Selon l’agence Reuters, Meta prévoyait l’an dernier que 10% de son chiffre d’affaires, soit 16 milliards $US, proviendraient de publicités pour des arnaques et des produits interdits.
L’entreprise a mis en place un système de détection des fraudes publicitaires qui facture automatiquement davantage aux annonceurs probablement frauduleux.
Ce système vise à dissuader les fraudeurs d’acheter plus d’espaces publicitaires.
Mais il a aussi pour effet d’augmenter les revenus de Meta si ces annonceurs diffusent quand même des publicités.
C’est ce qu’allègue une demande d’autorisation d’action collective récemment déposée à la Cour supérieure du Québec et mise en lumière par La Presse.
La demande accuse plusieurs villes, dont Montréal, Laval, Longueuil et Brossard, de calculer les droits de mutation (une taxe perçue lors du transfert d’une propriété immobilière) sur une base différente de celle utilisée pour les taxes municipales annuelles.
Les droits de mutation, communément appelés «taxe de bienvenue», sont calculés par les municipalités en appliquant un coefficient sur la valeur la plus élevée entre:
la valeur foncière d’une propriété;
le prix auquel elle a effectivement été vendue.
La demande d’autorisation collective concerne les droits de mutation établis en fonction de la valeur foncière.
Cette valeur est celle inscrite au rôle d’évaluation, qui est réévalué tous les trois ans et qui sert au calcul des taxes municipales.
Pour le calcul des taxes municipales annuelles, plusieurs villes choisissent d’étaler la hausse sur trois ans.
Mais pour calculer les droits de mutation, certaines de ces municipalités les calculent sur le montant du rôle d’évaluation dès la première de ses trois années de validité – sans pratiquer une augmentation progressive sur 3 ans comme elles le font pour leurs taxes annuelles.
Par conséquent, plusieurs propriétaires estiment qu’ils ont injustement payé des droits de mutation trop élevés, parce que ces droits auraient été basés sur la valeur future de leur propriété et non sa valeur réelle au moment où ils l’ont achetée.
En octobre, l’indice S&P 500 a monté de 2,3%, le S&P/TSX, de 1%, et les actions internationales, de 2%.
La Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine ont toutes les deux décidé de baisser leurs taux d’intérêt – même si l’inflation sous-jacente est demeurée dans le haut de la fourchette autour de la cible de 2% que les banques centrales visent à long terme pour le taux d’inflation.
Ce texte a été rédigé par Anthony Ménard, CFA, vice-président de la gestion des données chez Inovestor.
Au terme de la période de 12 mois terminée le 31 octobre:
l’indice S&P/TSX a monté de 28,7%;
le S&P 500 a monté de 21,5%; et
les actions internationales, représentées par l’indice MSCI ACWI ex USA, ont monté de 25,6%.
En octobre, les secteurs du TSX les plus performants ont été les technologies de l’information, la santé et les services publics en hausse de respectivement 12%, 4,4% et 4,1%.
Les secteurs les moins performants ont été les matériaux, en baisse de 5%, et la consommation de base et les industries, en baisse tous les deux de 0,7%.
L’IA de retour comme thèse d’investissement centrale
En octobre, l’indice Nasdaq-100 a gagné 4,8%, ce qui a porté son rendement sur 12 mois à 31%.
Cette performance s’explique en partie par les forts gains que plusieurs grandes sociétés technologique ont enregistrés au cours du mois:
Alphabet (maison mère de Google): +15,7%
Broadcom: +12%
Amazon: +11,2%
Nvidia: +8,2%
Le marché demeure optimiste quant aux perspectives du secteur de l’intelligence artificielle.
Les investisseurs estiment que les investissements dans les infrastructures numériques annoncés récemment par les entreprises d’IA vont soutenir le secteur.
Inflation et chômage
Au Canada, le taux inflation sur 12 mois est passé de 1,9% en aout à 2,4% en septembre.
L’augmentation s’explique principalement par la hausse des prix de l’essence, qui est passée de 4,7% en aout à 12,7% en septembre.
La forte baisse des prix de l’essence observée en août de l’an dernier et qui affectait le taux annuel d’inflation jusqu’en aout de cette année n’est désormais plus prise en compte dans le calcul sur 12 mois .
Le taux de chômage canadien s’est maintenu à 7,1% en aout, comme en juillet:
Le nombre d’emplois a augmenté de 60 400.
Cette hausse a renversé la tendance à la baisse des deux derniers mois.
