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Québec va confier ses données à Amazon et Microsoft parce qu’aucun hébergeur québécois n’a été certifié à temps

Publié le 11 janv. 2021
par Alain McKenna
  • Le ministre délégué de la Transformation numérique, Éric Caire, doit annoncer bientôt le choix des fournisseurs de solutions informatiques qui seront utilisés par le Gouvernement du Québec.
  • Au moment de la sélection, dit à InfoBref l’expert en cybersécurité Steve Waterhouse, aucune plateforme infonuagique québécoise n’avait le niveau de sécurité requis pour être choisi par le gouvernement.

La sécurité des données gouvernementales est une des priorités dans le choix des fournisseurs.

 «Il existe trois plateformes infonuagiques québécoises, explique Steve Waterhouse. Des trois, seule celle de Micro Logic est conforme aux normes exigées par Québec. Mais elle a obtenu cette certification à la toute dernière minute.».

Éric Caire souhaitait confier une partie importante des contrats à des entreprises québécoises.

  • Or, les fournisseurs d’hébergement numérique choisis par Québec, même si ce sont des entreprises à propriété québécoise, peuvent n’être que des revendeurs des solutions étrangères comme Amazon Web Services et Microsoft Azure, les deux plus grosses sur le marché.
  • «Au moins, ces deux plateformes garantissent à Québec que les plateformes sont sécuritaires physiquement et virtuellement», ajoute Steve Waterhouse.

Amazon et Microsoft ont récemment investi des millions de dollars pour construire des centres de données au Québec. 

  • Les données du gouvernement pourront donc être hébergées sur des serveurs situés dans la province.
  • Ce sont les lois canadiennes qui dictent la façon dont ces données doivent être protégées et partagées, et non les lois des États-Unis, où les deux géants ont leur siège social.

Micro Logic, de Québec, a elle aussi investi des millions de dollars dans une infrastructure infonuagique entièrement québécoise. Elle est déçue du choix qui sera annoncé. 

Selon son PDG Stéphane Garneau, Québec joue sur les mots.

  • En entrevue au Journal de Montréal, il soutient que «acheter le [nuage] Amazon d’un fournisseur québécois, ce n’est pas acheter québécois».
Alain McKenna