ENTREPRENEURS, PROFESSIONNELS et INVESTISSEURS ENTREPRENEUR·ES et
PROFESSIONNEL·LES

Voici l’info qu’il vous faut:
pertinente, utile et brève

Recevez gratuitement du lundi au vendredi:

et chaque samedi:

Votre adresse servira uniquement à vous envoyer nos infolettres. Vous ne recevrez pas de courriels publicitaires et vous pourrez vous désabonner en tout temps.

Conseils pour vos FINANCES

Pourquoi éviter d’avoir des rendements négatifs et comment y arriver

Mis à jour le 2 déc 2022
Fabien Major
par Fabien Major
Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref
Pourquoi éviter d’avoir des rendements négatifs et comment y arriver

[crédit photo: regine Tholen | Unsplash]

  • La répartition tactique et stratégique du portefeuille de placements d’un investisseur explique plus de 90% de son rendement annualisé moyen à long terme.
  • Limiter ou éviter les années de rendement négatif n’est pas seulement souhaitable: c’est nécessaire pour atteindre ses objectifs principaux, comme le financement de sa retraite.

Il y a plusieurs bonnes raisons de prendre des mesures pour que la composition de votre portefeuille vous évite de subir, une année ou l’autre, un rendement négatif.

Voici les 5 principales.

1 ) Cela permet de rester investi et concentré sur ses objectifs.

Un investisseur qui subit des replis moins importants que les grands indices a tendance à être moins émotif et impulsif. Il fait ce qui est le plus lucratif à long terme: demeurer «investi» dans des placements liés aux marchés au lieu de tous les liquider.

Voilà sans doute LA raison la plus importante de bien planifier sa répartition d’actifs et de procéder régulièrement à des ajustements pour éviter de s’exposer au risque d’un rendement annuel négatif.


­Consultez la section ARGENT d’InfoBref avec chaque jour nos nouvelles brèves, et chaque samedi nos conseils de finances personnelles, consommation et investissement.
Pour les recevoir gratuitement par courriel, abonnez-vous aux infolettres d’InfoBref ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite


2 ) Cela limite l’impact négatif des sorties d’argent imprévues en cas de revers de fortune, comme une perte d’emploi ou un accident.

C’est là l’angle mort des partisans de l’investissement indiciel pur.

Sur papier, acheter un indice et se croiser les bras, c’est une logique simple à comprendre et qui parait facile à exécuter.

Mais c’est incompatible avec la vraie vie de l’épargnant lambda.

Lors de récessions douloureuses, de crises familiales ou d’imprévus fâcheux, l’approche «acheter et conserver» qui vient avec l’investissement indiciel n’a rien pour rassurer celui ou celle qui peine à payer son loyer.

Perdre en même temps son gagne-pain et 30% de la valeur de ses économies fait prendre conscience qu’une stratégie d’investissement «simpliste» offre peu de protection tangible lorsqu’on en a le plus besoin.

3 ) Lorsqu’on perd moins, on récupère plus rapidement des baisses temporaires.

Pensez-y:

  • Supposons que vous aviez 100 000 $ dans un portefeuille «dynamique» qui a glissé de 50%.
  • Juste pour revenir à votre capital de départ, il vous faut maintenant gagner 100%.
  • Pour y parvenir, vous vous sentirez obligé d’opter pour des stratégies encore plus audacieuses.

L’essentiel des nouvelles importantes chaque jour en 5 minutes? C’est ce qu’offre notre infolettre InfoBref Matin. Essayez-la et voyez pourquoi plus de 12 000 Québécois·es la reçoivent chaque jour:
abonnez-vous gratuitement ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite


4 ) Pour les comptes imposables, l’impact fiscal peut être réduit. 

Lors de reculs importants du marché boursier, un investisseur nerveux est tenté de faire des transactions pour protéger ses profits accumulés. Il déclenche alors des gains imposables.

Ce risque supplémentaire est évitable si on a mis en place une répartition judicieuse des actifs, bien arrimée à la tolérance à la volatilité de l’investisseur et aux objectifs de ses divers comptes.

5 ) À long terme, on obtient des rendements supérieurs en limitant les baisses temporaires.

Depuis les années 50, la théorie moderne du portefeuille et de la frontière efficiente de Harry Markowitz (prix Nobel d’économie en 1990) a montré qu’une diversification optimale réduit le risque tout en augmentant les rendements.

Il a été maintes fois démontré qu’un portefeuille contenant 80% d’actions et 20% d’obligations obtient pratiquement le même résultat qu’un portefeuille constitué à 100% d’actions.


RECEVEZ GRATUITEMENT chaque jour par courriel L’ESSENTIEL DES NOUVELLES économiques, financières et technologiques: abonnez-vous ici à l’infolettre matinale d’InfoBref, ou cliquez Infolettres en haut à droite


Les moyens de limiter les replis sont nombreux.

Un investisseur qui veut s’assurer atteindre ses objectifs pourrait utiliser une combinaison des stratégies suivantes:

  • la diversification géographique, par style de gestion et par catégories d’actifs;
  • les cotisations automatiques, ou rehaussées durant les marchés baissiers;
  • l’ajout d’actifs peu corrélés avec les indices boursiers, comme les actifs «réels» [voir ma récente chronique sur les placements alternatifs La répartition 60% actions / 40% obligations doit être repensée].

Parmi les méthodes innovantes pour limiter les replis qui sont apparues plus récemment, on trouve:

Au cours des dernières années, j’ai pu observer que quelques-uns de ces produits parviennent à surpasser de quelques points de pourcentage leur indice de référence.

Pour recevoir la chronique Conseils pour VOS FINANCES de Fabien Major chaque samedi dans votre courriel, abonnez-vous gratuitement à l’infolettre InfoBref Votre argent ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite

Fabien Major