Économie

Des organismes proposent de taxer la livraison de colis pour aider à relancer l’économie du grand Montréal

Publié le 20 oct. 2020
  • La popularité du magasinage en ligne réduit l’intérêt pour les commerçants d’avoir pignon sur rue dans les quartiers centraux ou les centres commerciaux.
  • Cette délocalisation vers des bâtiments de moindre valeur aura un impact négatif sur les finances municipales en réduisant les recettes tirées de la taxe foncière, explique l’organisme Vivre en ville.

En collaboration avec l’Association des sociétés de développement commercial de Montréal, Vivre en ville publie le rapport «Les 12 travaux du commerce montréalais» (PDF) qui suggère une taxe sur la livraison pour compenser la perte de revenus potentielle liée à la délocalisation des commerces.

  • L’augmentation de l’activité de livraison fait monter les coûts d’entretien du réseau routier, mais elle ne produit pas de revenu pour les municipalités qui doivent assumer ces dépenses.
  • «Tôt ou tard, il faudra envisager des mesures de taxation de la livraison pour internaliser ces coûts et assurer l’équité entre les diverses formes de commerce», note le document.

Par ailleurs, la taxe sur le stationnement de surface, déjà imposée dans certains quartiers montréalais, pourrait être étendue à l’ensemble du grand Montréal pour accroître les revenus de toutes les municipalités de la région, ajoute le rapport.

Alain McKenna
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Le prix Nobel d’économie a été attribué aux experts des enchères Paul Milgrom et Robert Wilson

Publié le 12 oct. 2020
Le prix Nobel d’économie a été attribué aux experts des enchères Paul Milgrom et Robert Wilson

Paul R. Milgrom et Robert B. Wilson (Source: Nobel Media. Niklas Elmehed)

  • Ces deux économistes de l’Université de Stanford ont amélioré la théorie des enchères: ils ont inventé de nouveaux formats d’enchères au bénéfice des vendeurs, des acheteurs et des contribuables du monde entier, a indiqué le comité suédois.
  • Les deux Américains sont notamment connus pour le concept d’enchères qui a été utilisé pour la vente de bandes de fréquences de télécommunications aux États-Unis. 

Avec des acheteurs qui préfèrent la banlieue, la bulle immobilière montréalaise commence à se dégonfler

Publié le 8 oct. 2020
Avec des acheteurs qui préfèrent la banlieue, la bulle immobilière montréalaise commence à se dégonfler

(Photo: Unsplash)

  • Alors que la pénurie de maisons à vendre s’accentue en banlieue, le nombre de copropriétés mises en vente sur l’île de Montréal a bondi de 41% en septembre.
  • Pour l’ensemble du trimestre, ça représente une hausse de 72% par rapport aux trois mois précédents, la plus forte hausse en 17 ans, observe l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Les acheteurs préfèrent les maisons
Les ventes d’unifamiliales en banlieue ont été si élevées le mois dernier qu’elles ont aidé à établir deux records, pour cette période de l’année normalement calme dans l’immobilier.

  • Les ventes d’unifamiliales ont bondi de 47% dans l’ensemble de la région montréalaise.
  • Le délai d’attente moyen pour les vendeurs a été de seulement 46 jours.

Dégonfler vaut mieux qu’éclater
Le marché des copropriétés continue de progresser, mais il le fait à une vitesse beaucoup moins grande que dans les années passées.

  • Le prix médian des copropriétés dans le grand Montréal atteint 318 000 $ en septembre, en hausse de 10%.
  • «Les conditions de marché sont tendues mais toujours en faveur des vendeurs, y compris pour les propriétés moins désirables», explique Charles Brant, directeur de l’analyse du marché de l’APCIQ..
Alain McKenna
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À cause de la deuxième vague de la pandémie, la reprise économique pourrait prendre la forme d’un W

Publié le 6 oct. 2020
  • Sans intervention des gouvernements et des banques centrales, la deuxième vague pourrait pousser l’économie mondiale vers une «falaise», avertit la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde.
  • La reprise en V amorcée cet été pourrait ralentir, voire faire place à une deuxième chute de l’activité avant une deuxième reprise en 2021.

Comme au printemps, plusieurs gouvernements dans le monde adoptent en ce moment des mesures sanitaires qui obligent des entreprises à suspendre leurs activités.

