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Réforme de la Loi 101: les partis se positionnent au début des consultations

Mis à jour le 29 sept. 2021
par Johanna Sabys
  • À l’ouverture des consultations publiques sur la réforme de la Charte de la langue française, le ministre responsable de la Langue française Simon Jolin-Barrette a soutenu qu’il est temps «de poser des gestes forts et concrets».
  • Selon le Parti québécois, Québec ne va toutefois pas assez loin pour contrer le déclin du français. De son côté, le Parti libéral veut avoir le temps d’étudier ce projet «ambitieux». Et Québec solidaire veut que tous les Québécois puissent travailler en français. 

Le projet de loi 96, qui vise à réformer la Loi 101, a été déposé en mai dernier par le gouvernement Legault. 

  • Plus de 50 groupes et interlocuteurs participeront au cours des prochaines semaines aux consultations publiques sur la réforme en commission parlementaire.

Les 4 principaux objectifs de la réforme:

  • faire du français la seule langue officielle et commune au Québec;
  • renforcer son statut dans toutes les sphères de la société;
  • assurer l’exemplarité de l’État dans son utilisation; et
  • instaurer une structure gouvernementale neutre pour le protéger.

Le Parti québécois veut être «efficace» plutôt que «populaire»:

  • Le député péquiste Pascal Bérubé croit que la réforme «va déplaire à du monde», mais il entend «briser le tabou» pour stopper le déclin du français. 
  • Le PQ dit qu’il a des propositions «courageuses» sur le cégep en français, l’immigration et la francisation; et le parti croit que les entreprises ne devraient pas pouvoir transiger avec le gouvernement si elles ne remplissent pas les critères en matière de respect de la langue française. 

Le Parti libéral veut être «inclusif» pour ne pas «diviser»:

  • La députée libérale Hélène David a demandé une nouvelle fois à Québec de ne pas utiliser la procédure du bâillon pour faire adopter le projet rapidement. 
  • Le PLQ propose notamment d’imposer aux étudiants des cégeps anglophones de suivre 3 cours en français, au lieu d’imposer un schisme entre les institutions francophones et anglophones.

Québec solidaire voit dans le projet «une opportunité [pour le Québec] de s’unir» en tant que société.

  • La députée de QS Ruba Ghazal affirme que le Françaisest «la langue du cœur», mais qu’elle doit aussi être «la langue du pain».  
  • QS propose d’assujettir à la Charte toutes les entreprises de 10 employés et plus, et de bonifier les cours de francisation en entreprise.

Une motion de Québec solidaire a d’ailleurs été adoptée hier pour que l’Assemblée nationale:  

  • rappelle le droit de travailler en français au Québec;
  • demande aux employeurs québécois de contribuer davantage à la protection et la promotion de la langue française au travail; et 
  • demande au gouvernement d’interdire l’exigence de l’anglais lors de l’embauche, à moins qu’il soit nécessaire pour accomplir la tâche.
Johanna Sabys