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Québec va réduire ses exigences sur le français pour les immigrants recherchés

Publié le 5 mai 2021
par Johanna Sabys

La ministre de l’Immigration Nadine Girault (Source: Twitter)

  • Le gouvernement Legault veut offrir des cours de français aux travailleurs étrangers dont le profil est recherché, au lieu d’exiger qu’ils maîtrisent la langue avant d’arriver au Québec.
  • La ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration Nadine Girault a reconnu que le gouvernement veut avant tout accueillir «les meilleurs talents», notamment dans le domaine des technologies de l’information, même s’ils ne parlent pas français. 

Le gouvernement pourrait revoir les exigences du Québec dans la sélection de ses immigrants. 

Québec est en train de négocier avec Ottawa sur la question du français, a indiqué Nadine Girault lors de l’étude des crédits de son ministère à l’Assemblée nationale.

«On va s’assurer d’aller chercher les bonnes personnes […] pour bénéficier à nos entreprises ici, et leur offrir la francisation par la suite», dit-elle.

  • Dans certains secteurs, reconnaît-elle, «il est très, très difficile d’attirer ici des gens qui parlent déjà le français».

Le gouvernement envisage d’ouvrir des programmes réservés aux immigrants non-francophones.

  • Ces candidats devront néanmoins s’engager à apprendre le français pour obtenir leur certificat de sélection du Québec.

Aujourd’hui, la connaissance du français n’est pas obligatoire pour immigrer. 

  • Mais elle offre un sérieux avantage aux immigrants.
  • Dans le Programme des travailleurs qualifiés, elle permet aux candidats qui maîtrisent le Français d’obtenir jusqu’à 16 points sur les 50 points nécessaires.

L’an dernier, le gouvernement avait déjà lancé un projet pilote réservé aux non-francophones qui travaillent dans l’intelligence artificielle.

Par ailleurs, Nadine Girault a indiqué que son ministère pressait le gouvernement fédéral d’octroyer la résidence permanente aux 51 000 immigrants déjà sélectionnés par le Québec.

  • Cette année, la province devrait accueillir entre 44 500 et 47 500 personnes – auxquelles devraient s’ajouter 7000 immigrants pour un rattrapage de l’an dernier.


Johanna Sabys