  • Christine Lagarde pense que ces mesures freineront la croissance pour le restant de l’année.
  • Elles pourraient même pousser certains pays, dont la France, l’Italie et l’Espagne, vers une seconde contraction de leur PIB en moins d’un an.

Chez nous, Statistique Canada avertit d’un risque de contraction, vu le nombre de cas de COVID-19 à la hausse ces derniers jours.

Si l’on vient finalement à bout de la deuxième vague, l’économie pourra de nouveau reprendre du mieux en 2021 — entamant ainsi la dernière des quatre pentes de la lettre W.

Alors, reprise en V, U, ou W? Vu l’incertitude, mieux vaut peut-être s’attendre à une activité économique en dents de scie…

Alain McKenna
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Le Pape François voudrait que l’économie de l’après Covid-19 «crée des emplois, plutôt que de les détruire»

Publié le 5 oct. 2020
Le Pape François voudrait que l’économie de l’après Covid-19 «crée des emplois, plutôt que de les détruire»

(Photo: Vatican)

  • Dans une importante lettre envoyée à tous ses fidèles, le souverain pontife fait une sévère critique du populisme et du nouveau nationalisme mis de l’avant par des pays comme les États-Unis.
  • «Notre agressivité a découvert un lieu d’expansion sans parallèle dans les ordinateurs et les appareils mobiles, où les pires idéologies s’expriment sans impunité», écrit-il aussi dans le même document.
Le Pape François voudrait que l’économie de l’après Covid-19 «crée des emplois, plutôt que de les détruire»

(Photo: Vatican)

Les cinémas vont en arracher au moins jusqu’au printemps

Publié le 4 oct. 2020
  • En raison de la deuxième vague de la pandémie, ce qu’il restait de superproductions hollywoodiennes prévues d’ici Noël a été remis à 2021.
  • Cineplex commence à inquiéter sérieusement les analystes: la firme Canaccord Genuity s’attend même à ce que la chaîne de Toronto mette son siège social à vendre avant le printemps prochain.

Adopté ou pas, le plan de relance américain de 2200 milliards $US affecte déjà l’économie canadienne

Publié le 1er oct. 2020
  • Chaque fois qu’on franchit une étape de plus menant à l’adoption de ce plan, le dollar canadien gagne en valeur.
  • Trois quarts des exportations canadiennes vont aux États-Unis, incluant presque tout le pétrole canadien, alors toute aide à l’investissement et à la consommation là-bas bénéficie indirectement aux entreprises d’ici.

S’il finit par être adopté par la majorité républicaine au Sénat, le plan proposé par les élus démocrates aux Communes mettrait de l’argent directement dans les poches des entreprises manufacturières, des sociétés aériennes et des administrations municipales américaines.

Dans les trois cas, cela augmentera la demande pour des biens et des produits canadiens, faisait remarquer la Banque HSBC dans un rapport paru plus tôt cet été.

  • Entreprises manufacturières: les matières premières et les composants servant à la fabrication de produits finis sont parmi les plus importantes exportations canadiennes vers les États-Unis.
  • Sociétés aériennes: si l’aviation redécolle, la pression se fera sentir pour rouvrir les frontières internationales plus tôt que tard, afin de relancer le tourisme.
  • Administrations municipales: les villes et les États voudront profiter de cette entrée d’argent pour lancer des projets d’infrastructure majeurs auxquels les entreprises canadiennes voudront participer.

On ne connaît pas encore exactement la version finale de ce plan d’aide. Mais selon le cabinet d’avocats canadien Osler, qui se spécialise dans le droit transfrontalier, ce ne sera que positif pour le Canada.

«L’économie nord-américaine est tellement intégrée qu’on voit mal comment [ce plan] pourrait ne pas être bénéfique aux entreprises canadiennes», note Paul Seraganian, associé new-yorkais d’Osler.

Alain McKenna
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Ottawa a dévoilé son plan de 10 milliards $ pour relancer l’économie

Publié le 1er oct. 2020
Ottawa a dévoilé son plan de 10 milliards $ pour relancer l’économie

(Image: Unsplash)

  • Justin Trudeau a annoncé ce matin son plan d’infrastructure, étalé sur trois ans, qui doit créer 60 000 emplois et permettre d’atteindre les objectifs de carboneutralité fixés pour 2050.
  • Le budget est compris dans l’enveloppe initiale de 35 milliards $ confiée à la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) à sa création; les premiers investissements devraient être effectués d’ici la fin de l’année.

