonais d’une offre d’achat de la firme d’investissement européenne CVC Capital pour la somme de 21 milliards $US.
  • Selon les experts, d’autres acquéreurs pourraient faire une surenchère pour mettre la main sur la société japonaise fondée il y a plus de 150 ans. Une source anonyme citée par l’agence Bloomberg indique que la firme d’investissement torontoise Brookfield Asset Management (TSX: BAM) ferait partie des acquéreurs potentiels.

Hydro-Québec pourra commencer cet été à construire sa ligne vers le Massachusetts

Publié le 14 avr. 2021
Hydro-Québec pourra commencer cet été à construire sa ligne vers le Massachusetts
  • Le gouvernement Legault autorise la construction de la partie québécoise de la ligne d’interconnexion Appalaches-Maine qui permettra à Hydro-Québec de se connecter au réseau New England Clean Energy Connect dans le Maine. Il ne manque plus que de l’accord de la Régie de l’énergie du Canada – que la société d’État attend avant l’été.
  • Le coût de cette ligne est évalué à 600 millions $. Sa mise en service est prévue pour le printemps 2023, dans le cadre d’une entente d’approvisionnement par laquelle Hydro-Québec vendra à l’État du Massachusetts 9,45 térawatts-heure d’hydroélectricité par an pendant 20 ans.

La prise de participation du gouvernement fédéral fait plonger le titre d’Air Canada en bourse

Publié le 13 avr. 2021
La prise de participation du gouvernement fédéral fait plonger le titre d’Air Canada en bourse

(Source: Air Canada)

  • Dans le cadre de son plan d’aide de 5,9 milliards $, le gouvernement fédéral achètera pour 500 millions $ d’actions d’Air Canada à un prix de 23,18$ chacune, et il se réserve le droit d’en acheter d’ici dix ans 400 millions $ à 27,28$ chacune. Si Ottawa exerce cette option, il détiendra presque 10% des actions votantes du transporteur.
  • Ottawa redevient ainsi actionnaire d’Air Canada pour la première fois depuis 1988, alors que le secteur aérien était déréglementé et que la société était privatisée. Les réactions au retour de l’État comme actionnaire sont mitigées et ont fait chuter le titre d’Air Canada à la bourse de Toronto.

Le prix payé par Ottawa pour ses actions d’Air Canada a mené plusieurs analystes à revoir à la baisse leurs prévisions quant à sa valeur en bourse.

  • La Banque Nationale, la Banque Scotia et la Banque TD ont toutes trois abaissé aujourd’hui de 31$ à 29$ la valeur-cible sur 12 mois du titre d’Air Canada en raison de cette prise de participation.
  • À plus long terme, les analystes croient toutefois qu’Air Canada a maintenant les liquidités nécessaires pour espérer se relancer quand le secteur de l’aviation international redémarrera.

Les investisseurs boursiers ne sont pas les seuls à voir des aspects négatifs dans le retour du gouvernement fédéral comme actionnaire. C’est aussi le cas de certains autres transporteurs.

Air Canada garantit qu’elle assurera entre autres la liaison avec les régions abandonnées en raison de la pandémie.

  • Certains transporteurs régionaux comme Pascan Aviation, qui dessert la plupart des régions du Québec à partir de l’aéroport de Saint-Hubert, sur la rive-sud de Montréal, pourraient trouver que l’aide fédérale donnera à Air Canada un avantage concurrentiel injuste.
  • À Québec, la députée péquiste de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, demande qu’Air Canada sous-traite ses vols régionaux aux transporteurs déjà présents, plutôt que leur faire concurrence.

Cela dit, la plupart des observateurs jugent que, de façon générale, Ottawa a bien fait d’intervenir pour soutenir Air Canada, et s’attendent à d’autres mesures prochainement pour aider d’autres entreprises du secteur de l’aviation.

