ENTREPRENEURS, GESTIONNAIRES et PROFESSIONNELS ENTREPRENEUR·E·S ET
PROFESSIONNEL·LE·S

Voici l’info qu’il vous faut:
pertinente, utile et brève

Recevez gratuitement chaque jour:

Votre adresse servira uniquement à vous envoyer nos infolettres. Vous ne recevrez pas de courriels publicitaires et vous pourrez vous désabonner en tout temps.

Les priorités des femmes à la tête de 3 grandes villes

À Gatineau, France Bélisle veut une administration plus transparente et dynamiser le centre-ville

Mis à jour le 6 janv. 2022
par Johanna Sabys

La nouvelle mairesse de Gatineau France Bélisle

  • Pour entamer la nouvelle année, InfoBref vous propose une rencontre avec 3 femmes déterminées élues l’an dernier mairesses de grandes villes québécoises. Premier arrêt: Gatineau.
  • L’ancienne journaliste de Radio-Canada France Bélisle est la première mairesse de la ville. La candidate indépendante a réussi à «construire sa propre machine à vitesse grand V» pour battre dès sa première campagne le parti installé à l’Hôtel de Ville depuis 2 mandats. 

Ses priorités pour Gatineau

1) Gérer la ville de façon transparente et inclusive 

La mairesse dit qu’elle veut être à l’écoute des citoyens et des partenaires de Gatineau. 

Pendant sa campagne, France Bélisle a promis d’incarner le changement. 

  • Elle dit vouloir apporter plus de transparence dans les affaires de la Ville. 
  • «Les citoyens le demandent, explique-t-elle à InfoBref, et cette envie est désormais partagée par l’ensemble des gens autour de la table.» 

La politique municipale est «contaminée par un jargon technique» qu’elle compte «vulgariser», dit-elle. 

France Bélisle voudrait que la Ville soit capable «de mâcher le travail aux citoyens» pour s’assurer qu’ils comprennent bien toutes les décisions qui sont prises. 

  • «On ne peut pas présumer qu’on parle à des universitaires. Il faut s’adresser à tout le monde et sortir des acronymes.»
  • Offrir des explications «claires et accessibles, ça ne coûte pas grand-chose, dit-elle, seulement de la rigueur».

2) Développer le centre-ville et ses infrastructures 

«Gatineau est victime de son succès, explique sa nouvelle mairesse: la ville a connu une croissance démographique fulgurante. Mais les transports et les infrastructures routières, culturelles et sportives n’ont pas suivi.»

La relance économique de la ville était au cœur de sa campagne. 

Elle a promis plus de développement grâce aux partenariats public-privé, notamment pour construire des écoles et des services de garde.  

Elle s’est engagée:  

  • à présenter «une vision du centre-ville cohérente et ambitieuse» un an après le début de son mandat; et 
  • à nommer un directeur du centre-ville responsable de la mettre en œuvre.

Gatineau est la 4e ville du Québec

Elle «a fait un gain de notoriété, dit sa mairesse, et ce combat doit se poursuivre».  

La ville frontalière fait partie de la capitale nationale du Canada, rappelle-t-elle.  

«Cette particularité pose certains défis, mais présente aussi des occasions économiques.» 

  • «Nous sommes chanceux et heureux de la présence fédérale. 
  • Mais elle nous condamne à redoubler d’efforts pour apporter une diversification économique.»

3) Bâtir une ville plus résiliente et plus verte

«C’est une priorité unanime du conseil de ville», affirme France Bélisle.  

La mairesse compte se doter «d’un plan climat ambitieux». 

Dans son programme, elle prévoyait  de: 

  • créer une Commission sur l’environnement, qu’elle coprésiderait; et 
  • développer «un test climat» pour favoriser les projets «à haute valeur environnementale». 

Pour que Gatineau devienne un «leader en matière d’innovation durable», elle propose: 

  • de créer des partenariats avec les citoyens, employeurs et organismes; et 
  • d’augmenter le budget annuel des associations de quartier qui mettent en œuvre des projets de proximité, comme des jardins communautaires. 

Sa première action au lendemain de son élection?

«J’étais prête à commencer, raconte-t-elle. Mais le plus important était d’aller rencontrer les gens avec lesquels je vais travailler pendant les 4 prochaines années.»

France Bélisle dit qu’elle souhaitait s’assurer que tout le monde pourrait «travailler ensemble» et aurait «le courage et le respect de se dire les vraies affaires».

À lire aussi:

Johanna Sabys