Économie

Déficit prévu de 6,8 milliards $ cette année, malgré un surplus de 2,5 milliards $ sur 6 mois

Publié le 16 janv. 2022
  • Selon le dernier rapport du ministère des Finances, le Québec a enregistré un surplus de 2,5 milliards $ au cours des 6 premiers mois de l’année budgétaire 2021-2022. Les finances publiques ont pu bénéficier de la «croissance robuste» de l’économie par rapport à la même période en 2020. 
  • Mais le ministre des Finances Éric Girard s’attend toujours à un déficit de 6,8 milliards $ cette année, le même montant qu’il l’avait annoncé dans sa mise à jour économique en novembre dernier. 

Selon le rapport, en effet, la majorité des dépenses prévues dans le budget annuel n’ont pas encore été comptabilisées.

  • 5,5 milliards $ de dépenses supplémentaires en santé et en éducation seront comptabilisées dans la 2e moitié de l’année budgétaire, soit du 1er octobre dernier au 30 mars prochain. 

En parallèle, la croissance des principaux indicateurs économiques devrait ralentir au cours des 6 prochains mois. 

  • Éric Girard indique que ce ralentissement devrait modérer la croissance des revenus de l’État. 
  • Il ne modifie donc pas sa prévision de déficit pour l’année en cours.
Johanna Sabys
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La pandémie profite aux régions: Montréal a perdu presque 50 000 habitants en un an

Publié le 13 janv. 2022
La pandémie profite aux régions: Montréal a perdu presque 50 000 habitants en un an
  • Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), Montréal a perdu un total net de 48 300 personnes au profit d’autres régions entre le 1er juillet 2020 et le 1er juillet 2021. 
  • Cette perte est la plus importante depuis que l’ISQ a commencé à compiler des données en 2001. Elle représente 2,6% de la population montréalaise. 

Dans l’ensemble du Québec, 232 000 personnes ont changé de région administrative entre la mi-2020 et la mi-2021.

  • Globalement, les grands centres ont perdu des résidents au profit des régions.
  • L’ISQ remarque que cette tendance existait déjà auparavant, mais qu’elle a pris de l’ampleur en 2019-2020, puis s’est accélérée en 2020-2021. 

3 autres régions, en plus de Montréal, ont connu leur pire bilan migratoire interrégional en 20 ans:

  • Laval: -2073 (-0,5%)
  • Outaouais: -33 (-0,01%)
  • Capitale-Nationale: +796 (+0,1%)

Les régions où se situent les 4 villes les plus peuplées au Québec – Montréal, Québec, Laval et Gatineau – ont donc perdu des habitants, ou en ont gagné très peu. 

À l’inverse, plusieurs régions ont réalisé un gain record de nouveaux habitants.

  • La région des Laurentides est celle qui s’est le plus démarquée, avec 12 700 nouveaux résidents, soit l’équivalent de 2% de sa population. 

Autres régions qui ont réalisé un gain record: 

  • Estrie: +8554 (+1,8%)
  • Lanaudière: +8385 (+1,6%)
  • Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine: +1378 (+1,5%)
  • Mauricie: +3493 (+1,3%)
  • Bas-Saint-Laurent: +1597 (+0,8%)
  • Saguenay-Lac-Saint-Jean: +1405 (+0,5%)

Les seules régions qui n’ont pas connu de progression de leur bilan migratoire sont l’Abitibi-Témiscamingue (-205), la Côte-Nord (-250) et le Nord-du-Québec (-205).

Il semble logique de penser que ces chiffres reflètent, au moins en partie, des départs de résidents de grande ville qui, se sentant plus ou moins confinés chez eux à cause de la pandémie, ont préféré déménager en périphérie ou vers des régions où les maisons unifamiliales assez spacieuses et dotées d’un terrain sont plus abordables.