Alain McKenna
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Une PME sur deux est opposée à la francisation obligatoire des entreprises

Publié le 12 avr. 2021
  • Selon un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), près de 56% des PME québécoises sont opposées à rendre obligatoire la francisation des entreprises de moins de 50 employés.
  • 65% des chefs d’entreprise interrogés affirment que l’anglais est nécessaire dans leur entreprise, notamment pour exporter dans les autres provinces ou à l’international, souligne le vice-président Québec de la FCEI François Vincent. Les dirigeants de PME recommandent d’autres mesures, comme faciliter l’accès à des cours de francisation pour les employés.

La confiance des entreprises canadiennes frôle un sommet historique

Publié le 12 avr. 2021
La confiance des entreprises canadiennes frôle un sommet historique

(Photo Unsplash)

  • De nombreuses entreprises sont convaincues que l’effet négatif de la pandémie sur l’activité économique est terminé et que le Canada a renoué avec une croissance solide, révèle le plus récent sondage trimestriel sur la confiance des entreprises de la Banque du Canada.
  • La Banque indique que le niveau de confiance actuel est à un sommet qui n’a été atteint que trois fois depuis 2003, lorsqu’elle a commencé à sonder les entreprises.

Dans l’ensemble, les entreprises canadiennes s’attendent à un retour de la croissance économique.

Mais l’ampleur attendue de cette reprise varie grandement d’un secteur à l’autre.

  • Les entreprises qui dépendent d’une interaction de proximité avec leurs clients, comme les restaurants avec salle à manger, demeurent incertaines face à la reprise.

L’optimisme général met la table pour un changement de la politique monétaire de la Banque du Canada, croient plusieurs experts.

  • La banque centrale pourrait réduire ses rachats d’obligations du gouvernement, qui aident à stimuler l’investissement au pays.
  • Le gouverneur de la Banque Tiff Macklem fera le point le 21 avril prochain.
Alain McKenna
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Les producteurs canadiens de cannabis se préparent à l’ouverture du marché américain

Publié le 11 avr. 2021
Les producteurs canadiens de cannabis se préparent à l’ouverture du marché américain

(Source: Unsplash)

  • Une consolidation s’amorce parmi les producteurs canadiens de cannabis. Canopy Growth, Tilray et Hexo, trois des sociétés les plus en vue de l’industrie, ont procédé à d’importantes transactions en ce sens au cours du dernier mois.
  • Leur motivation: le gouvernement des États-Unis serait tout près de rendre la consommation du cannabis légale dans l’ensemble du pays, ce qui créerait un énorme marché pour les producteurs ayant les moyens de s’y installer de façon durable.

Canopy Growth (TSX: WEED), de Smiths Falls, au sud d’Ottawa, mène la charge.

  • Le producteur ontarien vient d’acquérir Supreme Cannabis pour 435 millions $, deux semaines après avoir mis la main sur Ace Valley, un des producteurs les plus appréciés des consommateurs canadiens.
  • David Klein, le PDG de Canopy, ne compte pas s’arrêter là. Il dit avoir 2,5 milliards $ en liquidités pour procéder à d’autres investissements qui visent spécifiquement à préparer sa société pour l’ouverture du marché américain du cannabis.

Tilray et Hexo (Nasdaq: TLRY et TSX: HEXO), respectivement de Nanaimo, en Colombie-Britannique, et d’Ottawa, tentent également de consolider le marché canadien du cannabis.

  • Tilray et Aphria, un autre producteur canadien, ont annoncé leur intention de fusionner avant la fin du printemps. Ensemble, ils créeront un des plus gros producteurs canadiens, avec une valeur boursière de 9 milliards $.
  • Hexo a annoncé l’acquisition de son rival Zenabis il y a deux semaines. La nouvelle société aura une capacité de distribution pancanadienne et pourra plus facilement prendre de l’expansion aux États-Unis.

L’objectif: un marché américain qui pourrait valoir au-delà de 40 milliards $US en 2025 si Washington légalise le cannabis, une promesse des démocrates qui sont maintenant au pouvoir.

Le marché actuel est évalué à un peu plus de 12 milliards $US. 

  • Le cannabis – médicinal, surtout – a déjà été légalisé, mais dans quelques États seulement.
Alain McKenna
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