Les emplois à temps plein sont revenus en force avec un gain de 106 000 emplois, alors qu’il y a eu une perte de 45 600 emplois à temps partiel.
Taux d’intérêt
Le 29 octobre, la Banque du Canada a baissé son taux directeur de 2,50% à 2,25%.
Selon la banque, le taux d’inflation aurait été de 2,9% plutôt que 2,4% si l’on ne prenait pas en compte la baisse des taxes sur l’essence qui est intervenue partout au Canada sauf au Québec.
Mais elle s’attend tout de même à une baisse de l’inflation dans les prochains mois.
Elle prévoit une croissance du PIB canadien de 1,2% en 2025, 1,1% en 2026 et 1,6% en 2027.
La Banque du Canada a laissé entendre que la politique monétaire avait atteint ses limites pour atténuer les impacts des tarifs américains.
Une autre baisse de taux d’intérêt en 2025 est peu probable.
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Si un manteau traditionnel ne vous suffit pas pour affronter le froid, une solution est de porter une veste chauffante.
Ces vestes sont équipées d’éléments chauffants dans le dos, la poitrine et parfois les manches, alimentés par une batterie. Après plusieurs tests de notre équipe, je recommande deux modèles de Venustas, avec et sans manches.
Large couverture de chauffe, matériaux innovants, conception simple et pratique: la Venustas Heated Vest 7.4V est le produit à vous procurer si vous cherchez le meilleur rapport qualité-prix
Le modèle Venustas Heated Vest 7,4Vfonctionne avec une batterie possédant une autonomie de 5 000 mAh. Cela lui permet de fonctionner 20% plus longtemps que certains autres modèles du marché.
La batterie possède aussi un port USB, pour recharger vos appareils électriques.
Elle se place dans la poche interne de la veste.
Une fois branchée au cordon de la veste, il suffit d’appuyer sur le bouton externe situé au niveau de la poitrine pour que la chaleur commence à se diffuser.
6 panneaux chauffants en fibre de carbone chauffent le cou, les épaules ainsi que les poches de la veste: les zones clés du corps sont bien au chaud!
Ces panneaux sont 30% plus grands que ceux d’autres marques, ce qui permet une plus large couverture de chauffe.
La veste propose 3 options de chaleur: High, Medium et Low, pour une amplitude de température allant de 35 °C à 55 °C.
la température High dure 3 h
la température Medium dure 6 h
la température Low dure jusqu’à 10 h
Vous pouvez ainsi jouer avec les différentes températures en fonction de la météo.
Les personnes frileuses trouveront peut-être que la température High mériterait d’être encore plus chaude.
5 tailles sont proposées pour les hommes, 6 pour les femmes.
Attention, la veste a tendance à tailler petit: si vous prévoyez de porter des vêtements épais dessous, privilégiez la taille au-dessus de celle que vous achetez habituellement.
L’extérieur est entièrement en nylon imperméable (parfait même sous la pluie).
L’intérieur bénéficie d’une doublure thermique en mylar.
Le mylar renvoie une partie de la chaleur, stabilise la température.
Il est imperméable et coupe-vent.
Ces matériaux de pointe vous gardent au sec et au chaud.
La veste est équipée de 4 poches avec fermeture éclair YKK, gage de qualité et de résistance pour vos aventures.
Le style n’a rien à envier aux modèles standards non chauffants: la couleur noire (couleurs blanc et bleu aussi disponible pour le modèle masculin) et l’effet matelassé restent toujours tendance.
La veste vient emballée dans une poche imperméable, idéale pour faciliter le transport.
Le Venustas Heated Jacket 7.4 V n’est pas si différent que la veste sans manche de la même marque).
Il comprend simplement un capuchon et des manches.
C’est l’idéal pour ceux qui souhaitent passer des moments prolongés par temps froid, bien au chaud dans un manteau chauffant confortable et pas trop cher.
Un design léger, pratique et tendance, pour des heures de fun à l’extérieur.
À la différence du premier modèle présenté (Venustas Heated Vest 7.4 V, sans manches), ce manteau possède 5 zones chauffantes en fibre de carbone, qui génèrent de la chaleur dans les zones centrales du haut du corps: abdomen gauche et droit, milieu du dos et taille.
Ces panneaux sont 30% plus grands que sur certains modèles d’autres marques, ce qui permet un niveau de chaleur bien plus optimal.
En revanche, contrairement à la veste sans manche, il n’y a pas de chauffage dans le cou parce qu’un capuchon a été ajouté.
