Plus de peur que de mal pour l’emploi l’an dernier
Anthony Migneault, économiste principal à l’Institut du Québec
C’est le constat que vient de faire l’Institut du Québec (IDQ) dans la plus récente édition de son bilan annuel sur l’emploi au Québec.
En entrevue à InfoBref, Anthony Migneault, économiste et coauteur du rapport, rappelle que l’année 2025 a commencé avec l’imposition de tarifs douaniers par les États-Unis.
- «Cela a fait pression sur le marché canadien de l’emploi.»
Mais rapidement, «les entreprises se sont adaptées en élargissant leurs marchés et en ajustant leurs prix, ce qui leur a permis de conserver la plupart de leurs employés».
L’impact des tarifs américains
L’économiste observe que beaucoup d’entreprises manufacturières dont les activités sont couvertes par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) ont échappé aux tarifs.
Il note par ailleurs que, malgré le ralentissement économique, «beaucoup d’employeurs ne veulent pas laisser partir leurs employés parce que la pénurie de main-d’œuvre n’a pas disparu et qu’elle risque de s’amplifier».
Le nombre d’emplois dans le secteur manufacturier a même enregistré une faible croissance, de 0,4%, sur l’ensemble de l’année.
- Anthony Migneault explique que certains secteurs, comme la fabrication de ciment et la production de métal, ont mieux performé que d’autres.
Il s’attend à ce que dans les 12 prochains mois, les employeurs qui devraient s’ajuster aux tarifs privilégient d’autres options que des licenciements.
- Ils pourraient par exemple augmenter les prix de leurs produits et services.
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La démographie: un indicateur à surveiller
L’IDQ souligne dans son rapport que la faible croissance démographique risque d’inverser le rapport de force entre employés et employeurs, à la faveur des employés.
«De plus en plus, les employeurs vont se faire compétition pour attirer les employés», prévoit l’économiste.
Ce phénomène risque de s’accélérer alors que les dernières projections de l’Institut de la statistique du Québec pointent vers une diminution de la population de presque 80 000 personnes entre 2025 et 2030.
- Ce serait la première fois en 100 ans que la population québécoise diminuerait.
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