ENTREPRENEURS, GESTIONNAIRES et PROFESSIONNELS ENTREPRENEUR·E·S ET
PROFESSIONNEL·LE·S

Voici l’info qu’il vous faut:
pertinente, utile et brève

Recevez gratuitement chaque jour:

Votre adresse servira uniquement à vous envoyer nos infolettres. Vous ne recevrez pas de courriels publicitaires et vous pourrez vous désabonner en tout temps.

Conseils pour vos FINANCES

Mieux comprendre votre relevé de portefeuille de placements

Mis à jour le 10 août 2022
Fabien Major
par Fabien Major
Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref

[crédit photo: David Schwarzenberg | Pixabay]

  • En janvier, toutes les firmes de valeurs mobilières sont tenues d’envoyer à leurs clients un relevé détaillé des valeurs de leur portefeuille.
  • Plusieurs éléments de ce relevé sont incompris par les investisseurs. La «valeur comptable», en particulier, est souvent mal interprétée. Voici l’essentiel à savoir pour bien comprendre votre relevé.

En première page du relevé, vous trouvez la plupart du temps la liste de vos comptes (CELI, REER, comptant) et, pour chacun, le solde de leur valeur marchande à la fin de l’année précédente.

La valeur marchande est bel et bien la valeur que vous auriez obtenue en argent SI vous aviez vendu tous vos placements au 31 décembre.

Mais comme les marchés fluctuent quotidiennement, rien ne dit que quelques jours plus tard, en janvier, la valeur sera demeurée la même.

D’ordinaire, le relevé indique, dans une autre colonne, toutes les opérations que vous avez effectuées en cours d’année, comme la somme de vos dépôts et de vos retraits, y compris les rachats ayant servi à payer des commissions ou des frais.

Enfin, la colonne qui attire le plus l’attention: le «changement cumulatif» de la valeur.

Par exemple, si vos placements de 100 000 $ ont fait 28,1% de croissance dans l’année, cette colonne va indiquer que vous avez fait 28 100 $ en accroissement de valeur.

  • Si vous avez fait une perte, le chiffre sera présenté entre parenthèses – par exemple: (28 100 $).

L’essentiel des nouvelles importantes chaque jour en 10 minutes? C’est ce que vous offrent, par courriel, les deux bulletins de nouvelles quotidiens d’InfoBref. Simples, clairs et utiles. Faites comme plus de 10 000 Québécois·es, essayez-les: abonnez-vous gratuitement ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite


Par catégorie d’actifs, puis par placement

La page suivante présente habituellement les catégories d’actifs de vos placements, comme les actions canadiennes, américaines, internationales, de marchés émergents, les obligations et secteurs spécialisés, etc.

  • Le pourcentage que représente chaque catégorie est indiqué.
  • C’est fort utile pour analyser le degré de diversification de votre portefeuille.

Puis, on présente les noms de chaque placement, la quantité détenue, la valeur unitaire de chaque action ou part de fonds, et la valeur marchande du placement.

  • Si vous possédez 12 812 parts du FNB Équilibré Parfait (nom fictif) dont la valeur unitaire est de 10 $, la valeur marchande est le produit de 12 812 x 10 $, soit 128 120 $.

Le mythe de la valeur comptable

Ce qui cause le plus de discussion avec les conseillers et planificateurs, c’est la colonne «valeur comptable».

Il ne faut pas la confondre avec la «valeur investie».

Un investisseur qui verrait 127 500 $ comme valeur comptable et comparerait ce montant à la valeur marchande de 128 120 $ (pour reprendre mon exemple) pourrait croire qu’il n’a réalisé que 620 $ de profit.

Erreur.

La valeur comptable est la somme investie + tous les intérêts, dividendes et distributions réinvestis en cours d’année.

  • Dans le même exemple, le montant pourrait correspondre à: 100 000 $ investis + 5412 $ reçus en intérêts + 22 088 $ reçus en dividendes et obtenus en gains en capital = une valeur comptable de 127 500 $.
  • La différence de 620 $ ne correspondrait alors qu’au gain en capital non réalisé.

­Consultez la section ARGENT d’InfoBref avec chaque jour nos nouvelles brèves, et chaque samedi nos conseils de finances personnelles, consommation et investissement.
Pour les recevoir gratuitement par courriel, abonnez-vous aux infolettres d’InfoBref ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite


Le rendement ne se calcule donc pas à partir de la valeur comptable.

La valeur comptable est peu utile dans le cas des REER et CELI.

Mais elle est fort pratique pour calculer les impôts dans les comptes de placement non enregistrés.

Une méthode commune pour calculer les rendements

Si l’on faisait un seul dépôt le premier janvier, sans faire aucune autre opération tout le reste de l’année, et que l’on regardait la valeur de ses placements le 31 décembre suivant, il serait très facile de calculer son rendement en pourcentage.

Mais ça l’est pas mal moins lorsque l’on effectue plusieurs dépôts ou retraits en cours d’année, et que l’on réinvestit les montants reçus en dividendes.

C’est pour cette raison qu’au Canada, les autorités réglementaires ont convenu d’une formule uniforme obligatoire appelée «rendement pondéré en fonction de la valeur en dollars».

L’appellation indique que le rendement indiqué tient compte de toutes les opérations qui ont eu lieu dans votre compte et du moment où elles ont été faites.

  • Chaque dollar qui a été ajouté ou enlevé de votre compte en cours d’année a donc influencé ce calcul de la performance de vos placements.

Pour recevoir la chronique Conseils pour vos finances de Fabien Major chaque samedi dans votre courriel, abonnez-vous gratuitement à l’infolettre InfoBref Votre argent ici ou en cliquant Infolettres en haut à droite

Fabien Major