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La vente d’actions à découvert: une stratégie très payante en 2022

Mis à jour le 22 oct. 2022
Fabien Major
par Fabien Major
Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref

[crédit photo: Caly Banks | Unsplash]

  • Les stratégies de gestion de portefeuilles qui utilisent des options de vente ont offert de belles récompenses en 2022.
  • Plusieurs gestionnaires qui vendent à découvert ont réussi à produire des rendements positifs au milieu d’un marché baissier.

Qu’est-ce que la vente à découvert d’actions en bourse?

Si vous avez vu le film The Big Short, vous en savez probablement un peu sur les ventes à découvert.

Pour simplifier, il s’agit d’une méthode de gestion spéculative. Elle vise à exploiter les fortes probabilités qu’une action de société en bourse pique du nez.

Si, par exemple, vous estimez que le titre de Tesla est trop cher à 210 $ et devrait subir une raclée en raison de la forte compétition dans le marché des automobiles électriques, vous avez la possibilité:

  • d’emprunter temporairement des actions de Tesla ;
  • de les vendre immédiatement sur le marché, à 210 $ ‒ c’est donc une vente «à découvert» puisque vous n’êtes pas propriétaire des actions que vous vendez;
  • et de racheter plus tard le même nombre d’actions pour les remettre à celui qui vous les a prêtées.

Si le cours de l’action baisse à, disons, 150 $, vous empochez la différence entre le prix auquel vous les avez d’abord vendues (210 $) et celui auxquelles vous les avez ensuite rachetées (150 $) pour les remettre au prêteur.

Ici, ça représenterait 60 $ de gain par action.


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Un contexte favorable aux vendeurs à découvert ces derniers mois

Les ventes à découvert peuvent très bien fonctionner dans un environnement boursier volatil, voire un marché baissier comme nous le vivons cette année.

Pour preuve, le Fonds Fidelity valeur mondiale à positions longues/courtes (série F), administré par Daniel Dupont, tire très bien son épingle depuis sa création en octobre 2020.

  • Son rendement cumulatif est de 68,4%.
  • Depuis janvier, il a gagné 47%.
  • C’est une valeur ajoutée formidable de 74% par rapport à l’indice mondial MSCI tous pays, qui a lui reculé de 27%.

Le contenu du fonds a de quoi étonner.

  • Bière, cigarettes et pétrole sont dominants. Dupont a eu la main chanceuse avec des positions à long terme sur Exxon, Imperial Brands, British American Tobacco, Altria, Philip Morris et Carlsberg.
  • Quant à ses positions courtes (short), soit les titres dont il anticipe une baisse de valeur, on y observe pas mal de technos dont Galaxy Digital Holdings, Nvidia, Yelp, Riot Blockchain, DocuSign, Amazon, CoinBase et Roku.

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Des risques multipliés

Cette idée géniale de vente à découvert peut cependant tourner affreusement mal.

Si la compagnie ciblée gagne en valeur au lieu d’en perdre, et que le prêt d’actions arrive à terme, vous devrez compenser l’écart et bruler du capital.

C’est d’ailleurs arrivé en 2020 à quelques fonds spéculatifs qui vendaient massivement à découvert le titre de Tesla.

Lorsque l’action a connu une belle et longue séquence de hausse, les pertes des hedge funds ont atteint 40 milliards $US. 


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À retenir:

Les FNB et fonds communs utilisant des leviers et des options ne sont pas destinés à tous les investisseurs.

  • Ils s’adressent principalement à ceux qui tolèrent une grande volatilité et peuvent se permettre des replis de valeur importants.

Il est recommandé de limiter son exposition aux stratégies spéculative à un maximum de 10% de sa valeur nette investissable (c’est-à-dire excluant son domicile, biens meubles et véhicules).

Les ratios de frais de gestion de ces produits sont plus élevés que la normale en raison des exigences de réserves de capitaux et surtout de la complexité des opérations.

  • Dans le cas du fonds Fidelity, son ratio de frais annuel est de 1,52%.
  • Dans certains cas, des primes spéciales au rendement peuvent devoir être versées au gestionnaire en plus des frais annuels. Elles peuvent représenter jusqu’à 20% des gains.

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Fabien Major