Pas bien grave puisque le capuchon isole contre le vent et le froid.
Vous retrouvez 3 niveaux de chauffage, de 35 °C à 55 °C, à régler en appuyant sur le bouton.
L’autonomie de la batterie est de
3 h en haute température
5-6 h en température moyenne
8-10 h en basse température
La batterie possède aussi un chargement USB vous permettant de recharger vos appareils électriques.
La conception est de qualité, avec:
un extérieur entièrement polyester et en nylon imperméable (parfait même sous la pluie);
une nouvelle doublure thermique en mylar.
Le mylar renvoie une partie de la chaleur, stabilise la température, est imperméable et coupe-vent.
Ces matériaux de pointe vous protègent contre les températures les plus froides, et vous gardent au sec et au chaud.
Quatre certifications garantissent la sécurité de ce manteau chauffant et de sa batterie.
Attention, les modèles Venustas ont tendance à tailler petit: privilégiez la taille au-dessus de celle que vous faites habituellement, afin d’être plus à l’aise dans vos mouvements.
Le manteau est équipé de 4 poches avec fermeture éclair YKK, gage de qualité et de résistance pour protéger vos effets personnels.
La couleur noire est sobre, passe-partout, capte bien les rayons du soleil, et donne un effet sport.
Le tout est emballé dans une poche imperméable, idéal pour faciliter le transport.
[illustration créée par intelligence artificielle/ChatGPT]
Parce que vous changez d’employeur, postulez un nouveau poste à l’interne, ou considérez que vous n’êtes pas assez rémunéré pour le travail que vous accomplissez, vous êtes décidé à (re)négocier votre salaire.
Comment vous y prendre? Ce pourrait être une bonne idée de recourir à l’intelligence artificielle. Elle pourrait vous aider à savoir combien demander, et comment le demander.
Combien valez-vous sur le marché du travail?
Selon le livre L’IA débarque de Jean-François Ouellet, professeur de marketing et d’entrepreneurship à HEC Montréal, plusieurs sites web qui recourent à l’IA peuvent vous donner «une estimation salariale réaliste» de votre valeur sur le marché du travail actuel.
Et ce, en fonction de votre poste, de votre secteur d’activité, ou encore de votre expérience professionnelle.
Parmi ces sites web figurent:
Glassdoor (gigantesque base de données de salaires déclarés anonymement)
Payscale (calculateur de salaire)
LinkedIn Salary Insights (comparatif salarial avec des gens occupant des postes similaires au vôtre)
Talent.com (fourchettes salariales en fonction du métier et de la région)
Il faudra cependant relativiser l’information ainsi obtenue.
La valeur d’un travailleur peut varier en fonction de nombreux facteurs, à commencer par la taille de l’entreprise ou son secteur d’activité.
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Quelle stratégie de négociation salariale adopter?
L’IA pourrait vous aider à concocter votre stratégie.
Jean-François Ouellet propose différentes approches concrètes en ce sens.
Rédiger un courriel de demande d’augmentation
La requête pourrait être formulée ainsi: «Rédige-moi un courriel professionnel demandant une révision salariale mettant en avant ma performance récente.»
Il suffit de fournir des arguments valides à l’IA, et celle-ci rédigera le premier jet d’un texte qu’il faudra peaufiner par la suite.
Simuler un entretien de négociation
Un agent conversationnel (chatbot) peut vous aider à vous entrainer à répondre aux questions que ne manquera pas de vous poser votre interlocuteur – voire à ses probables objections.
Comparer avec d’autres postes
Des sites web fonctionnant à l’IA, comme Huntr et Jobscan, peuvent vous aider à identifier des postes similaires au vôtre, mais mieux rémunérés.
Cela peut vous servir à bâtir votre argumentaire.
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À vous de négocier
L’IA peut donc:
vous permettre de savoir si vous êtes, ou risquez d’être, sous-payé;
vous aider à préparer une négociation solide.
Mais «elle n’ira pas parler à votre boss à votre place. Ce sera à vous de défendre votre point, et de le convaincre», prévient l’auteur de L’IA débarque.
Voyez ces autres conseils pour faire avancer votre carrière publiés dans l’infolettre InfoBref Votre argent:
Généralement, la fiscalité évolue et s’adapte au gré de l’évolution de la société. Ainsi, depuis que la cryptomonnaie a fait son apparition en 2009, la fiscalité sur les cryptomonnaies s’est développée. Chaque pays a établi ses propres règles.
