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Considérer la bourse comme un chien? Ça rapporte!

Publié le 28 nov. 2020
Fabien Major
par Fabien Major
Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref

(Photo Unsplash)

  • Le lien entre les soubresauts de la bourse et la tendance de l’économie réelle est difficile à voir à court terme.
  • L’analogie du chien et de son maître suggère pourtant que ce lien existe, et qu’il est possible d’en bénéficier dans ses placements.

«Nous sommes en pleine pandémie! Pourquoi diable, la bourse ne cesse de grimper et de battre des records?» S’il y a une phrase que j’entends pratiquement toutes les semaines depuis juin, c’est bien celle-là. Et avec l’indice Dow Jones qui a franchi mardi la barre psychologique des 30 000 points avant de redescendre un peu, il y a de quoi être perplexe.

S’ils suivent les mouvements quotidiens des marchés financiers, les investisseurs vivent une vaste gamme d’émotions. Tantôt, le Dow grimpe de 1000 points; plus tard, il descend de 850.

  • En voyant ces secousses importantes, des gens se demandent: «Est-ce que je risque de perdre mon emploi?» 
  • Ou, au contraire: «Est-ce que la compagnie qui m’emploie est plus rentable que je ne le pensais et ils vont embaucher ou augmenter les salaires?»

Quelle est la relation entre ce qui se passe sur les parquets de la bourse d’une part, et dans la rue, dans l’économie réelle d’autre part? Quel est le lien, s’il y en a un?

Il y a quelques jours, dans une courte publication sur Facebook, le consultant et formateur financier Michel Villa a bien exprimé la relation entre la bourse et l’économie réelle. Il y rappelait l’analogie employée par Josh Brown, cofondateur de Ritholtz Wealth Management, sur la chaîne de télévision financière CNBC. 

Josh Brown voit l’économie comme un quelqu’un qui marche dans un parc en tenant son chien en laisse.

Imaginez Julien qui promène Molly, sa Golden retriever, dans le parc Maisonneuve avec une laisse rétractable – vous savez, celle qui permet facilement de lâcher du lest ou au contraire de réduire la longueur du cordon.

Quand on regarde Julien qui déambule dans le parc, on le voit marcher en ligne assez droite. Il maintient une cadence régulière. Son pas est assez constant.

Mais quand on regarde Molly… c’est autre chose.

Le chien se déplace dans toutes les directions pour sentir les poteaux, les bornes-fontaines, les arbres. Il change de vitesse sans arrêt. Il jappe après un écureuil ou un coureur et il regarde dans tous les sens.

Mais il ne va pas plus loin que le bout de la laisse que Julien veut bien lui donner.

Dans la métaphore liée aux marchés financiers :

  • Molly, le chien, représente la bourse;
  • et Julien, le maître du chien, est l’activité économique.

Les deux vont dans la même direction… la plupart du temps.

Le chien a beau être très agité et parfois aboyer, le maître peut garder son calme et marcher à son rythme. Après tout, c’est lui le maître.

Si on regarde le duo de loin, l’homme et le chien paraissent tout petits. La distance nous donne l’impression qu’ils avancent à même vitesse. Ils semblent presque collés l’un sur l’autre.

Le temps modifie la perspective sur la bourse de la même façon que la distance la modifie à l’égard du chien.

Avec des années de recul, on constate que, oui, la bourse suit les grandes tendances économiques, la croissance des bénéfices des entreprises, le taux de chômage, etc. La vraie vie quoi!

Mais, à très court terme, au jour le jour, la bourse semble parfois déconnectée de l’économie réelle… comme en ce moment.

Réduire le décalage entre le court terme et le long terme, ou en profiter

  • Vous avez une solution pour modérer l’envie de votre chien partir dans toutes les directions: le dresser.
  • Pour vos placements aussi, vous pouvez limiter la variabilité de vos rendements et leur déconnexion d’avec l’économie réelle – ou au contraire, profiter de cette déconnexion pour vous concentrer sur les segments de l’économie qui sont en croissance à long terme.

Dans les deux cas, il faut étudier, s’exercer, y mettre du temps et des efforts, apprivoiser des outils, choisir des véhicules d’investissement, ou confier une partie du travail à un professionnel.

Vous savez comment s’appelle mon chien? Portfolio.«Allez Portfolio, rapporte!» 

Fabien Major