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S’ils sont plus polluants que prévu, les véhicules hybrides branchables méritent-ils une aide financière à l’achat?

Publié le 25 nov. 2020
par Alain McKenna

L’Outlander PHEV de Mitsubishi

  • Un groupe de recherche crédible révèle que les cotes officielles d’émissions de GES de la plupart des véhicules hybrides branchables présentement sur le marché sous-estiment de deux à trois fois leurs émissions de GES réelles.
  • Devant un tel constat, des groupes environnementaux britanniques demandent au gouvernement du Royaume-Uni de couper l’aide financière à l’achat de ce type de véhicules – une demande qui pourrait trouver un écho au Québec.

L’objectif de l’aide financière à l’achat de véhicules hybrides branchables est de réduire les émissions polluantes des transports en faisant la promotion de technologies plus propres.

  • Parmi les 37 véhicules testés par la firme anglaise Emissions Analysts, on trouve des modèles populaires au Québec, comme le Mitsubishi Outlander PHEV, qui donne droit à un rabais à l’achat de 4000 $ au provincial et de 2500 $ au fédéral.
  • Mais si les émissions ne sont pas réellement plus faibles qu’avec des véhicules à essence équivalents, à quoi bon offrir une aide à l’achat?

Les émissions de ces véhicules sont encore plus élevées si leur propriétaire ne charge pas la batterie de temps en temps, ajoute l’étude.

  • Dans certains cas, le poids ajouté par le groupe électrique fait davantage forcer le moteur thermique que dans la version strictement à essence du même modèle. Cela pourrait augmenter les émissions au lieu de les réduire.

Cette étude fait évidemment réagir en Europe, où des groupes environnementaux demandent l’abolition pure et simple de l’aide financière à l’achat de ce type de véhicules.

Nick Molden, un chercheur de l’Imperial College de Londres associé à la firme Emissions Analytics, propose pour sa part de revoir le calcul des cotes d’émissions officielles pour qu’il reflète mieux les émissions réelles de GES.

Alain McKenna