Félix Côté
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Cybersécurité et espace: deux nouveaux foyers de risques économiques

Publié le 12 janv. 2022
Cybersécurité et espace: deux nouveaux foyers de risques économiques

(Source: Unsplash)

  • L’espace et la cybersécurité créent pour l’économie mondiale de nouveaux risques dont il faut tenir compte. C’est ce que dit un rapport du Forum économique mondial, une fondation établie à Genève, en Suisse, plus connue sous le nom de la ville où se tient sa réunion annuelle des élites mondiales: Davos.
  • Le rapport souligne que les cyberattaques par des logiciels malveillants ou de type rançongiciel sont de plus en plus fréquentes, et que l’essor des cryptomonnaies permet aux criminels de masquer leurs traces. Quant à l’intérêt grandissant des états et des sociétés privées pour l’espace, la fondation y voit un risque accru de congestion, et une augmentation des débris spatiaux et des collisions. 

En 2021, la hausse des prix de l’immobilier a dépassé celle de 2020, sauf pour les unifamiliales

Publié le 11 janv. 2022
En 2021, la hausse des prix de l’immobilier a dépassé celle de 2020, sauf pour les unifamiliales

(Source: Unsplash)

  • Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), les prix des copropriétés et des petits immeubles à logements ont augmenté plus rapidement l’an dernier qu’en 2020. 
  • Dans les 2 dernières années, le marché immobilier québécois a été «marqué par un déséquilibre à la faveur des vendeurs», indique l’APCIQ. Autrement dit, la demande a largement dépassé l’offre. 

Dans les copropriétés et les immeubles de 2 à 5 logements, les prix médians ont augmenté plus rapidement qu’en 2020:

  • Copropriétés: 347 500 $ (+20% en 2021, contre +14% en 2020).
  • Immeubles de 2 à 5 logements: 490 750 $ (+12% en 2021, contre +1% en 2020).

Dans les maisons unifamiliales, le prix médian a augmenté un peu moins rapidement en 2021 (+20%) qu’en 2020 (+24%). 

  • Le prix médian des unifamiliales était de 395 000 $ en décembre.

Ces prix sont calculés sur l’ensemble du Québec.

Félix Côté
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Québec recevra d’Ottawa presque 500 millions $ de plus pour la santé

Publié le 21 déc 2021
Québec recevra d’Ottawa presque 500 millions $ de plus pour la santé

(Source: David Mark / Pixabay)

  • Ottawa va bonifier de près d’un demi-milliard $ le transfert pour la santé qui sera versé au Québec pour l’année 2022-2023. 
  • Ottawa versera aussi au Québec 13,7 milliards $ en péréquation. Le Québec recevra ainsi 62% de tous les paiements de péréquation distribués aux provinces. 

Le montant de péréquation que reçoit une province est calculé selon sa capacité à générer ses propres recettes fiscales. 

Ottawa a annoncé les montants que le Québec recevra l’an prochain pour deux «transferts» fédéraux en plus de la péréquation:

  • 10,15 milliards $ pour la santé; et 
  • 3,6 milliards $ pour les programmes sociaux: 

En santé, le Québec recevra ainsi 446 millions $ de plus que cette année.

  • Cependant, c’est moins que les 6 milliards $ de plus que réclamait le gouvernement de François Legault pendant la campagne électorale fédérale. 

Près du tiers du budget du Québec dépend des transferts fédéraux.

  • Pour l’année 2021-2022, le budget annuel du Québec est de 143,5 milliards $.
  • 29,5% de ce montant est financé par des transferts fédéraux. 

Par habitant, le Québec n’est cependant pas la province la plus gourmande.