Mais le Canada et le Québec n’ont pas vraiment développé de nouvelle fiscalité pour la cryptomonnaie. Ils se contentent d’appliquer à ce nouveau produit les lois fiscales existantes, d’une façon qu’il faut bien comprendre pour éviter toute mauvaise surprise.
Ce texte a été rédigé par Ghislain Brissette, ADM.A, TEP, spécialiste en planification successorale, impôt au décès et succession.
La cryptomonnaie n’est pas de la monnaie
Principe fondamental: une cryptomonnaie, comme le bitcoin et l’éther, n’est pas considérée comme de l’argent (de la monnaie) mais plutôt comme un bien.
La conséquence de ce principe est que chaque transaction faite à l’aide une cryptomonnaie génère une disposition (vente du bien).
Quand une cryptomonnaie est-elle imposée?
Un contribuable qui détient de la cryptomonnaie subit un impact fiscal dès le moment où:
Il l’utilise pour acheter un bien;
Il la convertit en une devise monétaire;
Il l’échange contre une autre cryptomonnaie; ou
Il la vend.
Généralement, le traitement fiscal est:
soit un gain en capital;
soit un revenu d’entreprise.
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À quelle fréquence transigez-vous des cryptomonnaies?
L’un des critères les plus importants qui décident si c’est un gain en capital ou un revenu d’entreprise est la notion de l’intention qu’avait le contribuable au moment d’acheter la cryptomonnaie.
Le gain en capital est la résultante d’une transaction qui se fait à la juste valeur marchande lorsque celle-ci est supérieure au cout du bien (ou plus précisément, supérieure à son prix de base rajusté – soit le cout plus les dépenses engagées pour l’acheter).
Dans ce cas, seulement 50% du gain est imposable.
Mais si un contribuable transige fréquemment de la cryptomonnaie, alors les autorités fiscales peuvent déterminer qu’il ne s’agit pas de transactions occasionnelles, mais plutôt d’un revenu d’entreprise.
Dans ce cas, les gains sont imposables à 100%.
L’impact financier de passer ainsi dans la catégorie «entreprise de cryptomonnaie» peut être majeure pour un contribuable.
Récupérer la taxe de vente sur certains achats
Particularité d’une entreprise de cryptomonnaie: il n’y a pas de taxes de vente à percevoir à lorsqu’on vend une cryptomonnaie.
Par contre, l’entreprise peut récupérer des taxes sur les intrants, soit les taxes de vente qu’elle paie sur ses achats pour générer son revenu.
Pour réclamer ce remboursement de taxe de vente, il est important de conserver un registre et les pièces justificatives des achats:
date des transactions
reçus d’achat
valeur de la devise lors de l’achat (si la cryptomonnaie n’a pas été achetée n dollars canadiens)
registre et adresses de portefeuille de cryptomonnaie
frais comptables
frais de plateformes et de logiciel comptable, le cas échéant
cout des ordinateurs et autres frais nécessaires pour l’activité commerciale
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Déclaration obligatoire
Depuis 2024, il est obligatoire de déclarer, dans le cadre de sa déclaration de revenus, la détention, la vente, transfert ou le don de cryptomonnaie.
Le formulaire de Revenu Québec à remplir est le TP-21.4.39
Il s’applique à toutes les situations.
En cas d’omission de déclaration, des pénalités peuvent atteindre 2 500 $.
Pour pouvoir bien remplir ce formulaire, tenez à jour un registre complet de toutes vos transactions qui impliquent une cryptomonnaie.
Les institutions qui font autorité dans les marchés financiers comme Vanguard, BlackRock, Morningstar, J.P. Morgan et State Street Global Advisors s’accordent:
les rendements réels du marché américain seront plus modestes dans la prochaine décennie.
Ce texte a été rédigé par Fabien Major, MBA, CIM, Pl.fin, professionnel de la finance, auteur et chroniqueur.
Les quinze dernières années ont été spectaculaires pour les investisseurs.
De 2009 à 2024, l’indice principal de la bourse américaine S&P 500 a livré un rendement annuel moyen supérieur à 12%, dopé par la hausse des bénéfices, les politiques monétaires ultrafavorables et l’explosion de la capitalisation des géants technologiques.
Cette période fut une anomalie historique.
Les prochaines années ne ressembleront probablement pas à cette ère dorée.
Vanguard prévoit pour le S&P 500 au cours des dix prochaines années un rendement annuel moyen nominal (avant inflation) entre 4,7% et 5,7%.
BlackRock table plutôt sur 4% à 5%.
