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Le MONDE en questions

Pourquoi la Russie voulait-elle envahir l’Ukraine?

Mis à jour le 14 mai 2022
Johanna Sabys
par Johanna Sabys
Journaliste à InfoBref

Le président russe Vladimir Poutine (Source: Dimitro Sevastopol / Pixabay)

  • «Poutine s’est fixé l’objectif de récupérer l’Ukraine dès le début de sa présidence», dit Chris Alexander, ancien ministre fédéral et diplomate qui a passé 6 ans à l’ambassade du Canada à Moscou.
  • L’ancien diplomate canadien a rencontré le président russe pour la première fois en 1995 lorsque Poutine était vice-maire de Saint-Pétersbourg. Il explique à InfoBref pourquoi la Russie veut «tenter d’envahir et d’occuper la majorité du territoire ukrainien».

Récupérer l’Ukraine «est une obsession politique. [Poutine] est prêt à utiliser la violence pour l’avoir.»

Le président russe considère que le territoire ukrainien fait partie de la Russie historique.

  • Trois anciens secrétaires généraux de l’URSS étaient d’origine ukrainienne.
  • «Poutine pense que l’effondrement de l’URSS a été la plus grande catastrophe du 20e siècle», croit Chris Alexander.

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Poutine s’assure que les États voisins sont dirigés par des «pions» qui dépendent de la Russie pour rester au pouvoir, comme le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

En Ukraine, Poutine avait réussi en 2010 à imposer Viktor Ianoukovitch comme président.

  • Lorsque les Ukrainiens ont protesté contre sa décision d’abandonner toute tentative d’intégrer l’Union européenne, Ianoukovitch a réprimé les manifestations pro-européennes dans le sang.
  • Mais en 2019, un tribunal de Kiev l’a condamné à 13 ans de prison pour «haute trahison» parce que, après avoir fui en Russie, il avait demandé à Poutine d’envoyer ses troupes en Ukraine.

Depuis 2014, l’Ukraine s’est rapprochée de l’Europe et éloignée de Moscou. 

  • «Le poids commercial de la Russie en Ukraine a vraiment diminué», constate Chris Alexander.
  • «Les élus sont moins intéressés, voire révoltés par le comportement de la Russie.»

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Quand la Russie pourrait-elle attaquer?

«La date la plus probable à considérer pour une attaque est le 20 février», croit Chris Alexander:  

  • C’est la date à laquelle Poutine a lancé l’invasion de la Crimée en 2014, à la clôture des Jeux d’hiver de Sotchi, en Russie. 
  • Cette année encore, ce sera la fin des Jeux, ceux de Pékin. «Poutine ne voudrait pas gêner Xi Jinping. Il comprend l’importance des JO pour la Chine».

Par ailleurs, «les blindés russes roulent très bien sur une terre gelée, et l’Europe pourrait se geler cet hiver sans le gaz naturel russe pour se chauffer». 


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«La seule façon de prévenir l’attaque est de rendre l’Ukraine plus puissante sur le plan militaire.» 

L’ancien ambassadeur croit que si la communauté internationale a «la capacité de s’unir face à cette menace, elle pourrait encore obliger la Russie à abandonner ses plans».

«On est en train de changer la posture stratégique de l’Otan pour protéger ses membres, note-t-il, mais on n’offre pas encore l’aide nécessaire à l’Ukraine pour détourner ou prévenir l’offensive qui s’annonce.»

Si la Russie lance cette offensive, «le conflit ne se limiterait pas à l’Ukraine».

«Il y aurait toute de suite d’autres pays européens qui se sentiraient menacés et agiraient de façon imprévisible.»

  • La République tchèque a offert d’envoyer ses forces militaires.
  • La Lituanie et la Pologne font partie des autres pays qui seraient également prêts à réagir.

La communauté internationale «n’est pas crédible dans sa réponse». 

«On manque de chef d’État pour répondre aux défis posés par la Russie», déplore Chris Alexander.  Les pays occidentaux n’ont pas apporté jusqu’ici une grande aide militaire à l’Ukraine, dit-il, alors que «Poutine menace l’Europe de la façon la plus dramatique depuis 1945».

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Johanna Sabys

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