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Tendances MÉDIAS

Pourquoi tout le monde parle de Clubhouse

Publié le 12 fév 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Chroniqueur médias à InfoBref

[photo: William Krause | Unsplash]

  • Clubhouse, ce nouveau réseau social basé sur l’audio, fait beaucoup jaser ces temps-ci, surtout depuis qu’Elon Musk y a fait une apparition il y a quelques semaines.
  • Au-delà du buzz, Clubhouse a-t-il le potentiel de devenir un incontournable dans le paysage médiatique?

Ce qu’est l’application Clubhouse:

Un chroniqueur de PC Mag a résumé de belle façon ce qu’elle permet: «C’est un peu comme écouter une conversation téléphonique, mais légalement.»

Clubhouse permet à un utilisateur de lancer une conversation et de discuter de choses et d’autres, avec une ou des milliers de personnes.

Les conversations sont en direct, elles ne sont pas enregistrées. Tous les auditeurs ont la possibilité de participer à la discussion en «levant la main» – comme une version 2.0 des émissions de «lignes ouvertes» à la radio.

Lancé il y a moins d’un an, Clubhouse est toujours en développement (bêta).

  • On ne peut pour l’instant y accéder que sur invitation.
  • L’appli ne fonctionne que sur iPhone. Une version Android viendra plus tard.

Pourquoi on en parle tant:

L’intérêt pour Clubhouse n’a cessé d’enfler ces derniers mois.

En ces temps de pandémie, l’appli s’est imposée comme une nouvelle façon de maintenir un semblant de vie sociale.

Puis, le côté «club privé» a quelque chose d’excitant. Parce qu’ils doivent être invités pour utiliser l’app, les premiers membres de la communauté ont un sentiment d’exclusivité. Il ne durera pas très longtemps (ils seraient déjà 2 millions) mais, pour l’instant, ce «privilège» fait des envieux: tout le monde veut savoir ce qui se passe sur Clubhouse.

Clubhouse est aussi la nouvelle coqueluche des investisseurs en capital de risque de la Silicon Valley.

  • L’appli, qui avait une valeur de 100 millions $ il y a moins d’un an, vaudrait aujourd’hui 1 milliard $.
  • Le fonds Andreessen Horowitz, qui a investi dans Facebook, Instagram, Pinterest et Airbnb, compte parmi les investisseurs de Clubhouse.

Facebook serait déjà en train de développer une application concurrente, selon le New York Times.

De son côté, Twitter teste actuellement la fonctionnalité Spaces, qui permet aussi de créer des «tweets audio éphémères».

En bref, il se passe quelque chose là.

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J’ai essayé Clubhouse:

Il ne m’a fallu que 10 minutes pour trouver une personne dans mon réseau prête à m’inviter.

Il s’agissait de Jean-Patrice Rémillard, un musicien de mes amis. Il voit dans cette app un beau potentiel: «Je pense que Clubhouse va devenir un gros joueur. Il y a un besoin criant de communauté actuellement, et cette app est cool, car on n’est pas dans le paraître, comme avec Instagram. Ce qui rend les gens intéressants sur Clubhouse, c’est la qualité de leurs propos.»

En ouvrant l’app, on est invité à sélectionner nos intérêts, puis on nous suggère des personnes à suivre. Rapidement, on se retrouve avec une liste de «conversations» à écouter en direct.

Je suis tombé sur un panel auquel participait Marc Randolph, l’un des fondateurs de Netflix. Il donne aujourd’hui des conférences sur la gestion d’entreprise. 1500 personnes écoutaient avec moi ce qu’il avait à dire et pouvaient lui poser des questions.

En faisant défiler la liste des conversations, baptisées «Rooms», j’ai vu des discussions sur une panoplie de sujets, y compris un débat sur «Star Wars vs. Planet of the Apes». On trouve aussi beaucoup de consultants qui prodiguent des conseils à propos du carré de sable qu’ils connaissent – ventes, marketing ou ressources humaines.

En revanche, je n’ai trouvé aucune discussion en français.

Il semble donc y avoir là une occasion à saisir pour les influenceurs francophones souhaitant investir une plate-forme émergente.

Reste aussi à trouver un modèle d’affaires viable pour cette idée. Ça viendra assez vite, n’ayez crainte…

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Steve Proulx