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Deuxième et dernier débat des 5 chefs – voici l’essentiel

Publié le 23 sept. 2022
par Johanna Sabys

(Source: capture d’écran de la diffusion du deuxième débat)

  • François Legault, Dominique Anglade, Paul St-Pierre Plamondon, Gabriel Nadeau-Dubois et Éric Duhaime ont débattu une deuxième fois hier soir à moins de 2 semaines de l’élection. 
  • Avec moins de duels que dans le premier débat, les candidats ont chacun rappelé leurs propositions sur un plus grand nombre de sujets. Nous avons sélectionné quelques-uns de leurs propos sur l’environnement, le coût de la vie et l’économie, et la santé.

Environnement

François Legault dit qu’il veut faire baisser les GES dans 5 secteurs: transports, industries, agriculture, recyclage et bâtiments. Les propositions de Québec solidaire sont «nobles», dit-il, mais il faut «regarder les impacts sur les citoyens».

  • Selon lui, le Québec a besoin de barrages supplémentaires, c’est «mathématique». 
  • Il croit que l’efficacité énergétique et l’éolien ne suffiront pas. 

Dominique Anglade dit que «tout estrelié à l’environnement». Ce serait sa «responsabilité» en tant que première ministre de créer de la richesse au Québec tout visant la carboneutralité. 

  • Selon elle, il ne faut pas taxer les citoyens «qui manquent déjà d’oxygène». 
  • Il faut plutôt «se réunir pour se donner un élan et un vrai projet de société». 

Gabriel Nadeau-Dubois dit que l’environnement est «la colonne vertébrale» du projet de société au Québec. Il veut «encourager les gens à faire les bons choix», et cesser de «monter toute une facture à nos enfants et petits-enfants».  

  • Selon lui, le Québec a toutes les ressources pour devenir «le pays le plus vert au monde». 
  • Il souligne que le plan climat de QS a été approuvé par 8 experts indépendants. Les gens ont le choix d’écouter «Monsieur 3e lien ou les experts, dit-il, je pense qu’ils vont choisir les experts». 

Paul St-Pierre Plamondon dit que le PQ propose une «transition vers une nouvelle économie verte et juste». Il note que seulement 2 partis sur 5 ont prévu de baisser et mesurer les GES.

  • Selon lui, si on taxe les achats de voitures dès l’an prochain, mais que les gens ne peuvent pas s’acheter de véhicules électriques, on les «appauvrit». 
  • Il croit que des barrages pourraient être «nécessaires», mais pas sans un vrai plan climat. 

Éric Duhaime dit que si on exploite les hydrocarbures du Québec pour financer la transition énergétique, il y aura moins de GES à l’échelle planétaire. 

  • Selon lui, on ne peut pas «étouffer» les familles qui veulent s’acheter un VUS.  
  • Il s’engage aussi à tester la gratuité des transports dans la ville de Québec pour voir combien de personnes vont abandonner leur 2e voiture et voir s’il y a «un appétit» pour les transports en commun. 

Coût de la vie et économie

François Legault affirme que la Caq est le parti qui remettrait le plus d’argent dans les poches des Québécois dès cette année.  

  • Selon lui, taxer les pétrolières comme le propose le PQ, ferait monter le prix à la pompe pour les Québécois.  

Dominique Anglade rappelle que le PLQ remettrait environ 5 000 $ «de façon récurrente» dans les poches des familles. 

  • Selon elle, il faut avant tout régler la pénurie de main-d’œuvre. 
  • En accueillant moins d’immigrants, dit-elle, le Québec accueille «moins d’infirmières, moins de pharmaciens et les Québécois ont moins de soins et services». 

Gabriel Nadeau-Dubois veut remettre environ 1 000 $ dans les poches des Québécois en gelant la TVQ sur les biens essentiels, mais il croit qu’il faut surtout régler la crise du logement. 

  • Selon lui, le 5% le plus riche a les moyens de contribuer davantage, et ce serait «bon pour 100% des Québécois» parce que cela permettrait d’investir en santé et en éducation.  

Paul St-Pierre Plamondon note que tous les autres partis promettent des baisses d’impôts ou de taxes, mais que ce n’est pas un «cadeau pour notre avenir». 

  • Le PQ prévoit le «soutien le plus généreux» pour ceux qui gagnent moins de 50 000 $ par an. 
  • Selon lui, les baisses d’impôts sont «un aller simple pour un cycle d’austérité» dans les services publics. 

Éric Duhaime dit que le PCQ propose «la plus importante» baisse d’impôts aux Québécois. Il s’engage à suspendre la taxe sur l’essence. 

  • Selon lui, il faut «investir» sur les aînés et ramener sur le marché de l’emploi ceux qui veulent travailler grâce à des crédits d’impôt supplémentaires 

Santé

François Legault souligne que la Caq avait réussi à former 10 000 préposés aux bénéficiaires en quelques mois, et que son gouvernement a offert des incitatifs financiers pour recruter des infirmières.  

  • Selon lui, le privé permettra «d’innover». Il croit que public et privé peuvent cohabiter en santé. 

Dominique Anglade affirme qu’il faut trouver les moyens d’offrir un médecin de famille à chaque Québécois en recrutant des médecins et en revoyant l’organisation du travail. 

  • Selon elle, il faut surtout proposer «des conditions de travail acceptables à tous les travailleurs du réseau de la santé». 

Gabriel Nadeau-Dubois dit qu’il faut avant tout «améliorer ce qui fonctionne, comme les CLSC et le 811». Il veut «ramener le monde dans le système de santé en leur offrant de bonnes conditions de travail».  

  • Selon lui, plus de privé «ne marcherait pas». Legault et Duhaime veulent continuer à privatiser, dit-il, alors que QS veut «régler les problèmes du système de santé public». 

Paul St-Pierre Plamondon dit qu’il faut «écouter les travailleurs de la santé», améliorer leurs conditions de travail et «mettre à contribution» tous les professionnels de la santé, pas seulement les médecins.  

  • Selon lui, les aînés sont «une richesse» pour le Québec, et il faut leur permettre de vieillir chez eux dignement. 

Éric Duhaime veut «additionner la contribution du secteur privé». Si le public n’est pas capable de fournir des soins dans un délai raisonnable, dit-il, les gens devraient pouvoir se rendre dans des cliniques privées gratuitement. 

  • Selon lui, les travailleurs de la santé ne veulent plus travailler pour «un aussi mauvais employeur que le gouvernement du Québec». 
Johanna Sabys