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Entrevue

Après 2 ans de pandémie, peut-on banaliser la Covid?

Mis à jour le 14 mai 2022
par Johanna Sabys

(crédit photo: Jonathan Borba /Unsplash)

  • Les partis d’opposition reprochent à François Legault de banaliser la Covid-19, en la comparant à «un rhume» pour les gens vaccinés. Selon l’opposition, le premier ministre ne remplit plus ses responsabilités dans la lutte contre la pandémie.
  • «Il sera toujours trop tôt pour banaliser la Covid», répond à InfoBref le professeur André Veillette, immunologiste à l’Institut de recherches cliniques de Montréal. À moins, dit-il, de développer des vaccins qui protègeraient les personnes vulnérables des formes sévères de la maladie.

La Covid est «loin d’être banale»

Elle ne le sera pas tant que tout le monde ne sera pas à l’abri des symptômes sévères qui peuvent conduire à l’hôpital ou être fatals, explique André Veillette. 

«La maladie est encore potentiellement très sérieuse, dit-il, pour les personnes vulnérables, les non vaccinés et même les enfants.»

Les vaccins actuels ne protègent:

  • qu’à 80% contre les formes sévères; et
  • que pendant quelques mois.

Les gens savent comment gérer leur propre risque, dit l’immunologiste. Le problème, c’est qu’on leur a transmis le message que le virus n’est plus dangereux.

Selon lui, ce n’est pas sérieux de dire que c’est désormais «un rhume banal, sans parler de la Covid longue que 10% des millions de Québécois qui ont été infectés par le virus pourraient développer».

Johanna Sabys