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Comment le cygne noir a confondu les experts financiers en 2020

Publié le 12 déc 2020
Fabien Major
par Fabien Major
Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref

(Image Unsplash)

  • L’année boursière 2020 a fait mentir les prévisions de bien des experts.
  • Un choc inattendu – un «cygne noir» – a mis fin au cycle haussier, sans précipiter pour autant une chute des marchés.

En début d’année, de nombreux analystes des grandes banques et gestionnaires de portefeuilles s’entendaient sur deux choses:

  • 2020 sonnerait probablement le retour des hausses de taux d’intérêt; et
  • les grosses vedettes de 2019 (les technos) allaient sans doute piquer du nez.

On conseillait donc de rééquilibrer les portefeuilles et d’acheter des obligations.

C’était sans compter sur les effets du «cygne noir» de 2020: la pandémie de Covid-19.

On doit au statisticien Nassim Nicholas Taleb cette idée d’un «hasard sauvage» qui a le pouvoir de bouleverser l’économie à l’échelle planétaire.

Il y a de ces évènements rares – aussi rares que les cygnes noirs – qui peuvent engendrer des effets positifs comme l’avènement de l’ordinateur personnel et d’Internet, mais aussi, des chocs plus brutaux au niveau social, comme la chute de l’URSS et les attentats du World Trade Center.

Par leur nature, les cygnes noirs sont tout à fait imprévisibles. On les reconnaît uniquement lorsqu’ils nous frappent en plein visage.

Une fin de cycle… explosive

En mars 2020, constatant que l’épidémie du coronavirus devenait une pandémie, les investisseurs ont, devant l’inconnu, préféré larguer la majorité des titres qui risquaient de subir les effets néfastes des restrictions imposées par les autorités sanitaires – comme les compagnies aériennes, les chaînes hôtelières et de restaurants, les banques, les croisiéristes, et bien d’autres.

Résultat: les indices ont subi une correction de plus de -30%. 

Mais la suite a été encore plus surprenante. Les experts ont dû ravaler leurs prévisions, qui ont été contredites par les marchés:

  • les taux d’intérêt directeurs ont chuté à des niveaux plancher; et
  • les GAFAM+ ont propulsé le Nasdaq encore plus haut.

Avec les titres pétroliers, les obligations d’état à long terme se sont avérées l’un des pires paris de l’année.

Les offres initiales explosent, elles aussi

Un autre conseil d’expert qui a foiré royalement: celui qui suggérait d’éviter pendant un bon moment tous les titres qui viennent de faire leur entrée en bourse (IPO).

Au contraire, cette année, les introductions en bourse les plus attendues ont non seulement été couronnées de succès, elles ont même dépassé les espérances les plus folles des fondateurs des entreprises.

  • Airbnb, qui était évaluée à seulement 18 milliards $US en avril dernier, a terminé sa première semaine en bourse à 83 milliards $US.
  • Même phénomène avec la firme de livraison à domicile DoorDash. D’un consensus à 16 milliards $US avant l’introduction, sa valeur totale s’est envolée dès son entrée en bourse: elle est maintenant de plus de 60 milliards!
  • La vedette de l’infonuagique SnowFlakes a fait exploser la valeur nette de ses fondateurs. D’une estimation à 12 milliards $US, SNOW affiche aujourd’hui au NYSE une capitalisation boursière de 100 milliards $US.

Qui donc aurait pu prévoir que le cygne noir de 2020 allait se transformer en joyeux flamant rose pour les investisseurs?

Avec encore beaucoup d’argent en réserve et prêt à entrer en bourse, il y a encore assez de carburant pour alimenter la flambée boursière pour un bon moment. 

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

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Fabien Major

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