ENTREPRENEURS, GESTIONNAIRES et PROFESSIONNELS ENTREPRENEURS ET
PROFESSIONNELS

Voici l’info qu’il vous faut:
pertinente, utile et brève

Recevez gratuitement chaque jour:

Votre adresse servira uniquement à vous envoyer nos bulletins d’information. Vous ne recevrez pas de courriels de partenaires commerciaux et vous pourrez vous désabonner en tout temps.

Ottawa autorise Siemens à renvoyer en Allemagne des turbines de Gazprom

Publié le 10 juil 2022
par Johanna Sabys

(Source: Siemens)

  • Le gouvernement fédéral accordera à Siemens Canada un permis pour que l’entreprise renvoie en Allemagne les turbines d’un pipeline qui permet à la Russie de livrer du gaz à l’Allemagne. Ces turbines ont été réparées à Montréal. 
  • Cette décision «viole» les sanctions internationales, affirme l’Ukraine. Le gouvernement ukrainien avait demandé au gouvernement Trudeau de ne pas renvoyer les turbines réclamées par l’Allemagne. 

Kyïv a qualifié dimanche la décision d’Ottawa de «dangereux précédent» qui renforcera «le sentiment d’impunité» du gouvernement russe. 

Pourquoi Ottawa a choisi de ne pas respecter les sanctions contre la Russie dans ce cas?

Gazprom avait considérablement réduit le mois dernier ses livraisons de gaz à l’Allemagne. 

  • Le producteur russe avait alors justifié cette réduction par le fait que la société allemande Siemens ne lui avait pas livré les équipements dont il avait besoin.

Il s’agissait apparemment de turbines, qui étaient en réparation dans la filiale canadienne de Siemens, à Montréal

Le gouvernement canadien a annoncé samedi qu’il autorisait le renvoi de ces turbines pour permettre à l’Allemagne de s’approvisionner suffisamment en gaz en russe. 

Selon le ministre des Ressources naturelles Jonathan Wilkinson, si l’Allemagne ne reçoit pas les quantités de gaz naturel dont elle a besoin prochainement:  

  • «l’économie allemande subira des difficultés très importantes; et 
  • les Allemands risquent de ne pas pouvoir chauffer leur maison à l’approche de l’hiver». 

L’Allemagne estime qu’elle ne pourra pas se passer de gaz russe avant l’été 2024.

Johanna Sabys