En ajoutant la péréquation et les transferts pour la santé et les services sociaux (il y a aussi d’autres transferts), voici le montant par habitant des 5 provinces qui en reçoivent:

  • Île-du-Prince-Édouard: 4607 $
  • Nouveau-Brunswick: 4565 $ 
  • Nouvelle-Écosse: 4101 $
  • Manitoba: 3706 $
  • Québec: 3177 $
Félix Côté
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Obtenir un prêt hypothécaire ne deviendra pas plus difficile

Publié le 19 déc 2021
Obtenir un prêt hypothécaire ne deviendra pas plus difficile

(Source: Unsplash)

  • Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), un organisme qui régule les conditions des prêts hypothécaires octroyés par les banques canadiennes, a décidé de maintenir tel quel, sans les rendre plus exigeantes, les conditions du «test de résistance hypothécaire».
  • Ce test oblige les personnes qui ont recours à un financement hypothécaire à démonter qu’elles pourraient rembourser leur hypothèque à un taux d’emprunt supérieur au taux obtenu auprès de leur prêteur. 

Le taux d’emprunt du test de résistance demeure fixé à 5,25%. 

Le test de résistance hypothécaire implique qu’un emprunteur doit se qualifier – prouver qu’il a les moyens de rembourser le prêt – si le prêt était en fait octroyé au taux le plus élevé entre:

  • le taux hypothécaire que le client obtient effectivement du prêteur majoré de 2% (par exemple, 4,5% s’il a effectivement obtenu 2,5%); et 
  • 5,25%

Le BSIF veut s’assurer que les emprunteurs puissent continuer à rembourser leur prêt hypothécaire:

  • s’ils faisaient d’autres emprunts, de sorte que leur endettement total augmente; et 
  • si les taux d’intérêt augmentaient. 

On aurait pu penser que, devant l’emballement du marché immobilier et l’accélération de l’inflation qui laisse présager de hausses du taux d’intérêt, le BSIF chercherait à calmer le marché en haussant le taux du test de résistance, ce qui aurait rendu les emprunts plus difficiles à obtenir

  • Ce n’a pas été le cas dans la décision que le BSIF a rendu publique ces derniers jours.

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Le ministère des Finances a précisé que ce taux continuerait à s’appliquer aussi pour les acheteurs qui versent moins de 20% en mise de fonds. 

  • Ces acheteurs, dont le profil de risque est plus élevé, ne seront donc pas pénalisés par un test de résistance qui serait plus exigeant pour eux.

Le test de résistance avait été rehaussé la dernière fois en juin dernier. 

  • Il était passé de 4,79% à 5,25%. 
Félix Côté
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C’est officiel: Montréal est entrée dans une «bulle immobilière»

Publié le 14 déc 2021
C’est officiel: Montréal est entrée dans une «bulle immobilière»

(Source: Unsplash)

  • Dans un rapport annuel sur l’immobilier résidentiel québécois, l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) observe «certaines dérives» dans le marché immobilier de Montréal et de ses agglomérations périphériques. 
  • La majorité des premiers acheteurs y sont incapables d’accéder à la propriété. Et l’APCIQ croit que la plupart des acheteurs à Montréal et en périphérie sont vulnérables à d’éventuels changements économiques, comme une hausse des taux d’intérêt hypothécaires.  

Dans la région métropolitaine de Montréal, les prix ont beaucoup augmenté depuis 2 ans.

  • En 2020, le prix médian des maisons unifamiliales était de 400 000 $ (+18% en un an) et celui des copropriétés 305 000 $ (+14%).
  • Cette année, l’APCIQ estime que le prix médian des unifamiliales va atteindre 493 500 $ (+23% en un an) et celui des copropriétés 360 000 $ (+18%).

Ce sont des hausses très rapides comparées à celles de 2018 et 2019, qui étaient entre 3% et 5%.

L’APCIQ explique cette accélération par:

  • une forte demande pour les maisons unifamiliales;
  • la faiblesse historique des taux d’intérêt; et
  • un nombre élevé de cas de surenchère – plus de la moitié des ventes se sont conclues en surenchère, selon l’APCIQ.

Le marché montréalais serait maintenant surévalué.