Pourquoi cette différence entre le passé récent et le futur proche?
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Des valorisations trop élevées et des marges fragilisées
Après quinze ans d’expansion quasi ininterrompue, les actions américaines se négocient à des niveaux de valorisation rarement observés.
Le ratio cours/bénéfice (C/B) anticipé du S&P 500 s’approche de 25 (autrement dit, le cours des actions qui composent l’indice correspond, en moyenne, à 25 fois les bénéfices prévus par les sociétés au cours des 12 prochains mois).
Pour comparaison, sa moyenne historique est autour de 16.
Cette cherté, on s’en doute, reflète surtout la pondération extrême du secteur technologique.
Les sept géants technologiques – Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, Nvidia, Meta et Tesla – constituent ensemble plus de 30% de l’indice.
Or, comme le souligne J.P. Morgan Asset Management, «les bénéfices des leaders technologiques resteront solides à court terme, mais leurs marges devront tôt ou tard se normaliser», et donc baisser.
J.P. Morgan Asset Management prévoit un rendement moyen annualisé de 6,7% pour les actions américaines au cours de la prochaine décennie.
Ce serait un recul marqué par rapport à la décennie 2010.
La banque insiste: «La croissance des profits demeurera résiliente, mais les valorisations élevées [actuellement] limitent les gains futurs.»
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Une Amérique moins dominante
Toujours selon J.P. Morgan Asset Management, la croissance économique américaine devrait ralentir à 1,8% durant les 10 prochaines années.
Le vieillissement démographique, la baisse de l’immigration et les tensions commerciales réduisent la main-d’œuvre disponible, tandis que l’endettement public record alimente l’inflation et limite les marges de manœuvre budgétaires.
Je retiens cette phrase: «La suprématie économique des États-Unis s’érode graduellement au profit du reste du monde; l’avantage de croissance du pays sur les autres régions se réduit».
La transition énergétique, l’essor de l’intelligence artificielle et la relocalisation industrielle stimuleront certes les profits.
Mais ces forces sont déjà largement intégrées dans les prix actuels.
À l’inverse, l’Europe et plusieurs marchés émergents bénéficient de valorisations bien plus raisonnables et d’un rattrapage cyclique en cours.
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Le bon vieux 60/40 perd de sa pertinence
L’indémodable portefeuille 60% actions / 40% obligations a longtemps symbolisé la diversification équilibrée.
Mais pour J.P. Morgan, le profil risque/rendement de cette répartition type se détériore.
Autrement dit, les investisseurs devront chercher ailleurs pour obtenir le même niveau de rendement.
Vanguard, BlackRock et Morningstar recommandent tous:
une plus grande ouverture internationale; et
l’intégration d’actifs alternatifs – infrastructures, immobilier privé, crédit privé, métaux précieux ou fonds de stratégies multi-actives.
La grande conclusion du rapport 2026 de J.P. Morgan est limpide :
«Nous voyons une plus grande palette d’opportunités pour les gestionnaires actifs que peut-être jamais auparavant, tant dans les marchés publics que privés.»
L’avenir du S&P 500 s’annonce plus terne mais pas désespéré.
Les rendements attendus, inférieurs à 5% par an, traduisent un retour à la moyenne après une période d’euphorie.
Pour préserver la croissance de leur patrimoine, les investisseurs devront:
réduire leurs attentes envers les actions américaines;
diversifier géographiquement leurs placements, notamment vers l’Europe et l’Asie;
intégrer des actifs alternatifs pour renforcer la résilience;
reconsidérer la gestion active, mieux adaptée à un monde plus volatil et moins corrélé.
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La Cantine pour tous est un OBNL qui regroupe des organismes locaux offrant des dîners scolaires sains et abordables via son programme La Cantine dans les écoles, rejoignant plus de 52 000 enfants dans 171 écoles primaires du Québec.
Avec votre soutien, nous faisons bien plus qu’offrir des repas : vos dons servent aussi à assurer la coordination du programme et son développement dans de nouvelles écoles.
Naïla Nehme, Guy Ouellette, Valérie Parent, Alex Boisvert, Édith Habel et Sabrina Papillon
Sa mission est d’aider les propriétaires de petits et moyens laboratoires orthopédiques à améliorer leur modèle d’affaires.
La coopérative a créé un regroupement d’achats et une banque de consultants externes.
Elle propose à ses membres des formations qui leur permettent de développer «leur côté entrepreneur».