Piloté par la BIC, le plan de relance du gouvernement va permettre d’investir dans les secteurs suivants:

  • énergies propres: 2,5 milliards $ pour favoriser la production, le transport et l’entreposage d’électricité propre;
  • Internet: 2 milliards $ pour connecter environ 750 000 ménages et petites entreprises aux services à large bande dans les communautés mal desservies;
  • rénovations: 2 milliards $ pour moderniser et augmenter l’efficacité énergétique des immeubles; 
  • agriculture: 1,5 milliard $ dans des projets d’irrigation pour accroître la production du secteur et élargir les possibilités d’exportation;
  • transport électrique: 1,5 milliard $ pour accélérer l’adoption d’autobus zéro émission et la mise en place d’infrastructures de recharge partout dans le pays;
  • nouveaux projets: 500 millions $ pour faire avancer plus rapidement d’autres projets d’infrastructures.

Johanna Sabys
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Ottawa a dévoilé son plan de 10 milliards $ pour relancer l’économie

(Image: Unsplash)

Les 3 millions d’emplois détruits par la pandémie ne seront pas récupérés avant 2025, dit le Conference Board du Canada

Publié le 30 sept. 2020
  • Tant que la situation économique demeure instable, les entreprises canadiennes repousseront des investissements et des embauches, ce qui va ralentir la croissance économique.
  • Depuis son sommet du début mars, le taux d’emploi a diminué de 15,6 points de pourcentage et le nombre d’heures travaillées par semaine a chuté du quart.

C’est un cercle vicieux:

  • En investissant moins, les entreprises limitent non seulement leur croissance, elles ont aussi un effet négatif sur le PIB national.
  • Tant que l’économie restera au ralenti, les entreprises demeureront inquiètes et dépenseront moins, ce qui nuit un peu plus à leur croissance.

Le rebond provoqué par la réouverture de l’économie a été de courte durée: la croissance du PIB a déjà ralenti entre juin et juillet, écrit le Conference Board, dans son rapport trimestriel sur l’économie canadienne.

Dans ce contexte d’une économie au ralenti, le think tank canadien ne voit pas l’emploi revenir à des niveaux d’avant la pandémie avant 4 ans au moins.

  • «C’est un gouffre béant qu’il faudra refermer pour que l’économie canadienne revienne à la normale», conclut l’organisme.
Alain McKenna
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Donald Trump pourrait bien avoir sauvé le pétrole albertain

Publié le 29 sept. 2020
  • Son autorisation de construire un chemin de fer reliant l’Alberta à l’Alaska permettra l’exportation de pétrole canadien vers les États-Unis et l’Asie via le port de Valdez, en Alaska.
  • À terme, ce chemin de fer transportera jusqu’à 2,9 millions de barils de pétrole par jour, doublant ainsi les exportations canadiennes qui étaient à 3,5 millions de barils/jour avant la pandémie.

L’économie mondiale va mieux que prévu, dit le FMI

Publié le 24 sept. 2020
  • «Les perspectives économiques sont moins désastreuses qu’en juin (…) et certains secteurs économiques ont même déjà passé le cap» d’un retour à la croissance, assure le porte-parole du FMI Gerry Rice.
  • À la fin juin, l’organisme prédisait encore une chute du PIB mondial de 4,9% en 2020.

L’OCDE suggère de prolonger l’aide d’urgence au-delà de 2021

Publié le 16 sept. 2020
  • L’économie mondiale s’en tire mieux que prévu selon l’OCDE, un organisme qui regroupe principalement des pays développés.
  • Il prévoit aujourd’hui un PIB mondial en repli de 4,5% cette année – mieux que la baisse de 6% qu’il craignait auparavant, puis en hausse de 5% l’an prochain.

Mais la pandémie a constitué un choc majeur. Elle nous a fait perdre 2 années de productivité. On ne verra pas les niveaux de 2019 avant au moins 2022.

  • L’intervention massive des gouvernements a permis d’éviter le pire, estime l’organisme international.
  • Maintenant, «il faut éviter de resserrer les politiques fiscales trop rapidement. Sans une aide des États pour les années à venir, les faillites et les mises à pied se remettront vite à grimper», dit Laurence Boone, économiste en chef à l’OCDE.
Alain McKenna
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