  • Les prix des maisons ont augmenté plus rapidement que la hausse du revenu des ménages.

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Une éventuelle remontée des taux d’intérêt pourrait «fragiliser» les acheteurs, surtout les acheteurs expérimentés récemment endettés.

  • Plusieurs acheteurs qui possédaient déjà une propriété l’ont réhypothéquée pour acheter une résidence secondaire, ou vendue pour une résidence plus dispendieuse.
  • Selon l’APCIQ, ces acheteurs expérimentés sont maintenant dans une situation particulièrement fragile: ils dépendent de l’appréciation ou du maintien de la valeur de leurs biens immobiliers récemment acquis, qui est déjà gonflée dans les marchés de la région de Montréal.

Ailleurs au Québec, certaines régions sont encore abordables, observe l’APCIQ. 

  • L’association cite notamment Trois-Rivières et Québec, où les prix sont «en rattrapage».
Félix Côté
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Se nourrir pourrait coûter 7% de plus l’an prochain

Publié le 10 déc 2021
Se nourrir pourrait coûter 7% de plus l’an prochain

(Source: Pexels)

  • Une famille canadienne moyenne déboursera 966 $ de plus pour se nourrir en 2022, soit 7% de plus que cette année, selon le Rapport annuel sur les prix alimentaires produit par 4 universités canadiennes. 
  • Les catégories d’aliments qui augmenteront le plus sont les produits laitiers (+6 à 8%), les produits de boulangerie (+5 à 7%), les légumes (+5 à 7%) et les fruits (+3 à 5%).

Les produits de restaurants seront aussi en forte hausse (+6 à 8%), notamment en raison de la pénurie de main d’œuvre et des problèmes d’approvisionnement.

En revanche, l’augmentation sera moins prononcée pour la viande (+0 à 2%) et les fruits de mer (+0 à 2%). 

Félix Côté
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Ottawa pourrait recevoir des millions en donnant 10 jours de congé

Publié le 9 déc 2021
Ottawa pourrait recevoir des millions en donnant 10 jours de congé

(Source: Unsplash)

  • Avec son projet de loi C-3, le gouvernement Trudeau veut modifier le Code du travail pour accorder 10 jours de maladie payés aux employés des sociétés publiques et privées qui relèvent du fédéral. 
  • On aurait pu penser que cette mesure couterait cher. Mais selon le directeur parlementaire du budget (DPB) Yves Giroux, elle pourrait plutôt rapporter au gouvernement fédéral 229 millions $ sur 4 ans.

Le projet de loi C-3 vise à réformer le Code du travail. 

  • Il concerne les employés des sociétés d’État fédérales et ceux des entreprises privées relevant du fédéral, comme les banques et les entreprises de télécommunications.

Le rapport du DPB tient compte des dépenses qu’entrainerait la loi pour Ottawa, mais aussi des recettes fiscales supplémentaires que recevrait le gouvernement fédéral.

Les dépenses supplémentaires viendraient des sociétés d’État fédérales, pour payer des jours de congé maladie à leurs employés. (Le DPB ne tient pas compte du coût supplémentaire pour les entreprises privées.)

Les revenus supplémentaires viendraient des impôts payés par les employés.

  • En effet, certains prennent actuellement des congés maladie pour lesquels ils ne sont pas payés. 
  • Ils ne paient donc pas d’impôt sur le revenu pour ces journées non payées.
  • Lorsqu’ils seront payés, ils paieront davantage d’impôt.

Or, le DPB calcule que 95% des employés qui vont effectivement profiter de la loi – parce qu’ils n’ont pas déjà 10 jours de maladie payés – sont dans le secteur privé.

Le solde serait donc largement positif pour Ottawa: au net, le gouvernement fédéral recevrait 229 millions $ de plus sur 4 ans.