L’initiative
La mission de la Coopérative des orthésistes-prothésistes est d’«épauler les propriétaires de laboratoires et faire rayonner la profession à la grandeur du Québec», dit à InfoBref Édith Habel, présidente du conseil d’administration de la coopérative.
Le regroupement a permis de «combler un besoin» chez les propriétaires de petits et moyens laboratoires privés.
«Nous étions chacun de notre côté. On avait du mal à trouver des gens pour pousser notre compagnie plus loin», explique Édith Habel.
Dans le réseau public, les orthésistes-prothésistes sont entourés de collègues.
Dans le privé, ils sont «isolés dans leurs laboratoires», note-t-elle, et ils doivent développer des compétences éloignées du domaine de la santé.
(source: Coopérative des orthésistes-prothésistes)
«On devient un entrepreneur qui doit avoir des connaissances en comptabilité et en ressources humaines» – pour ceux qui ont des employés.
La coopérative aide par exemple ses membres à devenir de «meilleurs employeurs».
Ils «ne peuvent pas concurrencer les salaires» des grands laboratoires.
Mais, ensemble, ils parviennent à «se différencier en allant chercher plus de santé et de bien-être au travail pour leurs employés».
L’organisme leur permet de:
se former pour mieux gérer leur laboratoire;
partager leur expertise et leurs connaissances.
Ses membres se parlent de cas concrets, partagent des solutions et se renvoient des clients.
Ils échangent dans un groupe Facebook et en visioconférence, et se retrouvent en personne lors de formations et de congrès professionnels.
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Les porteurs
La Coopérative des orthésistes-prothésistes a été fondée en 2020.
L’objectif initial était de créer un regroupement d’achats afin de «concurrencer les grands laboratoires qui achètent en gros et peuvent profiter de meilleurs tarifs», explique Édith Habel.
La pandémie a contraint certains petits et moyens laboratoires à fermer temporairement leurs portes.
Cet arrêt a donné à leurs propriétaires «le temps, le repos et le recul pour monter le projet» de regroupement.
La coopérative a signé une entente avec des fournisseurs pour que ses membres bénéficient eux aussi de rabais.
Les 34 membres partagent également les services d’un transporteur pour obtenir de meilleurs prix sur l’envoi de leurs colis.
La Coopérative des orthésistes-prothésistes est une entreprise collective membre de la Caisse d’économie solidaire.
Message du commanditaire La coopérative financière des entreprises collectives partout au Québec Joignez le mouvement!
L’impact
«L’entraide et la collaboration» qui se sont développées entre les propriétaires de laboratoires «a vraiment changé la dynamique de la profession», affirme Édith Habel.
«On s’est unis pour s’élever au lieu d’être des compétiteurs.»
Les membres de la coopérative essayent par ailleurs de réduire leurs déchets.
Habituellement, il faut prendre une empreinte en plâtre pour réaliser le moulage d’une orthèse.
«Lorsqu’on moule une jambe, cela fait beaucoup de déchets.»
Un des fournisseurs de la coop permet désormais à ses membres de numériser des orthèses en 3D à partir d’images prises à l’aide d’un téléphone ou d’un iPad.
Pour découvrir d’autres initiatives d’impact social ou environnemental un vendredi sur deux, et pour recevoir chaque jour l’essentiel des nouvelles importantes à lire en 5 minutes, abonnez-vous gratuitement à l’infolettre InfoBref Matin ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite
Claudia Sheinbaum (capture d’écran d’une vidéo de la présidente mexicaine)
Claudia Sheinbaum a elle-même porté plainte pour «harcèlement sexuel» cette semaine, contre un homme qui l’a touchée à la poitrine et a tenté de l’embrasser dans le cou alors qu’elle saluait des gens dans la rue, à Mexico.
La présidente mexicaine a présenté un plan pour que ce type d’agression soit puni dans l’ensemble du Mexique.
Pour contexte, les 32 États mexicains ont chacun leur propre code pénal.
Ils ne punissent pas tous ce type de comportement.
La 30e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (Cop30) a débuté hier à Belém, dans le nord du Brésil. Elle se tient jusqu’au 21 novembre.
Dix ans après l’Accord de Paris, le secrétaire général de l’ONU António Guterres a reconnu que la communauté internationale n’était pas parvenue à limiter le réchauffement de la Terre à un niveau inférieur à 1,5 °C.
Plusieurs pays, dont les États-Unis, n’ont pas envoyé de délégation à la Cop30.
En 1992, le Brésil avait accueilli le Sommet de la Terre de Rio. Cette conférence avait jeté les bases des futures «Cop».