Jeune entreprise québécoise innovante

Fortissimo aide, par la musique, les enfants à surmonter leurs difficultés de lecture, d’écriture et de langage

Mis à jour le 3 juil 2022
par Félix Côté

Anie Vachon, présidente des Éditions Fortissimo et co-auteure du produit Pseudo

  • D’un enfant à l’autre, apprendre les bases du langage, de la lecture et de l’écriture se fait à des rythmes différents. Pour certains jeunes, c’est un défi.
  • Fortissimo, une jeune entreprise de Wakefield, en Outaouais, simplifie le processus d’apprentissage et le rend attrayant. Elle a lancé Pseudo, un outil d’apprentissage qui, grâce à la musique, aide les enfants à apprendre les bases du français d’une façon ludique.

Le problème auquel l’entreprise s’attaque est le manque de ressources éducatives spécialisées dans les écoles et les milieux de la petite enfance.

Sur le plan éducatif, les enseignants et les intervenants en service de garde font face à plusieurs enjeux, dit Anie Vachon, présidente des Éditions Fortissimo et coauteure du produit Pseudo.

Il y a une grande diversité d’enfants dans les milieux éducatifs.

  • Les enfants d’une même école ou d’une même garderie ont souvent des bagages culturels différents. Certains ne parlent pas français à la maison.
  • Par ailleurs, beaucoup d’enfants vivent avec des particularités: trouble développemental du langage, trouble de l’attention, autisme, ou autre difficulté sociale ou comportementale.

Les ressources éducatives sont trop limitées pour répondre à cette diversité, observe l’entrepreneure.

La solution que propose Pseudo est d’utiliser le rythme, la musique et des mots inventés pour éveiller les enfants à la lecture et l’écriture, en leur donnant conscience des sons du français. 

Pourquoi la musique? Parce que faire de la musique favorise le développement du langage et l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, explique Anie Vachon.

«La musique motive les enfants. C’est beaucoup plus facile de capter leur attention en utilisant des chansons. Ils ne se rendent pas compte qu’ils travaillent!»


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Aussi, la musique est universelle chez les humains: elle permet de rejoindre tous les types d’apprenants dans un groupe d’enfants.

Pseudo propose des vidéos de chansons qui ne contiennent que des «pseudomots», des mots inventés.

«Les mots inventés permettent aux enfants de se concentrer uniquement sur la sonorité des mots, explique l’entrepreneure. Cela aide non seulement les enfants avec des difficultés de langage, mais aussi ceux en immersion linguistique.»

Les chansons sont conçues pour aider les enfants à maitriser les sons du français, et à faire ensuite des liens avec les lettres à l’écrit.

Le modèle d’affaires est un abonnement annuel à une plateforme web qui donne accès à Pseudo et à du matériel d’apprentissage complémentaire.

Le cout d’abonnement varie de 40 $ à 90 $ par an.

L’entreprise vise une clientèle assez large.

  • Ses produits s’adressent non seulement aux garderies, CPE et écoles, mais aussi aux parents et aux cliniques d’orthophonie.

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Actuellement, l’entreprise compte environ 700 clients, majoritairement des écoles.

Pseudo est utilisé dans plus de 40 centres scolaires au Québec, au Manitoba, au New-Brunswick, en Ontario, en France et en Belgique. Un centre scolaire compte en moyenne 40 à 60 écoles.

L’entreprise a bénéficié du soutien de plusieurs organisations, dont l’incubateur-accélérateur Cilex.

Prochaines étapes:

À court et moyen terme, Fortissimo souhaite faire grossir sa clientèle auprès des services de garde ainsi que dans la francophonie canadienne hors Québec.

À plus long terme, l’entreprise aimerait développer le marché européen, où se trouve déjà 5% de sa clientèle actuelle.

Félix Côté