Félix Côté
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Moins de jeunes ont l’intention d’acheter une propriété

Publié le 2 déc 2021
Moins de jeunes ont l’intention d’acheter une propriété

(Source: Pixabay)

  • Les intentions d’achat d’une propriété d’ici 5 ans sont en baisse. Selon un sondage réalisé par la firme Léger, 23% des ménages québécois ont l’intention d’acheter une propriété dans les 5 prochaines années, alors qu’ils étaient 25% l’an dernier, selon une étude semblable. 
  • La baisse est surtout marquée chez les 18-34 ans: dans cette tranche d’âge, la proportion des ménages qui voudraient acheter d’ici 5 ans est passée de 52% à 47%. Cette baisse s’explique principalement par l’augmentation des prix de l’immobilier dans les derniers mois. 

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Les hausses des prix ont eu un impact négatif sur les intentions d’achat de 63% des jeunes ménages, selon le sondage commandé par l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), le Fonds immobilier de solidarité FTQ, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, et l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Le marché locatif pourrait être influencé par les hausses de prix, croit l’APCIQ.

En effet, les locataires ont moins l’intention de déménager.

  • Cette année, 57% des locataires disent qu’il est très probable qu’ils déménagent dans les 5 prochaines années. 
  • L’an dernier, 61% faisaient cette réponse.  

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Selon l’APCIQ, les plus jeunes ménages:

  • augmentent la pression sur le marché locatif; et 
  • partent habiter vers des agglomérations périphériques plus abordables.

Les ménages de 55 ans et plus qui sont actuellement propriétaires, de leur côté, sont moins nombreux qu’avant, selon le sondage, à vouloir retourner en location après la vente de leur résidence. 

Félix Côté
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Un salaire minimum à 18 $ l’heure nuirait aux PME, dit leur association

Publié le 2 déc 2021
Un salaire minimum à 18 $ l’heure nuirait aux PME, dit leur association

(Source: Unsplash)

  • Plusieurs organisations syndicales réclament que le salaire horaire minimum au Québec, actuellement à 13,50 $, soit porté à 18 $. C’est le seuil minimal qu’elles jugent nécessaire pour permettre aux travailleurs de sortir de la pauvreté.
  • La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) croit qu’une telle hausse fragiliserait les PME. Elle suggère d’autres mesures pour favoriser une hausse des salaires, et pour aider les travailleurs à sortir de la pauvreté. 

Une hausse du salaire minimum à 18 $ forcerait les PME à s’ajuster. 

Selon un sondage de la FCEI:

  • 30% des PME devraient revoir les salaires de leurs employés, y compris ceux qui ne sont pas au salaire minimum;
  • 33% devraient augmenter le prix de leurs produits et services;
  • 11% devraient réduire leur nombre d’employés; et
  • 18% des propriétaires de PME devraient compenser en travaillant plus d’heures.

11% des entreprises seraient même fragilisées au point d’envisager une fermeture. 


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D’autres moyens pourraient aider les PME à hausser les salaires, croit la FCEI. 

Selon les entreprises sondées, les moyens les plus efficaces seraient que le gouvernement: 

  • réduise le fardeau fiscal global (79%);
  • baisse les taxes sur la masse salariale (73%); et
  • offre des crédits d’impôt (58%).
Félix Côté
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La consommation pousse le PIB canadien, en hausse de 5,4% sur un an

Publié le 1er déc 2021
La consommation pousse le PIB canadien, en hausse de 5,4% sur un an

(Source: Pixabay)

  • Le produit intérieur brut (PIB) canadien a gagné 5,4% en rythme annualisé au trimestre qui s’est terminé en septembre. Statistique Canada explique cette poussée par la hausse des dépenses des ménages ainsi que par un plus gros volume d’exportations. 
  • Selon des calculs de Bloomberg, les consommateurs canadiens ont économisé 319 milliards $ depuis le début de la pandémie. Ces économies leur ont permis d’augmenter de 18%, en rythme annualisé, leurs dépenses de consommation au cours du troisième trimestre.