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En temps d’inflation, comment faire augmenter votre salaire?

Mis à jour le 30 sept. 2022
Olivier Schmouker
par Olivier Schmouker
Chroniqueur à InfoBref

[crédit photo: Annie Spratt | Unsplash]

  • Ces 12 derniers mois, l’inflation a progressé au Canada nettement plus vite que les salaires.
  • La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des trucs pour booster votre salaire et ainsi déjouer l’inflation.

Selon Statistique Canada, l’Indice des prix à la consommation a bondi de 7,6% de juillet 2021 à juillet 2022.

En parallèle, le salaire horaire moyen d’un employé a grimpé de 5,2%, à 31,14 $.

L’écart entre les deux est donc de 2,4 points de pourcentage. Cela représente, pour un employé à temps plein dont le salaire annuel est de 75 000 $, une perte de pouvoir d’achat de 3 718 $.

Voici 4 façons de protéger votre pouvoir d’achat en faisant gonfler votre salaire:

1. Osez demander une hausse

Certains redoutent de parler d’une hausse de leur rémunération avec leur employeur, souvent de peur que cela n’entache leur relation.

Ils font erreur, car l’actuelle situation économique se prête tout particulièrement à une demande d’augmentation de salaire.

  • Votre demande ne peut pas étonner votre employeur, car il sait fort bien que la vie est devenue chère. De plus, celui-ci est prêt à vous écouter: il ne veut surtout pas voir ses employés devenir moins performants, démoralisés de travailler si fort et de perdre sans cesse en pouvoir d’achat.
  • Un employeur digne de ce nom appréciera d’être tenu informé des soucis financiers rencontrés par l’un de ses employés, et d’avoir ainsi la possibilité de trouver une solution ensemble pour les supprimer, ou à tout le moins pour les atténuer. La franchise est toujours payante, dit-on.

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2. Faites vos devoirs

Ne réclamez pas une hausse salariale juste pour corriger l’impact de l’inflation sur votre pouvoir d’achat. Ce serait insuffisant pour entamer la discussion.

  • Vérifiez que votre rémunération actuelle correspond à la valeur que vous avez aujourd’hui sur le marché du travail. Le cas échéant, faites-en un argument de négociation.
  • Appuyez votre demande sur des faits complémentaires solides: la hausse continuelle de votre productivité, le dernier projet que vous avez mené à bien, etc. Cela permettra à votre interlocuteur de se faire à l’idée que tous ces efforts et toutes ces réussites méritent d’être récompensés.

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3. Soyez flexible

Il se peut que votre employeur ne puisse vraiment pas vous accorder une hausse salariale. D’autres avenues méritent d’être alors envisagées.

  • Cela peut prendre la forme d’une prime exceptionnelle, qui pourrait vous permettre de boucler les fins de mois les plus difficiles.
  • Ça peut aussi consister en une révision salariale qui surviendrait dans un avenir proche. Dans un tel cas de figure, il est souhaitable de mettre le tout par écrit.
  • Cela peut également revenir à faire des heures supplémentaires mieux rémunérées que les heures habituelles, le temps que l’inflation s’essouffle.

4. Mettez toutes les chances de votre côté

Une étude du fournisseur de services en ressources humaines Randstad a mis au jour le fait que les meilleurs jours pour négocier sont… les jeudis et les vendredis. Pourquoi? Parce que les gens sont, en général, plus détendus qu’en début de semaine.

Par conséquent, planifiez le bon moment de la semaine pour rencontrer votre employeur.

  • Et veillez même à ce que cela survienne juste avant le lunch (entre 11 h et midi), car d’autres études ont montré que nous sommes alors «plus positifs et dynamiques» qu’aux autres moments de nos journées de travail.

Enfin, peu importe la tournure de la discussion, demeurez professionnel et courtois. Cela vous évitera de laisser échapper de prochaines occasions professionnelles.

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Olivier Schmouker