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Jeune entreprise québécoise innovante

Lerna.ai devine ce qui va vous intéresser dans une application mobile sans collecter vos données personnelles

Publié le 18 sept. 2022
par Patrick Pierra

Georgios Depastas, cofondateur et PDG de Lerna.ai

  • Les éditeurs d’applications mobiles ont besoin de comprendre comment leurs usagers utilisent leurs applications, et quelles actions leur proposer pour qu’ils l’utilisent plus longtemps, plus souvent, et d’une façon plus profitable pour l’éditeur. Or, à cause de la réglementation croissante sur les données personnelles et des orientations d’Apple et Google, les éditeurs ont de moins en moins accès à certaines données.
  • Une jeune pousse de Montréal, Lerna.ai, leur propose maintenant d’obtenir des informations et des enseignements sur leurs usagers sans pour autant collecter de données personnelles.

Le problème auquel s’attaque Lerna.ai est la pression croissante sur les éditeurs d’applications mobiles d’utiliser moins de données personnelles, et surtout de ne plus utiliser de données venant de tierces parties.

«Jusqu’à récemment, les éditeurs collectaient beaucoup de données personnelles sensibles, et ils en recevaient beaucoup d’applications tierces», explique Georgios Depastas, cofondateur et PDG de Lerna.ai.

«Mais plusieurs affaires à fort retentissement, comme le scandale de Cambridge Analytica, ont alerté l’opinion sur les dangers pour la vie privée de laisser des données personnelles s’échanger entre les éditeurs.»

Dans les dernières années, l’environnement réglementaire et technique a radicalement changé.

  • Les États ont adopté ou sont en voie d’adopter des lois et des règlementations qui limitent et encadrent la collecte et l’utilisation de données personnelles.
  • Apple et Google, qui ont un duopole sur l’écosystème des applications mobiles et dominent ensemble la catégorie des fureteurs web, limitent aussi drastiquement l’échange de données entre éditeurs web et mobiles.

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La solution que propose Lerna.ai est d’offrir aux éditeurs les informations dont ils ont besoin pour leurs affaires sans pour autant collecter et utiliser de données personnelles de leurs utilisateurs.

«Ce ne sont pas les données elles-mêmes qui ont une valeur, mais plutôt les enseignements qu’on peut en tirer», explique Georgios Depastas.

Lerna.ai a développé une librairie Android, soit une collection de mini-programmes informatiques qu’un éditeur peut intégrer à son application pour Android.

Une fois l’application téléchargée, ces programmes analysent comment l’usager utilise l’application.

  • Cette analyse se fait directement à l’intérieur du téléphone.
  • Elle permet de deviner des comportements futurs de l’usager.

«Un des premiers tests que l’on a faits était de deviner quelle serait la prochaine application qu’un usager ouvrirait après avoir fini sa session avec une première application», raconte Georgios Depastas.

Ces enseignements sont transmis à l’éditeur sans que des données personnelles y soient forcément attachées.

L’application elle-même peut utiliser ces enseignements en temps réel pour proposer des actions à l’usager.

«Pour l’éditeur d’une application payante de divertissement, un cas d’usage est de déterminer le meilleur moment pour proposer à l’usager un rabais afin qu’il s’abonne», dit Georgios Depastas.

Un autre cas d’usage est de déterminer les intérêts de l’usager en vue de lui offrir les contenus qui sont le plus susceptibles de l’intéresser, pour qu’il utilise l’application plus longtemps et qu’il en reste un utilisateur régulier.

Un troisième cas d’usage, pour une application qui présente de la publicité, est de déterminer quelle publicité présenter et à quel moment pour que l’usager y soit le plus réceptif.


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Le modèle d’affaires de Lerna.ai fait payer les éditeurs d’applications: ils paieront un montant mensuel en fonction du nombre d’utilisateurs de leur application.

Actuellement, l’entreprise termine des tests d’une première version de son produit.

Lerna.ai emploie 3 personnes et un stagiaire à temps plein.

Elle a obtenu un premier financement en capital-actions de 2 fonds de capital de risque basés en Grèce, d’où les deux cofondateurs de l’entreprise sont originaires, et d’investisseurs providentiels (anges).

Lerna.ai fait partie des 20 jeunes PME sélectionnées cette année dans le programme Bourse+ de Startup Montréal. [Découvrez d’autres jeunes entreprises québécoises innovantes soutenues par cet organisme et par d’autres.]

Prochaines étapes pour l’entreprise:

  • solliciter de premiers éditeurs d’applications comme utilisateurs précoces, pour l’aider à finaliser son produit;
  • débuter ensuite la commercialisation, en commençant par les secteurs du divertissement, des jeux et de l’exercice physique.

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Patrick Pierra